Un homme circulant sur un Vélib a été renversé, ce jeudi 11 octobre 2012, par un camion, dans le 17ème arrondissement de la capitale. D’après les services de police,  le cycliste roulait dans la même direction que le poids-lourd. Comme l’explique parfaitement le quotidien Le Parisien, le chauffeur a tourné à droite au feu vert, sans apercevoir le vélo, qui se trouvait sur la chaussée, le long du trottoir.

Le chauffeur a expliqué à la police qu’il n’a « pas vu » l’homme à vélo. La visibilité, en effet, en matière de vélo urbain, est un élément essentiel. La visibilité des cyclistes. Mais aussi la visibilité du vélo comme mode de déplacement. Le chauffeur n’a sans doute pas imaginé qu’on pouvait circuler à bicyclette dans Paris. Ou alors pas si près de son camion. S’il y avait davantage de cyclistes dans la capitale, les conducteurs de véhicules motorisés se prépareraient peut-être à les croiser, à penser leurs mouvements en fonction d’autres usagers de la voirie.

Au bistrot. L’accident va à coup sûr alimenter les conversations. « Encore un cycliste tué », « le vélo c’est dangereux », « mais que font tous ces gens à vélo sur la chaussée réservée aux voitures ». Ces propos, je les ai déjà entendus, comme vous, sans doute. Il suffit pour cela de tendre l’oreille dans un bistrot à l’heure du café. Inévitablement, la conversation dévie alors sur la dangerosité supposée du vélo.

Et là, chacun avance ses chiffres. Faites le test, je le fais régulièrement, auprès d’amis, de connaissances ou d’interlocuteurs. Combien y a-t-il de cyclistes tués chaque année à Paris ? « 20 », m’a répondu hier matin, place d’Italie, le responsable d’une société de transport. « 500 » m’a lâché avant-hier une écrivaine, dans le 5ème arrondissement. « 100 » me disait la semaine dernière un membre de ma famille, à Lyon. « 30 », « 100 », « 1000 », m’annonçaient le lundi précédent des étudiants de l’Université d’Aix-en-Provence où j’étais allé délivrer un cours.

Tout faux. La bonne réponse est : « entre 0 et 6 ». Parmi les journaux relatant l’accident mortel de jeudi, seul Libération a eu l’idée de rappeler que « ce genre d’accidents est assez rare dans la capitale ». En 2008, comme la préfecture de Police de Paris l’a indiqué jeudi dans un communiqué à l’AFP, 5 cyclistes ont trouvé la mort. Ils étaient 6 en 2009 et 2 en 2010. C’est trois fois moins que le nombre de piétons tués et que le nombre de motards décédés, environ 18 pour chacune de ces catégories. En 2011, enfin, il n’y a eu aucun cycliste tué à Paris, indiquent, de concert, la Fédération des usagers de la bicyclette (FUB) et la Préfecture de police. En 2012, on en compte en revanche déjà plusieurs, dont celui de ce jeudi, mais la police dit « ne pas disposer encore de statistiques ». Un dernier chiffre : en France, on compte chaque année environ 150 cyclistes tués sur la route, sur environ 3900 victimes. 85% de ces personnes sont fauchées sur les routes de campagne par des conducteurs qui, probablement ne les ont « pas vus ». C’est ce qui est arrivé dimanche 7 octobre, en Savoie, à Gilles Boisvert, militant du vélo, tué par le conducteur d’une Porsche qui ne maîtrisait pas son véhicule.

Cette comptabilité macabre n’enlève rien à la douleur provoquée par le drame d’hier et celui de dimanche dernier. Mais elle permet de relativiser amplement le propos de ceux qui proclament partout que « le vélo en ville, c’est très dangereux » et aimeraient réserver la voirie aux seuls véhicules motorisés. Qui, évidemment, ne sont pas du tout dangereux…

NB : des chiffres pour l’Ile-de-France, tous modes confondus, ici.

NB2 : en fait, pour accroître son espérance de vie, il vaut mieux faire régulièrement du vélo que ne pas en faire. A lire ici.

Pour en finir avec les idées reçues, suite. 13 octobre 2012, 14h30. Je lis dans les commentaires que l’argumentation serait « malhonnête », qu’il faudrait prendre en compte le nombre de blessés. Banco. En 2009, à Paris, les 6 cyclistes tués (c’est le maximum depuis au moins 5 ans) représentaient 13,6% des personnes décédées dans la circulation. 552 cyclistes étaient blessés cette année-là, soit 6,5% du total des blessés. Et parmi eux, 40 avaient subi des blessures graves, soit 5,5% du total des blessés graves. A titre de comparaison, les personnes circulant sur les deux-roues motorisés constituaient respectivement 43,2% des tués (19), 53,8% des blessés (4539) et 55,4% (400) des blessés graves. Le danger est donc surtout dans les têtes. OR

215 réponses à « Un cycliste tué à Paris. Un seul, pas 20, ni 100 ni 500 »

  1. Avatar de OSR
    OSR

    Merci pour cette mise au point précise. Les tués en vélib sont très peu nombreux, même s’il y a le cas de cette juge antiterroriste, elle aussi piégée par les angles morts. Mais comme tu le dis si justement, ce qui manque, c’est la visibilité que les conducteurs veulent bien accorder au vélo. On a l’impression que la petite reine ne fait pas partie de leur « grille d’analyse ». « Pas de voiture, pas de moto, pas de poids lourds? Alors j’y vais ». J’ai subit un accident le 4 juin 2011 et ma fille 48h plus tard. Les 2 accidents avais 2 point commun : refus de priorité d’une voiture à un cycliste, malgré un panneau stop, refus de prendre la responsabilité « désolé je ne vous ai simplement pas vu, ce n’est donc pas ma faute, j’ai aps fait exprès ». Heuresement il n’y a pas eu de séquelles graves, contrairement aux 2 cas médiatisés recemment…

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    1. Avatar de Jiplouf
      Jiplouf

      Je suis tout à fait d’accord avec cela. Et c’est d’ailleurs quelque chose que je constate lorsque je suis moi-même automobiliste, bien qu’étant plus que sensibilisé à la cause cycliste avec mes 15km quotidiens de vélo urbain… A certaines intersections où l’on a peu de temps pour s’insérer dans le flux de la circulation, on se méfie des voitures qui arrivent au loin, mais du coup on ne porte pas attention à des cyclistes plus proches, surtout s’il sont sur une bande cyclable séparée. C’est le syndrome du « gorille invisible ».
      C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je n’utilise plus les bandes cyclables en périphérie des ronds-points, après avoir longuement testé les deux options. Je trouve qu’il est nettement plus sûr d’emprunter les mêmes files que les voitures, car on y est beaucoup plus visible.

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    2. Avatar de François Xavier
      François Xavier

      La sacrosainte « priorité à droite » française est une aberration totale. C’est simplement la loi de la peur qui décide : le véhicule le plus impressionnant est finalement toujours prioritaire ! Il faut absolument proscrire cette pseudo règle sinon nous courrons à la catastrophe avec tous les cyclistes qui vont se croire dans leur bon droit. Soit un axe est prioritaire soit il y a un aménagement : panneau, feu, rond-point.
      PS : j’ai moi aussi eu un accident (et un seul) on m’a refusé une « priorité à droite » à vélo.
      C’est urgent !

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      1. Avatar de Enuf
        Enuf

        « La sacrosainte « priorité à droite » française est une aberration totale. C’est simplement la loi de la peur qui décide : le véhicule le plus impressionnant est finalement toujours prioritaire ! Il faut absolument proscrire cette pseudo règle sinon nous courrons à la catastrophe avec tous les cyclistes qui vont se croire dans leur bon droit. »
        Mais qu’est ce que tu racontes ?
        « tous ces cyclistes qui vont se croire dans leur bon droit » ??? Il est nécessaire qu’il y ait une règle, celle ci est claire, priorité à droite pour les usagers de la route point. Si certains ne la respectent pas ils doivent être punis point. On ne va pas retourner à la loi du plus fort… Comment tu veux faire après en cas de litige c’est stupide « c’est ma tuture qui était la plus grosse » absurde.

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  2. Avatar de Marco

    Bonjour,

    Article très intéressant… qui s’appliquerait de la même manière pour la défense des usagers en deux-roues motorisés, majoritairement victimes eux aussi du « j’vous avais pas vu » au lieu de reconnaitre que « je n’ai pas regardé ». Dans le cas des deux-roues motorisés, le « j’vous avais pas vu » précède souvent l’idée préconçue de « tellement vous arriviez vite », raccourci habituel pour transformer la victime en coupable.

    Ceci dit, dans le cas relaté dans votre article (le camion tourne à droite et écrase le cycliste), il est fort possible que le camionneur n’ait réellement pas vu le vélo qui a pu se trouver dans l’angle-mort du chauffeur, quand bien même ce dernier a regardé dans son rétroviseur droit avant d’entamer sa manœuvre.

    Circulant souvent en auto en ville, je suis moi-même parfois surpris de découvrir, au dernier moment, un vélo sur ma droite alors que je m’apprête à tourner à droite. Si j’ai évité l’accident plusieurs fois, c’est parce que je tourne la tête une dernière fois pour bien re-regarder avant de m’engager… et oui, je circule encore plus souvent à vélo et à moto en ville, je sais combien le regard est important sur la route. En deux-roues, me sachant vulnérable et moins visible, j’évite aussi de me glisser à droite des poids-lourds car je sais que dans sa cabine, là-haut à gauche, le chauffeur peut ne pas me voir…. je dois dire aussi que je suis également titulaire du permis poids-lourd.
    Je suis donc un conducteur formé à plusieurs usages et j’ai plusieurs visions de la route selon le véhicule que j’utilise.

    Voilà pourquoi je suis convaincu que la prévention de ce type d’accident (comme tous les autres accidents d’ailleurs) est avant tout une affaire de formation et de « partage de la route »… la surenchère réglementaire décrétée par les technocrates de la sécurité routière est absurde : imposer le casque aux cyclistes urbains ou le gilet jaune aux motards ne servira à rien. Ces accidents ne sont pas liés à un problème de visibilité, mais de détectabilité, de prise de conscience de « l’autre », d’attention portée aux plus fragiles… Là, la sécurité routière fera des progrès.

    Bons déplacements à tous,

    Marco, cycliste urbain, motard au quotidien et parfois automobiliste par nécessité.

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    1. Avatar de bratisla
      bratisla

      (je vais paraître monomaniaque à ressasser la même chose, mais …)

      en plus de ce que vous dites, il y a aussi un effort de pédagogie à faire vers … le cycliste. Pour être bien vu, le mieux est de se mettre carrément au milieu de la voie ; hors il se trouve que beaucoup de cyclistes se mettent sur le côté. Deux raisons que je vois :
      – celle à laquelle tout le monde pense : se « faufiler » en sécurité (ajouter ici en option des épithètes malsonnantes, qui ne manqueront pas d’arriver dans les commentaires). A mon humble avis, ça n’explique pas tout, car on peut très bien se faufiler par la gauche dans plusieurs cas (pas tous)
      – une raison plus profonde : la peur de la route, et le sentiment de gêner. Dimanche dernier, en roulant avec ma voiture sur les routes de campagne, j’ai vu un vélo carrément se mettre sur le bas-côté pour me laisser passer … moi-même, j’avais tendance avant à me taper le côté défoncé de la route pour laisser passer les voitures.

      C’est un réflexe profondément ancré par les décennies du « tout bagnole », et dangereux :
      1) ça incite les voitures à doubler à toute vitesse et trop près, du style « y’a de la place pour passer sans empiéter sur l’autre voie »
      2) les bas-côtés peuvent être dangereux avec les trous, les obstacles, les portières qui s’ouvrent brusquement, etc.

      J’ai l’intime conviction que, pour renforcer la sécurité des cyclistes ET des voitures, il faut raisonner chez les cyclistes cette peur de la route afin de les pousser à circuler « normalement » sur la route et pas « en cachette ».
      Et ici vient le coup de flagornerie obligatoire envers l’auteur du blog ET le commenteur ci-dessus : vous avez tous les deux parfaitement raison 1) de rappeler que la route n’est pas synonyme de mort assurée pour les cyclistes 2) de mettre en avant la formation et la pédagogie : un danger compris est un danger mieux assimilé et maîtrisé.

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      1. Avatar de Nico
        Nico

        Je ne peux que abonder dans vos propos.
        Je ne suis pas cycliste (pas assez de place pour stocker un vélo, mais j’espère que ça changera), mais je fais du roller en randonnées. Là où un vélo peut rouler sur un bord de route pas propre (terre ou gravillons) voire sur l’herbe, c’est totalement impossible en roller. De plus, en largeur, un roller prend plus de place qu’un vélo (d’autant plus si le patineur est grand et s’il sait patiner). Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis fait doubler, sur des routes de campagne, avec force gestes et vociférations. Plus dangereux, il est courant de se faire doubler dans un virage sans visibilité. J’imagine que si une voiture arrivait en face, mon doubleur n’hésiterait pas à se rabattre, m’envoyant dans le fossé (ou pire). Il est impressionnant de voir combien certains automobilistes ne savent pas anticiper en présence d’un cycliste ou d’un roller, arrivent à toute vitesse et se retrouvent, au dernier moment, à n’avoir plus que 2 choix possibles : renverser ou doubler, mais sans maîtrise des risques).

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      2. Avatar de somnambulie@yahoo.fr
        somnambulie@yahoo.fr

        Toutes mes condoléances à la famille et aux proches.

        J’utilise le vélib’ à Paris 2 fois par jour, parfois plus.
        Ne pas serrer à droite sur certains axes est suicidaire.
        Beaucoup (trop) d’automobilistes considèrent sincèrement qu’un vélo n’a pas sa place sur la route et gène la circulation. C’est texto ce que l’on ma répondu lorsque j’ai rappelé à un automobiliste la distance de sécurité imposé lors d’un dépassement de deux roues.
        Et j’ai l’impression que les « professionnels » de la route (taxis ou livreurs) sont les plus dangereux de tous. Il faut leur rappeler que la route n’est pas un lieu de travail.

        Bien évidemment nous sommes aussi responsables de ce désordre. Comme tout un chacun je ne respecte pas le code de la route. Mais trop souvent je vois des cyclistes mettre en danger les seuls usagers plus fragiles que nous : les piétons. Il m’arrive régulièrment d’être doublé par la droite sur une piste cyclable par un autre cycliste alors que je m’étais arrêté pour laisser passer un piéton…

        D’ailleurs la mairie en a tiré des conséquences néfastes pour moi : fin d’installation de pistes cyclables sur les trottoirs : retour avec les bus, les taxis et les ambulances qui ne sont pas les meilleurs amis du vélo…

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      3. Avatar de lavive

        « Ne pas serrer à droite sur certains axes est suicidaire. » ???

        Olivier R. pourra vous confirmer que le cas d’un automobiliste qui renverse un vélo roulant en ligne droite dans le même sens que lui est extrêmement rare. Et c’est pourtant la hantise du cycliste néophyte.

        Pour la sécurité, la visibilité est essentielle , or elle est meilleure lorsqu’on est plus loin du trottoir, cqfd

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      4. Avatar de bo
        bo

        Il y a quelques temps, en vélo, ne roulant pas complètement sur le coté de la route (mais pas même au milieu de ma voie) je me suis fait doubler par une voiture de gendarmerie qui une fois à ma hauteur m’a intimé l’ordre de me mettre le plus possible à droite … n’est-ce pas une recommandation du code de la route ?

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      5. Avatar de Jeff B
        Jeff B

        L’article R412-9 du Code de la Route stipule « en marche normale, tout conducteur doit maintenir son véhicule près du bord droit de la chaussée, autant que le lui permet l’état ou le profil de celle-ci ».
        Tout conducteur, quel que soit son véhicule.
        Donc il faut rouler sur la doite de la voie de droite.
        A rappeler également aux automobilistes.

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      6. Avatar de bratisla
        bratisla

        « pour autant que lui permet l’état ou le profil de celui-ci »

        En ville, ça veut dire qu’on peut s’écarter des portières des voitures garées ; en route habituellement empruntée par les vélos en campagne, qu’on peut ne pas rouler dans les nids de poule et autres.
        Comme de plus un principe général du code de la route est que le conducteur doit rendre son véhicule bien visible, rouler à un mètre du bord de la route se plaide.

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      7. Avatar de cam
        cam

        Sur la plaquette du Grand Lyon pour les bonnes attitudes à vélo, il est bien stipulé que le cycliste doit rouler au milieu de la chaussée s’il n’y a pas la place pour qu’une voiture le double. Ca évite les tentatives risquées des fous du volant!

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      8. Avatar de remarque
        remarque

        Il me semble qu’il y a une raison plus simple au positionnement des cyclistes et de tout engin routier à deux roues à motorisation inférieure à 120 cc: le code de la route. En présence d’autres véhicules, le vélo et tout autre engin <120 cc doit se positionner sur le côté droit de la chaussée.

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      9. Avatar de bratisla
        bratisla

        j’ai cherché, mais je n’ai pas vu de disposition « spécifique » aux deux-roues à ce sujet. La seule disposition est la suivante, valable pour tout véhicule :
        « En marche normale, tout conducteur doit maintenir son véhicule près du bord droit de la chaussée, autant que le lui permet l’état ou le profil de celle-ci. » (R 412-9)
        Déjà la formule est vague. Ensuite, elle autorise clairement à se démarquer de rouler « tout à droite » si les conditions ne le permettent pas, ce qui est très souvent le cas (en ville avec les voitures garées, en campagne avec les à-côté pourris).
        Donc rouler de manière raisonnable au milieu de la voie est correct. Je ne parle pas de rouler tout à gauche, mais à un mètre du bord – ça suffit pour être bien vu, pour « forcer » les véhicules à faire un dépassement dans les règles de l’art, et pour rouler sans les pièges habituels du bord de route.

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      10. Avatar de Alice =)
        Alice =)

        Oui, le code demande de tenir la droite. Mais quand, sur une voie unique, tenir la droite signifie « se faire doubler à 12 cm du guidon », je considère alors que me placer au milieu de la route relève de l’état de nécessité. De toutes façons, il n’y a pas de place pour doubler et le code l’interdit. Alors que je sois à droite ou au milieu de la route…

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      11. Avatar de At
        At

        Utilisateur du vélo à Paris depuis plus de 10 ans (sans accident), je tiens à dire qu’il ne faut absolument pas hésiter à rouler sur le trottoir à l’approche des intersections. Ne pas doubler par la droite un camion, bus ou autre gros véhicule. Ne pas attendre derrière un gros véhicule au feu mais toujours passer par le trottoir. Je sais c’est interdit mais il vaut mieux au pire se faire insulter par un piéton ou payer une amende que de mettre sa vie en danger. Un jour le code de la route et les infrastructures seront adaptées, mais pour l’instant c’est la loi de la jungle.

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      12. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Plutôt mettre la vie (tout du moins la santé) d’un piéton en danger plutôt que la sienne ? Etrange conception. Quel est le problème à attendre derrière un gros véhicule au feu ? Qu’il tourne ou continue tout droit, on ne risque rien si on reste derrière (à part être enfumé de gaz d’échappement c’est vrai).

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  3. Avatar de toto
    toto

    Bien sur c’est un drame mais en tant que piéton je dois dire et même redire que le danger aujourd’hui c’est plus le vélo que l’auto. Une aberration a été d’autoriser les cyclistes à rouler à contre sens, en gros la possibilité de faire n’importe quoi. On a beau faire des lois le bon sens est que le vélo ça reste un véhicule dangereux pour ses utilisateurs et ceux qui doivent le subir. C’est un véritable danger pour les piétons, je préfère passer sous silence ce que je pense des motards, scooters ou encore skate board parce que là je vais être impoli.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci pour ce commentaire. Précision utile: les accidents entre cyclistes et piétons sont rares. Ils ne provoquent un décès qu’une fois tous les cinq ans à Paris. En revanche, on déplore chaque année une vingtaine de piétons tués par des voitures. Les chiffres ne correspondent pas aux impressions. Enfin, les doubles sens cyclables sont gênants pour les automobilistes, ce qui les amène à ralentir, mais ils ne sont pas dangereux.
      http://transports.blog.lemonde.fr/2012/03/25/les-double-sens-cyclables-sont-innocents/
      OR

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      1. Avatar de Etienne
        Etienne

        un cycliste qui double un camion par la droite à un carrefour ou qui roule de front avec lui à une vitesse l’empechant d’éviter le carton manque certainement de prudence…
        Il faudrait certainement rappeler à tous les usagers de la route que ce qui est dangereux, ce n’est pas le véhicule, c’est le comportement de la personne qui le dirige. Ainsi on arrêterait de stigmatiser tel ou tel usager. Etant motard, « Les motards, ils font n’importe quoi » est une phrase qui m’exaspère, même si certains motards, comme certains piétons cyclistes, caisseux, pardon automobilistes font effectivement n’importe quoi. .

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      2. Avatar de lc
        lc

        Mouais… J’aurais tendance à penser que l’on relève bien moins d’accidents vélos-piétons dans les statistiques qu’il ne s’en produit réellement, tout simplement parce qu’ils sont moins graves. Mais lâchez un piéton non habitué dans les villes sâcrées du vélo (Strasbourg, au pif) et on rigole. En deux ans là bas, je peux vous garantir que j’en ai vu des vélos et des piétons par terre. ah ben oui, mais on ne fait pas de constat, donc pas de stat, donc pas de danger.
        Pour revenir sur le fond, étant automobiliste mais aussi ancien cycliste, je crois que la prudence s’apprend à tous. Jamais il ne me serait venu à l’idée, du temps où je faisais mes 12 km par jour, de me coller dans l’angle mort de quelque véhicule que ce soit. Et je n’aurais jamais pris non plus de sens interdit, fût-il autorisé. Pas fou ! Faut dire, je grillais pas les feux rouges non plus. Du coup, mon seul accident je l’ai eu tout seul, et je reconnais, sur une bêtise que j’assume (virage serré sur du mouillé, paf, sanction). De mon avis de méchant automobiliste, mon seul problème avec les aménagements urbains pour les cycles est qu’ils confortent le cycliste de base dans l’idée que les interdits ne sont pas pour lui. Résultat, heureusement comme d’autres que je compte sur mes freins et mes réflexes pour éviter le pire. La semaine dernière, par exemple, un refus de priorité : le cycliste n’en a jamais démordu : le contresens cycliste l’autorisait à me couper la route. Je me dis qu’un jour je serai moins réveillé ou plus vieux. Pourvu que ce jour-là n’arrive pas…

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      3. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Un sens interdit autorisé ? Drôle de concept. Un vélo circulant en double-sens cyclable n’est pas plus en danger que dans certaines rues tout aussi étroites et pourtant à double sens pour tous véhicules.

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      4. Avatar de lc
        lc

        J’ai sans doute « fourché » ( 🙂 ) mais je considère, tant avec mon ancienne casquette de cycliste qu’avec ma nouvelle d’automobiliste, que les contresens cyclables ne sont rien d’autre que cela : des sens interdits autorisés. Ca peut sembler un barbarisme, mais non : ce ne sont que des bouts de voirie conçus dans un sens et pour lesquels incivisme et pression des cyclistes citadins ont fait de la dérogation une règle. Exactement comme pour les « tourne à droite » aux feux rouges.

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      5. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Merci. Précision: ces aménagements ne sont pas dangereux.
        http://transports.blog.lemonde.fr/2012/03/25/les-double-sens-cyclables-sont-innocents/
        Ils contribuent à faciliter l’usage du vélo en ville. Ce que certains élus considèrent comme nécessaire pour plusieurs raisons: santé, coût de la vie, forme de la ville, apaisement de la cité, fluidité des transports.
        OR

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      6. Avatar de Pepazucar
        Pepazucar

        Bonjour et merci pour cet article avec lequel je suis globalement d’accord. Si les double sens paraissent dangereux, c’est que les piétons traversent souvent hors des clous, et qu’ils n’ont pas le réflexe de regarder des 2 côtés sur ce qu’ils pensent être une voie à sens unique.
        Par contre, je tiens à relativiser vos chiffres. 1 mort tous les 5 ans dans les accidents piétons/vélo à Paris (0,2/an) contre 20/an pour les accidents piétons/voiture. ça fait un facteur 100. Pour être exact, il faudrait ramener ça au nombre de voitures et de vélos qui circulent. Voire au kilomètre parcouru par chaque type de véhicule.

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    2. Avatar de Al
      Al

      Les piétons sont tout aussi inconscients que les automobilistes de la présence possible des cyclistes dans les rues et des contre-sens cyclables.

      Un piéton voulant traverser une rue va regarder si une voiture n’arrive pas en face ; il s’aide par ailleurs de son sens auditif pour détecter la présence d’un danger. C’est ce qui est traître : le vélo est silencieux, et il peut arriver de l’autre direction.

      Plus de vélo dans les rues va habituer les utilisateurs de la rue à la présence de vélos, et les faire regarder dans les deux directions.

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    3. Avatar de Dalia
      Dalia

      Pour information, le bilan des contresens cyclables à Paris… c’est qu’il n’y a pas plus d’accidents avant qu’après : http://www.paris.fr/pratique/deplacements-voirie/velo/double-sens-cyclable-bilan-positif/rub_9931_stand_115993_port_24784

      Après si l’on considère que les usagers de la route sont incapables de s’adapter à de nouvelles règles on peut toujours graver dans le marbre le code de la route et ne plus jamais y toucher… mais ce n’est pas ainsi qu’on fera baisser l’accidentologie et qu’on favorisera l’usage de modes de transports moins bruyants, moins polluants et moins encombrants.

      Votre commentaire sous-entend-il qu’en dehors des voitures et des piétons aucun autre mode de transport ne devrait être autorisé puisqu’ils font tous « n’importe quoi » ?
      En tant qu’automobiliste, cycliste et piétonne ce ne sont pas les vélos par lesquels je me sens le plus menacée mais par les véhicules les plus lourds et les plus rapides qui sont susceptibles de causer ma mort d’un simple coup de volant mal placé : bus, taxi, automobiles et scooters.

      Combien de piétons ont été tués par des vélos cette année ?
      Combien tués par des scooters ? Combien tués par des automobilistes ?
      Ce seraient des chiffres intéressants à comparer, je doute fort que les vélos, avec leur 30km/h de pointe en ville, arrivent en tête du classement « meutrier ».

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      1. Avatar de jojolapin
        jojolapin

        +1 Dalia….

        Moi non plus, j’ai rarement vu un cycliste écraser un automobiliste…

        La voiture, les camions, les bus, les motos. ça devrait être limité à 25 km/h en agglomération !
        Ils se mettraient peut-être enfin au vélos.

        Commentaire modifié. OR

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    4. Avatar de somnambulie@yahoo.fr
      somnambulie@yahoo.fr

      Je comprends parfaitement que vous vous sentiez agressé par certains cyclistes.
      Et je déplore certains comportements qui donnent le sentiment qu’un cycliste se croit tout permis.
      J’ai vu des cyclistes descendre la rue lafayette en claxonnant les piétons qui se contentaient de traverser au vert…

      Je pense qu’il faut vraiment que l’on fasse attention à respecter les autres si l’ont souhaite nous reconnaitre le droit de circuler.

      Cependant, comprenez que nous rejeter au milieu des voitures c’est autrement plus dangeureux. Vélo compris je pèse 80 KG et je roule à 10km/h, à compager un voiture de 1000 Kg lancée à 50 km / h…

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      1. Avatar de toto
        toto

        Je m’attendai tellement à toutes ces réactions. Certains de bon sens, il est vrai. Mais je persiste, les contre sens sont dangereux pour automobilistes et pour les piétons et un mort tous les cinq ans c’est un mort de trop.

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      2. Avatar de sara
        sara

        Comment savez-vous que tous les accidents entre vélos et piétons (un tous les cinq ans à Paris, difficile de tirer des statistiques, pas plus de 10 depuis 50 ans donc) ont eu pour cause l’introduction des contre sens ? Déjà ils ont été introduits en France à grande échelle en 2010, tout au plus il y a eu un piéton mort à cause d’un cycliste depuis. Mais il peut y avoir toutes sortes d’autres explications. Et surtout ces doubles sens sont installés dans des zones 30, assez calmes oui, mais sur des routes empruntées par des voitures et mais interdites aux piétons ! Je pourrais tout aussi bien dire que les piétons sont dangereux pour les vélos parce qu’en effet je suis très souvent gênée par des piétons marchant tranquillement au milieu de la route et je suis toujours obligée de donner plusieurs coups de sonnette avant qu’ils ne réagissent. Le week end dernier même je me suis pris une remarque par deux piétonnes que je dérangeais alors qu’elles marchaient en plein au milieu de la route. En sortie de zone piétonne oui, mais la nous étions sur une route empruntée aussi par des voitures. Si des piétons se retrouvent dans un accident sur ces routes, c’est que eux n’auraient pas respecté le code de la route.

        Dire que « le danger aujourd’hui c’est plus le vélo que l’auto » alors que les chiffres sont si catégoriques (92 piétons tués sur Paris en 2010 et 1 piéton mort à cause d’un cycliste tous les 5 ans), c’est de la mauvaise foi.

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  4. Avatar de frederic

    Dans une vidéo « 1 million bikes » le responsable des déplacement à Copenhague disait : « les automobilistes savent que dans chaque rue, à chaque intersection il y aura un cycliste, et qu’il fera peut être une manœuvre qui va le surprendre. Il conduisent donc en faisant attention aux cycliste, et cela se passe bien ». et pour résumer la série d’interview, c’était à l’époque le résultat de 40 ans de politique cyclable.

    Pas exactement dans le sujet, ce samedi, c’est la journée nationale du commerce de proximité. Le thème de l’année c’est « faire ses courses à vélo, c’est facile ». A Colombes il y aura une opération de marquage bicycode.
    http://www.bicycode.org/
    http://www.lesvitrinesdecolombes.fr/les-animations/252-journee-nationale

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  5. Avatar de plootoo
    plootoo

    On ne depasse pas un camion de l’interieur. Point barre. Regle numero un.
    A part ca, tout va bien.
    On reste derriere le camion, a distance suffisante. Si vous pouvez voir les retros, le conducteur peut vous voir. Et on ne depasse pas entre le camion et le trottoir.

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    1. Avatar de Yannick
      Yannick

      Qui vous dit que le vélo dépassait le camion ? Si c’était après un feu tricolore, ils étaient peut-être juste en train de s’engager tous les deux dans l’intersection.

      Au passage, le code de la route proscrit les angles morts, c’est en principe aux conducteurs de rajouter des miroirs pour les éliminer et non aux autres usagers d’y faire attention. Mais on sait bien ce qu’il en est en réalité …

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      1. Avatar de Stephane
        Stephane

        Personnellement, je suis d’accord avec Plootoo.

        Votre argumentaire ne tient pas. À un feu tricolore, si l’on se faufile devant tout le monde, on se met devant. Dans ce cas, Les chauffeurs de camion sont suffisament en hauteur et près de leur pare brise pour voir ce qui ce trouve coller à eux. Pour finir, au démarage, un vélo est nettement plus véloce ce qui lui permet de partir devant un camion sans aucun problème.
        De ce fait, il ne reste plus que deux options :
        – le camion a doublé le cycliste avant de lui tourné dessus. Je pense que dans ce cas là le chauffeur se serait méfié… non?
        – le cycliste a profité du ralentissement du camion pour le doubler par la droite et on connait le résultat.

        Pour finir, je pense qu’avant de taper sur les autres, il faut commencer par se regarder. L’incivilité des cyclistes est affolante.
        Cycliste de toujours, je n’ai jamais eu un seul soucis avec les voitures sur la route. Je trouve même qu’il est plus sécurisant de rouler sur la route avec un équipement adapté que sur des voies cyclables placé sur le trotoir.

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      2. Avatar de jojolapin
        jojolapin

        Bonjour,

        Je pense que vous avez malheureusement raison. Le vélo à du rester à droite du camion au démarrage sans se mettre devant ou derrière…

        désolé en tout cas pour la famille de ce journaliste malchanceux.

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    2. Avatar de Kurt Cobaoin
      Kurt Cobaoin

      Vous vouliez sans doute dire « si vous pouvez voir le chauffeur dans le rétro, il peut vous voir ».

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      1. Avatar de ENDYMION

        Non si vous voyez le chauffeur dans le rétro, il vous voit aussi.
        Et si vous voyez le rétroviseur, le chauffeur peut vous voir mais encore faut-il qu’il regarde dans le rétro.

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    3. Avatar de Max
      Max

      Vous avez parfaitement raison.
      Mais il arrive trop souvent que ce soit le véhicule (camion, voiture) qui double et se rabat sur le cycliste

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  6. Avatar de Harry Forster
    Harry Forster

    Ce type d’accident est tristement courant en Angleterre, notamment à Londres où le nombre de vélos est plus élevé qu’à Paris. On a effectivement l’impression que les automobilistes ne voient pas les deux roues (ou ne regardent pas), mais dans le cas des poid-lourds et les bus il leur faudrait un équipement spécial pour les voir. En tout cas on incite activement les cyclistes à éviter de se trouver dans cette position. Aussi tentant que puisse paraître doubler à droite est une mauvaise tactique.
    Une petite remarque par rapport aux statistiques. Pas beaucoup de cyclistes tués : tant mieux. Mais combien de blessés ? Combien de blessés graves ? Sans parler des aggressions verbales en tout genre ? Pas étonnant que tant de cyclistes préfèrent faire peur aux piêtons sur les trottoirs !

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    1. Avatar de Libertas

      Hier, place de la République, j’ai assisté à la scène inverse : une cycliste insultant une piétonne, et lâchant son vélo pour aller asséner des coups à celle-ci ; elles durent être séparées par des tiers ; la furie remontée sur sa selle repartit en vociférant qu’elle était dans son bon droit… Inquiétante perte de civilité et de mesure dans les relations entre Parisien(ne)s. Et bien évidemment, pas un agent de la force publique à l’horizon, sur l’une des plus grandes places de Paris.

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    2. Avatar de Yannick
      Yannick

      Je veux bien croire que les accidents soient courants à Londres qui n’est vraiment pas accueillant pour les cyclistes mais j’ai du mal à croire que ça s’applique au reste du pays.

      Après 3 semaines de vélo en Angleterre (et en Ecosse) et 1200 km parcourus, je suis épaté de l’attention aux vélos portés par les conducteurs britanniques qui n’hésitent pas à s’arrêter derrière les cyclistes tant qu’ils ne peuvent pas doubler en se déportant entièrement sur l’autre voie. Et c’est vrai même pour les conducteurs de poids lourds !

      Ça surprend au départ mais je peux vous assurer qu’on a une sensation de sécurité par la suite qui rend difficile la réadaptation à la conduite à la française …

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    3. Avatar de Toto
      Toto

      D’ailleurs, une campagne a été organisée pour faire prendre conscience du danger aux cyclistes et aux conducteurs de poids lourds:

      « stay safe, stay back »
      http://www.tfl.gov.uk/roadusers/cycling/14799.aspx

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  7. Avatar de Alban
    Alban

    Comme beaucoup de monde, je suis alternativement piéton, conducteur de 2 roues (motorisé ou non) et automobiliste à Paris.
    Comme peu de monde malheureusement, je fais mon maximum (l’erreur est humaine) pour respecter les autres usagers de la route.
    Exemples choisis :
    – Quand je suis en voiture je : laisse traverser les piétons au passage piéton, surveille les angles morts, ne grille pas les feux, etc etc…
    – Quand je suis en 2 roues je : ne remonte pas les files à des vitesses déraisonnable, n’emprunte pas les trottoirs, ne grille pas les feux, ne prend pas les sens uniques à contre-sens, etc, etc …
    – Quand je suis piéton je : regarde avant de traverser, ne traverse pas si le feu est rouge

    Bref, le problème avec le traffic en ville, ce n’est pas le mode de locomotion, c’est globalement l’incivisme de certains qui ne respectent pas les autres usagers…

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    1. Avatar de chamcham
      chamcham

      Je suis impressionné, vous êtes un saint 🙂 Personnellement en tant que piéton, je ne regarde jamais les feux rouges (seulement la présence de voitures)

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      1. Avatar de Jean
        Jean

        Vous ne regardez « seulement la présence de voitures »… et c’est bien le problème justemment.. on ne pense qu’aux voitures…
        Et un jour, en traversant au rouge, puisqu’il n’y a pas de voiture, vous vous étonnerez de vous faire engueuler (voir renverser) par un vélo….

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      2. Avatar de chamcham
        chamcham

        Mille pardon, j’aurais dû écrire : la présence d’un « danger » plutôt que d’une voiture.

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    2. Avatar de Abécé
      Abécé

      Je suis également impressionné. En tant que piéton, je ne peux pas supporter d’attendre (souvent très longtemps) à un feu rouge piéton alors qu’il n’y a aucun véhicule qui s’apprête à traverser sur la chaussée. En tant que cycliste non plus d’ailleurs.. (sauf si je n’ai vraiment pas de visibilité).
      Et par chance j’ai une bien meilleure visibilité en tant que piéton et cycliste qu’en tant qu’automobiliste. J’ai été surpris à mes débuts en vélo en ville par la différence avec la voiture, en particulier aux intersections où des véhicules garés bouchent complètement la visibilité lorsqu’on est en auto. Ce n’est pas le cas en vélo où le champ de vision, sans les barres de la carrosserie auto et surtout nettement surélevé, est bien meilleur.

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  8. Avatar de Renzo
    Renzo

    Un bon post. C’est très juste d’insister sur l’aspect mental du problème : que certains ne puissent toujours pas concevoir qu’il y ait des cyclistes sur la même chaussée qu’eux.
    Cycliste parisien et heureux de l’être, je suis content d’apprendre que le risque statistique est si faible. Cependant il faut dire qu’on n’en réchappe qu’au prix non seulement de l’inélégance d’un gilet fluo, mais surtout d’une vigilance de chaque instant, et en anticipant les actions de tous ceux qui ne nous auront pas vus.
    Mais il y a tout de même un point qui accentue les risques : c’est qu’au moindre fait un peu exceptionnel (travaux, foire, fête foraine, brocante…) la première chose qui disparaît de la chaussée c’est la piste cyclable, qui sert, selon les cas, de lieu de stockage de matériel, d’entrepôt pour blocs électrogènes, d’espace de déploiement de barrières de protection (qui restent en place parfois très longtemps après, comme pour le 14 juillet), de parking en épi pour les camionnettes des exposants ou brocanteurs etc. On doit donc se retrouver tout d’un coup sur la voie non protégée et souvent en outre rétrécie en raison des susdits événements. Cela montre l’exacte considération dont les cyclistes sont l’objet de la part des responsables de la voirie.

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    1. Avatar de Haller
      Haller

      A vélo, je circule avec le gilet fluo (et le casque). Je constate souvent l’effet de surprise des automobilistes lorsque leur œil est attiré par cette couleur fluo quand ils sortent d’un parking ou à une intersection, par exemple. Il est important d’être visible lorsqu’on est à 2 roues.

      rédigé par : Bernache

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      1. Avatar de yopyop
        yopyop

        Je suis absolument d’accord avec vous. Je suis convaincue que mon gilet m’a, sinon sauvé la vie plusieurs fois, du moins protégée de plusieurs accidents graves parce qu’il a attiré sur moi l’attention de conducteurs qui autrement ne m’auraient peut-être pas vue. Quant à savoir s’il faut le rendre obligatoire, c’est un vaste débat, mais je pense que, comme le casque, le gilet est indispensable.

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      2. Avatar de jojolapin
        jojolapin

        Il faut refaire le code de la route.

        -interdire les priorités à droite source d’accident.

        mettre prioritaire dans l’ordre suivant :
        1 : piétons
        2 : cyclistes
        3 : bus
        4 : motos
        5 : voitures
        6 : camions.

        Et commencer enfin à arroser les conducteurs de prunes ou leur retirer leur jouet de mort.

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      3. Avatar de David
        David

        Et pour deux véhicules de même taille vous faites comment ?
        enfin il me semble qu’au canada par exemple il n’y a pas de priorité à droite mais des stops et le premier qui s’est arrêté (le 1er arrivé) est logiquement le premier à repartir, mais c’est comme tout, pas tjs facile à déterminer

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    2. Avatar de JPM
      JPM

      Effectivement, je pratique régulièrement le vélo à Paris et il est assez exceptionnel que je puisse profiter correctement des pistes cyclables.
      Entre les travaux, les manifestations diverses, les voitures et bus garés dessus… on est constamment contraint de s’exposer à la circulation automobile sur la chaussée classique.
      Pour être concret et factuel, je prends régulièrement la piste cyclable rue de Rivoli (celle qui longe le jardin des Tuileries), le matin entre les livraisons , les clients et les touristes qui embarquent dans leur bus ou leur taxi, et les travaux cette piste est presque inutilisable et demande une concentration extrème pour ne pas heurté un piéton qui sortirai de sous un arche…

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  9. Avatar de Ludo
    Ludo

    Que cet article est réducteur. Vous gagnerez en objectivité en citant des chiffres sur les blessés.
    http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-les-accidents-de-velo-repartent-a-la-hausse-23-08-2011-1575170.php
    L’objectivité serait aussi de ne pas omettre de parler du comportement dangereux des cyclistes qui sont, au grès des couleurs de feux et des panneaux de signalisation, tour à tour, cyclistes, piétons et automobilistes.
    Mais vous avez raison, les chiffres des tués sont étonnants, merci la médecine ?

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    1. Avatar de tom4
      tom4

      Bonsoir

      on pourrait aussi parler des piétons qui confondent les pistes cyclables avec des trottoirs, et qui vous engueulent quand vous leur faites remarquer, de ceux qui traversent au rouge en vous regardant alors que vous arrivez en vélo, et vous engueulent quand vous le leur fait remarquer;
      stigmatiser telle ou telle catégorie d’usager ne fera pas avancer la sécurité routière. TOUT le monde a un moment ou un autre fait des erreurs, dans chaque catégorie d’usager, il y a des gens prudents et des abrutis finis, ne généralisons pas;

      je traverse tous les jours paris du nord au sud (Pantin -> cité U) en vélib, et même si tous les jours ou presque, je klaxonne un pietons dans une piste cyclable, même si tous les jours, je vois des comportement irrespectueux et/ou dangereux, j’ai quand même le sentiment que cela s’améliore (je roule depuis 10 ans en vélo dans paris), le phénomène de « masse critique » (expliqué plus haut avec l’exemple du Danemark) commence à arriver, et avec un peu de chance, bientot, les gens seront habitués à voir des vélos, et apprendront à faire avec;

      en attendant, je reste zen quand on me traite de « connard » parce que j’ai eu l’outrecuidance de faire remarquer à un pieton que traverser au rouge est dangereux quand il voit des vélos arriver.

      tom4
      ps: je précise que sur mon trajet, je m’arrête à tous les feux, et j’essaye d’être aussi prudent que possible, on n’a qu’une vie

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    2. Avatar de jojolapin
      jojolapin

      Non, tout a été construit pour la bagnole. Et il y en a marre.
      Le cycliste n’est pas une voiture et n’a pas à respecter ses codes imbéciles.

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      1. Avatar de Dalia
        Dalia

        +1 jojolapin

        Bien des absurdités dans ce code de la route hélas, et bien des aménagements qui ne font que pallier l’incapacité des conducteurs à céder une priorité ou à s’arrêter pour laisser passer des piétons, le tout à une vitesse bien excessive en ville.

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  10. Avatar de speculoos
    speculoos

    Sur les vélib, il me semble qu’un dessin avertit sur les dangers des angles morts lors du dépassement d’un camion.
    Les voitures doivent faire attention au cyclistes, mais les cyclistes doivent aussi faire attention à leur visibilité vis à vis des autres usagers.

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    1. Avatar de tom4
      tom4

      Oui, c’est bien le cas

      tom4

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  11. Avatar de Antoine Rochette
    Antoine Rochette

    Circulant essentiellement dans Paris en 2 roues, j’ai souvent cette remarque du « j’vous avais pas vu », mais là n’est pas l’essentiel ! Je leur réplique souvent que s’ils mettaient leur clignotant, moi je les aurais vus et ne me serais certainement pas mis sur la droite d’un véhicule qui tourne…
    Mais le clignotant a l’air d’être facultatif, je ne suis même pas sûr qu’un policier ait verbalisé qq’un ces dernières années à Paris pour un défaut de clignotant !
    Les 2 roues conduisent mal, certes, mais ce ne sont pas les seuls… C’est trop facile de la part des 4 roues de se décharger là-dessus !

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  12. Avatar de bob45
    bob45

    Les chiffres remettent en effet les pendules à l’heure. Néanmoins il faut bien considérer que le risque n°1 d’accident pour les cyclistes est lié à leur visibilité.

    Quand on est cycliste on représente un petit véhicule, tout petit, aux formes « souples » et aux couleurs diverses (vélo-vêtement-peau >> un mix de couleurs, l’un des principes du camouflage).

    De plus par rapport aux autres véhicules un vélo est relativement lent, et le mouvement est un autre élément qui permet l’identification visuelle.

    > Il faut donc impérativement se rendre visible par tous les moyens, et surtout par le plus simple : le gilet fluo + l’éclairage. Certes on fait mieux comme élégance, mais se manger une tonne n’a vraiment rien d’élégant non plus.

    Il y a 3-4 jours j’ai failli tuer ou du moins blesser très gravement un cycliste, j’en suis encore traumatisé. Petite route de campagne aux toutes dernières lueurs de la tombée du jour. Ligne droite absolue. Voiture en face au lointain donc j’avais pas mes pleins phares, je roulais tout ce qu’il y a de plus normalement à 80-85 km/h.
    Et en un quart de sec j’ai vu un cycliste à 10 m devant, allant dans le même sens que moi, aucune lumière, aucun dispositif réfléchissant, c’est son habit beige qui est apparu dans mon faisceau de phares au dernier moment… Réflexe, gros écart, je l’ai évité bien sûr mais ce fut une sacrée chance pour lui et pour moi aussi.

    S’il avait eu un vêtement sombre je ne l’aurais sans doute même pas vu avant de le toucher, idem si à ce moment là une voiture avait été en face suffisamment près pour m’éblouir. A cette vitesse là je n’ose imaginer son état.

    Je ne sais pas s’il avait une lumière avant, du moins je n’ai rien perçu en venant de l’arrière. Autant d’inconscience me sidère alors que sur des routes aussi sombres il suffit de peu de choses pour alerter. Les animaux se décèlent par exemple souvent d’assez loin parce que leurs yeux se voient.

    Bref, il faut prendre conscience de sa vulnérabilité, des conditions de visibilité et se signaler. Rouler sans lumière est un danger absolu quel que soit le véhicule, en vélo c’est suicidaire.

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    1. Avatar de jojolapin
      jojolapin

      Vous avez entièrement raison sur la visibilité.

      L’Etat et l’europe, dans ce cadre ne font pas leur travail de régulateur. Pour acheter régulièrement des vélos (car volés) je peux vous dire que la qualité des éclairages vendue avec les vélos est déplorable, que ce soit leur résistance ou leur capacité éclairante.

      Vous imaginez, une voiture livrée avec des phares de vélos vous ! non.

      Les vélib parisiens, sont pour le coup très bien équipés. Cela devrait obligatoirement être généralisé.

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  13. Avatar de Jo
    Jo

    Ce chiffre est miraculeux compte tenu de l’attitude suicidaire de la quasi intégralité des cyclistes parisiens ou de proche banlieue pour qui les feu rouges n’existent pas et qui ignorent superbement le code de la route, musique à fond dans les oreilles, pour s’isoler encore mieux de l’environnement de la rue…
    Tant mieux pour eux s’ils ‘en sortent le plus souvent indemnes, si ce n’est qu’ils mettent les autres usagers de la route ainsi que les piétons en danger.

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    1. Avatar de zouzou
      zouzou

      C’est ce que je cherchais dans les commentaires, si d’autres ont remarqué l’attitude suicidaire de certains cyclistes car je ne dis pas de tous.
      Il faut se rendre à l’évidence, quand ils roulent au milieu de la voie à leur allure, ils se mettent volontairement en danger exactement comme ceux qui se mettent en danger en fumant de la drogue ou en buvant de l’alcool parmi d’autres actes.
      Ils devraient être verbalisés pour leur attitude.
      En cas d’accident c’est l’automobiliste qui sera fautif et ça aussi, ça pourrait bien leur plaire.
      Dans la même catégorie des 2 roues, les motards se mettent aussi dans des situations de danger mais eux souffrent d’une autre pathologie, ils ont des envies de toute-puissance sur la route.

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  14. Avatar de laurent
    laurent

    article orienté pro-cycliste.

    Il suffit juste de se balade un peu dans paris, pour apercevoir nombres cyclistes griller des feu rouges, des stops, circuler a contre sens alors qu’ils disposent d’une piste cyclable de l’autre coté de la rue, coupent les voies sans regarder.
    Lorsqu’un automobiliste fait ces infractions, c’est tout de suite l’halali…
    Ce qui est dommage, c’est qu’il faudra probablement + de cyclistes morts, ou très gravement blessés (les stats sur les blessés ?) pour que les autorités (préfecture ? mairie ?) se penchent sur ce problème.

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    1. Avatar de beintiens
      beintiens

      commentaire orienté pro-automobiliste

      Supprimez les voitures et vous n’aurez plus de morts… Supprimez les vélos et vous n’aurez rien changé… Il est quand même étonnant que vous demandiez aux cyclistes la même chose qu’aux automobilistes : est-ce que l’on demande aux voitures de rouler à la même vitesse que les vélos, avec le même rapport de puissance, la même taille… sans parler des problèmes environnementaux et médicaux liés à la pollution… Un cycliste n’est pas dans un habitacle protégé d’une demi-tonne, il est instinctivement bien plus prudent et alerte qu’un automobiliste, à moins bien sûr de considérer que vélo transforme les hommes en activistes suicidaires… Le rapport vélo/voiture n’est pas un rapport égal ! moi qui ne veut pas avoir de voiture et qui doit déjà supporter le bruit, l’asthme, le stress, le danger physique et la taille des routes dû aux automobilistes je ne vois pas pourquoi on m’empecherait de griller un feu rouge à vélo quand la voie est libre au nom d’une prétendue responsabilité qui n’est absolument pas partagée ! Vous voulez les mêmes droits, assumez les mêmes devoirs !

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      1. Avatar de tom4
        tom4

        bonsoir

        même si je ne suis pas d’accord avec Laurent, je ne vois pas au nom de quel privilège les cyclistes auraient le droit de griller les feux. Il y a les tournes à droites qui vont sans doute se répandre, mais le reste des feux, rouge, c’est rouge, point barre.
        pour rappel, un feu en vélo, c’est 90€ (testé pour vous il y a quelques années).
        Comme dit plus bas, je roule dans paris en vélo tous les jours ou presque, depuis 10 ans. Si vous trouvez (ce qui semble être le cas) le vélo dangereux, alors arrêtez !!
        n’essayez pas de rejeter la faute sur les autres. On roule en vélo parce qu’on le veut; POur ma part, c’est un choix, de ne pas être entassé dans les transports en commun.
        en 10 ans de vélo dans paris, et plusieurs années en province, j’ai eu UN accident sérieux, sur un incident technique sur le vélo. dans paris, avec un peu (beaucoup) d’anticipation, je n’ai jamais eu de soucis (des frayeurs parfois), ni d’accidents.

        comme dis plus bas, stigmatiser une catégorie d’usager ne fera pas avancer le schmilblick.

        tom4, motard/pieton/cycliste (dans le désordre)

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      2. Avatar de beintiens
        beintiens

        En suivant votre logique une voiture d’une demi-tonne qui roule à 50 km/h avec habitacle protégé et airbag en rejetant du CO2 partagerait à part égale ses responsabilités avec un vélo de 20 kilos qui roule à 15km/h, devrait suivre les mêmes règles. Pourquoi pas dès lors demander à tout le monde la même somme d’impôts, riches ou pauvres… Il ne s’agit pas de stigmatiser mais d’integrer un concept d’équité dans la vision du problème qui est souvent mis de côté : non un vélo n’est pas une voiture ni un piéton ! Griller un feu en vélo n’est pas la même chose qu’en voiture, ni qu’à pied ! Plus vous êtes fragiles plus vous faites attention à vous et aux autres, plus vous êtes puissant et protégé moins cela semble naturel. Il est étonnant de constater à quel point la place considérable qu’occupe la voiture dans nos société ait réussi à eclipser si facilement la différence de nature et de statut entre un piéton et un automobiliste.

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      3. Avatar de myss moon
        myss moon

        tu vas devoir le respecter maintenant, sinon allez zou, verbalisez moi ça ! non mais, la route est à tous

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      4. Avatar de jojolapin
        jojolapin

        Le vélo n’a pas à respecter un code de la route construit pour et autour de la bagnole. Si on respecte le code de la route comme piéton et voiture, c’est juste à cause de la loi du plus fort…

        Le VELO doit s’imposer et rejeter les voitures sur les autoroutes.

        Vive la ville, vive les piéton, vive les vélos !

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      5. Avatar de jojolapin
        jojolapin

        comme piéton et vélo…. scusate

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      6. Avatar de tom4
        tom4

        Très sérieusement, un feu rouge est un feu rouge.
        si le tourne à droite se généralise, ça sera une très bonne chose, mais je ne pense pas que ce soit au cycliste de décider s’il peut griller ou pas;
        après, j’avoue quand pendant de nombreuses années, j’ai grillé des feux (étant jeune, quand j’allais à la fac). Puis, avec l’expérience, l’age (la sagesse je ne pense pas 🙂 ), j’ai arrêté de les griller comme un sauvage. alors oui, il m’arrive de m’arrêter à un feu, et de redémarrer quand le feu en face est rouge, juste avant que le mien ne passe au vert (ce qui, techniquement parlant, et un grillage de feu par anticipation), mais je pense sincèrement que si les feux sont là, ce n’est pas pour décorer

        tom4, et je roule en vélo/vélib en ville depuis trèèèèès longtemps 🙂

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      7. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Merci. Les « tourne à droite » ne sont pas dangereux. http://transports.blog.lemonde.fr/2012/04/25/les-cyclistes-et-les-feux-rouges/
        OR

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      8. Avatar de Toto
        Toto

        « même si je ne suis pas d’accord avec Laurent, je ne vois pas au nom de quel privilège les cyclistes auraient le droit de griller les feux. »

        Parce que 1) un vélo peut s’avancer doucement, vérifier si la voie est libre et continuer sans risque et 2) il faut dépenser beaucoup plus d’énergie pour relancer un vélo que pour appuyer sur une pédale d’accélérateur.

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    2. Avatar de chamcham
      chamcham

      Peut être que s’il n’y a pas de mort ni de blessés, c’est qu’il n’y a pas de problème.

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  15. Avatar de Ludovic
    Ludovic

    Savoir que le conducteur de voiture (enfin, de camion dans le cas présent) qui vous a renversé est en tort vous fait une belle jambe une fois que celle-ci est dans le plâtre… ou que vous êtes mort.
    Combien de gens sont dans la rue avec les écouteurs sur les oreilles, se privant ainsi du deuxième sens le plus important pour percevoir une menace, par exemple ? Combien d’usagers de la voie publique, conducteurs, cyclistes et piétons confondus, ne font pas attention autour d’eux en partant du principe que c’est aux autres de faire attention à eux ?
    Avant qu’on ne me pose la question, je suis cycliste et piéton en ville depuis vingt ans et je n’ai jamais eu d’accident. Certains parleront de chance, moi je préfère parler de bon sens…

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    1. Avatar de jojolapin
      jojolapin

      Il est certain que l’utilisation d’un casque audio à vélo est du délire.

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      1. Avatar de Fred
        Fred

        oui, mais à pied aussi… surtout ceux qui déambulent sur des pistes cyclables : vous « klaxonnez » mais évidemment, on ne vous entend pas…

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  16. Avatar de benoit
    benoit

    Vous résumez la dangerosité des vélos dans Paris au nombre de mort, apparemment peu élevé. Mais cela n’est-il pas trop simpliste ? Avez vous des statistiques sur le nombre de blessés ? Il est beaucoup plus fréquent de voir des accidents impliquant un cycliste, sans pour autant entraîner la mort de celui-ci. Un bras cassé, un crâne fracturé ou je-ne-sais quelle autre blessure sont tout aussi révélateur de la dangerosité de rouler en vélo dans Paris.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci. Oui, je les ai aussi. Je les diffuserai plus tard, quand j’aurai terminé ce que je suis en train de faire par ailleurs. Contrairement aux idées reçues, le nombre de blessés est strictement proportionnel au nombre de décès. OR

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  17. Avatar de Guillaume D
    Guillaume D

    Autant je soutient la cause sous jacente à l’article, autant je trouve quelques comparaisons un peu déplacé et propre à manipulé l’opinion publique.

    En effet dire qu’il y a trois fois plus de piétons tué que de cycliste tend à promouvoir l’idée que se déplacé à vélo est moins dangereux qu’à pied. Sauf que pour que cela veuille dire quelque chose, il faudrait le ramener au nombre de piétons et de cyclistes …. et encore là ça ne serait guère idéal, donc il faudrait ramener ça au nombre de kilomètres parcouru à pied et à vélo dans paris sur une année …. il n’empêche qu’il n’y a nul doute sur le fait que les statistiques d’accidentés seraient nettement moindre pour un piéton que pour un cycliste.

    Alors certes, il faudrait plus de visibilités et de respects des cyclistes. Il faudrait aussi une réglementation de la circulation à vélo (qui n’a jamais vu un cycliste coupé par le trottoir et la voie piétonne pour éviter un feu rouge …. il y a des chauffards partout, tant à vélo qu’en voiture) . Mais tout cela ne pardonne guère le fait de manipulé les chiffres de façon quelque peu sournoise pour promouvoir une idée comme on l’entend. Ce n’est plus du journalisme, c’est TF1

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    1. Avatar de chamcham
      chamcham

      Aucune stat n’est suffisamment complète pour comprendre la complexité d’un problème. Vous pouvez grogner en exigeant de reporter la mortalité au nombre d’usager, aux km parcourus, au carré des km parcourus, au cube des km parcourus, aux kg de graisse en trop des usagers, au carré de l’âge moyen des usagers, à la moyenne quadratique de l’âge des belles soeurs… quoi qu’il en soit il y aura toujours des données qui manqueront.

      L’auteur ici n’a pas dit qu’être piéton était plus dangereux. Il donne des chiffres donnent des ordres de grandeur.
      Et le chiffre 1 mort est nettement plus faible que ce que les gens ont en tête.

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      1. Avatar de chamcham
        chamcham

        (oui je suis injuste, j’ai bu trop de café)

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      2. Avatar de jojolapin
        jojolapin

        Non vous avez raison Chamcham,

        Il faut leur enlever la bouillie dans leur tête qu’on leur a inculqué depuis tout petit :

        vélo = mort.

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  18. Avatar de Un cycliste à Paris
    Un cycliste à Paris

    Je fais 4 000 km/an à Pairs et proche banlieue. Deux principes (parmi d’autres) que je respecte toujours :
    – Prendre de la place (ne pas conduire tout au bord du trottoir),
    – Agir comme si les voitures et camions ne me voyaient pas. C’est à moi d’être prudent en permanence car (je le sais en tant qu’automobiliste) la visibilité est très mauvaise pour le conducteur dans son habitacle, et surtout en cas de problème c’est moi qui paierait le plus cher (avec mon sang).

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    1. Avatar de kikobaus
      kikobaus

      Serait-ce le propre des cyclistes ayant une expérience quotidienne de la circulation parisienne ? Je parcours également environ 4000 km par an dans la ville, et je me reconnais totalement dans ces deux principes. Je ne prétends pas refaire le monde, même si je le souhaite plus serein, alors en attendant, je me préoccupe de ma propre sécurité, et je considère de manière intangible que les autres usagers VONT faire la bêtise que je pressens et je me comporte en conséquence. Résultat : depuis 1997 (soit environ 60 000 km), pas le moindre incident grave en dépit de mes allures souvent rapides.
      J’applique ce que j’appelle le « principe de modestie » : il ne s’agit pas de m’excuser d’exister comme usager de la route, mais de respecter davantage les règles du vivre ensemble (par exemple, ne pas couper la route à un piéton qui traverse au rouge), que le code de la route (par exemple, m’arrêter à un feu rouge qui n’a été placé là que pour pallier l’incapacité des voitures à respecter le piéton qui traverse).
      J’ajouterai à vos deux règles, deux autres qui me paraissent importantes :
      – Avoir des trajectoires prévisibles (ah, ces gens à vélib’ qui titubent sur la voie, au point qu’on ne peut pas les doubler même à vélo),
      – Ne pas doubler par la droite un véhicule s’il n’est pas à l’arrêt ou si je ne peux pas me placer de telle sorte qu’il me voit quand je m’arrêterai à sa hauteur.

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  19. Avatar de Stella
    Stella

    Je fais du vélo à Paris depuis les grèves de 95. C’est effectivement très étonnant qu’il y ait si peu d’accident mortel dans la capitale, quand on voit comment se comportent les cyclistes. Environ la moitié ne s’imagine même pas une seconde s’arrêter à un feu rouge, et se permettent d’enguirlander les piétons qui traversent aux clous. Il y a ceux qui roulent sur les trotoires et qui claxonnent…. Il y a un vrai problème d’individualisme chez ces gens là.

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    1. Avatar de jojolapin
      jojolapin

      C’est bien le commentaire de quelqu’un qui reste dans les embouteillages dans sa voiture (et peut être même le moteur allumé au feu…).

      Mettez vous au vélo, vous aurez surement, comme une illumination, la réponse à votre question. Au bout de 2-3 jours vous ne respecterez plus les feux.

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  20. Avatar de yopyop
    yopyop

    En vélo, je me sens très vulnérable tant que je n’ai pas casque, gilet et bandes réfléchissantes, je respecte scrupuleusement le code de la route et je ne compte pas sur mon droit à la priorité (venant de la droite) tant que je n’ai pas eu un contact visuel avec le conducteur.

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    1. Avatar de yopyop
      yopyop

      Alors évidemment, j’ai l’air d’un gros canari, les gens rigolent quand ils me voient descendre de vélo et il est même arrivé qu’on me prenne en photo, mais s’il y avait un prix « Miss Sûreté Vélib » je serais sûre de le gagner. Une idée à soumettre à JCDecaux, peut-être…

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      1. Avatar de sara
        sara

        Ne parlez pas si vite, avec mon casque rose, mon gilet réflechissant (rose aussi) et mon vélo multi-couleur je suis une sérieuse concurrente au prix de « Miss Sûreté Vélib » ! On peut avoir l’air ridicule, mais mieux vaut ça que finir en fauteuil.
        J’ai tellement prix l’habitude de mettre un casque que c’est psychologique, dès que je ne l’ai pas je me sens complètement vulnérable.

        Je connaissais ce chiffre de zéro cycliste mort en 2011 à Paris, je fais souvent le test et en effet les gens sont toujours surpris.

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    2. Avatar de Jean
      Jean

      Personellement je rajouterai aussi une sirène de 100 dB pour avoir la paix, la visibilité n’est pas suffisante.
      J’ai au cours de ces dernières années parcouru pas mal de km en vélo à vitesse relativement élevée (30km/h de moyenne à Rennes en respectant les feux, les stops …), les accidents que j’ai pu avoir sont liés au manque d’information données par les autres usagers. Je n’ai percuté qu’un seul piéton qui s’est presque jeté sous ma roue mais les autres usagers (cyclistes, scooters, motards, automobilistes et ainsi de suite) on eu des mouvement identiques qui ont fait que j’ai eu des accidents (principalement avec les voitures au vu du nombre), (le plus grave étant juste une fêlure du coude). Pourtant, il existe sur ces véhicules ainsi que sur les personnes des moyens d’indiquer les actions prochaines.

      Le clignotant semble être en option sur pas mal de voiture…

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  21. Avatar de Manu
    Manu

    dans le dernier paragraphe, comptabilité macabre et non mortalité macabre, plutôt ? sinon très bon article et rien à ajouter aux commentaires déjà si nombreux !

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci. C’est modifié. OR

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  22. Avatar de bignou
    bignou

    Il est vrai qu’il est assez courant d’entendre que les cyclistes, les piétons et les automobilistes devraient respecter les mêmes codes et partager les mêmes responsabilités. Ce qui est une ineptie : il faudrait dès lors qu’ils roulent à la même vitesse, qu’ils occupent la même place sur la chaussée ou qu’ils rejettent la même quantité de CO2… Cela reviendrait à demander à un smicard de payer la même somme d’impôts qu’un haut revenu. Il faut absolument integrer le rapport de puissance et de pouvoir qui se joue entre un piéton, un cycliste et un automobiliste. Sauf pinailler, un automobiliste ne risque pas grand chose dans un accident avec un piéton ou un cycliste : il est psychologiquement moins amené à être sur ses gardes. Un cycliste, tout voyou des routes qu’on le prétend, se sait beaucoup plus fragile face aux voitures, il est instinctivement plus alerte. C’est d’ailleurs un rapport que l’on retrouve un peu partout : plus on est puissant et protégé, moins on fait attention aux autres.
    De manière simpliste on peut aussi remarquer que si on supprimait les voitures, il n’y aurait plus de morts, alors que si on supprimait les vélos ça ne changerait rien.
    Alors je veux bien qu’on critique le comportement de certains cyclistes, mais il faut le faire en proportion pour se rendre compte que le problème c’est quand même la voiture.
    À Paris, il y a quand même une bonne partie des voitures qui ne sont pas indispensables : est-ce vraiment extrémiste d’envisager d’en limiter l’usage ? Et de (re)découvrir de la sorte d’autres libertés que nous apporterons la réduction du bruit, de la pollution ( asthme… ), la libération d’une partie de l’espace urbain, et globalement beaucoup moins de stress ? Est-ce que la liberté de l’usage de la voiture dans les grandes villes mérite la priorité sur ces autres libertés ?

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    1. Avatar de jojolapin
      jojolapin

      Bravo pour ce commentaire. Tout est dit.

      Je l’encadre et le mets chez moi, dans la crèche à coté du pti jésus.

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  23. Avatar de jbolo

    Outre le comportement des cyclistes, comme rouler sur le trottoir à coté de la piste cyclable, dire qu’il y a peu de morts tout en disant qu’il y a peu de cyclistes signifie exactement qu’il y a beaucoup d’accidents par rapport au nombre de vélos.

    Le vélo rend débile ou les cyclistes l’étaient avant???

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci. En voilà un argument constructif qui va contribuer à apaiser le débat… OR

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    2. Avatar de tom4
      tom4

      Encore un qui n’a pas apprécié de se faire doubler par des vélos dans les embouteillages alors qu’il était dans sa grosse automobile 🙂

      tom4

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    3. Avatar de chichi
      chichi

      Outre le comportement des automobilistes à rouler dix fois plus vite que les vélos en étant 100 fois plus lourds et protégés, dire qu’il y a une voiture impliquée dans le seul accident mortel avec un vélo tout en disant qu’il y a quatre mille morts par an liées aux voitures signifie exactement que le problème c’est bien la voiture et pas le vélo.

      La voiture rend débile ou les automobilistes l’étaient avant???

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      1. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Merci. Je ne suis pas sûr que cela contribue à apaiser le débat non plus. OR

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    4. Avatar de jojolapin
      jojolapin

      C’est une bonne remarque de quelqu’un qui a du patienter un certain temps dans un embouteillage…Mais qui aurait pu compter le nombre de vélo au même moment pour s’apercevoir… qu’il y en a tout de même un nombre important.

      1 / nombre important = pas grand chose...
      

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  24. Avatar de Le Bozec Guillaume
    Le Bozec Guillaume

    Bonjour,

    Peut être qu’il y a peu de mort en cycliste car ceux-ci se montrent particulièrement prudent lorsqu’ils roulent. Depuis que je conduis je ne me souvient pas avoir vu des cyclistes ayant une attitude suicidaire, au contraire des scooter (et non les motards).

    Je préfère largement avoir à faire à un cycliste (même si c’est parfois plus délicat à doubler) qu’à un scooter qui va limite t’arracher le rétro pour passer en 2 voitures (d’ailleurs amitié à celui qui m’a fait le coup et qui a pris un coup de pare-choc)

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  25. Avatar de Pierre (Londres)
    Pierre (Londres)

    Même problème ici en GB sauf que les camions sont maintenant bien mieux équipés pour voir ces vélos. Il suffit de faire l’effort, ca évite les ennuis.
    A noter qu’aux Pays-Bas, ils se sont rendu compte qu’avec des couloirs de vélos (pas des pistes distinctes), les automobilistes roulaient plus prés des vélos que sans…

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  26. Avatar de Paskoul
    Paskoul

    Je me mets à la place de la famille de la victime et franchement le titre fait mal au ventre… Comme si un décès n’était pas déjà de trop! alors à combien est la limite de l’acceptable?
    De plus utiliser cet accident comme intro pour finalement après qqes phrases entrer dans la polémique sur les dangers du vélo et leurs statistiques je trouve cela un peu bas… Séparer les 2 sujets aurait été le bienvenu!

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    1. Avatar de le gac
      le gac

      Entièrement d’accord, esprit caustique et stat en même temps que l’info du jour… Mouai

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  27. Avatar de Yann
    Yann

    Bonjour,

    l’explication apportée par un des commentaires me semble intéressante : le cycliste n’entre pas dans la grille d’analyse visuel du conducteur moyen.
    Je suis à la fois cycliste et conducteur et je me rends bien compte de ce qui se passe en particulier sur un rond point où un véhicule doit céder le passage à ceux circulant sur l’anneau : la vue d’un cycliste roulant sur un rond point « provoque » plus difficilement le réflex de laisser la priorité.
    Beaucoup de conducteurs semblent fonctionner sur « pilote automatique ». Il faut beaucoup d’auto discipline (sans jeu de mot) pour laisser la priorité à un vélo : lenteur et encombrement réduit semblent être les deux facteurs déterminant. Le port du gilet fluorescent n’y change absolument rien. Le conducteur semble toujours se dire « j’ai le temps de passer de toute façon ».
    Le cas d’un camion tournant à droite avec un cycliste dans l’angle mort est récurrent pour les accidents mortels (un cas identique dans ma ville de province, il y a 4 ans avec un camion de la voirie). Les cyclistes doivent être prudents et ne pas avoir une confiance aveugle dans la mise en pratique du code de la route à leur égard.

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  28. Avatar de Di@ntre
    Di@ntre

    « Le chauffeur n’a sans doute pas imaginé qu’on pouvait circuler à bicyclette dans Paris. » … Dans ces circonstances tragiques, vous serait-il possible d’envisager, cher Olivier Razemon, que le cycliste n’ait pas tenu compte de l’angle mort du poids-lourd en tentant de le dépasser par la droite… comme le font trop souvent les deux roues ?
    Piéton, je ne peux que témoigner de l’incurie de la circulation cycliste dans Paris et du peu de considération des cyclistes pour les autres usagers de la rue.

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    1. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
      Mathieu (@slasherfun)

      Il te répondra que tu prépares la plaidoirie de l’avocat du chauffeur du camion en inventant des exemples tordus qui marquent l’esprit des magistrats (testé pour vous ce midi)

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      1. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        En effet, Mathieu. J’assume. OR

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    2. Avatar de Abécé
      Abécé

      D’accord avec Diantre.
      Pour avoir quelques fois déjà conduit une simple camionnette, je peux confirmer que les angles morts sont absolument impressionnants. Et surtout sur la droite. Dans certains situations, même une voiture est invisible. et ce n’est pas très rassurant quand on doit par exemple tourner à gauche avec ce genre de véhicule, sur certaines routes avec une faible visibilité pour les véhicules venant de droite…
      Alors pour un conducteur de camion… Il faut savoir qu’il y a un permis spécifique pour conduire les PL, et qu’il est beaucoup plus exigeant que celui pour une simple automobile. Donc on ne peut pas accuser les conducteurs de PL d’être mal formés. S’il y a souvent des accidents avec les PL et les cyclistes, c’est parce qu’il faut tout simplement comprendre, en tant que cycliste, que les camionnettes, les camions, les bus et tout autre véhicule qui n’a pas de vitres au niveau des places arrière ni du hayon ne nous voient pas. Et ils ne nous voient pas non pas parce que ce sont de mauvais conducteurs, mais parce qu’ils ne PEUVENT PAS nous voir. Donc il faut éviter absolument de les dépasser par la droite, surtout juste avant une intersection…
      Il est trop facile de reporter la responsabilité sur le conducteur du PL qui, même en ayant fait le maximum, ne PEUT PAS voir un vélo qui s’amuse à le dépasser par la droite juste avant une intersection, et qui se situe dans son angle mort (qui est énorme sur les camions).
      La seule faute qu’on peut reprocher au chauffeur, c’est le cas échéant de ne pas avoir signalé qu’il tournait avec ses clignotants. Mais le cycliste qui remet sa vie en jeu pour un clignotant… est pour le coup effectivement suicidaire.
      Alors on peut bien sûr faire des campagnes pour l’utilisation du clignotant, en particulier pour les PL, mais même comme cela, le cycliste qui dépassera par la droite se mettra toujours en danger. Et puis pour peu qu’un clignotant soit défectueux ou que le chauffeur l’ait mis un peu tard, le cycliste ne le verra même pas…

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      1. Avatar de chamcham
        chamcham

        Conclusion alternative : il faut interdire les camionnettes dont la conception ne PERMET PAS d’assurer un minimum de sécurité. Un véhicule où le conducteur est aveugle est un véhicule dangereux. (de même que ce qui est dangereux est le fusil, pas celui qui se trouve dans la ligne de mire)

        En ce qui concerne les bus, j’ai l’impression qu’ils font très attention aux cyclistes.

        Sans lien direct : j’ai une théorie sur les véhicules utilitaires blancs, dont les chauffeurs seraient à 90% des chauffards.

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      2. Avatar de vieille dame
        vieille dame

        réponse à chamcham : c’est rigolo, moi aussi j’ai la même théorie sur les véhicules utilitaires blancs ! (et particulièrement les camionnettes réfrigérées) – je pencherais pour une explication : ce sont de petits entrepreneurs, bouffés par les crédits (sont tellement justes qu’ils n’ont pas pu prendre un véhicule couleur), ils travaillent sous une tension très lourde, et essaie de gagner sur les secondes pour échapper à la faillite. Ils ont aussi les réflexes de ceux qui utilisent la route pour travailler et prennent les autres pour des touristes – et de plus la bagnole a toujours été un lieu de défoulement, une espèce d’expansion illusoire de la puissance virile (hélas).

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      3. Avatar de doudou
        doudou

        C’est bizarre quand même, sje vois le chauffeur dans son rétroviseur droit, il devrait me voir également non? Moi j’ai plutôt l’impression quand je les observe que le mot cycliste ne fait pas partie de leur vocabulaire.
        Pour info, lorsque j’arrive à un feu rouge, j’estime sa durée restante et si j’ai le temps de me réfugier dans le SAS (que je rejoins par la voie des vélos ou par la droite, forcément) afin d’éviter de me retrouver coincée quelque part derrière.
        Sur une route à 2 voies, et à 2 sens, je ne me vois pas attendre au milieu d’une voie ou dépasser par la gauche (sauf si je tourne a gauche), comment peut-on se sentir en sécurité ailleurs que dans le SAS?

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  29. Avatar de Roger
    Roger

    Est-ce que quelqu’un à des statistiques sur les accidents relatés à velib’ ?

    J’utilise très souvent le vélo à Paris et j’ai souvent peur (pour moi et pour eux) de certains qui utilisent le vélib’ et qui font vraiment n’importe quoi.

    Ceci s’explique sans doute car beaucoup n’ont pas l’habitude (je sais bien que ce n’est pas le cas de tous) de rouler à vélo dans Paris (voire de rouler à vélo tout court).

    Après entièrement d’accord sur les véhicules qui ne font pas attention aux vélos et il faut donc être très vigilant et s’assurer qu’on nous a vu.

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  30. Avatar de Christophe
    Christophe

    Encore une fois un camion qui tourne à droite écrase un vélo, et que lit-on ? que c’est le vélo qui s’est faufilé à droite du camion ! Je ne connais pas les circonstances de ce dramatique événement, mais je m’étonne. Personne n’a simplement envisagé qu’un camion roule en général plus vite qu’un vélo ? Combien de fois (presque tous les jours en fait) un véhicule m’a-t-il doublé puis coupé la route pour tourner à droite au dernier moment, en général parce que son conducteur sous-estime la vitesse d’un cycliste (beaucoup de conducteurs assimilent le cycliste qu’ils doublent à un piéton, alors qu’un cycliste très moyen comme moi roule en général entre 20 et 30 km/h sur les voies dégagées, soit au moins 5 fois plus vite qu’un piéton…). Bien souvent aussi, les véhicules motorisés considèrent que les règles de priorité ne s’appliquent pas aux vélos.

    A ceux qui parlent d’écouteurs dans les oreilles: alors, de votre point de vue, les sourds et malentendants n’ont pas le droit de se déplacer en ville, à pied ou à vélo ?

    Pour le « gilet jaune »: si ce n’était dramatique, ce serait amusant de constater comme ceux qui ne sont pas capables de voir un cycliste sans gilet sont tout à fait capables de se retourner sur une jolie silhouette, de piler pour éviter le ballon ou le chat qui traverse devant eux, etc.

    Dans un magasin de porcelaine, vous aurez beau rendre ultra-visibles les assiettes et apprendre au plus obéissant des éléphants à faire attention, ça m’étonnerait fort qu’il se passe très longtemps avant qu’il y ait de la casse. Alors on fait quoi ? on ferme le magasin, ou on met l’éléphant dehors (dans son milieu naturel) ?

    PS: @Nico: la fin des pistes cyclables sur les trottoirs est la meilleure nouvelle dans ce domaine depuis des lustres. Les pistes sur trottoir sont une aberration, elles sont continuellement envahies de piétons (dont certains qui vous insultent au moindre coup de sonnette…), poubelles, voitures garées… Enfin quelqu’un a décidé de mettre fin à cette hérésie.

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  31. Avatar de Brice
    Brice

    Je prends le vélo tous les jours à Paris. Oui, il y a des cyclistes, taxis, livreurs, auto et 2 roues fou. Mais globalelemnt, cela fonctionne parfaitement. Vu les milions de déplacement quotidiens dans Paris, le manque de place, hélas, c’est statistique, il y aura toujours des drames.
    Il y aura toujours un type qui a apris la veile que sa femme le trompait ou que son fils avait une maladie grave. Et c’est la vie, on a un peu la tête en l’air, et on fait une erreur. Pas la peine de tirer sur Pierre, Paul ou Jacques, la vie a ses dangers, c’est la vie.

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  32. Avatar de So
    So

    Juste pour faire ma chieuse…. A vélo avec mon mari, je m’arrête au feu rouge, lui le grille. Devinez qui a eu un accident? Moi… un chauffeur mal garé m’a poussé en reculant et je me suis cassée la cheville en tombant…
    Mais sinon un peu plus de civisme de tout le monde ne ferait pas de mal.

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    1. Avatar de VV
      VV

      Bonne remarque, de mon côté je grille les feux pour des raisons de sécurité sur les pistes cyclables le long du canal de l’Ourcq.

      En effet la piste cyclable est située sur la gauche de la route, en démarrant en même temps que les voitures on est sûr de se faire accrocher par ceux qui tournent à gauche sans regarder les vélos arrivant sur le côté ou derrière.
      Donc on s’avance au maximum et on démarre avant le feu vert (ou quand la voie est libre) pour éviter ça.

      30 ans de vélo dans Paris (2heures par jour), 4 accidents dont 2 parce que j’avais respecté un feu rouge (accrochage au démarrage = je vais tout droit alors que la voiture tourne) et 2 avec des scooters qui ne regardent pas dans leurs propres retro pour déboiter (je ne parle pas du clignotant).

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  33. Avatar de JB
    JB

    Pour exemple, allez donc faire un petit tour de vélo à Berlin où le vélo est prioritaire… je suis pour ma part provincial et rural, je roule très souvent à vélo et jamais je n’ai eu le courage de faire du vélo dans Paris (lors de très fréquentes visites). Pourtant dans Berlin, c’est un véritable plaisir que de circuler dans une ambiance décontractée et sécuritaire.
    De plus je rendrais obligatoire la construction de pistes cyclables lors de la réfection des routes, un km de route rénovée, un km de piste cyclable. Sans cela jamais on ne progressera en matière de voies réservées pourtant indispensables.

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    1. Avatar de jojolapin
      jojolapin

      On peut aussi faire comme Berlin :
      On détruit Paris puis on reconstruit avec des pistes cyclables….

      Le mieux pour Paris, c’est surtout de réguler le problème des voitures et des scooters.

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      1. Avatar de adol
        adol

        Ce qui serait très pertinent ce serait de doubler tout le réseau des départementales par des pistes cyclables et de le croiser avec des voies vertes un peu comme RAVEL en Belgique.
        Dans le même esprit on peut aussi réduire la taille des rond-points pour aménager un espace aux 2 roues, qu’en pense le propriétaire du blog ?

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  34. Avatar de François Nautré
    François Nautré

    Je considère le vélo dangereux en ville, non pas par constat statistique, mais parce que le danger est omniprésent et même lorsqu’on est prudent. Cet accident en est l’exemple.

    Statistiquement il y peut-être plus d’accidents sur les quais de métro ou avec les piétons sur la chaussée, mais on peut raisonnablement penser qu’ils concernent bien souvent des « boulets », mais qu’étant personnellement prudent, je n’ai pas de raison d’avoir peur. Alors que le vélo à Paris, pour avoir essayé quelques fois, on est constamment sur la sellette, c’est bien le cas de le dire.

    Outre le critère statistique, il faut considérer les critères « peur » et « responsabilité ».

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    1. Avatar de Dalia
      Dalia

      « Alors que le vélo à Paris, pour avoir essayé quelques fois, on est constamment sur la sellette, c’est bien le cas de le dire. »
      Peut être que cela est lié à cet essai « quelques fois » : pour se sentir à l’aise, comme lorsqu’on est automobiliste, il faut pratiquer régulièrement.
      La circulation à Paris est certes plus difficile que dans d’autres villes (à Lyon par exemple, d’expérience) mais avec un peu d’habitude (la pratique aux heures creuses et le dimanche peut aider) on se retrouve vite à l’aise dans la circulation… et prêt à réagir quand d’autres vous refusent une priorité.

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    2. Avatar de tom4
      tom4

      Bonjour
      je comprends votre sentiment « d’insécurité », si vous avez peu roulé dans paris (mais ça sera à peu près pareil dans toutes les villes française), c’est normal au début, le temps que les reflexes se mettent en place.
      il y a sur paris plusieurs associations qui proposent des cours de vélo en ville (ça peut sembler idiot, mais c’est vraiment utile).
      quand on roule beaucoup en vélo, on développe un genre de 6e sens. en roulant, on « sent » que « le pieton labas au téléphone, il va traverser sans regarder », que « la voiture là a un comportement bizarre, il va surement déboiter ou ouvrir sa porte », etc etc.
      une fois que les reflexes sont là, en respectant quelques règles de bases, ça roule très très bien; comme dit plus haut, je traverse paris du nord au sud presque tous les jours, je roule dans paris en vélo depuis 10 ans, à toute heure du jour et de la nuit (perso, je préfère la nuit, plus calme, et avec les phares, on voit les voitures avant de les entendre), et je n’ai jamais eu de soucis (je touche du bois)

      tom4, et bonus, je mets à peine plus de temps qu’en RER

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  35. Avatar de fc
    fc

    Cet article oublie une chose, c’est de comparer le chiffre absolue des morts avec le nombre d’usagers… Sinon on peut dire plein de connerie … comme que la papa-mobile est le mode de transport le plus sûr du monde car le nombre de tués en papa-mobile est de 0 … Un peu de sérieux mathématique ne serait pas du luxe …

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  36. Avatar de fps
    fps

    il n’ y a eu aucun mort à dromadaire : c’est donc encore moins dangereux que le vélo (en revanche, ce n’est pas très confortable).

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    1. Avatar de chamcham
      chamcham

      Vous avez pas vu Lawrence d’Arabie !

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  37. Avatar de yves
    yves

    Tués entre 0 et 6, ok, mais combien d’accidents non mortels ? Quiconque circule dans Paris, ou s’y promène, même à pied, peut constater à quel point nombre de cyclistes ne respectent pas les feux. Et quand on le leur fait remarquer, on se fait insulter la plupart du temps.

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    1. Avatar de jojolapin
      jojolapin

      les feux existent à cause des voitures. Un vélo ne vous gène pas s’il ne le respecte pas normalement.

      Vous vous placez en redresseur de tord, ça doit l’énerver. Mettez-vous au vélo et vous changerez de discours. c’est tout

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  38. Avatar de Luc GRASSET
    Luc GRASSET

    Cela fait des dizaines d’années que je roule en vélo dans Paris. Je suis un adepte de l’anticipation à outrance et du principe (bien appliqué) de précaution. L’idée est :
    – je mets toutes les chances de mon coté en respectant scrupuleusement le code de la route et en faisant tout ce qui est nécessaire pour limiter ma vulnérabilité.
    – je cherche à tout moment à savoir, à deviner parfois, les intentions de ceux qui m’entourent et je prends un contact visuel et direct avec ceux qui m’entourent lorsque je fais une manœuvre inhabituelle.
    C’est simple, peu stressant et, pour l’instant, ça marche bien.

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  39. Avatar de LEXXIS
    LEXXIS

    CIVILITE

    Existe-t-il une statistique parisienne ou nationale des piétons circulant dans leur droit sur le trottoir et renversés par des cyclistes? La cohabitation est hautement périlleuse et j’ai moi même à plusieurs reprises évité au dernier moment un accident qui aurait pu être grave avec des cyclistes roulant à vive allure sur des trottoirs qui ne sont pas les leurs. Quant à la répression, elle n’existe pas et un certain nombre de cyclistes se croient véritablement tout permis…jusqu’au jour où sur un autre trajet, ils trouvent des conducteurs qui se comportent exactement comme eux…

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  40. Avatar de Bob
    Bob

    Les cyclistes representent 2% des deplacements, mais 5,1% des blesses et 2,7% des morts en 2010. Le phenomene etant inverse pour les pietons, il y a plus de chances d’avoir un accident en velos qu’a pied. source:

    Cliquer pour accéder à Bilan_2011_Mise_en_page_1_cle2e3275.pdf

    A quand le casque obligatoire?

    Cela dit, je vous laisse aller voir les resultats pour les 2 roues motorises, qui sont nettement plus eloquent.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci. Le raisonnement semble logique. Mais en réalité, l’augmentation du nombre de cyclistes se traduit toujours par une baisse du nombre d’accidents. Les autres usagers s’habituent aux nouveaux venus et ne les considèrent plus comme illégitimes. OR

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      1. Avatar de den
        den

        Mais d’où vous sortez cette statistique que vous n’arrêtez pas de répéter comme un chose acquise qui moi ne me semble pas plausible ?
        Je ne suis pas un fan du velo (mais en soit je n’ai rien contre pour les autres), je suis ni particulièrement fan, d’ailleurs, de conduire une voiture, mais en tant que passager(et parfois conducteur) je vois le comportement de beaucoup de gens à vélo et clairement ils ne se rendent pas compte des efforts que doivent faire les conducteurs pour les éviter.
        D’autre part ce qui me choque dans vos propos, c’est qu’un cycliste qui grille un feu c’est normal… Mais si il y a d’autres véhicules en jeu c’est délirant car on ne peux pas imaginer sérieusement qu’un vélo peut tout anticiper surtout à 20km/h(même à 5km/h) sans absolument aucun risque avec des véhicules roulant à 50km/h autour. Mais imaginons un seul instant que tout le monde soit à vélo, Imaginez qu’à un croisement soit remplis de vélos dans tous les sens, si on ne mets pas de règles de circulation et de feux, cela ne marchera évidemment pas non plus sans accidents… La plupart des gens inconditionnels du vélo ne veulent pas regarder la réalité en face et se réfugie dans des utopies…
        Et d’ailleurs avez-vous votre permis de conduire ? ou ne serait-ce qu’un code ? je peux presque parier que non.
        C’est un peu comme le piéton qui traverse n’importe où parce que de toute façon en France, le véhicule motorisé est responsable en cas d’accident comme pour le vélo quasiment automatiquement… Mais en Europe ce n’est pas partout comme ça, traversez en Allemagne comme un sagouin dans une rue passante vous allez avoir la peur de votre vie : on ne vous laissera pas passer. En Suisse suivant la distance à un passage piéton, si vous vous faites écraser cela peut être votre faute… Les français sont indisciplinés pour beaucoup trop de chose et s’inventent toujours des règles qui les arrangent à pied ou à vélo, en voiture aussi sauf qu’en voiture ils sont sanctionnés ce qui limite un peu… La seule chose que comprends le français moyen c’est la peur d’une prune.
        J’aurais presque parfois honte d’être français.
        Donc oui sanctionnons les gens à vélos qui ne savent pas vivre en société !

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      2. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Ce sont les chiffres de la préfecture de police de Paris, tout simplement.
        Je n’ai pas l’habitude des interrogatoires mais je peux vous répondre: oui j’ai le permis de conduire. Je l’utilise d’ailleurs de temps en temps.
        OR

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  41. Avatar de Denis
    Denis

    Bonjour, fervent adepte de la marche à pied, je n’aime tout simplement PAS faire du vélo et préfère faire usage de mes pieds que d’un engin sur lequel je suis mal à l’aise. Est-ce profondément répréhensible, messieurs dames les Ayatollah ?

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    1. Avatar de jojolapin
      jojolapin

      Non il n’y a aucun problème Monsieur… On, se demande bien d’ailleurs ce que vous venez faire dans cette polémique et le sens de votre commentaire ?

      Enfin rien ne vous empêche d’aller sur tous les forums internet pour dire que vous appréciez marcher.

      Bon we.

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      1. Avatar de Dalia
        Dalia

        J’aime bien marcher aussi mais comme cela prendre 3 à 4 fois plus de temps que de faire le même trajet en vélo c’est un mode qui ne correspond qu’à certains trajets de la vie courante.
        Il a le mérite d’être non polluant, silencieux et gratuit.

        Félicitation Denis pour votre amour de la marche à pied !

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  42. Avatar de yopyop
    yopyop

    « @jojolapin
    « les feux existent à cause des voitures. Un vélo ne vous gène pas s’il ne le respecte pas normalement. »
    Tant qu’il y aura des cyclistes avec ce genre de discours, il y aura des automobilistes et des pietons pour dire que les cyclistes se croient tout permis et que ce sont des dangers publics, avec pour corollaire implicite qu’on peut ne pas respecter leurs droits puisqu’ils ne respectent pas leuts devoirs et le dialogue sera bloqué. Vous voulez voir les droits et les besoins des velos reconnus ? Faites le premier pas, soyez responsables et montrez l’exemple. Si les pietons voient que vous respectez leur espace et leur priorite, ils seront plus sensibles aux votres et plus prompts a les respecter. Je ne dis pas de tendre la joue droite quand on vous soufflette la gauche, mais juste de se conduire en adulte et de prendre un minimum sur soi ; sinon, vous exigez des autres plus que ce que vous êtes prêt à leur donner vous-même. De plus, j’aime m’arrêter aux feux (c’est vrai qu’il y en a beaucoup) et donner le temps au temps : un trajet a velo, c’est une balade dans la ville, c’est les pensées qui vagabondent et qui revassent, c’est du temps passé avec soi. C’est un plaisir.

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    1. Avatar de jojolapin
      jojolapin

      Bonjour,
      Je me permet de répondre.

      Tout d’abord, je ne dis pas que le vélo dois couper la priorité au piéton. Même le contraire (je poste plus haut priorité N°1 : le piéton). Seulement, lorsqu’un vélo passe au rouge, il fait attention et il ne gène normalement pas les passants non ? Si un piéton lui fait remarqué c’est normal qu’il se fasse renvoyer dans ses buts.

      par contre, vous avez une mauvaise vision du vélo à mon sens. Le vélo n’est pas uniquement un objet de balade, c’est un moyen de transport de TOUS LES JOURS.
      Il faut comprendre que les feux (dont on parle ici) ont été institutionnalisés à cause de la voiture. Que le code de la route a été construit autour et pour la voiture non ?

      Il est donc temps de remettre les choses à leur place et les voiture en ville, ce n’est pas vraiment leur place.

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      1. Avatar de tom4
        tom4

        désolé, je ne suis pas d’accord.
        ce genre d’attitude est détestable, contre productive, et n’aidera surement pas les gens à prendre conscience que le vélo a sa place en ville.
        j’ai roulé en vélo en ville en france, en angleterre (30 km/jour pendant 4 mois), aux états unis (pendant 12 mois) en allemagne, et sincèrement, il n’y a qu’en France que les cyclistes se croient (parfois) tout permis.
        pire, en Angleterre, quand je suis arrivé, j’ai commencé par rouler « à la française ». le 1er cycliste qui m’a fait une remarque, je me suis dis « c’est un sale con ». au 3e, je me suis posé des questions, et au bout d’une semaine, j’avais compris que le crétin en vélo était peut être moi 🙂

        tom4

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      2. Avatar de Dalia
        Dalia

        A Londres j’ai vu bien des vélos et piétons griller des feux cet été : pas une exception française pour le coup.

        Si je grille un feux à vélo alors qu’il n’y a ni piéton ni voiture que je puisse gêner je ne vois pas en quoi je donne une mauvaise image des cyclistes.

        Si par contre je m’arrête à un passage piéton (sans feu) pour laisser passer des gens et que je leur souris (choses que font rarement les automobilistes) je pense que l’image est bien meilleure que si j’attends à un feu qui ne sert à rien.

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      3. Avatar de tom4
        tom4

        certe 🙂

        moi, je fais les 2, je m’arrête au feux rouges (et je redémarre des fois juste avant qu’ils ne soient vert), et je laisse passer les pietons.

        Si vous étiez à Londres, il y a de bonne chances pour que cela ait été des français, il y a presque plus de français que d’anglais dans cette ville 🙂

        tom4

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      4. Avatar de chamcham
        chamcham

        @tom4 j’ai du mal à comprendre votre logique quand vous critiquez ceux qui ne respectent pas les feux alors que vous faites la même chose (je cite : « je redémarre des fois juste avant qu’ils ne soient vert », c’est interdit je vous le rappelle).

        J’ai roulé un an à Cambridge lors de mes études, j’avoue ne pas me souvenir de si je respectais les feux, mais il faut remarquer que là bas, tout est plus adapté pour le vélo (déjà, quasiment tous les étudiants circulent en vélo). Mais vos souvenirs de l’angleterre semblent être aussi mauvais que les miens : il y a plus d’anglais que de français à londres.

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  43. Avatar de bibi
    bibi

    doit on comprendre qu’il faut mettre un gyrophare sur la tête maintenant ?
    les intégristes de la sécurité routière en veulent encore et toujours plus ?
    La mort de la production automobile française ne leur suffit pas ?

    Mais de quoi parles t-on ? 150 morts/an ? a l’échelle de la France ? cela n’a strictement aucun sens …

    En fonction de la fréquentation le nombre de mort minimum qui peut être considéré comme a peine significatif se situe entre 2 et 5000 a l’échelle de la France.

    si on prend les 4000 morts/an de la circulation vous voyez bien que le chiffre évolue de manière aléatoire d’un mois sur l’autre avec une variance de plus de 20% ! Cela veut dire que le bruit de mesure perturbe la mesure donc le chiffre est à la limite du significatif ! si j’utilise des mots simples, 4000 morts par an est extrêmement faible a l’échelle de la France !

    alors de quoi parle t-on avec le vélo ??? cela n’a aucun sens

    si vous voulez des chiffres qui parlent et qui devraient monopoliser toute l’énergie des Zoro de la vie humaine en voilà :

    la cigarette : 60à70 000 morts par an
    les maladies cardio vasculaires : 180 000 mort par an
    le cancer : 300 000 morts par an

    aux intégristes de la sécurité routière : révisez vos référence ! concentrez vos énergies là ou c’est utile et nécessaire pour la France, pas là ou votre petit confort personnel est bousculé !

    arrêtez d’écouter le journal TV comme si c’était la parole du tout puissant, car il est fortement influencé par les pouvoirs en places. Depuis 10ans ils matraquent sur la sécurité routière pour pouvoir tout simplement faire accepter la répression fiscale routière. Réfléchissez par vous même, et apprenez a interpréter les messages. Posez vous la question pourquoi on parle de ceci ou cela… un univers nouveau devrait s’ouvrir à vous ….

    N’oubliez pas votre propre maison est plus dangereuse que votre voiture
    avec 20 000 mort par an dans les accidents domestiques et mois de 4000 morts par an dans les accident de la CIRCULATION dont MOINS de 2000 dans les accidents de VOITURE !

    bonne réflexion…

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    1. Avatar de jojolapin
      jojolapin

      C’est vrai que rapporté aux 66 Millions de Français d’aujourd’hui qui vont mourir ça ne fait pas grand chose.
      Mais parmis les morts accidentelle, ça veut dire quelque chose non ?

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      1. Avatar de chamcham
        chamcham

        jojolapin, je suis d’accord avec vous aujourd’hui.

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  44. Avatar de yopyop
    yopyop

    @jojolapin
    Mais qui a dit que les transports de tous les jours devaient etre une galere, et une corvee ? quitte à se deplacer pour aller bosser, autant en faire un moment agreable, non ?

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  45. Avatar de sel
    sel

    En 2008 il y avait eu un assez long article dans Le Monde sur la sécurité routière à Paris, je m’en étais servie pour mon boulot. A l’époque les quelques 5 tués (ou plus, ou moins, je ne sais plus) en vélo étaient dits en augmentation du fait justement de l’augmentation du trafic des 2 roues non motorisées.
    L’article avait aussi le mérite de préciser quels étaient les axes les plus sujets à accidents (tous accidents confondus) : avenue du Général Leclerc, boulevards vers la gare du Nord, et je ne sais plus lesquels encore. Ce serait pas mal de dresser des états des lieux à gros contingent d’accidents.
    Enfin il rappelait que l’alcool était le plus gros facteur de risque sur les accidents mortels en ce beau pays (mais là, ça ne concerne pas que les cyclistes).

    Maintenant le comportement des cyclistes est trop souvent assez nul à Paris, où ils allient l’arrogance du parisien à l’imprudence du néophyte… En tant que piétonne, je ne sais pas si je ne préfère pas mieux les voitures, finalement beaucoup plus civilisées, car beaucoup plus sanctionnées (et connaissant généralement le code de la route)…

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci. Précision toutefois: les quelque 18 personnes tuées chaque année à Paris sont renversées par des automobilistes. Les 0 à 6 cyclistes le sont aussi. On compte environ 1 piéton tué par un cycliste tous les 5 ans. Et les chiffres des blessés sont proportionnels à ceux des tués. OR

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    2. Avatar de Toto
      Toto

      « Enfin il rappelait que l’alcool était le plus gros facteur de risque sur les accidents mortels en ce beau pays (mais là, ça ne concerne pas que les cyclistes). »

      90% des accidents de la route sont liés soit à l’alcool, soit au non-respect des limitations de vitesse, soit les deux. Autrement dit : si les conducteurs roulaient à jeun (Suède : 0g d’alcool) et respectaient les vitesses maxi, on pourrait sans doute descendre autour de 400 morts/an.

      http://www.securite-routiere.org

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  46. Avatar de fg
    fg

    Resume de la situation: un cammioneur est arrete devant un feu rouge, sur la file de droite, avec on le suppose son clignotant pour signaler son intention de tourner a droite. Et neanmoins, un cycliste se faufile dans le trou de souris a sa droite… Il s’attendait a quoi au juste?

    Le code de la route prohibe les depassements par la droite, pour de bonnes raisons. Si le vehicule que l’on depasse de la sorte continue tout droit, c’est juste dangereux. S’il tourne a droite, c’est suicidaire.

    Je suis a 100% pour le developement du velo, mais il faudrait que les cyclistes respectent le code de la route, et ne debranchent pas leur cerveau une fois qu’ils sont sur leur selle.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci. Vous étiez sur place, apparemment. Je n’ai lu nulle part que le feu était rouge ni que le clignotant était actionné. OR

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      1. Avatar de fg
        fg

        Au risque de me repeter:

        Le code de la route prohibe les depassements par la droite, pour de bonnes raisons. Si le vehicule que l’on depasse de la sorte continue tout droit, c’est juste dangereux. S’il tourne a droite, c’est suicidaire.

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      2. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Merci. Précisément, parce que le code de la route, conçu pour la circulation motorisée, n’est pas adapté au vélo, les mouvements de cyclistes réclament un « code de la rue ». Des règles différentes pour les différents types d’usagers. L’idée étant d’encourager les moyens les plus maniables, moins chers et meilleurs pour la santé. OR

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      3. Avatar de lehmann
        lehmann

        l’interdiction de double a droite est valable si tu est sur la même route …

        dans de nombreux cas les bus roule avec les bus ou sur le propre voie

        et si un bus ou un vélo passe la voiture doit laisser le passage …

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      4. Avatar de fg
        fg

        Je vous invite a lire le code de la route. Nulle part il n’y est dit que les cyclistes en sont exemptes.

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      5. Avatar de GuillG
        GuillG

        Oui, mais sur une chaussée avec séparation des types trafics, circuler dans sa file (libre) lorsque la file à sa gauche est à l’arrêt n’est pas interdit. Sinon, pourquoi réserve-t-on des voies aux bus et aux taxis?
        En revanche, sans bande cyclable, le cycliste doit dépasser par la gauche.

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    2. Avatar de Yopyop
      Yopyop

      Peut-être que le cycliste était sur une piste cyclable et pas dans un trou de souris. De toute façon, il avait le droit d’être la.

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    3. Avatar de Yopyop
      Yopyop

      Peut-etre que le Cycliste était arrêté à un feu rouge et que c’est le camion qui l’a rattrapé au feu rouge !

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  47. Avatar de yann F
    yann F

    C’est un peu malhonnête de se focaliser sur les seuls morts, sans prendre en considération tous les blessés pour évaluer le caractère dangereux du vélo à Paris… À Paris, en 2011, 723 cyclistes ont été impliqués dans des accidents, et 660 d’entre eux ont été blessés dont 39 grièvement (source: http://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/Prevention/Securite-routiere/Cyclistes-et-conducteurs-de-deux-roues-motorises). Allez donc dire à des handicapés à vie, ou à ceux qui doivent faire 10 mois de rééducation qu’il n’est pas dangereux de rouler à Paris….

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci. Mais votre raisonnement n’est pas basé sur la réalité. Le nombre des blessés est proportionnellement moins important que celui des morts pour les cyclistes, mais supérieurs pour les deux-roues motorisés. J’ai ajouté un élément à ce sujet à la fin de l’article. OR

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  48. Avatar de P'tit vélo
    P’tit vélo

    Il y a certes peu de cyclistes parmi les victimes des accidents de la circulation recensés à Paris. Mais je vous fiche mon billet qu’il y a encore moins d’inconditionnels du métro, dans les statistiques en question. Sauf les suicidés, me direz-vous, sans doute plus nombreux que nos malchanceux cyclistes. Mais eux n’entrent pas dans la même statistique des trépassés. J’espère, pour la pérennité de votre papier, n’avoir pas donner de mauvaises idées à d’éventuels lecteurs en grande détresse qui lanceraient dans les jours prochains une vague de suicides à bicyclette (notez la délicatesse du propos ! J’ai dit une vague, non une mode, comme ce grand PDG, confronté à ces drames à répétition au sein de son entreprise, il y a quelques années…)

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  49. Avatar de arnaud
    arnaud

    Bonsoir, merci pour votre article. Une question cependant : le nombre de tués en vélo est de 13,5% du total des morts. Mais quelle est la proportion du vélo dans les modes de déplacement? S’il est très inférieur à 13,5%, cela voudrait dire que le taux de tués / le taux d’utilisation du vélo est très élevé, plus élevé que les autres modes de transport, et donc que statistiquement le vélo est plus dangereux que les autres modes de transport. Mais je n’ai pas accès à ces chiffres, c’est une question purement honnête. Merci !

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    1. Avatar de Briand
      Briand

      Il faudrait peut-être déjà revoir votre calcul, j’arrive à moins de 4% personnellement…

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    2. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci. 13,5%, c’était en 2009, l’année la plus meurtrière au moins depuis 2008. En 2011, zéro mort, donc 0%. La « part modale » du vélo, comme disent les spécialistes, est d’environ 2% à Paris. C’est moins que 13,5%, plus que 0%. A noter pour compléter: le nombre d’accident baisse au fur et à mesure que le nombre de cyclistes augmente. Parce que la visibilité limite les risques, justement.
      OR

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      1. Avatar de untel**
        untel**

        Nous restons sur notre faim puisque la meilleure et la plus mauvaise année ne font pas une statistique.

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      2. Avatar de chamcham
        chamcham

        J’ajouterais que le rapport du nombre de morts/blessés cyclistes en % du nombre total de morts/blessés est très désavantageux en ville car j’imagine (à vérifier) que le nombre de morts/blessés en voiture est très faible en ville – car la vitesse est limitée à 50km/h.

        13% est un « grand » chiffre, mais très volatile (0% en 2011) et reflète essentiellement le faible nombre total de morts en voiture en ville. Il ne veut donc pas dire qu’il y a « beaucoup » de morts en vélo, mais qu’il y en a peu de morts en voitures. Cf. ma remarque plus haut sur l’utilisation des statistiques.

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      3. Avatar de untel**
        untel**

        Ce qui signifie que la voiture en ville évite à son conducteur la vulnérabilité du cycliste (on s’en doutait).

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      4. Avatar de chamcham
        chamcham

        Oui.

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  50. Avatar de François Saint Pierre

    Merci de démonter cette idée reçue….. pour autant on peut encore améliorer la sécurité des vélos sans pour autant les pénaliser. Actuellement les arbitrages urbanistiques et routiers sont encore trop souvent fait en faveur de la voiture.

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