Ils se donnent rendez-vous à la nuit tombée, pas trop tard quand même, avec un pot de peinture blanche, un rouleau à peinture et une corde pour dessiner une ligne bien droite. Ils ont aussi préparé un pochoir en carton représentant un vélo. L’action dure environ une heure. Vêtus de gilets réfléchissants, quatre ou cinq militants de La Masse critique, un collectif toulonnais pour le développement du vélo, s’installent au bord d’une rue et aménagent une bande cyclable sur la chaussée. (Précision: une « bande » est tracée sur le bitume ; une piste est séparée, mais le mot « piste » est communément utilisé pour désigner les deux).

Mais cette voie n’a aucune valeur juridique. Personne, et surtout pas la mairie de Toulon, n’a demandé à ce groupe de se charger d’un tel aménagement. Le succès est pourtant immédiat. Le lendemain matin, les cyclistes découvrent la nouvelle « piste » et l’empruntent sans hésiter. Les automobilistes ralentissent et évitent de rouler sur la peinture blanche. Quelques jours plus tard, les services de la voirie découvrent la supercherie et recouvrent de peinture noire la bande et le vélo dessinés sur la chaussée.

Fausses inaugurations. « Dans les jours qui suivent, des gens nous en parlent, nous demandent pourquoi on a effacé la nouvelle piste », s’amuse Cédric Lambert, membre de La Masse critique, qui a déjà participé à plusieurs actions symboliques. Les militants ne se contentent pas de dessiner des fausses pistes cyclables. Ils ont également posé des panonceaux sauvages dans les rues piétonnes du centre ancien de Toulon, afin de « baliser l’axe est-ouest qui traverse la ville », explique M. Lambert. Ils procèdent enfin à de fausses inaugurations des vraies pistes cyclables… « La municipalité crée parfois des pistes, mais sans en faire état nulle part ni prévenir les usagers. Nous organisons alors une cérémonie d’inauguration à laquelle nous convions les élus et les directeurs administratifs, avec un vrai ruban et de vrais ciseaux posés sur un vrai coussin », raconte Gilles Lehmann, également membre de La Masse critique. Le résultat est hilarant. Des officiels représentant le département du Var, la communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée ou la Marine nationale, croyant à une cérémonie bien réelle, se présentent à l’heure dite avec un air affable, tandis que certains fonctionnaires, directement responsables de l’aménagement concerné, se demandent pourquoi ils n’ont pas été invités. « Nous ne connaissons pas tout le monde à la mairie », s’excusent les militants.

Pas révolutionnaires. Les militants pro-vélo ne sont pas pour autant des révolutionnaires. Quand je compare les actions de La Masse critique aux happenings spectaculaires d’Act Up, les militants me regardent d’un air interdit. Ils ne cherchent pas à se mettre en avant, mais souhaitent faire avancer leur cause. Et ça marche. « Nous avons limité récemment le nombre d’actions, car la mairie nous a écoutés », indique M. Lambert. La ville, dirigée par Hubert Falco (UMP), ancien ministre de l’aménagement du territoire, a nommé il y a six mois un responsable en charge des « déplacements doux » qui consulte les associations de cyclistes pour les aménagements de voirie, l’installation de double-sens cyclables (permettant aux cyclistes de remonter les sens uniques, voir ici) ou de « tourne-à-droite » (possibilité de passer au feu rouge, c’est là).

La mairie obtempère. Les opérations commando, qui se sont déroulées pour l’essentiel entre 2009 et 2011, n’ont donc pas été vaines. Plusieurs actions de La Masse critique doivent même être considérées comme des suggestions, puisque la municipalité les a reprises à son compte. Les panonceaux posés dans le centre-ville ont ainsi été remplacés par des signalisations réglementaires. La fausse bande cyclable qui figure sur la photo d’ouverture de cet article existe aujourd’hui formellement. La pratique progresse. « Les marins qui se rendent à l’arsenal y vont parfois à vélo », remarque M. Lambert.

« Clou rouillé » en 2009. Toulon n’est pas pour autant devenue en quelques mois l’une de ces « villes cyclables » que l’on cite en exemple dans ces colloques où élus et fonctionnaires territoriaux présentent d’optimistes « power-points » à une assistance blasée. La ville, neuvième unité urbaine de France, coincée entre la rade et le Mont Faron, est connue pour ses embouteillages inextricables. La saturation atteint son comble sur l’axe est-ouest, qui attend depuis des décennies l’ouverture d’un tunnel autoroutier censé « désengorger » la ville. Or, « il est faux de penser que le tunnel va tout régler », affirme Valentin Giès, président de Toulon Avenir, un collectif qui se bat pour la construction d’un tramway, et membre du PS local. Toulon est « la seule grande ville de France qui ne dispose ni de système de vélos en libre service ni de tramway », s’insurge ce militant. Dans de telles circonstances, compte tenu de la douceur du climat, des difficultés de stationnement et de l’absence relative de relief dans le centre-ville, le vélo peut constituer un moyen de déplacement agréable et efficace. La municipalité, réticente au point d’avoir reçu « le clou rouillé, décerné par la Fédération des usagers de la bicyclette, en 2009″, rappelle Vincente Chastel, membre de La Masse critique, s’est apparemment laissé convaincre par quelques actions commando nocturnes.

Olivier Razemon

Dans la même veine: Le happening des militants lyonnais et nantais pour faire respecter les aménagements (septembre 2017)

202 réponses à « Ces militants qui dessinent des fausses pistes cyclables »

  1. Avatar de Alpha
    Alpha

    Cycliste-moi même, je ne suis pas du convaincu par les méthodes de ce groupe.

    On ne s’étonnera pas dans quelques temps que les automobilistes ne respectent plus AUCUNE pistes cyclables en croyant que ce sont des fausses.

    Et, en cas d’accident, on ne s’étonnera pas non plus que l’automobiliste se défende en disant qu’il pensait que la piste cyclable n’était pas homologuée.

    Bref, je suis d’accord pour faire bouger les choses, mais il y a des méthodes à respecter. Mettre la vie des gens en danger, non. Quand on sait déjà que beaucoup de voiture ne font pas d’écart pour les vélos (de moins en moins cela dit, pour être honnête), ces pistes non-officielles pourrait amener à un drame. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? Ce groupe est-il prêt à assumer un mort ou un handicapé sur la conscience ?

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci. Cela a déjà été dit mais va apparemment mieux en le répétant: il n’est nul besoin de rouler sur une « piste homologuée » pour bénéficier de l’attention des autres usagers. Si un automobiliste renverse un cycliste (ce qui est beaucoup moins fréquent qu’on ne le croit généralement, http://transports.blog.lemonde.fr/2012/10/12/un-cycliste-tue-a-paris-un-seul-pas-20-ni-100-ni-500/), il est responsable, piste ou pas.
      Peut-être vous en êtes aperçu si vous faites vraiment du vélo de temps en temps…
      OR

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      1. Avatar de Alpha
        Alpha

        Euh non, puisque pour m’en apercevoir, il aurait fallu que j’en fasse l’expérience… Le fait que je fasse du vélo tous les jours n’a donc pas grand chose à voir avec le fait d’être au courant du nombre de cyclistes accidentés sur les routes. Mais peut-être n’était-ce qu’une formule creuse pour discréditer l’ensemble de mon discours.

        Je ne vais pas vous faire un cours de logique, mais on peut considérer deux choses distinctes :

        la théorie : l’automobiliste est toujours responsable, piste ou non. Il est donc nécessaire, présence de piste ou pas, qu’il fasse attention.

        la pratique : l’automobiliste, quand il existe une piste, est de fait engagé à respecter la distance nécessaire à la circulation des cyclistes, puisque sa route est clairement tracée séparément. En l’absence de piste, il a donc tendance à croire que toute la route est pour lui ( « vous le sauriez si vous faisiez du vélo tous les jours », M. Razemon, notamment en campagne…mais bref :)).

        Quand au fait qu’il y ait peu de tué, sur Paris, c’est très bien, mais hors-sujet. Je vous parle de la sécurité et du bon fonctionnement des choses. Il m’est arrivé de me faire frôler par des voitures, de me prendre un coup de pare choc, etc. comme beaucoup de cycliste, sans que ma vie se soit arrêté, pour autant, l’expérience n’est agréable ni normale. Vos statistiques ne sont que des statistiques, il faut les faire valoir à bon escient. Doit-on attendre d’être mort pour avoir un discours légitime ? Relativement absurde non ?

        En théorie, vous pouvez avoir parfaitement raison donc. En pratique, toute la rhétorique et toutes les statistiques du monde n’y feront rien. La route n’est pas un jeu où chacun peut y mettre ses règles, puis tenter, une fois qu’elles sont là, de les faire accepter. Un groupe, quel qu’il soit, n’a pas à prendre ce genre de décisions qui dépassent le cadre symbolique et mettent la sécurité des usagers de la route en jeu.

        D’ailleurs, si on poussait votre raisonnement théorique plus loin, il n’y aurait besoin de bandes cyclables nulle part, attendu que les automobilistes sont tenus de respecter les cyclistes ? Donc vous devez admettre qu’en pratique, elles sont parfois utiles, et que la simple loi ne suffit pas à assurer la sécurité des cyclistes. Si on suivait votre raisonnement, on en viendrait à la conclusion absurde qu’on pourrait dans notre monde idéal, supprimer toutes les bandes cyclables.

        Vous avez dit absurde ?

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      2. Avatar de noxyvelo
        noxyvelo

        Raisonnement assez spécial quand même.
        Le fait que des automobilistes seraient informés que certaines pistes cyclables sont « illégales » les pousseraient à rouler sur les cyclistes qui les empruntent ?!
        Ces bandes « illégales » ou pas sont là pour dire visuellement aux automobilistes: attention vélo. Et il me semble que ça fonctionne plutôt bien.

        Peut être que quelques énervés, genre « automobilistes en colère contre les vélos » (vu certains commentaires sur les forums je ne doute pas que si une telle association existait elle trouverait quelques adhérents), y trouverait là une raison de plus à leur mauvaise humeur mais peut être pas une raison suffisante pour tuer.

        Mais au quotidien je me rends compte que finalement les automobilistes aiment bien les pistes cyclables: ça leur fait de belles places de parking, gratuites.

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    2. Avatar de Aurélie
      Aurélie

      Attention, vous retournez la réalité :

      Piste ou pas piste, le code de la route prévoit qu’en ville les automobilistes laissent un espace de 60 cm minimum en doublant les cyclistes, 1 m hors agglo.

      Les véhicules ne devraitent donc jamais doubler les cyclistes s’ils l’espace n’est pas suffisant ! Les bandes au contraire leur permettent de doubler même lorsque l’espace est inférieur.

      Pour rappel, la route n’appartient pas qu’aux véhicules motorisés.

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      1. Avatar de François Daviau
        François Daviau

        Article R414-4 du code de la route :

        Pour effectuer le dépassement, il doit se déporter suffisamment pour ne pas risquer de heurter l’usager qu’il veut dépasser. Il ne doit pas en tout cas s’en approcher latéralement à moins d’un mètre en agglomération et d’un mètre et demi hors agglomération s’il s’agit d’un véhicule à traction animale, d’un engin à deux ou à trois roues, d’un piéton, d’un cavalier ou d’un animal.

        Si vous croyez qu’il suffit de soixante centimètres, vous êtes en tort, ne propagez pas votre erreur.

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      2. Avatar de noxyvelo
        noxyvelo

        @Aurélie
        Mon expérience personnelle (« moi je par exemple » 😉 tendrait à dire le contraire: j’ai la sensation de moins me faire frôler sur les bandes cyclables qu’ailleurs.
        Mais si vous avez des études allant dans un sens différent, je suis preneur.

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  2. Avatar de lorant21
    lorant21

    Soyons juste. Toulon est une ville « impossible » pour des transports en commun . Tramway? même à Dijon, il ne monte pas les petites cotes. Velo? il va falloir de bons mollets à Toulon. On peut réver des villes hollandaises.. plates..

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    1. Avatar de Buzzleclair
      Buzzleclair

      @lorant21
      Toi on voit que tu n’habites pas Toulon. Si on ne monte pas le Faron, on peut circuler dans toute l’agglomération sans voir le moindre % de pente.
      Par contre, j’ai été en Hollande et il y a quelques bosses courtes mais sévères.
      En plus, chez nous il ne pleut jamais. Non vraiment, nous n’avons aucune excuse pour ne pas utiliser le vélo. Mais les maires chez nous ne se font élire qu’avec l’électorat des retraités, donc payer le tunnel c’est beaucoup mieux.

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    2. Avatar de Di@ntre
      Di@ntre

      Les tramways classiques (sur fer) peuvent gravir des rampes allant jusqu’à 14%. Si le tramway ne grimpe aucune côte à Dijon, je pense que c’est à rajouter à la liste des multiples bizarreries que j’ai pu constatées lors de mon passage (post-tramway) dans cette ville : pas de desserte directe du centre-ville, 2ème ville de l’agglomération marginalisée par le nouveau plan de transport, pas un cm d’alimentation par le sol, ligne en cul-de-sac ne permettant aucune extension future, aménagements aussi compliqués qu’indigents… Bref, quel est l’esprit tortueux à l’origine de ce jeu de massacre ?

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  3. Avatar de Jérémy
    Jérémy

    J’approuve les méthodes de l’association. J’étais tombé sur un reportage il y a quelques années sur un collectif faisant la même chose à Brooklyn. En tant que cycliste inconditionnel à Paris, je crois que l’infraction que je subis la plus des automobilistes est le non respect de la distance de 1m pour les dépassements. Des lignes blanches pour délimiter notre espace est le minimum nécessaire pour notre survie.

    Pour rebondir sur le respect ou non du code de la route à vélo. Je suis totalement de l’avis de ceux qui pensent qu’il nous est absolument pas adapté. L’assouplissement progressif des règles (avec les contre-sens cyclables, et notamment les tournes à droite cyclistes) est un aveux clair et net de la part des municipalités.

    PS: Je donne quoi qu’il arrive toujours priorité au piéton, fou rouge ou même feu vert. C’est la base.

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  4. Avatar de Monavi
    Monavi

    waaaouh, eh les intégristes je suis d’accord avec vous si je n’avais pas d’enfants, poussette, jeune et en bonne sante, assez aisé pour me faire livrer les courses, pas besoin d’un ikea de beauf en banlieu pour economiser 2 sous, des clients super comprehensifs de me voir arriver dégoulinante sous la pluie,
    je serai heureuse d’abandonner ma voiture pourrie, si le maillage des transports en commun existerait au delà du péripherique, parfois meme du centre, si je pouvais trouver un parking gratuit et des places dans les gares de banlieue, si le cout était inferieur à celui de la voiture à partir de 2 personnes etc…

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    1. Avatar de noxyvelo
      noxyvelo

      « Les intégristes »…

      La voiture représente l’énorme majorité des déplacements en France, et quand des cyclistes demandent des bandes/pistes cyclables (ou les font eux même, sujet de ce billet) ou quand des tramway sont construits, des automobilistes hurlent qu’ils sont maltraités.

      Mais pourquoi les élus cherchent des alternatives à la voitures individuelle à votre avis ?
      – Parce que dans les grandes agglomérations, avec l’étalement urbain, le 100% voiture individuelle conduit… à ne plus pouvoir circuler: embouteillages monstres.
      – Parce qu’on peut faire passer plus personnes en vélos, bus, tram à l’heure sur une plus faible portion de route que d’automobilistes.
      – Parce que l’auto ça pollue. Et que ça tue. 40.000 morts par ans dus au diesel.
      – L’énergie ne sera plus jamais abondante comme elle l’a été à la fin du XXème siècle

      Oui le ton de certains cyclistes peut être véhément, mais en quoi sont-ils « intégristes » ?

      Bien sur que tout le monde ne peut pas prendre un vélo ou les transports en commun, selon sa situation.
      Cela étant dit, favoriser les alternatives au tout voiture permet globalement de se déplacer mieux.
      Dans ce mouvement, il ne faudra bien sur pas oublier les classes populaires, souvent en périphérie, et qui sont loin d’être les premières à bénéficier de transports en communs efficaces ou d’aménagements cyclables. Mais là dessus je ne suis pas optimiste.

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  5. Avatar de Velolove

    Faites partager vos initiatives locales pour faire avancer la cause du vélo urbain. Et si chez vous il manque des aménagements : transport en commun, vélo, piéton … N oubliez qu il y aura du changement que si vous vous mobilisez comme ils l ont fait à Toulon, Lyon ou dans d autres villes

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  6. Avatar de jack44
    jack44

    A Nantes, meme avec la pluie on a du se mettre au vélo pour beaucoup, les voies de bus ont refouler les voitures en periph (gros bazard que ce periph saturé !), et contre les cotes on a vu se developper des velos electriques en tout genre géré par x intermediaires, qui aident au coup de pedale, le tourne a droite existe mais semble t-il fait peur car surprend les automobilistes qui les voit surgir au carrefour car le tout droit cyclo semble aussi exister de paire (feu rouge non respecté en ce cas …) . Nous avons aussi le Tramway et les trop petits parkings relais auto /tram, les velos pliants pour tram et les bicloo (velo ville en loc avec station de velo en centre et un peu vers la periph) je suis un militant pour le 2 roues mais helas les pistes cyclables ou plutot bandes cyclables sont totalement a lenvers de la demarche du mode de deplacement urbain velo tram bus pieton etc catr elles ne sont que peu materialisées et nexistent pas meme pas aux abords les ecoles . Dernierement, le centre ville se ferme a tous vehicules et devient ….99% pieton . Dur de faire ses courses a pied qd on a un age certain. YA du pour ya du contre, tout cela va dans le sens de depollution, du deplacement vert , du covoiturage, du 2 roues cyclos mais on est loin des belles villes comme amsterdam qui ont 30 ans davance sur lamenagement et la conception des espaces urbains pietons velos ou de VRAIES pistes cyclables deoporté de la voirie, totalement securisée offre de vrais espaces de plaisir au 2 roues EN TOUTE SECURITE.
    Alors peindre par terre pourquoi pas… mais ce n’est que repousser anarchiquement le vrai pb : lengagement des elus pour leur ville, leur priorité et qui finance dans tous cela au final. Ah joubliais ces fameux double rond points ! meme les plus simples sont impossibles a emprunter en velo au risque de se faire shooter a chaque fois ….essayer messieurs les elus ! par temps de pluie ou personne ne vous voit et par froid ou les doigts sont cramper sur les freins cela releve dun chemin de croix …!

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  7. Avatar de Bernard
    Bernard

    Pourquoi revendiquer des aménagements spécifiques pour les cyclistes alors que ceux ci se refusent à utiliser les pistes cyclables et revendiquent le droit de ne pas les utiliser !!!!!! ceci se vérifie tous les jours sur l’axe Hyères- Cavalière malgré l’existance d’une superbe piste cyclable sur le tracé de l’ancienne voie du train des pignes. Il y a plusieurs morts chaque année sur la route départementale très fréquentée sinueuse, dangereuse.Je ne comprend pas l’obstination ni les motivations de ces nombreux cyclistes inconscients.

    Je suis automobiliste et cycliste.

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    1. Avatar de Ravage
      Ravage

      Je ne connais pas la piste cyclable dont vous parlez mais je pense que si vous l’essayiez, vous trouveriez certainement ce qui fait fuir les cyclistes. En général, on retrouve le même type de raisons à chaque fois: problème de fréquentation qui les rendent dangereuses (poussettes, promeneurs, chiens, etc.), entretien défaillant (verre pilé, feuilles mortes, détritus divers, etc.), passages dangereux (sorties de garage, intersections non-protégées, etc.). Les cyclistes demandent de véritables pistes cyclables: propres, entretenues, sans pièges, respectées par les automobilistes, fréquentées par des cycles uniquement. Quand elles existent, ils les empruntent volontiers.

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  8. Avatar de Léo La Brie (au Canada)
    Léo La Brie (au Canada)

    J’ajoute la piste cyclable Hyères-Cavalière à mes projet de retraite. En attendant, j’espère que La Masse critique va s’occuper de faire prolonger l’axe jusqu’à Cavalaire…

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  9. Avatar de Léo
    Léo

    Superbe piste cyclable avenue de Longchamps dans le Bois de Boulogne notre porte Maillot et Pont de Suresnes construite il y a qq années. Et toujours des cyclistes (souvent habillés fluo comme les grands cyclistes genre Drucker ou Sarko) qui préfèrent rouler sur la route au mépris de leur vie et de celles des autres. J’imagine un automobiliste en percutant un par inadvertance, tout le reste decsa vie en sera perturbée.

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    1. Avatar de nicognito
      nicognito

      « Superbe piste cyclable », que vous ne devez pas pratiquer souvent… Deux problèmes : on ne peut pas rouler rapidement car elle sert également à des piétons (dont quelques professionnelles…) et surtout, aux intersections, les voitures qui tournent coupent systématiquement la piste cyclable sans respecter la priorité (par méconnaissance du code de la route ou par imbécilité ?)…
      Accessoirement, on ne compte plus les automobilistes qui ne savent pas qu’on ne doit pas encombrer un carrefour si on ne peut pas dégager (ex : s’avancer sur le passage piéton ou la piste cyclable au feu vert + rester coincé lorsque le feu est rouge). Conséquence : le vélo (ou le piéton) doit passer entre 2 véhicules pour traverser avec une mauvaise visibilité.

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  10. Avatar de Martin Reis

    Les fausses pistes cyclables ont fait le tour du monde: http://urbanrepairs.blogspot.ca/

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  11. Avatar de velove

    oui l’article a été lu en australie, angleterre…. plus de 114000 vues!!!

    nous espérons que comme à toulon le velo avance aussi dans d’autres villes mais pour cela il faut se mobiliser encore et encore!!!

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  12. Avatar de scooter

    La propulsion électrique est aujourd’hui à la portée de toutes les bourses avec Internet qui nous offre des solutions venues des 4 coins du monde, et surtout d’orient.

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  13. Avatar de sébastien
    sébastien

    C’est curieux, je ne vois que des commentaires très compassés de lecteurs se prenant au sérieux et qui n’ont pas le moindre sens de l’humour… contrairement à ces militants sortis tout droit d’un film de Tati ou de Chaplin et qui apportent une bouffée d’air frais à notre quoptidien en étant qui plus est efficaces!
    Allez, restons sérieux au nom de ma sacro-sainte communauté de congénères français toujours aussi détendus : « l’humour, c’est le sentiment du contraire » disait Bergson. Mais, en vous lisant j’ai tendance à croire comme disait Pierre Dac, que si un rien peut servir à tout, tout peut (décidément) ne servir à rien ». Alors « no future » chers compatriotes. Signé: un français -presque- comme vous.

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  14. Avatar de lamassecritique

    nouvelle action festif le samedi 22 decembre à la garde (83) la velorution de la garde recevra la visite du pere noel qui fera la balade vélo.
    depart 15h00 de l’office du tourisme de la garde c’est gratuit et la balade est pour tous petits et grands

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  15. Avatar de Lamassecritique

    La masse critique de Toulon vous souhaite une bonne année 2013 avec beaucoup de nouveaux aménagements cyclables dans votre ville
    De nouvelles actions sur l agglo toulonnaise à suivre sur notre site http://www.lamassecritique.fr et demain mercredi 09 janvier la masse critique sera sur France bleu Provence entre 6h et 9h pour parler vélo et des tourne à droite testes à toulon

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  16. Avatar de Claude L
    Claude L

    A Paris, ils ont le culot de dire qu’ils font tout pour lutter contre la polution, mais
    – emplacement de Taxi
    – place de livraison
    – Parking 2 roues
    – Parking Velibre
    – Parking Autolibre
    – Places Handicapées (non occupée)
    – Arret de bus
    et il ne reste parfois plus rien pour s’arreter (je ne dis même pas « stationner » et décharger.
    Aucune solution à prix raisonnable pour laisser sa voiture quand on monte à Paris.. Dans la rue 2 euros de l’heure, maxi 2 heures ou Parking publiques à prix exhorbitant et pazs de tarif longue durée.
    A Toulon il y a des solutions
    – parking payant pas cher pour courte durée
    – gratuité si on s’éloigne un peu (pas besoin d’aller tres loin)
    Alors, au titre de la reprocité, M. le maire, pouvez-vous éditer un arreté pour faire payer le prix fort aux vehicules75 qui stationnent chez nous.

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    1. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
      Mathieu (@slasherfun)

      Les places de livraison sont justement là pour permettre de s’arrêter et de décharger ! (Article R417-10 du code de la route section III 4., seul le stationnement est interdit sur ces emplacements)

      À Paris, le nombre de places de stationnement a diminué en 10 ans de 2,8%. Dans le même temps, le nombre de voitures a diminué de 20%. Il y a donc bien plus de places de stationnement par voiture qu’il y a 10 ans…

      Pester contre les stationnements pour 2RM et vélos ? Pourquoi ? Ils prennent bien moins de place qu’un nombre équivalents de stationnements pour voitures. Pester contre les stationnements autopartage ? Toutes ces voitures qui roulent au lieu d’être stationnées sont autant de places libérées…
      Après, venir se plaindre qu’il n’est pas possible de stationner sur les arrêts de bus ou les emplacements réservés aux personnes handicapées en dit malheureusement long sur la mentalité de certains…

      À Toulon, il y a donc des solutions pour stationner, soit. Mais y a-t-il une offre de transport alternative à la voiture comparable à celle disponible à Paris ? Je ne le crois pas. Si le stationnement est cher à Paris, c’est bien parce qu’il existe une offre pour ne pas avoir à utiliser sa voiture pour une bonne partie des déplacements.

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  17. Avatar de richard
    richard

    ce qui va être drôle c’est quand les voitures seront toutes électriques: on continuera à empêcher le développement de la voiture ?! lol

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Je crois que le tout voiture électrique est une formidable illusion. On va s’en apercevoir dans quelques temps.
      Oui, bien sûr, les pouvoirs publics continueront à limiter la place de la voiture, car un véhicule, quel que soit son mode de propulsion, demeure chère (pour la collectivité comme pour les particuliers), encombrante, dangereuse, etc.
      OR

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      1. Avatar de Docteur Jivaro
        Docteur Jivaro

        Actuellement l’automobile électrique est la seule automobile disponible compatible avec la transition énergétique.
        De même qu’une solution 100% automobile électrique est une utopie, une solution sans aucune automobile est une illusion pour l’instant.
        Le vélo c’est très bien dans certaines circonstances, y compris le vélo à assistance électrique, mais il serait utile de réfléchir à la fonctionnalité et à la complémentarité de tous les moyens de déplacement disponibles.

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      2. Avatar de lyonavelo

        un voiture électrique possède UN avantage: la pollution générée est externalisée sur le lieu de production de l’énergie (et des batteries).
        Quelqu’un a dit le contraire ?
        Quelqu’un a dit le contraire ?

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      3. Avatar de OlivierK
        OlivierK

        Une fois la planète saignée à blanc de ses métaux précieux et terres rares, les habitants surexploités dans ces mines à bouts de forces, on fera quoi pour fabriquer les batteries ?
        Même le vélo s’y met.
        On est mal partis.

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    2. Avatar de Grégoire
      Grégoire

      Et l’électricité, ça tombe du ciel ? Il faudra toujours la produire, par des moyens chers et polluants (le 100% ENR est un mythe). Sans parler du coût d’une tonne de ferraille, des places de stationnement, etc. que mentionne déjà Olivier Razemon.

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      1. Avatar de militant est le contraire de comprenant
        militant est le contraire de comprenant

        « Et l’électricité, ça tombe du ciel ? »

        Si j’étais taquin, je répondrais que oui… ^^

        Plus sérieusement, les voitures électriques ne tombent pas plus du ciel que les vélos, les stations de vélibs…

        Donc arrêtez avec cet argument de l’empreinte carbone pour vous opposer à la voiture électrique, cela confine à la mauvaise foi : l’empreinte carbone d’un objet ne vous gène que si vous avez un problème avec l’objet lui même. Et ne vous aventurez pas sur le jeu des comparaisons d’empreinte carbone vélo/voiture électrique, on risquerait de vous dégainer la comparaison vélo/piéton tout nu, ce qui serait tout aussi ridicule.

        Bref, la voiture électrique règle le problème de la qualité de l’air en milieu urbain au même titre que le vélo, point final. C’est tout ce qu’on peut lui demander, et c’est ce qui défrise les militants du vélo, car on leur retire l’argument « pot d’échappement ». Au point de vouloir trouver à tout prix des arguments écolos, aussi bancals soient-ils, alors qu’ils en ont déjà d’autres tout à fait recevables, sur lesquels il serait peut être bon d’insister : OR a raison de souligner que la voiture électrique ne règle en rien les problèmes de transport en milieu urbain en terme d’encombrement ou même de sécurité. C’est indéniable.

        Maintenant, dire que la voiture électrique est « une illusion », dont on ne se serait pas encore aperçu… Cela revient à sous-entendre que les personnes favorables à la voiture électrique sont nécessairement des naïfs qui imaginent que cela va régler tous les problèmes urbains et tous les problèmes d’approvisionnement énergétique… Bah non, les gens attendent juste de la VE qu’elle permette de respirer un peu mieux dans les rues, rien d’autre, et ça sera déjà pas mal.

        Tout ce que ça m’inspire, c’est la parabole de la paille et de la poutre : vous faites bien de railler tous les bas-du-front qui vous assènent le cliché du « vélo-bobo-gauchiste », vous n’êtes pas beaucoup plus réceptifs.

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  18. Avatar de syel
    syel

    Bjr, voila un bon exemple de désobéissance civile, -et d activite utile- dans tous les cas en France, les véhicules a moteur doivent respecter un mètre de distance avec les 2 roues, n est ce pas ? Autant matérialiser une façon utile de préserver des vies humaines Toutes mes félicitations

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  19. Avatar de bourquin du Bourg
    bourquin du Bourg

    En Beaujolais, dans la ville de BB, lisez Benjamin Biolay, la concurrence est celle des chiens (aidés par la municipalité) contre les cyclistes. J’ai vu, ‘un soir de brume, comme à Londres’ des clébards avec un pinceau recouvrir les pistes cyclables et les trottoirs avec leur crotte pour marquer leur territoire. Le député à promis de mettre des sacs à leur disposition et des bulletins de vote.

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  20. Avatar de OlivierK
    OlivierK

    « et recouvrent de peinture noire »… une circulaire interministérielle de 1989 (oui oui !) INTERDIT cette pratique pour deux raisons simples:
    – il n’existe pas de produit de marquage noir homologué, en glissance surtout,
    – risque de voir un vrai marquage « fantôme » en contrejour.
    Et on ne parle pas de la réapparition après usure de la peinture noire de ce qu’elle est sensée cacher.
    Mais, vive la décentralisation, tous les services techniques, plus incompétents les uns que les autres, ignorent royalement ça.

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