Attention, attention, ce billet, subjectif mais relatant des faits vécus, pourrait ne pas plaire à tout le monde. Il est recommandé de le lire avec le recul qui sied aux derniers jours de l’année, de ne pas prendre chaque mot au sérieux, voire de laisser tomber la lecture si on sent que l’ironie ne passe pas. Voilà, les précautions sont prises. En voiture s’il vous plaît.

De même qu’elle distingue ses clients des usagers, la SNCF propose deux sortes de TGV : les trains directs qui quittent une gare parisienne pour emmener le voyageur à sa destination et les TGV province-province. « Inter-secteurs », rectifie aussitôt la compagnie ferroviaire, dans son jargon politiquement correct. Soit, mais en pratique, cela revient au même.

L’« inter-secteurs », donc, présente plusieurs particularités déconcertantes. D’abord, il s’arrête à toutes les gares, même à ces quais aménagés en pleine campagne qu’on affectionne « en région »: Lorraine TGV, Meuse TGV, Champagne-Ardenne TGV, Marne-la-Vallée-Chessy, Massy TGV, Saint Pierre-des-Corps, Futuroscope, Poitiers, Angoulême, Bordeaux. Dix gares au lieu de deux. Le voyage n’en finit pas. Pour traverser la France en bénéficiant du temps de parcours rapide promis par la SNCF, mieux vaut éviter ces omnibus.

Un train sur quatre. Plus lent que le direct, le province-province subit, en outre, davantage les grèves. En cas de mouvement social, on ne pourra plus compter que sur un train sur quatre tandis que les lignes radiales auront droit à un train sur deux, les plus privilégiés étant les voyageurs se rendant en train vers les villes d’Europe proche, Londres, Bruxelles, Luxembourg ou Zurich.

Mickeyland. Le voyageur province-province qui a le malheur de s’arrêter à Marne-la-Vallée-Chessy (Seine-et-Marne), plus connue sous le nom de gare Mickey, subira les voitures de retour de Disneyland, les enfants gavés de nourriture grasse et sucrée, trimbalant des ballons multicolores et des bouteilles de Coca-Cola. Pire, certains adultes succombent eux aussi à la magie du parc d’attraction, mangent bruyamment des cochonneries en caoutchouc et se photographient dans les voitures avec des oreilles de Mickey sur la tête en éclatant de rire.

Si on échappe aux hamburgers de Walt Disney, impossible de passer à côté des odeurs « maison ». Aussi prévoyant que le Parisien est pressé, le voyageur du province-province a pris le temps de confectionner ses propres sandwiches avant de partir. Dès 11h30 (car en province on se lève tôt et on déjeune tôt), les effluves s’entrechoquent : sandwiches au fromage accompagnés d’oignons frits, saucisson à l’ail, gamelles de pâtes au thon, bananes écrasées.

Papiers gras. Deux heures seulement après le départ, la voiture est pleine de papiers gras. Et puisque le TGV s’arrête tous les 40 kilomètres, le même siège est occupé par 3 ou 4 personnes successives, chacune laissant à sa place un souvenir de son passage : gobelet vide, emballages inutiles, reliefs de repas, miettes déposées sur la tablette, au mieux des poubelles pleines.

Le TGV province-province, ce sont aussi les groupes de voyageurs, peu habitués à se prendre le train et donc enclins à parler fort, comme pour se rassurer et conserver leur juste place dans l’équipe, comme je l’avais déjà remarqué ici. On appréciera la large panoplie des commentaires. « Ah ben dis donc, y’a pas de place pour les bagages », « Je ne sais pas s’il y a des toilettes en haut », « Tu crois qu’on va nous servir du café? ».

« Allo, je suis dans le train ». Les mêmes n’oublient pas de téléphoner à leurs proches avant, pendant et après le départ puis au cours du trajet, de préférence à chaque arrêt. « On est à Machin-TGV mais je raccroche, le réseau est mauvais. Je te rappellerai de Trucmuche-TGV », crie un homme en chemisette à l’autre bout de la voiture.

Dès que se présente la moindre anicroche, c’est la panique. Dans un TGV province-province, l’installation des bagages prend une bonne dizaine de minutes et on se lève un quart d’heure avant l’arrivée. Le moindre retard doit impérativement être signalé non seulement aux proches qui attendent de pied ferme à la gare d’arrivée mais aussi à ceux que l’on a laissé sur le quai du départ et encore à d’autres personnes que l’on ne manquera pas de tenir au courant de l’épopée. « Là, on redémarre. Je te rappelle plus tard ». Perdu si le train a pris un petit retard – et même s’il est en avance (« Ah ben dis donc, on est en avance ») – le voyageur province-province ne veut pas rater « sa » correspondance. S’il identifie un responsable du chaos, il se fâche tout rouge, plus encore qu’un Parisien blasé.

Porte-voix. Dans un « province-province », même le personnel censé servir les passagers perd son sang froid. Le barman chargé du « service à bord » regarde les clients avec un mélange d’ironie et de mépris. « Si on a des sandwichs ? Mais oui. Ils datent d’il y a 6 mois », lâche-t-il, impatient au client qui s’inquiète de la fraîcheur des mets. Au micro, le contrôleur rappelle que « ce train est entièrement non fumeur », apparemment le règlement n’est pas toujours respecté.

Politesse. Mais les TGV province-province présentent aussi des atouts appréciables. La plupart du temps, on s’y parle poliment, on s’interpelle avec gentillesse. Avec une inquiétude perceptible, on demande aux autre voyageurs dans quelle voiture on se trouve, « et puis vous savez à quelle heure il part alors? Merci Madame ». Une urbanité à mille lieues des borborygmes lâchés par le Parisien bougon, habitué du « sans arrêt pour Paris Gare de Lyon », qui lève ses yeux de son écran d’ordinateur d’un air agacé quand le contrôleur lui souhaite la bonne année !

432 réponses à « Le cauchemar des TGV province-province »

  1. Avatar de seb66
    seb66

    N’oubliez que la gare de perpignan est le centre du monde !
    Pas besoin de paris ici, visca catalunya !

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  2. Avatar de perplexe
    perplexe

    Tous ceux qui voient dans cet excellent petit article un ramassis de préjugés et de stéréotypes tout faits ne prennent probablement guère le TGV.
    Les habitués, eux, y reconnaîtront tout simplement leur expérience courante. Pour satisfaire à un absurde politiquement correct, faudrait-il donc ne pas en parler ??

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    1. Avatar de Raphaël
      Raphaël

      Oui, cet article est un ramassis de préjugés, et vous en faites vous même dans vos commentaire : On est pas épiés en province, si vous cherchez l’anonymat, habiter en centre ville de Lyon, Lille ou Bordeaux et vous pourrez, si vous le souhaitez tant, ne jamais faire connaissance avec vos voisins. Il y a aussi des théâtres, des cinémas, des festivals en dehors de Paris (Cannes, Deauville et Avignon doivent vous dire quelque chose?) Je ne me suis personnellement jamais ennuyé de la vie culturelle lyonnaise quand j’y habitais, même si ce n’est pas Paris.
      Le politiquement correct, c’est éviter de dire la vérité pour ne pas froisser l’électorat. Ici, des clichés absurdes et faux sont envoyés sur TOUS les habitants hors de Paris (Massy est déjà la province, ah bon?) qui seraient tous bien sympathiques, mais un peu beaufs quand même, ces braves gens. Eh bien non, je ne me reconnais pas là dedans, et vous pourriez sortir de Paris si vous aviez la moindre envie de voir ce qu’est réellement la France, mais je doute que ça soit le cas.
      Des beaufs, on en trouve de partout, et je pense qu’il vous suffirait de faire quelques kilomètres depuis l’île de la cité pour en trouver. Pas qu’il y ait de mal à ça, mais « l’article » ci-dessus ne fait que rejeter la faute sur ces gentils petits provinciaux sans le sou qui s’entassent en seconde classe. Comprenez le léger agacement des français hors Paris.
      Libre à vous de préférer la vie parisienne, mais évitez d’insulter les 5/6èmes des français de la sorte.

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      1. Avatar de Raphaël, le 1º
        Raphaël, le 1º

        « Eh bien non, je ne me reconnais pas là dedans ».
        Vu le nombre et la longueur de vos commentaires, j’ai du mal à y croire… En tout cas, difficile de cacher que vous vous êtes senti visé… Et après, vous irez dire que vous ne nous faîtes pas de complexe d’infériorité…

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      2. Avatar de Raphaël
        Raphaël

        Oui, c’est un sujet qui me tient à coeur, car ce papier contient tous les clichés que certains parisiens ont envers la province. Je critique le fait qu’un tel ramassis d’ânerie puisse s’appeler journalisme, ainsi que l’idée même qu’on puisse faire un portrait de tous les Français hors de Paris comme des « bouffeurs de sandwichs aux oeufs qui parlent fort et découvrent la civilisation à chaque fois qu’ils prennent le train ». Et je répète que non, je ne me reconnais pas dans le cliché que nous sert monsieur Razemon. Si vous voulez m’y imaginer, alors que je ne crois pas que nous nous connaissions, libre à vous, mais ne vous plaignez alors pas que les « provinciaux » nourrissent un profond ressentiment à l’égard des gens comme vous.
        Je ne vois pas en quoi cela reflète un complexe d’infériorité, et pas une volonté de dénoncer des clichés débiles et même clairement méchants.
        Sans doute par contre, souhaitez vous profondément que nous en ayons un, vue votre insistance sur le sujet.
        En tout cas, vous n’êtes peu-être pas parisien, mais je vous assure, vous êtes bien français.

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  3. Avatar de perplexe
    perplexe

    Pas agressé, volé, cambriolé en Province ? pas moins qu’à Paris en tout cas ! Corriger des préjugés supposés ne fait pas une vérité.

    Et être épié par ses voisins, ça vous plaît vraiment ? pas à moi !

    J’ai goûté aux deux vies et pour ma part je préfère de loin la vie parisienne avec son bienfaisant anonymat et sa superbe vie culturelle…

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  4. Avatar de PM
    PM

    Tout ca est consternant, il ne faut rien avoir à foutre pour faire ce genre d’article complètement débile, ainsi que des commentaires tout aussi foireux…

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  5. Avatar de FB
    FB

    Mouais ! Si j’ai pratiquement renoncé à ces TGV, ce n’est pas pour les raisons énoncées dans l’article, mais parce que, à l’exception de trajets particulier, il est plus rapide de prendre deux TGV en changeant de gare à Paris. D’autre part la SNCF ne semble pas tenir à vendre ces voyages car elle n’offre plus de fiche horaire pour ces TGV.

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  6. Avatar de COLLEDAN
    COLLEDAN

    en chine on accelere ,en france on ralenti . merci pour l aveir

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  7. Avatar de victoire
    victoire

    Je suis parisienne et emprunte chaque semaine des TGV Paris Province pour mon travail. Je ne connais pas les TGV Province-Province mais à chaque trajet je souffre du bruit occasionné par un homme, en général grisonnant et partant non pas à Disneyland mais travailler. Conversations professionnelles au téléphone ou entre collègues, toujours sur un mode « je suis quelqu’un d’important », ordres à la secrétaire ou à un sous fifre (histoire de montrer qu’on est un chef). Il y aurait, pour une bonne plume, un excellent billet à faire sur ces hommes en quête de reconnaissance auprès d’un public qui s’en fiche pas mal. C’est absolument pathétique de voir quelqu’un déguisé en homme éduqué se comporter comme un goujat. Je préfère mille fois l’odeur d’un sandwich au pâté. J’ai d’ailleurs tellement regretté, ces tout petits matins, de trouver si souvent les wagons bar fermés et annoncés comme tels au moment du départ (Paris-Marseille à 6 h 20, l’estomac vide, sans même un café, avec des dossiers à préparer), que j’ai fini par systématiquement me préparer une thermos de café et un petit déjeuner à emporter. Et chaque fois je fais pâlir d’envie mes voisins. Je me venge de leur boucan, non pas « paysan » mais « suffisant ».

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  8. Avatar de Arnaud Thomas
    Arnaud Thomas

    Que de coms pour un sujet aussi léger! Symptomatique du complexe des provinciaux mis en évidence içi!!
    Depuis 7ans dans l’est, comme je regrette ma vie parisienne!!!!

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    1. Avatar de Raphael
      Raphael

      Idem (6 ans dans une « métropole » de l’est) !

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      1. Avatar de Vincent13008
        Vincent13008

        @ perplexe, Arnaud Thomas et Raphael : qu’attendez-vous donc pour y revenir, à Paris, pour cultiver le complexe du Parisien anonyme et cultureux ? Les Provinciaux auxquels vous êtes si supérieurs ne vous retiennent pas.

        Un Strasbourgeois d’origine, Parisien pendant 17 ans et Marseillais depuis 10 ans (et qui s’est toujours senti bien partout où il a vécu).

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  9. Avatar de lpierre
    lpierre

    Enfin on en parle !!!
    Parlons aussi du fumeux TGV Paris La Rochelle qui met environ 4h maintenant comme il y a 30 ans à l’époque du Corail… Ce TGV s’arrête dans les villages comme Surgères à cause d’élus du coin qui ne savent pas distinguer l’intérêt de leurs intérêts particuliers… pourtant la région poitou charentes possèdent des TER tous neufs. Surgères n’est qu’ à 30km de La Rochelle et de Niort !!!
    année après année ce TGV allonge le temps du voyage et aussi les prix !!!

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  10. Avatar de Skizut
    Skizut

    Moi j’ai rigolé en cette fin d’année, merci pour ton post. Et je suis chti qui vit maintenant à Paris. Les clichés condescendants je connais, et l’ironie et surtout le second degré aussi. Jpréfère vivre sous l’égide de la seconde option.

    Jcrois que ça permet de vivre plus vieux et plus joyeusement mes amis. Souriez, vous vivez.

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  11. Avatar de rupper
    rupper

    article nul et prétentieux, c’est tellement facile d’écrire un sujet comme ça en employant des mots savants… pitoyable.

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  12. Avatar de Bibliothèque
    Bibliothèque

    Et des fois en province notre voisin ne sent pas bon…et oui les provinciaux s est comme les noirs…en plus on est raciste et sans humour!

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  13. Avatar de blasinda
    blasinda

    Pour raisons professionnelles je suis obligée de prendre les TGV chaque semaine. Difficile de bosser à cause des voyageurs qui se croient seuls au monde… Le pire ? Les marmots des ménagères de moins de 50 ans qui vous tranforment une voiture calme en cours d’école, la plupart ne maîtrisent leurs mômes qui n’ont reçu aucune éducation… la solution changer de voiture !

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  14. Avatar de djakk
    djakk

    Le plus sympathique c’est l’intercité (peut-être devenu TER) Nantes-Tours-Bourges-Roanne-Lyon : arrêt dans toutes les villes moyennes du parcours ; plein à craquer ; forcément le citadin sophistiqué (parisien ou autre ville) est en minorité ; ambiance France profonde ! Ça fait du bien parfois. Super souvenir ! ❤

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  15. Avatar de Lasavanne
    Lasavanne

    Article cliché visant un nombre de réaction maximum.
    Article ordurier pour les usagers de la SNCF.
    Opposition Paris Province transpirant les années 60- l auteur devrait sortir de chez lui.
    Bref, un torche cul.
    Et ma peine de voir un journal que j aimais publier des stupidités de la sorte.
    Ou est la ligne éditoriale?

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  16. Avatar de Gérard Fissé
    Gérard Fissé

    Si proche de la réalité de la France transversale ! Vous pourriez y ajouter les correspondances défaillantes, voire inéxistantes, au terme de ces tentatives hasardeuses de laisser sa voiture chez soi…. Merci. G. Fissé , Genève et Drôme provençale.

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  17. Avatar de Fred
    Fred

    Y a pire que ces TGV pittoresques… C’est le moment où ses occupants descendent du train pour se répandre dans Paris (ce qui se produit à chaque période de vacances scolaires). Là c’est un festival qui se déroule dans les rues de la capitale. Après des années de consternation glacée j’ai pris le parti d’en rire… et de compter jour après jour quand la période de congés allait s’achever.

    Il y a un adage qui dit que lorsqu’on se déplace de Paris à la province ce n’est pas un voyage dans l’espace que l’on fait mais dans le temps… On remonte aux années 50!

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    1. Avatar de Paul B
      Paul B

      Bravo Fred !

      Magnifique de condescendance.

      C’est vrai que ces français « provinciaux » sont quand même de vrais ploucs ; parisiens exclus bien entendu, car eux sont connectés au Monde voire sont à la pointe des nouvelles tendances.

      Merci de nous rappeler notre condition de pauvre bouseux. Ca nous remet les idées en place.

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  18. Avatar de noxyvelo
    noxyvelo

    Quelles réactions ce billet suscite !
    Les parisiens contre les provinciaux, ça à l’air d’être irréconciliable, et chacun semble à fleur de peau 🙂
    Étant provincial, je ne me suis pas senti rabaissé, le billet n’est pas méchant !
    Par contre pour pratiquer toute l’année les TGV, paris-province ou province-province, il me semble que l’auteur fait une erreur d’analyse, la distinction n’est pas là.
    La ligne de fracture me semble plus être entre les CSP+ qui utilisent le TGV pour leurs besoins professionnels, et les particuliers qui se déplacent pour voir la famille ou les vacances.
    Si on relis l’article sous ce point de vue:
    – La ligne Mickey est une des seules où aux heures de pointe les CSP+ se mélangent avec les familles, avec ce joli mix: enfants qui font du bruit et cadre qui cherche à travailler sur son PC.
    – le sandwich est préparé par le vacancier / la famille pour économiser de l’argent, là où le professionnel se fait rembourser en note de frais le bar SNCF
    – les gens peu habitués à prendre le train et qui se demandent ou poser leur bagages, si il y a une buvette… ? ben oui nos vacanciers ! Là ou le CSP+ (même provincial) en déplacement pro à les mêmes yeux blasés, par l’habitude, que le parisien dans son RER
    – Et oui le cadre provincial en déplacement pro derrière son ordinateur portable sera moins apte à converser avec ses voisins, que plusieurs jeunes parisiens surexcités en partance pour le ski

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  19. Avatar de patrice
    patrice

    beau ramassis de clichés sur les paysans français ne vivant pas à Paris. Vous avez oublié ceux qui transportent leur cochons et tonnelier de vin avec eux !!!

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  20. Avatar de Fab
    Fab

    Les commentaires de provinciaux ulcérés ne font que remettre 10 balles dans la machine et confirmer leur inexplicable complexe d’infériorité…

    Je vis en province, je ne me sens pas insulté quand on me qualifie de provincial, et cet article m’a fait rigoler. Tous les rageux qui ont craché leur venin ici sont une caricature pathétique d’exilé de Paris qui se sentent obligés de se justifier.

    Merci pour votre article en tout cas !

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    1. Avatar de djakk
      djakk

      C’est mettre dans le même groupe Bretons, Alsaciens, Savoyards et Nordistes qui est « méprisant » 🙂 … Quand je fais des comparaisons avec ma région, c’est avec une autre région et pas avec toutes les autres régions.

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  21. Avatar de Pierre
    Pierre

    Un – très ? – grand nombre de « Parisiens » sont des « Provinciaux / Régionaux » aigris de leur exil dans cette ville pas facile à supporter au quotidien.
    Voilà qui peut expliquer bien des comportements : l’agressivité déversée sur les routes d’Ile de France ou dans ses autobus, mais aussi la jalousie qui pousse à inférioriser ses congénères restés heureux au pays …
    Le Parisien (de souche) n’a pas besoin de prendre le TGV tous les quatre matins … C’est le Parisien (ex-régional) qui est blasé de ces voyages.
    Dans notre pays archi-centralisé, la capitale écrase le reste du pays, mais c’est là que beaucoup finissent par arriver pour réaliser leurs ambitions. A chacun de les assumer !
    Je ne suis pas Parisien (de souche) mais qu’est ce que j’apprécierai que ces gens pas heureux de leur sort aille chercher leur bonheur ailleurs !

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  22. Avatar de Jean Sérien
    Jean Sérien

    Ancien parisien (pardon, banlieusard pour être précis) exilé à Toulouse, j’ai longtemps fait la navette entre Paris et Toulouse (Corail, train couchette, TGV… j’ai tout fait) et j’ai assisté à toutes ces scènes (notamment les gens qui se pressent debout près de la porte de sortie à 15 min de l’arrivée, comme si la correspondance RER/métro ne suffisait pas…). Je ne vois donc pas en quoi cela serait l’apanage des trains « province-province ». Donc, en plus d’être sans intérêt et assez méprisant, le papier de M. Razemon est sans objet: il met le doigt sur une spécificité qui n’en est pas une (mis à part les oreilles de Mickey).

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  23. Avatar de Valériane
    Valériane

    Ma famille et moi prenons 4 x par an la ligne Louvigny / Angoulême.
    A chaque fois, je nous prépare une bonne salade de patates et des casse-croûte, nous arrivons à la gare TGV Lorraine avec 1 demi-heure d’avance et sommes debout dans l’allée 5mn avant l’arrivée à Angoulême.

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  24. Avatar de jean paul
    jean paul

    le pire les chips je pense, la personne qui fait « crouitch crouitch crouitch » pendant trois plombes et le paquet qui craque en permanence

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  25. Avatar de Seb
    Seb

    Comment voulez-vous que les trains fonctionnent correctement en France alors que les lignes ne sont pas faites en fonctions des besoins ou de la demande mais sur des criètres de corruption:

    Le meilleur exemple en date est la construction de la LGV Ouest: entre … Le Mans et Rennes sauf que c’est complètement injustifiée: le besoin réel était entre Le Mans et Nantes :
    La ville la plus peuplée à l’Ouest de la France c’est Nantes, le principal centre économique est Nantes, la ligne la plus fréquentée de l’Ouest selon les propres chiffres de la SNCF c’est la ligne Paris-Nantes; les études de sécurité ont démontré le besoin urgent de refaire la ligne entre Angers et Nantes, …
    Toutes les études interne à la SNCF ont démontré que le besoin pour la LGV Ouest était entre Le Mans et Nantes.

    Et du jour au lendemain par souci de copinages toutes les études ont été rangé au placard pour annoncer que la LGV se ferait en dépit du bon sens, en dépit de la sécurité et en débit des besoins entre Le Mans et Rennes et non pas entre Le Mans et Nantes !!!!!!!

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    1. Avatar de djakk
      djakk

      … non il n’y a pas de corruption 🙂

      Le Mans – Nantes est limité à 220km/h, alors que Le Mans – Rennes est limitée à 160km/h.

      Donc le gain de temps serait très faible avec une LGV Le Mans – Nantes (surtout que le gain de temps fonction de la vitesse n’est pas linéaire : on gagne plus de temps en passant de 160 à 220 qu’en passant de 220 à 300 km/h).

      De plus, après Nantes il n’y a que Saint-Nazaire, alors qu’après Rennes les tgv vont jusqu’à Quimper et jusqu’à Brest.

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  26. Avatar de bouts
    bouts

    oui il faut faire quelque chose contre les détritus de toutes sortes laissés dans tous les lieux publics.
    quel nausée prend on également dans les cinéma comme UGC Papt Dieu à lyon qui vend lui même des pop corn et des boissons dont les emballages plastiques trainent partout sur le sol.
    je ne met plus les pieds dans ces cinémas.

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  27. Avatar de patblanche
    patblanche

    Pour moi, le pire c’est le TGV Paris-Lyon Pardieu de 7h du matin avec les cadres qui confondent le wagon avec une salle de réunion ou une salle de pause café et qui jacassent dès 7 h du matin sans se soucier des autres usagers à côté qui cherchent à finir leur nuit ( car 7h du mat c’est encore un peu tôt pour écouter des histoires de bureau, vous ne trouvez pas … ?)!

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  28. Avatar de GAL
    GAL

    Quel beau pays « la France » où les journalistes Parisien qui ont les moyens de prendre ce foutu TGV destructeur des campagnes trouvent que l’ont ne devrait pas les mélanger avec le bon peuple !
    Je suppose que ce sont les mêmes qui demandent que ce bon peuple soit privé d’alloc lorsque leurs enfants font des bétises , car ces journalistes Parisien « eux » , sont exemplaires et ne doivent pas être pollués par ce peuple là !
    Faisons un TGV rien que pour les journalistes !
    Et puis des trains à bestiaux pour les autres comme au bon temps des années 40

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  29. Avatar de JVM
    JVM

    Excellent article !
    Je confirme hélas les désagréments de ces « TGV » provinciaux qui n’en ont que le nom (de TGV), devenu par la force des choses des tape-culs odorants, presque lents et vraiment bruyants. Quand je suis obligé de me déplacer en Province (hélas souvent) pour mon job, j’emporte un maximum de travail avec moi, afin de m’immerger et d’oublier les tableaux pathétiques de ces pauvres gens qui prennent le train une fois tous les 10 ans et qui s’extasient devant la « très grande vitesse » du TGV.
    Vécu : un couple de la Meuse, entre deux bouchées de pâtés de foie de poulet à l’ail, « s’entretenait » bruyamment des risques de voir le train dérailler et lui affirmait que le « gazier il était trop lourd pour dérouiller », elle de pleurnicher « on va décoller je te dis, regarde par le hublot on voit même pas les vaches tellement elles passent vite… ».
    Alors oui, les Parisiens sont parfois froids, grincheux, mais heureusement que les affaires du pays se traitent à Paris…

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  30. Avatar de helco
    helco

    C’est dommage. Il y avait pourtant tant à dire sur les relations ferroviaires province-province en France si le sujet avait été abordé sous l’angle journalistique. Peut-être aurait-il été intéressant, voire « ironique » d’aborder le sujet des liaisons qui sont effectuées avec du matériel TGV, mais qui ne circulent sur aucune ligne à grande vitesse – ces mêmes liaisons où les voyageurs paient néanmoins le tarif TGV (par exemple) ? Peut-être aurait-il été intéressant de dénoncer la stratégie de la SNCF qui vise progressivement à matraquer ses liaisons en trains corails (aujourd’hui sous autorité de l’Etat, qui a subventionné notre chère entreprise publique pour exploiter des résidus de ligne sur lesquelles elle n’investit plus), peut être.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      L’article que vous me suggérez d’écrire, je l’ai précisément écrit il y a quelques semaines, il est mentionné dans celui-ci.
      OR

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  31. Avatar de Patrice
    Patrice

    L’exercice d’ironie aurait été intéressant et clairement intelligible s’il avait été un peu plus équilibré, ou carrément plus agressif.
    Le poids accordé aux clichés sur la province par rapport à ceux sur les parisiens met malheureusement en lumière le parisianisme déguisé de l’auteur.
    Se protéger simplement derrière deux ou trois références aux préconçus sur les parisiens (mais pas humiliants quand même, faut pas déconner : pressés et grognons face à la bonhomie seulement), histoire de pouvoir dire que c’est de l’ironie, ne suffit pas à déguiser le message … Dommage

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  32. Avatar de Machintruc
    Machintruc

    Vous me faites rire!
    1) Arrêtez cette guerre entre parisiens-provinciaux svp. C’est tellement puéril et inutile car dans tous les cas vous êtes français… la preuve: tous à vous plaindre de tout et de rien. Je vis et travaille en partie en région parisienne et j’étudie dans la région Centre et je peux vous dire que je fais souvent des comparaisons mais une chose est sure: nous avons tous des qualités et des défauts (que je ne vais pas énumérer ça pourrait faire « cliché »).
    2) Nous avons la chance d’avoir autant de moyens de transport. Ils sont, certes, régulièrement défectueux mais avancent quand même. Je prends le RER, Métro, TGV, TER et bus et effectivement c’est déprimant et rageant quand il y a du retard ou des longs trajets mais c’est toujours mieux que de galérer tout seul dans sa voiture (en polluant, en se fatiguant tout ca tout ca).
    3) Parmi les boulets présents dans les transports en commun (et nous en faisons tous partis un jour ou l’autre), nous pouvons faire de belles rencontres et ne pas voir le trajet passer!
    4) Connaissant le travail à la SNCF je peux vous dire que les salariés sont très bien payés. Les prix des billets pourraient donc baisser pour laisser les « pauvres » parisiens, banlieusards et provinciaux voyager et visiter le pays. Oui, parce que ceux qui prennent le train ont forcément un peu d’argent vu les prix des billets.
    5) Je ne suis pas dans le monde des bisounours, juste que ça m’énerve un peu de voir à quel point les gens se crachent dessus.
    6) L’article ne me choque pas. C’est un avis comme un autre et vu les réparties je pense que tout le monde se met au même niveau.

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  33. Avatar de vincent
    vincent

    mouais je vois vous avez voulu la jouer ironique avec ce papier, mais je pense aussi que c’est raté, le style reste trop sérieux, n’est pas Bedos qui veut.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Oui oui, on sait, il y a 400 personnes qui ont dit ça avant vous…
      OR

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  34. Avatar de Garfield
    Garfield

    Version Paris – Province, ou plutôt Paris – étranger : Tout simlement AUCUN problème ! Si, si… Je vous le promets…

    En fait, les tarifs sont tellement dissuasifs sur un Lausanne – Paris que mes parents, mon épouse et moi-même n’auront même pas besoin de supporter cette faune de TGVistes en déplacement ! Merci à la société LYRIA, qui nous a fait préférer l’avion, sans doute pour sponsoriser discrètement Air France. Un comble : aimer l’écologie, la pratiquer par conviction, et forcé par une société privée de prendre le moyen le plus polluant pour ne pas jeter l’argent par les fenêtres… La fin du monde serait-elle passée par là ? Diable… 😉

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  35. Avatar de Richard
    Richard

    La passagère quinqua coincée qui voyageait hier en première (!) classe dans le TGV Paris (!) Nice a empoisonné l’atmosphère d’un wagon entier lorsqu’elle a déballé un sandwich au saucisson à l’ail maison.
    Comme quoi……

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  36. Avatar de breton

    hier lundi , retour de Cannes vers Paris , je constate le manque de tenue des passagers. On prend la place d’ autres passagers ayant reservé une place numerotée , une banquette sur 3 on allonge ses pieds sur la banquette , les portables sonnent dans le wagon IDZEN ,,grand deballage des casse croutes qui parfument le wagon , les papiers resteront par terre..

    Quel pays la France , quand ce n’ est pas à soi , on ne respecte pas , mais la SNCF va devoir facturer les degats!!
    Tre bien ces prix IDTGV avec 2 niveaux de voyageurs pour rentabiliser , tout le monde doit apprecier !!
    Manquerai une info touristique lorque l’ on traverse les regions pour sacvoir ou l’ on est , car il faut vendre notre belle France à tous les Européens !!Peut être un ecran  » incassable  » comme dans les avions ? Pas de commentaire micro car on est en IDZEN .Qui aura le courage de propulser mon idée , sans penser  » C’ est à eux de le faire , c’ est pas moi c’ est lui  » !!

    Allez courage !! Jeune retraite qui espere reprendre l’ IDTGV à ce prix
    Pret à vous aider
    Jean François

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  37. Avatar de Pet
    Pet

    Le plus drôle, finalement, c’est encore le début : « les trains directs qui quittent une gare parisienne pour emmener le voyageur à sa destination et les TGV province-province. »

    Car les TGV province-province (je passe sur le terme) n’emmènent pas les voyageurs à leur destination.

    Enfin, c’est bien évident ! Leur destination ne peut être que Paris…

    C’est ce genre de phrase qui traduit finalement le mieux les ressorts intellectuels de son auteur.

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  38. Avatar de Gui
    Gui

    Ah, si seulement il y avait des TGV Paris-Paris !

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  39. Avatar de Gary
    Gary

    So, you want to help out a youngster?

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  40. Avatar de Tony
    Tony

    Le tgv ça se boit aussi http://www.cocktailmag.fr/recette-cocktail/tequila/tgv mais faut y aller mollo c’est pas du petit lait lol

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  41. Avatar de Arthur
    Arthur

    Dans les TGV provinces a provinces, nous pouvons citer le TGV qui passe par Aéroport CDG…

    Rien de pire que, en rentrant d’un vol long courrier, il faut attendre un TGV rempli de provinciaux bruyants (je rigole), par contre quel plaisir que de pouvoir arriver en Bretagne sans rentrer dans Paris après 12 heures en avion (dans lequel il faut supporter le touriste provincial de retour de Cancún). Dans tous les moyens de transports du monde, il y aura la même dualité entre habitués blasés et efficaces et voyageurs occasionels surpris et curieux (voire dépassés). Moi même, quand je rentre en France, je me donne le luxe d’être un provincial et regarder le paysage en mangeant un sandwich. Par contre, que dire de ces parisiens pressés et sophistiqués qui glandent sur les routes de la campagne bretonne quand ils sont en week end ou en vacances et qui ne comprennent pas que les locaux n’ont pas le temps pour admirer le paysage et prendre des photos (chacun son tour)

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  42. Avatar de Coline
    Coline

    bonjour

    provinciale et voyageant depuis des dizaines d’année vers Paris, je constate qu’effectivement le service de la SNCF a dramatiquement baissé alors que les prix se sont envolés. Résultat ? L’avion a pris des parts de marché incroyables ! Un Lille-Genève c’est 1h contre 5 h pour la SNCF avec un prix double. Cherchez l’erreur.
    Hier j’ai fait un a/r Paris-Genève en Tgv Lyria, et j’ai été choquée par l’état du train. Un vieux TGV en fin de vie, sale, bruyant (à grande vitesse on entend des bruits carrosserie peu rassurants), sièges usés, bref je comprends que les gens n’aiment plus prendre le train dans ces conditions là, à ce train là on arrivera bientôt au niveau des bétaillères de la RATP. Navrant quand on avait le plus beau train du monde, dézingué par une politique interne maladroite et suicidaire.

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    1. Avatar de Abdelrahmane
      Abdelrahmane

      Le pire de santé TGV est la ligne Paris/La Rochelle ! Ils sont vétustes et crasseux … quant aux toilettes s’abstenir d’y aller étroitesse et pas lavés, odeur pire que celles des écuries non entretenus !! TGV escargot qui s’arrête aussi dans les bleds comme Surgères qui est à moins de 30 bornes de La Rochelle ou Niort qui sont deux grandes gares non ?
      Apparemment cette région des Charentes n’a pas de TER !!

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