Le litre d’essence a encore augmenté. Dimanche 27 janvier, le prix moyen du litre de super 98 s’établissait à 1,626€ en France selon le site Zagaz. C’est davantage que le mois dernier et un peu plus que la moyenne de ces six derniers mois. Comme lors de chaque hausse du carburant, les médias affichent des gros titres, les commentateurs plaignent « les ménages qui n’en peuvent plus », le gouvernement redoute la colère populaire tandis que les écologistes se réjouissent plus ou moins secrètement.

Ristourne symbolique. A l’heure des journaux télévisés, des quidams interviewés dans une station-service jouent parfaitement leur rôle d’automobilistes « vaches-à-lait » croulant sous le poids du ravitaillement hebdomadaire. Puis un vénérable expert apparaît à l’écran pour montrer la satanée courbe grimpante, de préférence en euros courants. En conséquence de tout cela, le gouvernement se croit obligé de prendre des mesures symboliques, telle que la ristourne de 6 centimes par litre annoncée fin août 2012. Puis vient le temps des prospectivistes, qui imaginent déjà des scénarios vaporeux : les gens, assurent-ils, prendront moins leur voiture, pratiqueront le covoiturage, se mettront au vélo. L’étalement urbain, ce monstre froid qui dévore nos campagnes depuis des décennies, en tremble déjà d’effroi.

Idée reçue. Las, le prix de l’essence n’augmente pas, ou alors marginalement. C’est ce qu’affirment plusieurs experts, chiffres à l’appui. « L’essence à la pompe est moins chère aujourd’hui qu’il y a 30 ans », constate ainsi l’économiste Vincent Renard, directeur de recherche au CNRS. Le spécialiste compare la variation, depuis plusieurs décennies, de quatre données en euros constants : le revenu disponible par habitant, le prix des logements anciens, les loyers et le prix du carburant. Les chiffres sont ceux de l’Insee. Le graphique, reproduit ci-dessous, comprend des données antérieures à 2006, mais l’économiste assure que la tendance est depuis, demeurée la même. Alors que le prix de l’immobilier grimpe en flèche, celui du revenu moyen progresse raisonnablement, celui des loyers suit et le prix du carburant stagne, voire baisse à certaines périodes.

L’économiste considère le prix du logement comme plus problématique, à terme, que celui du carburant. « C’est la deuxième voiture qui coûte cher », estime-t-il. Les foyers qui vivent loin des transports collectifs, notamment à cause du prix élevé du foncier dans les quartiers denses, ne peuvent se passer d’au moins un véhicule par personne : deux par couple, voire un de plus pour chaque enfant majeur. Or, la possession d’une voiture coûte jusqu’à 6000€ par an, affirmait en juin 2012 l’Automobile Club, comme on peut le lire ici. Si l’on décompose les dépenses annuelles générées par la possession d’un véhicule, l’augmentation du prix du carburant ne représentait, en 2011, que 77€ de plus par rapport à l’année précédente.

L’économiste Yves Crozet, qui intervenait vendredi 25 janvier au Forum des vies mobiles organisé par la SNCF, avance un calcul similaire : « contrairement à l’idée reçue, le prix de l’essence n’arrête pas de baisser. On pouvait acheter 3 litres avec le salaire d’une heure de SMIC en 1973, et on peut en acquérir 6 aujourd’hui », a-t-il affirmé. Jean-Pierre Orfeuil, professeur à l’Institut d’urbanisme de Paris, partage peu ou prou ce point de vue. Lors du même Forum des vies mobiles, il a fait ce constat : « depuis 20 ans, le prix du carburant vendu aux ménages a considérablement augmenté, mais le poids du carburant dans le budget des ménages reste stable, autour de 3,7% du revenu ». Ingénieur et statisticien de formation, M. Orfeuil explique ce paradoxe de la façon suivante : « En gros, dans les dernières décennies, les foyers ont continué à s’enrichir un peu. Par ailleurs, les voitures que l’on vend aujourd’hui consomment deux fois moins qu’il y a 25 ans, et les ménages préfèrent, de nos jours, s’équiper en logements et en smartphones plutôt que de dépenser de l’argent pour leur voiture ».

C’est super. A chaque augmentation notable du prix de l’essence, quelques articles, comme celui-ci, intitulé « Pourquoi la hausse de l’essence est psychologique », ou celui-là, établissent le même constat. Mais ils demeurent peu visibles dans la masse médiatique. Bien sûr, les économistes cités savent que les chiffres globaux ne préjugent pas de situations particulières. « La pression du prix de l’essence existe pour certaines familles, mais certainement pas de façon universelle », précise ainsi M. Crozet.

177 réponses à « L’essence à la pompe, « moins chère qu’il y a 30 ans » »

  1. Avatar de roger nimo
    roger nimo

    Les types de chez TOTAL doivent se bidonner en lisant cet article et en regardant l’évolution de leur compte de résultat

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  2. Avatar de Henri Guidon
    Henri Guidon

    Il faut compléter l’information par le fait que la consommation des automobiles a beaucoup diminué en 30 ans.

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  3. Avatar de Pélissier
    Pélissier

    Le litre de super vaut 1.65 euros soit 10,82 francs. Il y a 30 ans il valait 3.50 francs. Même si les salaires ont un peu augmenté en 30 ans il ne faut pas dire que le carburant ne coûte pas plus cher aujourd’hui. C’est vouloir faire prendre des vessies pour des lanternes et ce n’est pas des graphiques savants fait par des pseudo experts qui arriveront à nous convaincre. Messieurs les intelligents pour votre gouverne nous sommes à plus de 10 francs le litre…à vos calculatrices

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    1. Avatar de laurent
      laurent

      bah…..monsieur ….quand j’étais jeune en 1970 le smic était de environs 600 nouveaux francs…..et en 2000 le smic était a 6 000 nouveaux francs……….donc les salaires entre ces 2 dates ont multipliés par 10…..si vous n’etes pas foutu de comprendre le B A – BA de l’inflation
      sportivement

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  4. Avatar de Renaud
    Renaud

    Ben évidemment, s’il compare avec l’immobilier… C’est bête, pourquoi ne pas comparer avec l’inflation en général (immobilier compris, mais pas seulement lui) ?

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  5. Avatar de Herz
    Herz

    prix de l’essence, il y a 30 an : – de 4 Frcs / litre SP98
    aujourd’hui, + de 11 Frcs / litre SP98
    Merci, au revoir ! Charlatans de journaleux ! Remballez vos graphiques qui ne convainc personne, sauf éventuellement les bobos comme d’habitude

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci mon chou
      OR

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    2. Avatar de Dollar
      Dollar

      Et en Francs de 1895, ça fait combien ?

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  6. Avatar de David
    David

    Cest tres inexact et simpliste de comparer le nombre de litres achetables par heure de smic.
    La voiture netait pas aussi repandue a lepoque quaujourdhui. Cetait vu beaucoup plus un produit de luxe.
    Cest un peu comme comparer un telephone portable dil y a 15 ans et maintenant. Cetait plus cher mais il y a un vrai budget portable dans les familles de nos jours. La encore ce nest pas simple de comparer. Il y a beaucoup plus de facteurs a prendre en compte

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  7. Avatar de brandon

    Les courbes ne vont que jusqu’à 2006, donc juste avant les crises de 2007 et 2008 qui ont engendré de brusques régressions. Si on compare la situation du début des années 2000 et la situation actuelle, pas sûr qu’on en vienne à la même conclusion.

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  8. Avatar de fred
    fred

    La plupart des commentaires fustigeant cet article oublient que l’on compare ici le coût relatif de l’essence à un instant t précis (il y a trente ans) quand elle était relativement élevé (comme beaucoup de choses). On ne parle pas d’une évolution des coûts sur les 20 ou même les 10 dernières années.
    Après, le même article avec, par exemple 1993 comme date de référence, n’aurait pas les même conclusions…. Elle serait pourtant plus pertinente, car à cette époque, ça n’allait pas fort non plus : le nombre de chômeur avait aussi atteint les 3 millions et la France connaissait sa première récession depuis 1950 ! Chiche?

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  9. Avatar de ER
    ER

    Bonjour a tous, quelques reflexions que je soumets à l’analyse des autres commentateurs !

    PREAMBULE
    Je dois dire que j’étais de prime abord « séduit » par la démonstration meme si elle va à l’encontre de ma propre sensation qui est aussi celle d’un impact de l’augmentation du cout de l’essence dans mon budget personnel (je parle de sensation par ce que je n’ai pas fait le calcul réel).

    ANALYSE
    La démonstration m’apparait méthodologiquement faible sur 3 aspects :
    1 – La pertinence des variables comparées : existe-t-il un lien direct entre les variables étudiées qui explique le phénomène à analyser ? Comparer le prix au litre de l’essence (variable analytique) et le revenu moyen (variable synthétique) permet-il de confirmer ou d’infirmer le sentiment perçu ?
    2 – La prise en compte de la dispersion des données : on peut admettre que les variations intra-annuelles et géographiques du prix de l’essence sont suffisamment faibles pour juger comme pertinente une valeur moyenne annuelle pour l’ensemble du territoire. Par contre, que représente une moyenne sur les revenus ? Pourquoi certains commentaires précédents préconisent-ils l’utilisation de la médiane ou d’un percentile donné ? Une seule variable est-elle « représentative » de réalités très différentes (et je ne pense pas que les télévisions fassent leur micro-trottoir, ou plutot leur « micro-pompe », avec un échantillon représentatif de l’ensemble de la population…)
    3 – La comparaison « toute choses égales par ailleurs » : sur une période d’observation de 30 ans, comment figer l’ensembe des autres variables correlées au sujet étudié ? Des commentaires soulignent déjà l’amélioration du rendement des voitures, l’évolution des distances quotidiennes, etc….

    CONCLUSIONS
    1 – Il m’apparait donc osé de tirer un enseignement pertinent de l’observation de ce seul graphique…(meme en étant a priori déjà convaincu !). On pourrait bien sur utiliser plutot la part des transports dans le budget des familles (pour contrer la première remarque) mais cela ne résout pas le problème posé par les deux autres remarques :
    – la composition des budgets des familles reflète surement des situations très dispersées.
    – la comparaison ne se fait pas toutes choses égales par ailleurs compte tenu, par exemple, du fait que l’on ne sait pas si cette consommation observée contribue au meme taux de satisfaction des « besoins » de mobilité au fil du temps (est-ce que les familles ne s’auto-limitent pas dans leur déplacement en voiture ?).
    2 – Quel est finalement le vrai problème posé ? Je le pense personnellement en ces termes :

    pourquoi et comment une partie (laquelle?) de la population ressent l’augmentation du prix au litre de l’essence comme un frein à la satisfaction de ses besoins de mobilité en voiture personnelle ?

    Comment ces besoins ont-ils évolué (éloignement du lieu de travail, augmentation du temps libre par la réduction du temps de travail, ….) ?

    Ce sentiment se traduit-il par une restriction volontaire de l’usage de la voiture afin de limiter ces dépenses ?

    Ces dépenses sont-elles limitées au profit d’autres besoins ayant emergé au fil des 30 dernières années (nouvelles technologies, par exemple…) ?

    Finalement bien plus complexe à démontrer ou a contrer qu’une simple comparaison de deux courbes !!

    REMARQUES ANNEXES :
    1 – Sur la prise en compte du prix de l’immobilier dans le calcul de l’inflation : si l’achat est un investissement et donc non pris en compte a ce titre, est-que les charges financières de remboursement du crédit (principal mode de financement pour un achat immobilier) ne devraient-elles pas etre prises en compte, elles ?
    2 – Sur la comparaison avec les prix de l’immobilier : en quoi cela est-il lié au sujet ? Si le but est de démontrer que le cout réel du carburant n’est pas corrélé avec le cout « ressenti », celan’apporte rien à la démonstraton ! Il s’agit plutot d’un argument « politique » pour dire que le débat devrait etre ailleurs mais la encore, il faudra commencer a analyser des variables corrélées non dispersées toutes choses étant égales par aileurs !
    3 – Je ne crois pas que la hausse du prix de l’essence soit surmédiatisée : les médias s’y intéressent parce que les gens s’y intéressent (et pas l’inverse!). Et la hausse des prix immobiliers est par ailleurs tout autant médiatisée !
    4 – Le fait que les compagnies pétrolières présentent une santé financière insolente n’est pas non plus un élément explicatif de la question posée. Cela veut juste dire que le marché est favorable pour eux !!

    A suivre…

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci pour cette contribution. Sans être économiste, je constate qu’à chaque hausse de l’essence on attend la limitation du trafic automobile et que celle-ci ne se produit que dans les endroits les plus congestionnés. Le prix du carburant n’influe donc que peu sur la circulation effective.
      OR

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  10. Avatar de er
    er

    Bonjour a tous, quelques reflexions que je soumets à l’analyse des autres commentateurs !

    PREAMBULE
    Je dois dire que j’étais de prime abord « séduit » par la démonstration meme si elle va à l’encontre de ma propre sensation qui est aussi celle d’un impact de l’augmentation du cout de l’essence dans mon budget personnel (je parle de sensation par ce que je n’ai pas fait le calcul réel).

    ANALYSE
    La démonstration m’apparait méthodologiquement faible sur 3 aspects :
    1 – La pertinence des variables comparées : existe-t-il un lien direct entre les variables étudiées qui explique le phénomène à analyser ? Comparer le prix au litre de l’essence (variable analytique) et le revenu moyen (variable synthétique) permet-il de confirmer ou d’infirmer le sentiment perçu ?
    2 – La prise en compte de la dispersion des données : on peut admettre que les variations intra-annuelles et géographiques du prix de l’essence sont suffisamment faibles pour juger comme pertinente une valeur moyenne annuelle pour l’ensemble du territoire. Par contre, que représente une moyenne sur les revenus ? Pourquoi certains commentaires précédents préconisent-ils l’utilisation de la médiane ou d’un percentile donné ? Une seule variable est-elle « représentative » de réalités très différentes (et je ne pense pas que les télévisions fassent leur micro-trottoir, ou plutot leur « micro-pompe », avec un échantillon représentatif de l’ensemble de la population…)
    3 – La comparaison « toute choses égales par ailleurs » : sur une période d’observation de 30 ans, comment figer l’ensembe des autres variables correlées au sujet étudié ? Des commentaires soulignent déjà l’amélioration du rendement des voitures, l’évolution des distances quotidiennes, etc….

    CONCLUSIONS
    1 – Il m’apparait donc osé de tirer un enseignement pertinent de l’observation de ce seul graphique…(meme en étant a priori déjà convaincu !). On pourrait bien sur utiliser plutot la part des transports dans le budget des familles (pour contrer la première remarque) mais cela ne résout pas le problème posé par les deux autres remarques :
    – la composition des budgets des familles reflète surement des situations très dispersées.
    – la comparaison ne se fait pas toute choses égales par ailleurs compte tenu, par exemple, du fait que l’on ne sait pas si cette consommation observée contribue au meme taux de satisfaction des « besoins » de mobilité au fil du temps (est-ce que les familles ne s’auto-limitent pas dans leur déplacement en voiture ?).
    2 – Quel est finalement le vrai problème posé ? Je le pense personnellement en ces termes :

    pourquoi et comment une partie (laquelle?) de la population ressent l’augmentation du prix au litre de l’essence comme un frein à la satisfaction de ses besoins de mobilité en voiture personnelle ?

    Comment ces besoins ont-ils évolué (éloignement du lieu de travail, augmentation du temps libre par la réduction du temps de travail, ….) ?

    Ce sentiment se traduit-il par une restriction volontaire de l’usage de la voiture afin de limiter ces dépenses ?

    Ces dépenses sont-elles limitées au profit d’autres besoins ayant emergé au fil des 30 dernières années (nouvelles technologies, par exemple…) ?

    Finalement bien plus complexe à démontrer ou a contrer qu’une simple comparaison de deux courbes !!

    REMARQUES ANNEXES :
    1 – Sur la prise en compte du prix de l’immobilier dans le calcul de l’inflation : si l’achat est un investissement et donc non pris en compte a ce titre, est-que les charges financières de remboursement du crédit (principal mode de financement pour un achat immobilier) ne devraient-elles pas etre prises en compte, elles ?
    2 – Sur la comparaison avec les prix de l’immobilier : en quoi cela est-il lié au sujet ? Si le but est de démontrer que le cout réel du carburant n’est pas corrélé avec le cout « ressenti », celan’apporte rien à la démonstraton ! Il s’agit plutot d’un argument « politique » pour dire que le débat devrait etre ailleurs mais la encore, il faudra commencer a analyser des variables corrélées non dispersés toutes choses étant égales par aileurs !
    3 – Je ne crois pas que la hausse du prix de l’essence soit surmédiatisée : les médias s’y intéressent parce que les gens s’y intéressent (et pas l’inverse!). Et la hausse des prix immobiliers est par ailleurs tout autant médiatisée !
    4 – Le fait que les compagnies pétrolières présentent une santé financière insolente n’est pas non plus un élément explicatif de la question posée. Cela veut juste dire que le marché est favorable pour eux !!

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    1. Avatar de blabla
      blabla

      Le lien avec l’immobilier est simple: les gens paient leur logement plus cher. Il leur reste moins de ressources pour le reste de leur dépenses. Donc la moindre hausse d’un produit est bien plus fortement ressentie car le revenu disponible APRES coût du logement est bien plus faible qu’il y a trente ans.

      Enfin, la compa toutes choses égales par ailleurs a justement pour but de prouver que le prix de l’essence au litre n’a pas bougé en € constants. Ou alors très faiblement.
      Mais le fait que les gens circulent beaucoup plus joue un effet multiplicateur sur une hausse (même faible) du coût de l’essence au litre.

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  11. Avatar de djakk
    djakk

    Effectivement, les voitures d’il y a 30 ans consomment moins que les actuelles, mais on ne change pas de voiture tous les 2 ans : disons que les gens ont la même voiture sur une durée de 5 ans ; sur 5 ans, le prix du gasoil a augmenté de 30% !

    En 2008 on a pu voir brièvement le litre de gasoil à 0,99 € le litre, actuellement en 2013 c’est 1,35€ le litre …
    On doit payer toutes les 2 semaines 20€ de plus pour un plein (80€ au lieu de 60€) par rapport au début de la possession de la voiture, pour obtenir la même chose : la possibilité de rouler pendant 2 semaines. Voilà pourquoi ça marque les esprits.

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    1. Avatar de nawak
      nawak

      N’importe quoi.
      20€ de plus toutes les deux semaines pour un plein. A supposer un réservoir de 80 litres (c’est énorme), ça veut dire une hausse de 0,25€/Litre toutes les deux semaines. Et si on passe sur un réservoir de 40 litres (cas d’une citadine), on passe donc à une hausse de 0,5€/L tous les 15 jours.
      Ah oui,c ‘est cher. Mais c’est surtout complètement faux.

      Mais peut-être parliez-vous dans le cas de semi-remorque de 36 tonnes ?

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  12. Avatar de Didier
    Didier

    L’article oublie la banalisation de la voiture. En 1980, le jeune moyen n’allait pas au-delà du bac et n’avait pas de voiture d’occasion, les ménages avec deux véhicules étaient plus rares. Les gens qui employaient la voiture étaient en moyenne moins regardants.

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  13. Avatar de Pierre
    Pierre

    Merci pour cet article instructif.

    En effet le coût d’une voiture n’est pas uniquement lié à l’essence. Ce serait bien par exemple d’intégrer dans le graphique l’évolution du prix des péages d’autoroutes.
    Au moins pour voir si c’était une bonne affaire de privatiser l’autoroute …. (Idée reçue : c’est bien juteux pour les sociétés d’autoroute !)

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  14. Avatar de François C

    « contrairement à l’idée reçue, le prix de l’essence n’arrête pas de baisser. On pouvait acheter 3 litres avec le salaire d’une heure de SMIC en 1973, et on peut en acquérir 6 aujourd’hui » lit-on dans cet article.
    Bonne réflexion, mais à y regarder de plus près, c’est vraiment manipuler les chiffres et donner une information fausse.
    En € constant l’heure de smic en 1973 équivalait à 2,13€ de 2013, aujourd’hui l’heure de SMIC est à 9,45€! Soit plus de 4 fois plus. Normal qu’on puisse acheter plus d’essence 🙂
    D’autant que le prix de l’essence (http://www.jbnoe.fr/IMG/pdf/JB_Noe_-Evolution_du_prix_essence.pdf) en 1973 était de 1,69 F soit en euros constants 1,37€ ! à comparer au prix actuel donné en préambule de l’article: 1,63€
    Ceci étant, entre 1973 et 2013
    – le prix de l’essence exprimé en euro constant a bien augmenté dans des proportions moindre que ce que l’on croit (environ 17%)
    -le SMIC a aussi augmenté mais dans des proportions plus importantes: (340%… même si cela ne se traduit pas par la même proportion en pouvoir d’achat!)
    – il est donc normal de pouvoir acheter 2 fois plus de litres d’essence avec le montant d’un SMIC horaire.
    – Enfin les voitures de même cylindrée de 1973 et de 2013 n’ont pas la même consommation
    – Ce qui réduit l’impact de l’augmentation du coût de l’utilisation… Mais certainement pas le prix du litre!

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    1. Avatar de Capitaine HuitSix
      Capitaine HuitSix

      J’ai également été choqué par cette déclaration et la mauvaise fois de leurs calculs alors je suis allé voir la réalité avec un calcul simple et honnête (salaire moyen net divisé par le prix du litre)
      Grosso-modo, le salaire moyen de 1973 permettait d’acheter 20.000 litres d’essence dans l’année, le salaire moyen de 2012 permet d’acheter 15.000 litres dans l’année, le prix de l’essence à donc augmenté de 33% en comparaison des niveaux de vie.

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  15. Avatar de Lydiane

    https://www.contrepoints.org/2011/01/24/11966-evolution-du-prix-de-lessence-en-france

    nous constatons une forte augmentation de l’essence entre 1960 et 2007, passant de 0,99 à 8,3 francs. Le prix a été multiplié par 8,38, ou bien, si l’on préfère les plus gros chiffres, son augmentation a été de 738%. C’est évidemment énorme, et cela justifie les atermoiements sur la réduction du pouvoir d’achat.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Vous comptez en euros courants. Il faut évidemment calculer en euros constants, et comparer cette augmentation avec celle des loyers et des revenus.
      OR

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    2. Avatar de laurent
      laurent

      bah…..madame ….quand j’étais jeune en 1970 le smic était de environs 600 nouveaux francs…..et en 2000 le smic était a 6 000 nouveaux francs……….donc les salaires entre ces 2 dates ont multipliés par 10…..si vous n’etes pas foutu de comprendre le B A – BA de l’inflation
      sportivement

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