Jour de galère. © @_ImAnndy_Il y a des semaines comme ça. Depuis lundi, les principales lignes du réseau francilien ont connu de multiples ratés. Les récits des voyageurs, comme toujours, sont exaspérés : la pagaille, la foule qui se presse, les moments d’incertitude, la voix qui crachote dans le haut-parleur, le calme étrange, les retards qui s’accumulent. Décidément, l’interconnexion n’est plus très bien assurée. Revue (non exhaustive) des incidents plus ou moins graves qui se sont déroulés cette semaine.

<blockquote lang= »en »><p>Pourquoi vont ils à l’autre bout du monde pour faire des émissions sur le thème de la survie,alors que ns avons tout pour le faire sur RER ?</p> laurent gallois (@laurentgallois) <a href= »https://twitter.com/laurentgallois/statuses/424097225980268544″>January 17, 2014</a></blockquote>
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Signalisation. © Olivier RazemonLundi 13. Un train tombe en panne sur la ligne B, entre les stations Parc des expositions et Villepinte. L’incident donne lieu à une « évacuation spontanée », c’est à dire des passagers à bout qui descendent sur les voies, entraînant une coupure d’électricité et donc des retards supplémentaires. Selon le conducteur Laurent Gallois, également syndicaliste, « ce sont des agents de la RATP qui sont venus aider le conducteur, alors qu’à cet endroit le réseau est de la responsabilité de la SNCF ». Selon lui, « si un incident de ce type devait se produire en plein Paris, sous les tunnels, à une heure de pointe, trois lignes pourraient être touchées en même temps, la A, la B et la D ».

Lundi 13, suite. Sur la ligne E, incident technique à Villers-sur-Marne, occasionnant des retards du matin au début de l’après-midi.

Mercredi 15. Une panne de caténaire à Aulnay-sous-Bois amène une coupure de la ligne B pendant une durée de 9 heures. Les répercussions se font sentir jusqu’à Paris. Là aussi, des usagers descendent sur les voies, mais cette fois à l’appel du conducteur. Gare du Nord, la fameuse « interconnexion » entre les réseaux RATP et SNCF, qui gèrent chacune une branche de la ligne, est suspendue momentanément, ce qui signifie tout bonnement qu’il faut changer de train. Des bus de substitution sont mis en place. Les voyageurs n’en finissent pas de payer le prix du jugement de Salomon qui, dans les années 1970, avait voulu ne mécontenter ni la compagnie ferroviaire ni la régie des métros parisiens. La galère en images selon Le Parisien.

Mercredi 15, suite. Des retards importants sont à déplorer sur la ligne C, suite à une agression à la gare de Meudon-Val Fleury.

Jeudi 16. Un dégagement de fumée à la station Châtelet-Les Halles, en plein cœur de Le système touché au coeur. © Olivier RazemonParis, perturbe les lignes A et B. L’incident résulterait d’un incendie dans un hôtel des alentours. Le trafic est interrompu puis ralenti pendant deux heures.

Jeudi 16, suite. La ligne D connaît « un gros problème », assure un voyageur. Un autre habitué affirme : « La D, c’est chaque jour. Du coup on ne fait plus gaffe ».

Vendredi 17. Sur la ligne A, un « accident grave de voyageur » (en fait un suicide) à la station Auber interrompt totalement le trafic sur le tronçon parisien, entre Charles-de-Gaulle-Etoile et Nation. Une passagère témoigne : « je me suis retrouvée dans la quatrième dimension. Une foule très dense, nous étions quelques centaines très très serrés,un grand silence. Une seule petite bousculade aurait pu provoquer le pire, nous n’avions aucun moyen de nous échapper ni de respirer. Nous étions nombreux à prendre des photos tellement c’était ahurissant. Le seul message qui tournait en boucle parlait d’un incident voyageur grave à Auber et d’une reprise du trafic à 10h30, il était 8h45 environ ».

Vendredi 17, suite. Vers 19h, un colis suspect à Nation perturbe de nouveau la ligne A. « laissez-moi rentrer chez moi ! » s’exclame @Val690222.

Enfin, la semaine dernière, la voie 44, gare du Nord, a été bloquée, ce qui également conduit à une interruption du trafic. « Les lignes L et J, à Saint-Lazare, connaissent des difficultés récurrentes », assurent d’autres voyageurs.

Le RER A, 17 janvier. Les passagers prennent des photos. DRSuper métro. La région Ile-de-France et le Syndicat des transports ne cessent d’assurer que des travaux sont entrepris, que les budgets augmentent, que les déplacements quotidiens sont « une priorité ». Ainsi, 500 millions d’euros ont été investis en 2013 sur la ligne B. Jean-Paul Huchon a envisagé jeudi 16 de fermer totalement certaines lignes de RER en plein été, afin d’y effectuer les travaux nécessaires. Par ailleurs, doit-on vraiment dépenser, dans les années à venir, 30 milliards d’euros pour construire un « super-métro », le Grand paris Express, alors que les infrastructures actuelles sont manifestement à bout de souffle? C’est la question posée par Jean-Claude Delarue, président de « SOS usagers », répondant ici à un tweet de la candidate socialiste à Paris, Anne Hidalgo, annonçant son soutien au Grand Paris Express.

<blockquote lang= »en »><p><a href= »https://twitter.com/Anne_Hidalgo »>@Anne_Hidalgo</a&gt; Avec ce qui se passe tous les jours sur les lignes existantes, la priorité, c’est de réparer ce qui est cassé.  <a href= »https://twitter.com/search?q=%23sosusagers&amp;src=hash »>#sosusagers</a></p&gt; Jean-Claude Delarue (@DelarueJC) <a href= »https://twitter.com/DelarueJC/statuses/423887499593662464″>January 16, 2014</a></blockquote>
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A lire, pour davantage d’informations :

Ces détails qui perturbent le RER B

Ma soirée dans la cabine du RER A

Et puis, pour ne pas faire de jaloux L’enfer de la ligne 13, il paraît que c’est fini

278 réponses à « Semaine noire dans le RER »

  1. Avatar de Yann
    Yann

    Je me souviens du calme des Londoniens lorsqu’une soudaine coupure d’électricité avait plongé toute une rame dans l’obscurité (sur la Circle je crois): ben oui la routine quoi…

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  2. Avatar de Aldonse
    Aldonse

    @ anti_parisien : Vous criez : « Que crêve Paris, que vive la France ! » Emouvant et très pétainiste ; cela revient à la mode ! Mais vous oubliez que l’Ile-de-France produit 26 % des biens et des services français, et assure 31 % des ressources de l’Etat ; que le gros de la richesse nationale est produit dans quelques grandes agglos (Ile de France, Nord, Rhones-Alpes et PACA : 52 % de la Valeur Ajoutée nationale sur 22 régions) ; et que la province des petites villes et des campagnes est entièrement parasitaire et vit de subventions multiples : l’agriculture toute entière ne produit que 2,3 % de la Valeur Ajoutée nationale. Chaque Francilien envoie chaque année environ 1600 euros de subventions au reste de la France. Il serait facile d’améliorer les transports parisiens si l’IdF en gardait une partie (cf données de l’INSEE citées dans www-ohp.univ-paris1.fr). Il est certain que la RATP travaille très mal : il vaudrait mieux la réformer que de lancer des slogans irresponsables et injustes.

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    1. Avatar de Merle Teigneux
      Merle Teigneux

      Oui, c’est vrai, c’est très à la mode de critiquer Paris, et les grandes villes et de vouloir envoyer tout le monde dans les monts d’arrêt ou dans le fin font de la Creuse. Les jeunes quittent en masse les campagnes, surtout celles où il y a un poids social. Ils viennent principalement sur Paris, Lyon et Toulouse et ne reviennent jamais dans les campagnes. Oui, la ville attire par ses activités et son absence de pression sociale.

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    2. Avatar de izotop
      izotop

      bonjour j’ai toujours du mal avec ces chiffres de repartitions de la richesse pour 2 raisons.
      1- comment est repartie la richesse quand une entreprise disposent d’usines/magasins/succursales en france mais que son siege social est à paris.
      L’exemple c’est la banque. comment est repartie sa contribution au PIB entre ses succursales…
      2- l’IDF dispose d’un avantage strategique non rattrapable par les autres regions: la centralisation de toutes les autorités /administrations/ministere/directions centrales des administrations.
      Elles comptent pour beaucoup d’emplois en IDF directs et induits….

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      1. Avatar de Aldonse
        Aldonse

        @ Izotop : vos remarques sont tout a fait fondées. 1) Les grandes entreprises tendent a déclarer leurs profits dans la capitale, mais, d’une part, elles tendent aussi aujourd’hui à sous-traiter une large partie de leur travail en peu partout en France ou à l’étranger. Ainsi, la Valeur Ajoutée de Renault n’est que de 30 % … C’est pourquoi j’ai utilisé la VA, qui évite ce défaut, en citant le poids très faible de l’agriculture dans l’économie française : 2,28 % seulement ; 2) les services de l’Etat entretiennent des emplois dans la région capitale, c’est certain, mais on peut se demander s’il ne vaudrait pas mieux, pour la France et pour l’Ile de France, affaiblir l’Etat et l’envoyer en province (à Vichy peut-être ?) et donner aux régions une bien plus grande autonomie. La région parisienne pourrait alors utiliser une partie au moins des richesses qu’elle produit pour les besoins de sa banlieue. Chaque année, l’IdF envoie entre 15 et 20 milliards d’euros aux provinces. Et regardez l’effroyable situation des transports, en particulier du RER B. En réalité, l’Etat (c’est à dire une « élite » de quelques milliers de privilégiés), pille les ressources des grandes métropoles pour les redistribuer dans des provinces déficitaires. Certes, il y a un devoir de solidarité, mais aussi un achat des votes et une soigneuse préservation d’opinions conservatrices … Précisions dans http://www-ohp.univ-paris1.fr.

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  3. Avatar de XXX
    XXX

    Comment ça, une semaine noire ? J’ai quant à moi l’impression que cela fait déjà plusieurs mois que les problèmes se sont intensifiés pour devenir quasi-quotidiens sur la ligne B.

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  4. Avatar de Bruno
    Bruno

    Bonjour à tous,

    En fait une grande majorité des commentaires du style « la RATP/SNCF nous fait ch… » témoignent d’une grande ignorance du système ferroviaire.

    Je pense que pour les lignes A, B et D plusieurs facteurs entrent en compte :
    1. La dimension des installations. Il est impossible de faire passer 2 trains au même endroit et au même moment et il doit exister entre 2 trains consécutifs une distance minimum de sécurité permettant d’arrêter le 2d si le 1er à un problème. À partir de ces conditions, il est impossible de rajouter des trains sur le tronçon central de la B et de la D à cause du tunnel Châtelet-Paris Nord. Problème déjà souvent abordé. Il est également quasi impossible de faire « tourner » un train avant Paris. D’abord pour une raison de temps (on ne rebrousse pas sur un train, donc un retournement prend du temps. Temps pendant lequel les 2 voies sont immobilisées autour du dit train) et d’infrastructures. Mais même si des trains tournaient à certain point de la ligne, il y aura toujours de gens pour dire « mon train ne va pas au bout, j’ai une rupture de charge, c’est inadmissible… »

    Donc pour (1) il y a un problème d’infrastructures, mais ça l’exploitant n’y peut rien (c’est du ressort du gestionnaire d’infrastructures, donc de l’état).

    Il y a des problèmes de comportement de voyageurs. Descendre sur la voie sans y être autorisé et la chose à ne jamais, JAMAIS, faire. Pourquoi ? Parce que c’est a. dangereux et b. égoïste. (a) il y a d’autres trains qui circulent, sans parler du rail de traction (métro) et (b) passager sur les voies = alerte radio = plus de trains dans toute la zone (pour la SNCF). Juste parce que « y en a marre d’attendre » on fait empirer le problème (cf. l’énorme problème de Paris Nord l’an dernier).
    Il y a un problème de volonté politique. L’amélioration des infrastructures, des systèmes de conduite … à un coût. Par moment cela se chiffre en milliard d’euros. Je ne doute pas un instant que ceux qui nous disent « il faut mettre des portes palières » « il faut automatiser » … seront les premiers à dire : « ça coûte trop cher j’en ai marre de payer trop d’impôts » ou « le chômage augmente c’est une honte ». Rappelons que puisque le métier de cheminots est si avantageux, rien ne vous empêche de postuler. Vous découvrirez les horaires de travail en roulement (matin/jour/soir/nuit) l’absence WE fixes et de jours fériés, le travail de nuit … qui vont avec et tous les avantages du métier. Rappelons également que chaque profession à … ses avantages et … ses inconvénients.
    ça ne marche pas « si mal que ça ». 10,5 millions de voyageurs par jours sur le réseau RATP (Métro/Bus/RER). Il est évident qu’il y a des dysfonctionnements majeurs, mais globalement, l’offre de transport en IdF est de très bonne qualité. Pour s’en convaincre : voyager (en province ou à l’étranger).
    Les facteurs imprévisibles. Un « accident grave de voyageur », un « rail cassé », les incivilités « signal d’alarme » … ça ne se prévoit pas. En général ça tombe : ensemble, au plus mauvais endroit au pire moment (loi de Murphy). Cf le RER A cette semaine, ou avant Noël avec 3 rails cassés en 1 semaine.
    Infrastructure vieillissante et mal entretenue ? Par obligatoirement. Une voiture neuve peut tomber en panne. Un rail neuf peut casser. Le matériel est trop vieux et mal entretenu ? Les MS61 (les vieux avec portes à loquets) ont été rénovés, les MI84 bien que défraîchis sont mis en heure de pointe pour limiter le temps d’échange voyageur (si si) et les MI2N et MI09 sont récents. Problème un train parcours beaucoup de kilomètres par semaine. Évidemment, vous avez beau les réviser régulièrement, il arrive des ennuis. Essayer de rouler 50 000 km par semaine avec votre voiture. Même en la révisant tous les jours, vous aurez fatalement une panne un jour.

    Pour conclure ce point, il n’y a personne de blanc et personne de noir dans cette affaire. Ni l’exploitant, ni les passagers, ni l’état (en tant que propriétaires des infra par RFF et RATP-GI).

    Quelles solutions ?
    Comme ça difficile à dire. Ceux qui répondent à l’emporte-pièce « renouvellement, automatisation … » oublient la dimension financière et humaine. Le métro s’automatise doucement, mais sûrement. La ligne 4 est la prochaine sur la liste. Les matériels roulants sont en cours soit de renouvellement soit de restauration. Encore une fois, un train ça coûte cher donc c’est un choix politique (celui du « tout TGV » notamment)
    Éduquer les passagers ? Mais la majorité des passagers sont des gens corrects et respectueux. Mais vous trouverez toujours un gugus pour bloquer les portes, tire un signal d’alarme… rien que pour ennuyer les autres. Alors on peut supprimer les portes et les signaux d’alarme, mais pas sûr que ce soit mieux.

    Bref, ce n’est pas si simple. Et surtout, pour ceux qui pestent en disant « le conducteur s’en fout », n’oubliez pas que lui (ou elle) aussi est un être humain, et que lui aussi ça lui gâche la journée quand il lui est impossible de mener à bien sa mission.

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    1. Avatar de Elmer
      Elmer

      Il faudrait déjà se donner des objectifs pour la gestion des incidents:
      – peut-on accepter de laisser les voyageurs en banlieue sans solution alternative ou doit-on essayer de les rapprocher de Paris ?
      – améliorer la communication : hier soir à CDG Étoile, il était suggéré aux voyageurs d’utiliser le métro… Mais comment aller en banlieue en métro ? Pas d’information sur la possibilité d’avoir un train, ou sur l’absence totale de trains. Souvent la RATP fait meiux, en annonçant où se trouve le prochain train.
      – doit-on laisser les trains s’empiler de part et d’autre de l’incident en cours, ne peut-on pas réaliser des retournements en urgence (de toutes façons le trafic est interrompu) ?

      Mon expérience de la gestion de crise, c’est qu’il faut être imaginatif. On n’empêchera pas les suicides et les actes de malveillance, mais disposer d’une boîte à outils pour y faire face ferait le plus grand bien.

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      1. Avatar de Bruno
        Bruno

        Dans le cas des crises sur réseau ferroviaire, on ne demande pas aux régulateurs d’êtres imaginatifs, mais de suivre les procédures, et à la lettre. C’est d’abord une question de sécurité, mais aussi avec la tendance « à l’américaine » du procès pour un oui ou pour un non, de responsabilités.

        Dans le cas d’incidents très impactant (cf. vendredi 20/12/2013), il y a toujours cellule de crise et action. Seulement, certaines actions mettent du temps, et ce temps est souvent incompressible.

        Sinon, les retournements de train « autour » d’un incident sont quasi systématiques sur le métro et le RER (A au moins) quand des communications Voie 1 – Voie 2 (ou services provisoires) sont exploitables.

        Pour laisser les voyageurs dans Paris, je suis de votre avis, ayant été touché par ce problème. Néanmoins, quelles solutions proposez-vous à ce sujet (question très sérieuse et pas du tout ironique), car le réseau français (même au-delà de l’IdF) est très très centralisé ? Et malheureusement, les bus de substitution ne peuvent pas tout résoudre. Quant à injecter des trains dans une zone sans desserte due à un incident, il faut avoir des trains en réserve et des conducteurs pour pouvoir le faire, et ce n’est pas toujours le cas.

        D’ailleurs, même sur les lignes automatiques, ce n’est pas toujours possible. Le problème est toujours le même, en général un incident ne survient jamais seul.

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      2. Avatar de Elmer
        Elmer

        L’idée est de pouvoir atteindre le réseau central : Gare du Nord, la défense, nation… Ensuite il y a des solutions alternatives.

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    2. Avatar de Djakk
      Djakk

      Pour les sorties de voyageurs sur les voies : à peine 10 minutes bloqué dans un RER B entre Paris et La Plaine, bondé et surchauffé, je n’hésite pas à sortir.
      La SNCF doit s’en être rendue compte : en cas de blocage, les trains du RER B stationnent systématiquement en gare non ?

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    3. Avatar de izotop
      izotop

      Versons une larme pour le conducteur 🙂

      Realité:
      Le reseau souffre d’un sous investissement massif et on vit avec l’existant depuis trop longtemps. Des milliers d’ingenieurs et statisticiens font de la modelisation d’usure dans le monde. Tous les jours. Tout le temps. Depuis des années. Donc nous expliquer que les pannes c’est la faute à pas de chance ca s’appelle mentir ou etre incompetent.
      Les pannes c’est soit une mauvaise prise en compte du taux d’usure et donc une erreur, soit une volonté de non remplacement et donc une economie (pourtant c’est l’etat comme vous dites) soit enfin une redondance qui est inexistante (encore une fois question de cout, de je m’enfoutisme etc)

      La realite c’est que nos amis voyageurs RER /METRO sont captifs et que la SNCF /RATP le sait.
      Pourquoi investir quand de toutes les facons les « usagers » comme vous dites sont obligés de venir chez nous?
      Si une entreprise commerciale agissaient de la sorte elle aurait mis la clé sous la porte depuis longtemps.

      Le seul point d’accord avec vous c’est sur le rôle des chauffeurs dans ce bazar ambiant qui n’y peuvent pas grand chose.
      Encore qu’exercer son droit de retrait sur toutes les lignes St Lazard qd un conducteur est agressé, il faudra m’expliquer le but (autre que faire criser les usagers)

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  5. Avatar de Eleanore
    Eleanore

    Me fait cocufier depuis près de deux ans par le STIF…

    Suis dans un état de fatigue nerveuse extrême…

    En passe de me réserver un séjour à la Pitié…

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  6. Avatar de prigent
    prigent

    Bonjour à toutes et tous.
    Je suis conducteur depuis 11 ans sur le RER B. Posez-vous la question pourquoi depuis l’interopérabilité les incidents ont plus d’impact sur toute la ligne. Lorsque il y avait les relèves conducteurs à gare du Nord nous avions environs 25 minutes pour descendre du train (sens nord – SNCF) et monté dans le train (coté sud – RATP) ce temps permet aussi en cas de retard de monter en cas d’incident sur le premier train qui arrivait et ainsi la rupture de charge était moindre.
    Après les décisionnaires on eut la bonne idée de faire passer 32 trains ( RER B et D ) à l’heure dans le tronçon central. Après il y eut la réduction des cantons (espace en deux signaux ) ce qui pour effet en cas d’interruption de trafic, de mettre deux fois plus de train en inter- gare ( distance entre deux gares ) ,ce qui pour effet aussi lorsque le trafic reprend d’avoir une incidence sur l’alimentation électrique ( risque de rupture caténaire entre autres ) et de jouer au petit train. Résultat des courses: les usagers sont excédés et comme jeudi matin lors de l’incident caténaire à gare du nord qui a nécessité un temps de stationnement de prés de 45 minutes, il y a eut une bagarre entre des usagers qui s’en prenaient au salarié que je suis, en temps que représentant du transporteur. Les autres usagers ,e je remercie, essayaient de les calmer. S’en est suivie une mêlée avec échanges de coups et demande d’intervention des forces de l’ordre . Voilà le travail quotidien des salariés de la B et nous plaignons les usagers qui subissent tous les jours ses retards, matin, midi et soir. Car voir une femme en pleurs , venir vous voir à la cabine car celle-ci a perdu son emploi suite aux retards de la ligne B, voilà la honte que nous salariés nous ne pouvons plus supporter. Mais n’oublions pas qu’à Londres, les décideurs ont usé du même scénario pour privatiser le métro de Londres et il a fallu des morts pour revenir dans le giron du public.

    (commentaire modifié, quelques éléments corrigés, pour plus de clarté OR)

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    1. Avatar de Ah
      Ah

      A t’on déjà pensé a avoir des trains plus long que les quais et des portes qui ne s’ouvre que sur les quais. En principe cela devrais faire plus de place par train.

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    2. Avatar de Tiers-I
      Tiers-I

      Et vous dites tout cela pour justifier les grèves ? Si c’est le cas, ne trouvez-vous pas contradictoire de plaindre les usagers de tous leurs soucis et en même temps d’être justement la cause de leurs soucis ?

      (même si OR dit avoir modifier le commentaire pour le rendre plus clair, la 1ère moitié du pavé reste pour moi incompréhensible)

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      1. Avatar de Marie
        Marie

        Ouf, vous me rassurez, je croyais être la seule à ne pas tout comprendre… Cela dit, ne soyez pas agressif inutilement envers ce monsieur, qui a le mérite d’ouvrir le dialogue entre les conducteurs et les voyageurs. Quand on vous tend la main, ne donnez pas une baffe. J’apprécie l’effort de transparence, et je compte sur OR pour décoder tout ça un autre jour.

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    3. Avatar de izotop
      izotop

      Comme c’est beau on dirait du Zola.

      C’est sur que ce changement de conducteur a tout chamboulé.
      Avant au temps jadis, le RER B n’etait jamais en retard.

      En tant que conducteur, on devrait vous considerer comme un martyr souffrant pour le bonheur de vos passagers.

      En tout cas , jolie tentative de coup de com’
      Bravo
      Utilisez le sentiment compassionnel ca marche toujours

      Et puis comme vous dites  » tous ensemble tous ensemble tous  » (avec ecrit en petit plus loin , pour defendre NOS avantages )
      J’adore

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      1. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        En effet izotop, c’est bien connu, les conducteurs sont de gros fainéants toujours en grève, il ne travaillent pas sur une amplitude horaire variant entre un début de service à 3h du matin et une fin de service à 2h59 du matin, 7 jours sur 7, lorsque leur train se retrouve bloqué en pleine voie il leur suffit de l’abandonner et de rentrer chez eux via une navette privée commandée juste pour eux, et ils ne subissent donc absolument pas les conséquences des incidents de trafic.

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      2. Avatar de izotop
        izotop

        Mort de rire!
        A vous lire en premiere approche on pourrait croire qu’un Conducteur Travail 24h/24 7 jours sur 7…
        Merci de nous rappeler combien vos amis conducteurs font d’heures de conduite par semaine
        combien de semaine par an et la retraite est à quel age avec quel montant du dernier salaire?

        si vous aviez lu mes messages vous sauriez que je ne critique pas les conducteurs au premier rang dans cette histoire
        Je dis juste que venir nous expliquer qu’ils font greve pour defendre les usagers est du pipo complet. et que les gens ne sont pas dupes.

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  7. Avatar de Ninice

    Plus on multpiplie les modes plus on a de chance de fiabiliser son propre transport.
    Pour ne pas être tributaires des « bouchons » d’une part et des « problemes techniques » d’autres part le mieux ds’est de prendre sa propre solution de mobilité individuelle.
    par exmple,on peut jongler aisement entre: se garer sur les parking en periphérie des villes ou prendre les transports et de finir en trottinette electrique ou en vélo (bon, moins portable…). et en cas de pannes ou de bouchons?
    Aucun souci il suffit de prolonger d’une station, ou d’anticiper sur le parking;
    Prenons notre mobilité en main!

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    1. Avatar de izotop
      izotop

      je dirais plutot le contraire
      Plus on additionne les modes de transports plus on a une bonne raison d’etre en retard
      Dejà, prendre 2 RER à la suite est extremement risqué
      Au final, les seuls modes fiables sont les points à points standards:
      A pied, a velo, en 2 roues ou en 4 roues
      Pour tout le reste, ya prise de risque (donc faut pouvoir arriver en retard sans que ca gene)

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  8. Avatar de izotop
    izotop

    a priori il semble que les 500 millions de renovations du RER B ont ete depensé en pure perte
    meme JPHuchon s’enerve
    c’est pour dire…
    http://www.20minutes.fr/paris/1276609-20140120-transports-commun-jean-paul-huchon-sen-prend-a-sncf

    evidemment les defenseurs de la SNCF vont nous expliquer que tout va bien…

    J’adore

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  9. Avatar de frederic
    frederic

    http://www.ratp.fr/ja/ratp/r_95613/rer-b-un-nouveau-rythme-sur-la-branche-nord-/

    Juste pour rire un peu, le communiqué de presse de la ratp le 2 septembre 2013 pour le lancement de RER B+ :

    RER B : un nouveau rythme sur la branche Nord !

    Dès le 2 septembre, la branche Nord de la ligne B du RER vous offre des trains plus fréquents, grâce à une signalisation adaptée. C’est l’aboutissement de cinq ans de travaux.

    La mise en place d’une nouvelle desserte sur la branche Nord de la ligne B du RER, à compter du 2 septembre 2013, va profondément modifier votre quotidien.
    Cette nouvelle desserte vous offre des trains plus fréquents :
    • 1 train omnibus toutes les 3 min. entre Paris Nord et Aulnay et 1 train omnibus toutes les 6 min. au nord d’Aulnay, en période de pointe et dans le sens de la pointe
    • 1 train toutes les 7 min. 30 entre Paris Nord et Aulnay et 1 train toutes les 15 min. au nord d’Aulnay, en période creuse, avec une desserte directe de l’aéroport Charles de Gaulle tous les quarts d’heure en alternance avec les omnibus
    Cela fait donc 20 trains par heure en heure de pointe.

    Cette nouvelle desserte est possible suite aux travaux qui ont eu lieu cet été pour mettre en place une signalisation adaptée afin de faire circuler les trains du RER B sur des voies dédiées, avec un débit plus important, en toute sécurité. Elle est l’aboutissement du projet B Nord +, lancé en 2003 par le STIF.

    RER B MI79 rénové Gare du NordDes améliorations notables
    La nouvelle offre est simplifiée : les trains sont cadencés avec une fréquence élevée et les écrans d’information en gare affichent désormais le temps d’attente. De ce fait, plus besoin de vous inquiéter à propos des horaires !
    Les temps de parcours sont ainsi fiabilisés, la desserte est simplifiée et renforcée et la fréquence accrue (avec 20 trains omnibus par heure en période de pointe).
    Par ailleurs, la période de pointe est allongée de presque 30 minutes le matin et de plus d’une heure le soir pour augmenter la fréquence des trains le plus longtemps possible et s’adapter ainsi aux nouveaux modes de vie des Franciliens (soit en semaine : 7 h – 9 h 30 vers Paris et 16 h 30 – 20 h 30 depuis Paris).
    La capacité d’accueil va également évoluer : les rames doubles, qui jusqu’à présent étaient remplacées en milieu de soirée par des trains courts, seront maintenues jusqu’à 22 h, ce qui représente 15 000 places assises supplémentaires par jour.
    La qualité de service qui vous est ainsi proposée résulte des projets réalisés en parallèle : plus de 5 ans de travaux pour moderniser les 16 gares concernées (quais plus accessibles, installation d’ascenseurs, d’escaliers mécaniques et de nouveaux écrans d’information), la rénovation en cours des rames du RER B MI79 (RATP et SNCF), l’unification de la ligne B en juin 2013 avec la nomination d’un directeur de ligne pour l’ensemble du RER B, un poste de commandement unique en cours de création, qui sera opérationnel à l’automne, afin de mieux coordonner l’offre et l’information voyageurs et de parfaire la réactivité des équipes RATP et SNCF en cas de situations perturbées.

    Cette modernisation du RER B, qui a d’abord concerné la partie Nord avec le programme B Nord +, va se prolonger au cours des prochaines années dans le cadre du schéma directeur du RER B Sud, approuvé par le STIF le 10 juillet 2013. La ligne B du RER constitue l’un des principaux axes de transport de l’Ile-de-France. Elle est empruntée quotidiennement par près de 900 000 voyageurs – dont 300 000 sur la branche Nord – et a connu depuis 10 ans une croissance de sa fréquentation de près de 30 %.
    EN SAVOIR PLUS
    Nouvelle desserte sur la branche Nord du Picto RERRER ligne B à compter du 2 septembre 2013

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    1. Avatar de djakk
      djakk

      Oui, avant les travaux du rer B+, c’était pire.

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  10. Avatar de angoustures
    angoustures

    grève du pass navigo, je suis d’accord pour un refus général de répondre aux contrôles.

    Par ailleurs, évitons de nous retrancher derrière le c’est trop compliqué, c’est la faute de l’autre (SNCF, RATP, STIF, voyageurs, patrons, conducteurs etc).

    Constatons que c’est le désastre.
    Et constatons que des solutions simples existent quand même et notamment une communication utile aux usagers et pas une communication à la gloire du STIF, de la RATP comme on en voit sur les panneaux, sur les trains, sur internet.
    Cette communication serait:
    1. sincère (éviter de dire d’abord grève spontanée puis incident voyageur et de se contredire sans cesse, c’est bête mais on a moins l’impression d’être méprisé)
    2. Audible (éviter les crachouillis dont on ne distingue rien, assez fréquents)
    3. Rapide
    4. Opérationnelle (prévenir dans la B quand la A est en panne, inclure les retards dans les alertes sur le site, donner des délais autres que « quelques temps », conseiller, essayer de larguer les voyageurs là où on trouve des correspondances, renforcer les trains de compensation (exemple plus de E quand la A est plantée)
    5. Respectueuse: respecter les voyageurs on en est loin. Quelques idées en vrac: éviter les agents d’orientation mal aimables en groupe et se tournant les pouces au milieu de la galère; éviter de fermer les portes sur un groupe de voyageurs, programmer autrement les fermetures automatiques sur la 1 quand elle sert de sauvegarde à la A qui plante; éviter les contrôles RATP quelques mois, offrir une indemnisation aux voyageurs, éviter les annonces décalées du genre attention aux pickpockets ou nous vous rappelons qu’il est interdit de fumer quand on est compacté dans un train après deux heures de course poursuite pour rentrer chez soi ou aller travailler…

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  11. Avatar de Exaspéré ? Laissez moi rire
    Exaspéré ? Laissez moi rire

    « Les récits des voyageurs, comme toujours, sont exaspérés » ? Cette bonne blague.

    1 voyageur exaspéré, c’est un voyageur qui dénonce, mais n’agit pas.
    Pour ma part, content d’avoir arrêté les transports pas commun pour passer au vélo électrique, c’est 1 autre confort de vie (jusqu’à 20 km du domicile)

    de porte à porte, jamais de grèves, d’incident ou de tarifs sans rapport avec le service,

    Pensée à tous ceux qui s’entassent.

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  12. Avatar de Bao
    Bao

    Mouais, y’a pourtant une solution facile à tout ça, je l’ai pratiquée et ça marche très bien : l’expatriation.

    Plus de problème de crèche, de logement, de transport, de salaire, d’impôts, de chômage, de morosité ambiante, de pluie, de prix prohibitifs sur la plupart des biens de consommation, de mauvaise santé par manque de temps pour faire du sport, de pollution, etc…

    C’est tellement simple, ça marche tellement bien, qu’on aurait tort de s’en priver !!!

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