Des feux rouges grillés, des sens interdits empruntés, pas de lumières, pas de casque et pas de gilet jaune non plus. « Les cyclistes font vraiment n’importe quoi », s’exclamera-t-on, à coup sûr, en découvrant les résultats du sondage Opinionway publié ce 24 novembre et consacré à l’« impunité »  des cyclistes (ici, dans 20 Minutes Paris). Les réactions ne font pas toujours dans la finesse. Ainsi, en lisant, dans l’édition nationale de 20 Minutes que « 88 % des cyclistes reconnaissent avoir commis une infraction », l’acteur Pascal Jaubert ‏s’exclame sur Twitter : « On veut les vrais chiffres, qui doivent être plus proches de 200 %. Et on dit pas cycliste, mais fdp ! »

Le commanditaire de l’étude, l’assureur MMA, y dénichera des arguments pour proposer (ou tenter d’imposer) une assurance spécifique, voire remettre en cause la loi Badinter de 1985 qui instaure une responsabilité des conducteurs de véhicules motorisés dans pratiquement tous les accidents.

Il faut par ailleurs préciser que le sondage ne porte que sur un millier de personnes qui, « au moins une fois par mois », utilisent un vélo. La plupart des sondés ne montent donc en selle qu’occasionnellement, sans doute un dimanche de temps en temps, loin des villes et des feux rouges.

Sans vouloir excuser l’ensemble des comportements « à risque », on peut les expliquer. Car la « matière vélo », l’ensemble de ces sujets qui se rapportent à l’usage de la bicyclette, est une chose beaucoup plus complexe qu’elle n’apparaît au premier abord. (A lire aussi : le communiqué de la Fédération des usagers de la bicyclette et du Club des villes et territoires cyclables).

1/Confusion entre l’usage et l’outil

Ceci constitue un préalable indispensable que les concepteurs du sondage n’ont manifestement pas pris en compte : il ne faut pas confondre l’usage et l’outil. En ville, de nos jours, le vélo, la moto et la voiture sont utilisés pour les mêmes usages, en l’occurrence se déplacer quotidiennement. Ces objets empruntent les mêmes équipements de voirie et cohabitent dans la circulation.

Mais il s’agit de véhicules très différents. Une voiture, une moto et un vélo ne pèsent pas le même poids, n’occupent pas un espace comparable, n’atteignent pas la même vitesse, ne présentent pas la même maniabilité et ne nécessitent pas le même temps de freinage. Les usagers n’ont pas la même perception de leur environnement. A vélo, et dans une moindre mesure à moto, on entend, on voit, on sent nettement mieux la rue que lorsqu’on est assis dans un habitacle imperméable.

Les « règles de circulation », regroupées dans le code de la route, ont été édictées en 1921 pour encadrer l’usage de la voiture, alors en pleine expansion. Ces règles s’appliquent désormais à l’ensemble des véhicules. Pendant des décennies, « l’ensemble des véhicules » a signifié « les voitures à moteur », qui occupaient seules la voirie. Mais les temps ont changé. Les pouvoirs publics encouragent désormais les transports alternatifs à la voiture individuelle, à la fois pour des raisons d’économie, d’environnement ou de santé publique.

2/ Griller un feu rouge

Mais pourquoi les cyclistes grillent-ils les feux ? Pour gagner du temps, comme tout le monde ? Un peu. Mais aussi parce que, lorsqu’on se déplace avec ses muscles, on mesure son effort. Or, la synchronisation des feux est pensée depuis 50 ans pour s’adapter à la vitesse moyenne d’un véhicule motorisé, avec pour objectif de « fluidifier », en réalité d’accélérer la circulation automobile. Par ailleurs, à bicyclette, on roule à la fois plus lentement que les voitures en pleine lancée mais plus rapidement que les mêmes voitures bloquées dans un bouchon. Les cyclistes circulent naturellement de manière fluide, quel que soit l’état du trafic.

Au feu rouge, sur un vélo, on ne se sent pas toujours en sécurité. Derrière, les automobilistes et les motards n’attendent que le passage du signal au vert pour déclencher une accélération bruyante. Un instant de distraction sera sanctionné par un coup de klaxon péremptoire. Un poids-lourd ou un bus constitue un risque encore plus important. Si le chauffeur tourne sans regarder autour de son véhicule, il risque de coincer le cycliste entre son engin et la bordure du trottoir.

Enfin, les aménagements qui permettent aux cyclistes, depuis quelques années, de s’affranchir certains feux rouges, ne se sont pas révélés dangereux.

3/ Remonter un sens interdit

Les rues en sens interdit ont également été conçues, dans les années 1960, pour « fluidifier » le trafic automobile. On considérait alors qu’il fallait rouler le plus vite possible. En élargissant les voies, en supprimant le risque de croiser un autre véhicule, en cantonnant le stationnement à un seul côté de la rue, on permettait ainsi aux automobilistes de se sentir à l’aise partout.

On est revenu de cette conception purement motorisée de la mobilité urbaine. Au Japon, en Belgique, en Autriche ou, depuis 2010, en France, on a décidé d’encourager les trajets à vélo en régularisant l’emprunt de certains sens interdits. Là encore, l’usage des muscles commande. Les double sens cyclables assurent aux cyclistes un trajet plus rapide et, contrairement aux idées reçues, ne présentent aucun danger, au contraire. Voir ici.

Dès lors, puisque l’emprunt du sens interdit est autorisé dans certaines voies, certains cyclistes ne comprennent pas pourquoi ils ne pourraient pas agir de même ailleurs.

4/ Rouler sur le trottoir

Ce comportement s’explique généralement par la peur de la circulation. On préfère emprunter la voie des piétons plutôt que de s’aventurer sur la chaussée. Comme le constate le même sondage Opinionway, tous les dangers, sans aucune exception, ressentis par les cyclistes interrogés, se rapportent au comportement des conducteurs motorisés : véhicule qui frôle, circulation rapide, ouverture de portière, angle mort, traversée de carrefour…

Il arrive aussi que le cycliste s’épargne un détour en roulant sur le trottoir. C’est en mauvais calcul, car il devra alors ralentir face aux piétons ou se comporter comme un goujat en actionnant sa sonnette.

Par ailleurs, dans certaines villes, comme à Strasbourg, des pistes ont été créées sur le trottoir, parce qu’on ne voulait pas empiéter sur la place accordée à la voiture. Cette conception prudente et dépassée fait encore partie des projets du prochain plan vélo de la Ville de Paris.

5/ Mal s’éclairer

Les lumières permettent d’être visible. C’est juste après le passage à l’heure d’hiver, lorsque tout le monde n’a pas encore pris conscience que la nuit tombe tôt, que l’on déplore le plus d’accidents. Mais un nombre important de cyclistes, considérant le vélo comme une simple manière d’accélérer la marche à pied, ne perçoivent pas la nécessité de s’éclairer, notamment pour des courts trajets. Après tout, dans les grandes villes, les rues sont éclairées a giorno, même en pleine nuit. En outre, le vélo comme moyen de transport n’étant pas encore, en France, pris au sérieux, beaucoup de cyclistes occasionnels s’équipent mal, roulent avec des vélos en mauvais état ou se contentent d’un cadenas à bon marché. Un lecteur, Adrien Caillot, regrette « la difficulté, en France, de trouver un éclairage correct, qui fonctionne plus de deux semaines, sans prendre l’eau, accumuler les faux-contacts ou tout simplement casser ».

6/ Ne pas porter de casque

Le port du casque n’est nullement obligatoire, pour la bonne raison qu’il ne protège pas contre la plupart des accidents recensés. On peut choisir d’en mettre un, mais la logique voudrait alors que l’on s’équipe de genouillères, de gants ou de vêtements spéciaux. Et que l’on équipe de la même manière les autres usagers, à commencer par les promeneurs et les automobilistes.

Par ailleurs, aux Pays-Bas, le pays le plus sûr du monde pour les trajets à vélo, une proportion infinitésimale de cyclistes portent un casque. Même les conducteurs de deux-roues motorisés en sont dispensés, lorsque l’engin ne dépasse pas 25 km/h. On notera enfin que les constructeurs automobiles plaident, à la manière de l’assureur MMA, pour le port du casque. Voir ici.

7/ Ne pas porter de vêtement réfléchissant

« C’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien », disait Karl Lagerfeld. Le gilet fluo permet certes d’être particulièrement visible, mais il n’est nullement obligatoire en agglomération, pas plus pour les cyclistes que pour les piétons ou les personnes qui attendent un bus. Dans la plupart des incidents ou accidents, toutefois, le gilet, pas plus que le casque, ne présente une quelconque protection, comme le souligne Isabelle Lesens sur son blog. En surprotégeant tous les usagers vulnérables, on les considère comme illégitimes sur la voie publique.

8/ Le sentiment d’impunité

C’est vrai, les infractions sont rarement sanctionnées. C’est aussi le cas de la plupart des infractions considérées comme « mineures », mais qui entravent le cheminement des piétons, des personnes en fauteuils roulants ou des cyclistes : se garer sur un trottoir, un passage zébré ou une piste cyclable, même « cinq minutes », en bloquant non seulement le chemin mais aussi la vision des usagers. De même, le fait de se positionner sur un « sas cyclable », espace dessiné juste derrière un feu tricolore, n’est jamais sanctionné, alors qu’à Londres, il en coûte 100£ (126€) et 3 points de permis de conduire à l’automobiliste. De manière significative, une étude menée à Nantes montre que le « sas » n’est pas respecté par la moitié des automobilistes ni par 93% des motards.

9 /La mise en danger d’autrui

Le sondage Opinionway constate « la sensation de ne pas mettre en danger autrui ». 56% des personnes interrogées estiment être moins dangereuses à vélo qu’en voiture ou sur un deux-roues motorisé. Le sondeur affirme que cette « prise de risque se traduit pourtant par un nombre élevé d’accidents » car « 46% des cyclistes ont déjà subi au moins un accident ».

Opinionway confond cause et conséquence. On n’a jamais vu un cycliste renverser un automobiliste ! Dans l’immense majorité des cas, lorsqu’un accident survient entre un cycliste et un autre usager, c’est le cycliste qui subit les dégâts. Eh oui, le sujet vélo n’est pas une matière simple.

10/ Pédaler après avoir bu

Comme rien ne sert de réécrire ce qui a déjà été publié, voici un extrait du Pouvoir de la pédale : « L’alcool, ingurgité à doses plus ou moins massives, brouille la vision, limite la capacité de réaction, amoindrit les réflexes. Lorsqu’on se déplace, cela peut être périlleux… Mais le degré de dangerosité n’est pas le même selon les modes de transport. À vélo, on peut se faire mal en tombant. À moto ou en voiture, on peut non seulement heurter les autres usagers, mais aussi se faire mal avec son propre véhicule. Une masse de 80 ou 200 kilos, le poids d’un scooter ou d’une petite moto, que l’on reçoit sur les jambes, ne provoque pas les mêmes dommages qu’un vélo pesant 10 à 20 kilos. Les normes d’alcoolémie ne s’adaptent pas partout à cette réalité. Ainsi, en France, la limite est fixée à 0,5 gramme par litre de sang, quel que soit le véhicule. En revanche, en Allemagne, la Cour constitutionnelle considère que le danger, pour un cycliste, apparaît au-delà de 1,6 gramme, mais désigne alors le cycliste comme responsable de l’accident. »

Olivier Razemon

Pour contrer quelques idées reçues :

Un cycliste tué à Paris. Un seul, pas 20, ni 100, ni 500 (octobre 2012)

7 arguments pour la ville à 30 km/h (janvier 2013)

Vélo : radiographie d’un retard français (février 2014)

 

 

 

575 réponses à « Les 10 raisons pour lesquelles les cyclistes commettent des infractions au code de la route »

  1. Avatar de Sarah
    Sarah

    Il me semblerait utile de poser clairement cette évidence : rouler à vélo est rouler en équilibre dynamique : s’arrèter , c’est le rompre , s’arréter , c’est devoir repartir avec un effort physique à refournir . Le vélo est en ville le seul moyen de locomotion soumis à cette contrainte : un piéton s’arrète comme une voiture facilement . C’est donc en cela qu’il peut paraitre inadapté à la ville : feux rouges , passages piétons non respectés . A l’inverse il est clair qu’il est légitime pour tant d’autres raisons …
    Ceci dit , je partage le sentiment que les mairies dans leur logique souvent trop idéologiques ont donné aux vélos un sentiment de légitimité et d’impunité au détriment de leur sécurité ; alors que de plus il s’agit souvent de gens jeunes et naturellement plus insouciants . C’est de leur part une faute qui me semble grave et qui participe de plus à cette conflictualité dont nous nous serions bien passés .

    J’aime

  2. Avatar de Philippe
    Philippe

    Merci pour ce blog. Certes partisan, qui reflète parfaitement l’état d’esprit qui est le mien et plus fondamentalement qui permet de penser le cadre réglementaire et les infrastructures urbaines comme n’étant pas uniquement conçues uniquement pour permettre la circulation automobile.
    Quelques réflexions pour participer à ce débat.
    Tout d’abord, une lapalissade : historiquement, voire géographiquement parlant, l’adoption et application d’un code de la route n’a strictement aucun sens dans un environnement dans lequel la voiture/ les véhicules motorisés existent. A-t-on besoin de feux de circulation et de limitation de vitesse…. dans une île où il n’y aurait que des piétons et vélos ? Le code de la route est donc conçu pour les voitures et aux autres véhicules motorisés et s’impose aux autres usagers de l’espace urbain. Pour que les voitures puissent circuler, il faut bien que les piétons et cyclistes adaptent leur comportement. Nous avons tous plus internaliser cette réalité. Coule-t-elle pour autant de source ?

    En tant que citoyen je bénéficie bien sur du développement économique et des autres bienfaits qu’apportent la voiture. Pour autant j’estime légitime que l’on puisse également avoir un regard critique sur les nuisances de son usage sur autrui.
    Qu’on le veuille ou non, il existe un débat non tranché sur les bienfaits du mode de transport urbain centré sur la voiture. Après tout, circuler à vélo ne pollue pas, n’exige pas l’importation d’énergie ni de couteuses infrastructures et reste pour les personnes valides un moyen de transport extrêmement efficient.
    Pourquoi dans ces conditions imposer sans discernement les contraintes de l’automobile ? L’espace urbain en France et de façon générale en Europe reste un espace où peuvent cohabiter voitures, motos, cyclistes et piétons. Des règles de civilité s’imposent tant bien que mal, y compris pour les vélos et piétons. Mais l’exemple des mégapoles des pays émergents illustre les méfaits de laisser une place inconsidérée à la voiture. Dans cette optique, le danger social du cycliste qui ne porte pas de vêtement réfléchissant ou de casque réfléchissant non seulement me paraît bien dérisoire, mais aussi relever d’un choix personnel.

    J’aime

    1. Avatar de kervennic

      « En tant que citoyen je bénéficie bien sur du développement économique et des autres bienfaits qu’apportent la voiture.  »

      La voiture de tourisme, qui occupe tout l’espace et nous pollue massivement, n’est en rien necessaire a la bonne marche d’une economie. Les voitures de tourisme ralentissent les transports professionnels, les ambulances, les pompiers et les camions de livraisons etc…

      Une autre economie est tout a fait possible, simplement le petrole est presque gratuit. D’ou les nuisances.

      J’aime

      1. Avatar de ch
        ch

        ben oui puis la mere aves ses deux petits ou le petit vieux, ou les malades, etc… on s’en fout ils ont qu à rester chez eux , ou faire du vélo comme tous les gens biens.

        J’aime

  3. Avatar de Anatole
    Anatole

    Le respect du piéton est le grand absent de cet article. Je propose d’en modifier le titre : « Éloge de la goujaterie à l’encontre de la piétaille. »

    J’aime

    1. Avatar de kervennic

      Mon dernier accident a ete cause par un pieton qui s’est engouffre brusquement sur une voie strictement reserve au velo, telephone a la main, gesticulant dans tous les sens.
      Pour l’eviter j’ai du finir dans le decors et tomber sur le dos.
      Quelques jours sans pouvoir marche, 15 jours sans pouvoir m’asseoir une seule seconde.

      Beaucoups de Goujat sont des pietons (souvent les memes qui prennent une bagnole ensuite) et qui, grace a leur telephone, pensent que la rue est leur maison.

      J’aime

      1. Avatar de Michel
        Michel

        Quid des cyclistes sur les trottoirs ou les voies piétonnes qui vont jusqu’à harceler les piétons de leur sonnette pour qu’il dégagent d’un espace qui leur est normalement réservé ?

        J’aime

      2. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Ils sont aussi stupides que l’automobiliste qui utilise son avertisseur parce que le véhicule devant lui ne va pas assez vite à son goût.

        J’aime

  4. Avatar de bled95
    bled95

    « Opinionway confond cause et conséquence. On n’a jamais vu un cycliste renverser un automobiliste ! Dans l’immense majorité des cas, lorsqu’un accident survient entre un cycliste et un autre usager, c’est le cycliste qui subit les dégâts. Eh oui, le sujet vélo n’est pas une matière simple. »

    Bien sur vous avez raison, mais vous pensez aux conséquences psychologiques pour le conducteur qui rentrait tranquillement et qui soudain percute un cycliste même si l’automobiliste n’est pas en tort.

    J’aime

    1. Avatar de kervennic

      Je ne pense pas que ca l’empechera de rouler, ce qui est bien dommage. Parcontre, apres un accident, si on est cycliste on ne roule plus et ne on marche plus.

      J’aime

      1. Avatar de bled95
        bled95

        Pourquoi le conducteur devra t’il subir une interdiction de rouler SI il n’a commis aucune faute.

        J’aime

      2. Avatar de kervennic

        Effectivement, c’est un moyen tout a fait legal de tuer et d’empoisonner les gens.

        J’aime

      3. Avatar de bled95
        bled95

        On parle d’accident et la vous me parler maintenant de moyen légal de tuer les gens. Je fais l’impasse sur empoisonnement…

        J’aime

  5. Avatar de Paglia Orba
    Paglia Orba

    Pour moi le vélo est avant tout un instrument politique puisque je fais partie des gens qui prennent un minimum au sérieux les impacts de notre mode de vie (et donc de nos modes de déplacement). Dans cette optique, comparer le comportement du cycliste et de l’automobiliste du seul point de vue de « l’usager de la route » me semble assez dérisoire, en particulier dans un contexte de monopolisation de l’espace urbain par la voiture.

    Malgré tout, je ne vois pas pourquoi les cyclistes pourraient s’affranchir de toutes les règles et ne pas être responsables de leur comportement au même titre que les autres.

    J’aime

  6. Avatar de sa
    sa

    Effectuant 22Km par jour pour aller et revenir du travail à Lyon et sa proche banlieue, je vois ce que peut donner les incivilités des usagés de la route (n’importe quelle catégorie).
    Les vélo qui sur le boulevard des états unis grille tous les feux rouges et s’arrête au milieu du carrefour… Les voitures qui sur se même boulevard se mettre en double fille sur les pistes cyclables. Les piétons qui marche sur les pistes cyclable et traverse un peu n’importe où. Les moto/scouter qui prennent les pistes cyclable.
    Tous les jours, je rappel au vélo-cycliste qu’un feu ça se respecte.
    Tous les jours me décale sur la route pour évité les gens en double fille et les voitures derrière klaxonnent parce que je me met sur leur espace vitale.
    Tous les jours j’évite au moins un bus qui me fait une queue de poisson.
    Tous les jours qu’il pleuve ou qu’il vente.
    J’ai sur moi un gilet jaune mais pas de casque. A quoi ça sert un casque ? Je préfère qu’on me voit et m’évite qu’on me tape et qu’un casque ait à servir.
    Mais bon les pires je pense que c’est quand même les co**ards qui se permettent de « s’arrêter » (enfin se garer) sur une piste cyclable à contre sens tout en te voyant arriver (parce qu’avec un éclairage continue et un gilet on te vois de loin).

    J’aime

    1. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
      Mathieu (@slasherfun)

      Voilà, au fond il n’y a pas vraiment une catégorie d’usagers de la rue meilleure que l’autre, même si on pense souvent que c’est toujours « l’autre » qui comment des infractions. http://www.youtube.com/watch?v=qlnIGTMlYZ0

      J’aime

      1. Avatar de NoComment
        NoComment

        +1 Mathieu, c’est exactement ce que je pense sans arriver à le formuler

        J’aime

  7. Avatar de Paul Cuny
    Paul Cuny

    Vos arguments (implicites) contre le casque et le gilet fluo sont toujours aussi irresponsables. Il ne faut pas les rendre obligatoires.

    N’en mettez pas si ça vous plaît.

    Ne dissuadez pas les autres d’en mettre.

    Je n’ai pas de pistes cyclables. Sans gilet, les voitures et les camions me remarquent moins et prennent moins garde en me dépassant.

    Avec un casque on protège ce qu’on a de plus fragile.

    Je trouverais plus honnête de dire que à titre personnel ça vous embête.

    J’aime

    1. Avatar de Vincent
      Vincent

      1) un casque ne vous protégera pas d’un choc avec une voiture, puisqu’il est pensé pour un usage sportif (VTT, course)

      2) les pays/régions qui ont rendu le casque obligatoire (comme l’Australie et la Nouvelle-zélande) ont observé une baisse de l’usage du vélo; d’ailleurs, on observe que les pays où le casque est imposé sont souvent ceux où l’on utilise le moins le vélo pour se déplacer… D’ailleurs, les rares à porter à un casque à Amsterdam sont souvent des touristes anglo-saxons 🙂

      3) si les automobilistes sont tellement bigleux qu’ils ne voient pas un cycliste en plein jour (ou de nuit avec les lumières blanche et rouge), ils faut d’urgence leur retirer leur permis et/ou imposer le port du gilet aux piétons

      4) voici à quoi ressemble le trafic vélo dans les pays qui ont sérieusement développé ce mode de transport, à savoir le Danemark et les Pays-bas:

      Danemark
      http://www.google.fr/search?q=denmark+bicycle+riders&tbm=isch

      Pays-bas
      http://www.google.fr/search?q=netherlands+bicycle+riders&tbm=isch

      Pour conclure : le pétrole assure 95% du transport en France, la France importe 99% de son pétrole et la grande majorité des déplacements du quotidien font moins de 10km.
      Il serait donc largement temps que ce pays s’inspire enfin de ses voisins du nord et développe massivement le vélo, ce qui libèrera de l’argent pour des projets qui en manquent actuellement (train local, protection sociale, éducation, etc.)

      J’aime

    2. Avatar de Velotaf
      Velotaf

      +1
      Le casque peut servir en cas de chute (meme seul!) et surtout contre le mobilier urbain.

      Les politiques devraient imposer la presence de douches / vestiaires en plus du parking a velo dans les bureaux / entreprises. Beaucoup d’automobilistes voient les velos remonter les files, sont conciliants et aimeraient venir a velo. La pluie et la sueur mettent un coup d’arret a la bonne volonte alors que nombre de salaries habitent a moins de 10km de leur lieu de travail.

      J’aime

      1. Avatar de Paul Cuny
        Paul Cuny

        1) un casque ne vous protégera pas d’un choc avec une voiture,

        Mais si la voiture me fait tomber, il me protégera d’un choc sur le sol, ou pire de la bordure du trottoir

        J’aime

      2. Avatar de Paul Cuny
        Paul Cuny

        2) « les pays/régions qui ont rendu le casque obligatoire ont observé une baisse de l’usage du vélo »

        Mais qui vous parle de rendre le port du casque obligatoire ?! C’est dingue ça ! Je suis contre le port obligatoire du casque.

         » les rares à porter à un casque à Amsterdam sont souvent des touristes anglo-saxons 🙂 »

        Si j’habitais à Amsterdam ou à Copenhague je ne mettrai probablement pas de casque. Mais j’habite dans un pays où la bagnole est reine. Et il faut bien que je m’adapte.

        J’aime

      3. Avatar de Paul Cuny
        Paul Cuny

        3) « si les automobilistes sont tellement bigleux qu’ils ne voient pas un cycliste en plein jour (ou de nuit avec les lumières blanche et rouge), ils faut d’urgence leur retirer leur permis et/ou imposer le port du gilet aux piétons »

        Dans un monde parfait oui, il faudrait faire ça. Mais dans la France d’aujourd’hui on retire pas leur permis aux bigleux !

        Avez-vous déjà conduit avec une personne âgée qui vous demande si là bas c’est une voiture ? Avec quelqu’un qui écrit des SMS en conduisant ? Après ça on se demande si on va continuer à prendre son vélo au milieu des bagnoles.

        4) » voici à quoi ressemble le trafic vélo dans les pays qui ont sérieusement développé ce mode de transport, à savoir le Danemark et les Pays-bas: »

        J’y suis allé. Et j’ai habité en Allemagne. en attendant, si on est fauché par un chauffard, on considère que c’est bon pour la cause du vélo d’être un martyr ?

        Parce que j’ai l’impression que si moi ou mon gamin, ou n’importe qui devient paraplégique ou meurt faute d’un casque, ou d’un gilet, ça n’est pas possible. Ou alors, ça vous est égal. Parce que il faut vivre comme à Copenhague !

        J’aime

  8. Avatar de NoComment
    NoComment

    Un jour que j’étais passagère en voiture, et que nous passions tranquillement au vert, un piéton qui voulait avoir son bus a traversé sans regarder et s’est jeté sur notre voiture. Heureusement pour lui, il a rebondi sur la portière avant droite et s’en est tiré avec quelques bleus et une montre cassée. J’ai eu une peur bleue et un état de choc psychologique qui m’a valu un passage aux urgences psychiatriques 24 heures plus tard. Notre assureur nous a dit qu’en dix ans de métier il n’avait jamais vu le piéton avoir tort dans un accident avec une voiture.
    Cette histoire ne comporte pas de morale.

    J’aime

  9. Avatar de Philippe Amsterdam
    Philippe Amsterdam

    Cycliste depuis toujours, et habitant d’Amsterdam depuis 1989 après 9 ans de Paris , je vis au quotidien les arguments de bon sens développés par Olivier. En visite à Paris, en comparaison, m’y déplacer maintenant en vélo est éprouvant. Pour ce qui est des feux rouges, une illustration du fait qu’ils sont nécessaires à cause de la circulation motorisées uniquement : dans beaucoup de carrefours à grande circulation d’Amsterdam, il y a une séquence ou les feux cyclistes sont au vert dans toutes les directions en même temps, le comportement naturel cycliste permet ce croisement et facilite la fluidité et la rotation des séquences. Inimaginable avec les voitures, en 2 secondes vous auriez un bouchon d’engins klaxonnant au milieu du carrefour.

    J’aime

    1. Avatar de jojo
      jojo

      MERCI !!!

      & je ne résisterai pas à l’envie de rappeler que si les pays-bas ont continué à développer le vélo pendant que les autres pays chassaient le vélo des villes et des routes, c’est probablement (et tout simplement) parce qu’il n’y avait pas de gros constructeur automobile néerlandais capable de faire pression sur leur gouvernement

      et du coup, triste de voir qu’en 2014, les conséquences du lobby automobile sont toujours présentes à la fois dans les décisions publiques, et malheureusement dans la tête des gens

      J’aime

  10. Avatar de Partage Ta Rue 94

    Merci pour votre article, qui rappelle l’essentiel de notre quotidien, sans oublier le manque d’aménagements cyclables de nos villes, stupidement dédiées à la voiture individuelle, qui exclut tout autre moyen de déplacement.

    Nos villes et périphéries sacrifiées sur l’autel du dieu voiture, idole que l’on risque de brûler après l’avoir adoré.

    Le tout à l’auto, ça suffit.

    J’aime

  11. Avatar de Alex
    Alex

    De toute façon, quoi que fasse un cycliste (et on en voit de belles sur les trottoirs) il a raison, puisque lui est « citoyen ».
    Au fait, j’aurais du dire « Lui ou elle »… Si en plus je suis macho !

    J’aime

  12. Avatar de Boule de neige
    Boule de neige

    Cet article, certes n’est pas impartial, mais comment l’être face à l’Everest de mauvaise foi dont font preuve les lobbys automobilistes de tout bord. Il est évident qu’il faille repenser le code de la route français aujourd’hui.
    La pièce centrale de la circulation urbaine, c’est le piéton (avec poussette ou en fauteuil roulant d’autant plus), puis vient le cycliste, et enfin l’automobiliste, le chauffeur de bus, le poids lourd, etc. : Chaque usager veille et protège les usagers plus fragiles et moins énergivore, c’est ça une circulation urbaine logique.

    Car en réalité, la clé de ce débat est d’abord un conflit énergétique. D’un coté, l’automobiliste qui a une crainte principale, le coût de revient de son essence (temps perdu dans les bouchons, aux feus ou avec les accidents) et les éventuels coûts de réparations excessifs (pour sa poche ou pour son assurance), soit autant de facteurs qui le rendent particulièrement irritable, stressé et insultant (avec ces semblables ou avec les autres usagers).

    D’un autre coté le cycliste urbain qui doit économiser son énergie corporelle et sa chaleur, et pour ça rester au maximum en mouvement (j’ai pas dit aller vite) : évidemment que c’est la cinétique qui pousse les cyclistes (les moins prudents et les moins sportifs) à enfreindre un code inadapté à des véhicules dont l’efficacité repose sur l’effort.

    Mais on ne peut pas vouloir le beurre et l’argent du beurre ! Le vélo, ça profites à tout le monde sur le long-terme : Quel est l’impact des vélos sur la pollution, sur le bruit et sur le stress ? Je viens de lire sur le Monde : « le 13 décembre 2013, Paris était aussi polluée qu’une pièce de 20m2 occupée par 8 fumeurs »…
    Alors ayons d’abord ça en tête : brûler des calories et des feux rouges est quoi qu’il arrive moins dangereux et moins stressant que de brûler du fuel : En 10 ans de vélo à Paris, je n’ai jamais vu un cycliste en insulter un autre, j’en ai même vu sourire en roulant (à Paris, rendez vous compte), alors que les automobilistes parisiens passent leur temps à maugréer dans leur habitacle et à ronger leur frein, tout en rendant la ville irrespirable et dangereuse (ça c’est irresponsable).
    Bref, faites du vélo.

    J’aime

    1. Avatar de Zardoz
      Zardoz

      « Bref, faites du vélo. » et emm…tout le monde!

      J’aime

    2. Avatar de Flippo
      Flippo

      Quand j’ai vu le titre de l’article, je m’attendais a passer du bon temps en lisant les commanteires, mais comme souvent la réalité a dépassé mes espérances les plus folles.
      Heureusement, il y a tout de meme des personnes censMerci Boule de neige….
      Enfin un commentaire censées parmi nous. Merci donc Boule de neige pour ce commentaire….
      Je vote a 200% pour la réorgansation de la circulation urbaine en placant enfin le piéton tout au-dessus. Nous sommes tous des piétons avant d’etre autre chose. On doit donc se réapproprier la ville qui nous a été volée par la voiture depuis bien trop longtemps.

      J’aime

  13. Avatar de LaGauje
    LaGauje

    Première remarque : dans tout les commentaires on parle de cyclistes, des automobilistes, des scooters et autre véhicules mais très peu des piétons.
    Deuxième remarque : êtes vous déjà rentré dans un poteau ou un arbre en marchant à pied? ça fait très mal. la vitesse d’un piéton marchant de façon soutenue est d’environ 4km/h si on considère un cycliste roulant à 20km/h, ce qui n’est pas très élevé (c’est la vitesse du vainqueur du marathon de Paris), le choc avec un piéton est 400 fois plus élevé pour le piéton qu’avec le poteau. On peu facilement jugé des conséquences pour un enfant, une personne âgée ou même un adulte dans la force de l’age.

    J’aime

    1. Avatar de kervennic

      25 fois. Avec une voiture c’est 1000 fois. Mais un velo est beaucoup plus fin et maniable ce qui fait qu’en general il freine avant ou fini lui meme dans le poteau a cause du pieton qui traverse sans regarder en telephonant.

      J’aime

    2. Avatar de Vincent
      Vincent

      Oui.

      Et l’année dernière, pour toute la France, 2 (deux) piétons ont été tués par des cyclistes.

      J’aime

      1. Avatar de untel***
        untel***

        C’est autant que la pilule Diane.

        J’aime

      2. Avatar de Vincent
        Vincent

        25 fois si on prend en compte un type qui se traine à 4km/h
        Un vrai citadin qui court pour ne pas rater son métro c’est plutôt 6km/h. Ca fait alors un ratio de 11.
        Du reste dans le métro il est bien plus risqué de se vautrer dans les escaliers à cause du mec qui est devant et qui laisse goutter son parapluie qu’à cause d’un vélo. Et je trouve que l’on ne parle pas assez des risques liés aux gens qui ont des parapluies dans le métro.

        J’aime

  14. Avatar de kervennic

    Allez, que Poutine coupe les vannes et exporte tout son petrole vers la Chine, et le code de la route changera fissa.

    J’aime

    1. Avatar de Thierry
      Thierry

      Poutine exporte plutôt du gaz.

      J’aime

      1. Avatar de kervennic

        Importation de petrole brut russe en Europe: 34 % du total des importations en 2012.
        Trois fois plus que le second importateur (norvege, 11 %, en declin, amis de l’Arabie saudite, financier d’Isis, 8.8 % etc…)

        Lagarde avait raison.

        D’ailleurs, si la Russie coupe le gaz, le velo ca rechauffe aussi.

        Mais pour le gaz, on a bouteflika et des bons medecins.

        J’aime

    2. Avatar de Vincent
      Vincent

      Exactement.

      Incidemment, voilà à quoi ressemble l’extraction de pétrole en Europe (Mer du nord):

      http://www.manicore.com/documentation/petrole/pic_graph33.jpg

      J’aime

    3. Avatar de untel***
      untel***

      Vous êtes au courant qu’il n’y a jamais eu autant de pétrole, d’où une chute des cours de 20%. Les boboécolos catastrophistes se sont encore plantés. La science des prédictions est sans pitié, elle dévore ceux qui prennent des poses d’expert et cagole les naïfs.

      J’aime

      1. Avatar de untel***
        untel***

        Je lis ici : « Avec une extraction de près de 9 millions de barils par jour la semaine dernière (un record depuis 1985) grâce au pétrole de schiste du Dakota, les États-Unis pèsent sur le marché mondial. Ils n’exportent pas, mais, en réduisant leur dépendance, ils réduisent les débouchés des autres pays producteurs sur un marché bien approvisionné. »
        http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/10/19/20002-20141019ARTFIG00145-prix-du-petrole-la-chute-qui-inquiete.php

        J’aime

      2. Avatar de Zobinou
        Zobinou

        Il y a en ce moment une recrudescence de l’extraction de pétrole, pour des raisons essentiellement géopolitiques (le but étant de mettre dans le rouge la Russie, laquelle a besoin d’un prix du pétrole plus élevé que celui actuellement en vigueur).
        Mais lorsqu’on exploite une ressource en quantité limitée, ses réserves n’augmentent pas … Affirmer avec autant d’entrain « il n’y a jamais eu autant de pétrole » est une des plus grandes stupidités que j’aie pu lire ces derniers temps, et pourtant, la compétition est rude.

        J’aime

      3. Avatar de Zardoz
        Zardoz

        La théorie russe d’une origine « abiotique » du pétrole n’a à ma connaissance été ni infirmée ni confirmée, même si à ce jours elle ne semble pas être prise en compte par les scientifiques occidentaux.

        J’aime

      4. Avatar de untel***
        untel***

        La théorie du complot ça va bien !
        Il y a un moment où il faut trouver autre chose. Le monde ne se résume pas à une seule et unique explication: le complot (qui semble avoir remplacé le diable dans cet exercice).

        J’aime

      5. Avatar de club_de_romains
        club_de_romains

        A un baril à 80$, c’est une part des projets d’extractions pétrolières prévus à 100$ qui ne se fait pas car pas assez rentable, l’abondance est-elle pérenne? non!

        J’aime

      6. Avatar de untel***
        untel***

        l’abondance est-elle pérenne?
        Personne n’a jamais dit le contraire. Il y a bien un moment où la prédiction devient juste. Simplement, comme certains le disaient, mais leur voix était alors inaudible, le moment n’est pas si près. Cette génération doit apprendre à vivre avec l’idée qu’elle ne verra sans doute pas se réaliser la prédiction lue sa jeunesse.

        J’aime

      7. Avatar de untel***
        untel***

        La prédiction ne se réalisera pas dans les 25 prochaines années selon l’AIE, c’est dans le lien mis par un lecteur un peu plus bas:
        « L’AIE met également en relief un phénomène à double-tranchant : l’absence de pénurie des sources d’énergies fossiles d’ici 2040. En effet, aucune pénurie de pétrole ou de gaz n’est à prévoir pendant les 25 prochaines années selon l’agence. Cette situation est majoritairement liée à l’essor du gaz et du pétrole non-conventionnels. »
        Vous n’êtes certainement pas âgé mais réfléchissez à l’âge que vous aurez dans 25 ans. Alors qui est volontaire pour rabâcher en pure perte pendant 25 ans que le peak pétroler est imminent ?

        J’aime

      8. Avatar de club_de_romains
        club_de_romains

        Je remarquais plutôt l’abondance temporaire justifiant le prix actuel, d’après la source pétrole.blog.

        Votre commentaire m’étonne, vous dénoncez le catastrophisme mais vous concevez l’existence du pic pétrolier. Mettons, il aura lieu en 2050, alors de mon vivant selon les espérances, je connaitrai ce pic; pourquoi devrait t-on oublier la survenue d’un évènement historique proche et majeur si vous songez à tout ce qu’apporte le pétrole dans nos sociétés et dans nos besoins les plus vitaux?

        J’aime

      9. Avatar de Vincent
        Vincent

        La majorité des boboécolos catastrophique qui ont creusé un peu le sujet estime le pic de la production de pétrole entre 2010 et 2020. Ca laisse un peu de temps pour ne pas se tromper.
        Économiquement ce qui compte c’est la période d’un pétrole bon marché, inférieur à 60$ comme il y a 10 ans.
        Et compte tenu de l’augmentation de la population, de la plus forte consommation intérieure des pays producteurs, et de la plus faible capacité énergétique des derniers gisements mis en exploitation, nous en aurons de moins en moins en France, avant même le pic de production mondial.
        C’est d’ailleurs le cas depuis 1973 avec une baisse continue depuis 2004.

        J’aime

      10. Avatar de hnaillon
        hnaillon

        Vous êtes au courant que 71% du budget russe dépend du pétrole et du gaz? Que l’Arabie Saoudite sont alliés, contre la Russie qui est elle proche de la Syrie, de l’Iran et que la Russie a envahi l’Ukraine? Qu’en ouvrant large les robinets de pétrole et en faisant chuter les prix de 20%, les USA et leur allié saoudien étouffent la Russie et l’Iran? Mais même avec cela, le pétrole reste cher?
        De plus, avez vous lu le dernier rapport de l’AIE (Agence Internationale de l’Energie)? Selon ce temple des boboecolo, si la consommation d’énergie fossile se poursuit ainsi, nous allons vers une hausse de la température moyenne de 3,6°C En fait il y a trop de pétrole et si nous le brûlons, c’est le climat qui change radicalement…
        https://www.lenergieenquestions.fr/laie-dresse-un-tableau-de-la-situation-energetique-mondiale-en-2040/

        Mais que ne dirait-on pas pour ne pas changer…

        J’aime

      11. Avatar de untel***
        untel***

        nous allons vers une hausse de la température moyenne de 3,6°C
        Je prie le ciel pour que vos prédictions soient aussi justes que lorsque vous annonciez un peak du pétrole et une hausse vertigineuse du prix.
        Ce qu’il y a bien avec les boboécolos, c’est que leur erreurs de prévisions passées n’entament jamais leur toupet.

        J’aime

      12. Avatar de Manu Chanial
        Manu Chanial

        Cher « untel*** »,

        1) Commencez par fonder d’urgence l’Association pour la défense de la mémoire de Georges Pompidou, histoire de contrer les dangereux boboécolos qui à coup sûr ont pris le pouvoir dans ce pays (voir le sort réservé à l’écotaxe) ;
        2) Allez lire ceci chez le voisin : http://petrole.blog.lemonde.fr/2014/11/19/petrole-le-calme-avant-la-tempete-dapres-lagence-internationale-de-lenergie/ !
        Et merci de faire profiter aux lecteur-rices de cet article le post de blog où vous, phare de la pensée contemporaine, BHL de la stratégie environnementale, vous aviez certainement prévu le dérèglement climatique, et les solutions pour y remédier, nous rongeons notre frein…

        J’aime

      13. Avatar de untel***
        untel***

        Je suis blacklisté sur ce blog pour, entre autres, avoir écrit ce que je viens de répéter. Les prétendus oracles n’ont pas beaucoup d’indulgence pour les oracles qui prédisent l’inverse.

        J’aime

      14. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Vous n’êtes aucunement blacklisté, Untel. Vous pouvez vous exprimer comme vous le souhaitez, et c’est bien normal.
        OR

        J’aime

      15. Avatar de untel***
        untel***

        Merci Cher OR (si je peux me permettre cette familiarité). Je voulais dire que suis blacklisté (depuis fort longtemps) sur le blog de l’oracle qui parle du pétrole avec autant d’insistance que de clairvoyance, ainsi que nous commençons à l’apercevoir.

        J’aime

  15. Avatar de Il en faut pour tous

    Que dit l’article Article R414-4 dans le Code ?
    « I. – Avant de dépasser, tout conducteur doit s’assurer qu’il peut le faire sans danger.
    II. – Il ne peut entreprendre le dépassement d’un véhicule que si :
    […]
    IV. – Pour effectuer le DÉPASSEMENT, il doit se déporter suffisamment pour ne pas risquer de heurter l’usager qu’il veut dépasser. IL NE DOIT PAS EN TOUT CAS S’EN APPROCHER LATÉRALEMENT A MOINS DE 1 MÈTRE EN AGGLOMÉRATION et de 1,50 mètre hors agglomération »

    Quelle proportion d’automobilistes respecte cette Loi quand il double 1 vélo ?
    Qui verbalise ce comportement pourtant dangereux ?

    Quelle est la peine encourue ? « Amende de 4ème classe.
    VI. – Cette contravention donne lieu de plein droit à la réduction de 3 points du permis de conduire. »

    Connaissez-vous une pauvre victime automobiliste sacrifiée à ce sujet sur l’autel du dieu vélo ?

    1 peu de sérieux.

    J’aime

    1. Avatar de Seb
      Seb

      « I. – Avant de dépasser, tout CONDUCTEUR doit s’assurer qu’il peut le faire sans danger.

      Conducteur,

      Je repete: « conducteur »?

      Combien de cycliste doublant par la droite respecte cela?

      J’aime

    2. Avatar de Sylvain Gautier
      Sylvain Gautier

      Merci pour ce rappel.

      J’aime

  16. Avatar de untel***
    untel***

    L’infraction que j’ai le plus souvent constatée est le bras d’honneur à l’automobiliste. Mais le savoir-vivre ne s’apprend pas dans le code de la route.

    J’aime

    1. Avatar de kervennic

      C’est un moyen de communiquer tres efficace. On ne peut avoir du savoir vivre qu’avec les gens qui en font montre. Pour les autres, ca ne fait pas sens.

      J’aime

      1. Avatar de untel***
        untel***

        Nous avons déjà dû nous croiser.

        J’aime

    2. Avatar de Il en faut pour tous

      L’infraction que j’ai le plus souvent constatée est le trop faible écart entre une auto et 1 vélo (20 fois/jour), quand celle-ci double celui-là, très loin devant bras d’honneur à l’automobiliste (1 fois/ mois chez moi).

      J’aime

    3. Avatar de JX75
      JX75

      Le bras d’honneur est dangereux car il demande de lâcher le guidon. Un simpel doigt est largement suffisant et encore plus explicite.

      J’aime

    4. Avatar de untel***
      untel***

      Il est clair que l’agressivité et l’incivilité du cycliste tient à son sentiment de vulnérabilité. Il redevient sûr de lui et courtois en redescendant de bécane.
      Mais dommage qu’il ne comprenne pas que tous ses gestes déplacés ne prouvent que son sentiment (temporaire) d’infériorité.

      J’aime

      1. Avatar de Manu Chanial
        Manu Chanial

        Fort bien, pourriez-vous à présent nous faire part de vos puissantes réflexions sur les conséquences du sentiment de toute-puissance qui anime un automobiliste qui se considère comme unique propriétaire légitime de la route ?

        J’aime

      2. Avatar de untel***
        untel***

        C’est bien connu. L’automobiliste, conscient de son avantage, répond à l’incivilité du cycliste par un petit geste de la main qui signifie: « du balai, dégage-toi de ma route ».
        En redescendant de son char il redevient courtois et moyennement sûr de lui.

        J’aime

      3. Avatar de Manu Chanial
        Manu Chanial

        Non, je voulais dire, combien de morts ?

        J’aime

  17. Avatar de sfx
    sfx

    Je vais au bureau à vélo à Paris, et m’arrêter aux feux rouges ne me gêne pas. Bien sûr ça me ralentit, mais on est en ville, et même à pieds on est parfois obligé de s’arrêter. Le plus gênant pour moi est l’attitude de certains automobilistes et conducteurs de bus, manifestement prêts à risque la vie des autres pour gagner un peu de temps. Le mieux serait de créer des pistes cyclables, mais manifestement Chirac-Tiberi-Delanoe-Hidalgo, même combat: rien pour les cyclistes. Je suis un peu injuste: au moins Chirac lui ne promettait rien.

    J’aime

    1. Avatar de Lol
      Lol

      Donc les cyclistes se comportent comme les automobilistes, les motards et les piétons. Ouf ! : le cycliste est un homme (ou une femme) comme un(e) autre.

      J’aime

  18. Avatar de Thierry
    Thierry

    Et la relation vélo-piéton alors ? Pourquoi ce billet n’en parle-t-il pas ? Les vélos se protègent peut-être des voitures en roulant sur le trottoir, mais ils mettent alors en danger les piétons. Et je reste à convaincre sur le fait que griller un feu constitue effectivement une protection contre les voitures. Les cycliste grillent des feux essentiellement pour ne pas perdre l’inertie, et s’épargner l’effort musculaire de redémarrer.
    Il faut arrêter d’excuser les infractions des cyclistes, et j’en suis un. Au feu, on s’arrête pour les piétons, point. Si on n’est pas près à faire l’effort musculaire pour repartir, il ne faut pas faire de vélo (ou alors électrique). Idem pour les trottoirs, dans ce cas on met pied à terre. Si on veut généraliser la pratique du vélo, il faut que les cyclistes apprennent à respecter les règles.
    Les assureurs nous attendent au tournant, et ce serait un scandale de faire payer les vélos, mais si on ne se discipline pas, les statistiques des accidents vélo-piéton viendront bientôt plaider pour les assureurs.
    Les piétons doivent aussi s’habituer à la présence des vélos et arrêter d’emprunter les pistes cyclables sans crier gare. Comment voulez-vous qu’on vous évite si on ne peut pas anticiper ce que vous allez faire ?

    J’aime

  19. Avatar de ailphe
    ailphe

    Bonjour,

    Je ne suis pas d’accord avec beaucoup de choses (notamment l’histoire des sens interdits, très dangereux car en voiture, quand on arrive dans une rue à sens unique on ne regarde que d’un côté, c’est normal, et on ne s’attend pas à voir débouler un vélo à 30km/h, ce qui est très différent d’un piéton). Pour faire court 1) euh oui, on peut se faire très très mal en tombant de moto au même titre qu’en vélo et 2) comme le dit un motard-humoriste célèbre « je suis dans mon droit est très différent de: je suis en sécurité » et cela vaut pour tout le monde, automobilistes, motards, cyclistes, piétons…

    J’aime

    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      La plupart des vélos ne « déboulent » pas à 30 km/h, surtout dans un double sens cyclable. Le but de ces aménagements est justement de vous amener à faire plus attention et à regarder partout, pas seulement d’un seul côté. Ce n’est donc pas dangereux, c’est gênant, et c’est très précisément l’objectif.
      OR

      J’aime

    2. Avatar de vinc'
      vinc’

      « on ne s’attend pas à voir débouler un vélo » … Et s’est bien là le problème : plus il y aura de vélos en circulation dans la ville, plus on s’attendra à voir débouler un vélo. Et l’exception deviendra alors la règle …

      J’aime

  20. Avatar de Moi
    Moi

    … alors là, je rêve.
    Laisser entendre qu’il faut autoriser les vélos à ‘griller’ les feux rouges n’est pas un danger…. c’est juste incroyable.

    Les véhicules circulant sur un même passage (route, trottoir…) doivent respecter les mêmes regles, c’est quand même évident? non?

    Alors que dire des piétions, qui attendent le feu vert….
    le pieton passe…. le frère tombe parce le vélo passe trop près, trop vite ET AU ROUGE!
    Non ! si si. mieux encore, la maman revient sur ces pas retrouver le frère l’aider (ben oui, il est par terre avec une file de voitures qui attendent impatiemment le feu vert pour avancer),
    …laissant la poussette du bébé (ou ca??? ) au milieu du passage PROTEGE…
    et la, le feu pieton passe au rouge.

    De toute facon, ne vous inquiétez pas: les klaxons vont fuser parce que tout le monde est pressé, le bébé va pleurer dans sa poussette et le frere va finir dans les bras de sa mere qui essaie de gérer tout le monde pour aller enfin sur le bon trottoir.

    Mais tout va bien, le vélo non-casqué mais oreillettes calées avec la musique à fond n’a rien vu, est parti à toute vitesse en laissant une catastrophe sur la route. Impossible à retrouver ce vélo QUI N’A PAS CONSCIENCE du danger qu’il ajoute sur la route.

    Vélo d’un jour ou de toujours, a votre tour respecter la ville, les voitures, les piétons, les pousettes, les vélo des enfants… et respecter le code de la route.

    Ou alors, attendez vous a ce que les rollers, trottinettes, rollers, poussettes (simple ou double) traversent AU ROUGE parce je cite l’article « Mais aussi parce que, lorsqu’on se déplace avec ses muscles, on mesure son effort. »

    Je persiste: au feu rouge on s’arrête si on partage un sens de circulation comme la route. C’est d’une logique implacable et le contraire est un aberration.

    J’aime

    1. Avatar de Invité
      Invité

      Vous allez nous faire croire que vous n’avez jamais traversé à pied un passage piéton avec un feu rouge? Jamais jamais jamais? Pourtant, les règles, le danger; tout ça tout ça… 🙂

      J’aime

      1. Avatar de Denis
        Denis

        Cher invité,

        Comme je me reconnais entièrement dans le post que vous moquez, je vais vous répondre : bien sûr, j’ai déjà traversé au feu piéton rouge, même si je le fais assez rarement.

        En revanche, non, je n’ai jamais forcé le passage en m’imposant par la force face à une petite famille qui essaie de traverser une rue à un feu vert piéton. Et cela, beaucoup de cyclistes le font sans vergogne aucune.

        Cordialement

        J’aime

      2. Avatar de Invité
        Invité

        «  » »beaucoup de cyclistes le font sans vergogne aucune » » »

        Je suis « piéton gros marcheur » ascendant « je suis dans mon droit » et j’ai traversé sans ciller un très grand nombre de passages piétons de Paris, Lyon, Nantes, Lille et quelques villes et villages de France bien moins connus. Je n’ai rencontré le comportement dont vous parlez que de la part d’automobiliste, de façon quotidienne dans certaines villes.

        Je ne nie pas l’existence de l’exemple dont vous parlez, mais il est tellement éloigné de mon expérience que j’ai du mal à comprendre l’énergie avec lequel vous le mettez en exergue, et j’ai du mal à ne pas y voir l’expression d’un intérêt caché.

        Je n’ai jamais entendu parlé d’accident entre vélo et piéton ayant entrainé la mort du piéton. Il existe sans aucun doute quelques cas, peut-être même en France mais ça ne me semble pas être aussi courant que ce que les commentaires de cet article semblent le faire croire.

        Au contraire, les accidents entre voiture et piéton ayant entrainé la mort du piéton ont une réalité qu’il est facile de vérifier. A titre d’exemple, il y a l’accident sur passage piéton qui est arrivé boulevard Gambetta à Paris en 2011 et qui a entrainé la mort d’un enfant, sur les deux qui avait été fauchés par une voiture.

        J’aime

      3. Avatar de Denis
        Denis

        Cher invité,

        Des cyclistes qui me refusent le passage alors que je traverse avec mon fils de 2 ans 1/2, soit en poussette soit tenu par la main, ça m’arrive toutes les semaines à Paris.

        Je n’ai pas de voiture, et pas d’intérêts cachés. En fait, j’en ai juste marre.

        Cordialement

        J’aime

      4. Avatar de Jean-Marc
        Jean-Marc

        « Des cyclistes qui me refusent le passage alors que je traverse […] »

        car bien sûr, ce ne sont pas les automobilistes qui ne respectent pas le plus les passages piétons…

        chez moi, il y a 5 ans, existaient de très nombreux passages piétons SANS FEUX, où le piéton est donc légalement prioritaire,
        et où je m arrête, à vélo, dans 80% des cas, quand il y a un piéton (et oui, quand une voiture me colle et que j entend son moteur qui vrombe, et que je vois le piéton qui attend sans bouger, je ne cherche pas à m arrêter à tout prix),

        Une très très large majorité des automobilistes grillent la priorité aux piétons en toute illégalité, et, les pouvoirs publics ne verbalisant jamais cette action, en fait, ces passages piétons sans feux, théoriquement mieux pour les piétons, plus rapides, finissent toujours par se retrouver avec un feu inutile dans un monde d automobilistes respectueux (comme en GB, irlande, suède, norvège,…), avec un bouton pressoir, pour obliger les automobilistes français délictueux à s arrêter…

        la loi les OBLIGEANT légalement à s arrêter ne suffit pas, il leur FAUT un feu, sinon ils forcent le passage :

        l automobiliste ne respecte pas la loi, ni même la personne qui traverse, mais juste les panneaux et autres signaux, car c est sûr çà qu’il sait que le gendarme interviendra

        [un automobiliste peut griller la priorité à un piéton à un passage piéton sans feu, ou se garer sur un trottoir ou une bande/piste cyclable, ou changer de direction ou de voie sans clignotant : il sait que c’ est totalement illégal, mais il sait encore plus qu’il ne sera jamais sanctionné pour çà… par contre, passer au rouge, là, même si c est pour laisser le passage à un camion de pompier sirènes hurlante (cas réel), il sait qu’une simple caméra suffit pour qu’il soit sanctionné]

        Le jour où les policiers feront leur travail, en sanctionnant d autres infractions (comme le non respect de la distance de sécurité), alors les automobilistes respecteront autre chose que les panneaux et feux, et de nombreuses vies seront sauvées, et de nombreuses personnes ne se retrouveront plus, chaque jour, handicapées ou blessées.

        J’aime

  21. Avatar de FDP
    FDP

    Bonjour je suis automobiliste et cycliste, j’ai consulté le questionnaire auxquels 88 % des cyclistes reconnaissent avoir commis une infraction. Force est de constater que j’ai commis ces infractions à vélo comme en voiture et que j’ai froissé beaucoup plus de tôles que je ne me suis cassé la figure à vélo. Donc…

    En revanche je dépense beaucoup moins en essence, stationnement, PV, entretien, depuis que je roule en VAE.

    Quand au Monsieur qui nous traite aimablement de FDP j’hésite à offrir un vélo à ses enfants à Noël (ce qui a sans doute déjà été fait…) ou plus simplement à lui rappeler que c’est celui qui dit qui y est…

    J’aime

  22. Avatar de Serge Tahé
    Serge Tahé

    J’ai une question : lorsqu’un piéton est engagé sur un passage piétons et qu’un cycliste arrive, qui doit laisser passer l’autre ? Le comportement de la plupart des cyclistes laisse penser que c’est à eux de passer. Que dit le code de la route à ce sujet ?

    J’aime

    1. Avatar de aldebert
      aldebert

      je ne connais pas l’article, mais j’ai toujours appris qu’un cycliste n’est pas prioritaire sur un piéton. Une personne qui a pied à terre, marchant à côté de son vélo, est un piéton en revanche.

      J’aime

    2. Avatar de NoComment
      NoComment

      Le piéton a priorité. Mais la plupart des cyclistes sont réticents à freiner parce qu’ils perdent leur inertie et doivent compenser par des efforts (en clair, du pédalage) supplémentaires. C’est comme ça que je comprends le passage sur les muscles. Moi, je freine, mais je comprends ceux qui ne freinent pas. Le jour où on installera un dispositif qui servira à récupérer l’énergie de freinage sur les vélos, je suis preneuse.

      J’aime

      1. Avatar de NoComment
        NoComment

        Pour finir : en pratique, ça se négocie au cas par cas. En tant que piéton, on laisse parfois passer deux ou trois voitures (rarement plus de cinq), parce que ça fluidifie le trafic et qu’on a le sens de l’intérêt commun. On peut aussi laisser passer un vélo parce qu’on a de l’empathie, mais c’est plus rare. La plupart des gens savent ce qu’est être un automobiliste et laissent passer l’automobiliste parce qu’ils pourraient être à sa place, mais ils ont moins d’empathie pour le cycliste parce qu’ils ne s’identifient pas à lui.

        J’aime

      2. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Oui enfin pour laisser passer un piéton qui veut traverser, il suffit généralement de ralentir, éventuellement faire un signe au piéton indiquant qu’on l’a vu et qu’il peut traverser, il n’y a généralement pas besoin de s’arrêter (sauf en cas de circulation dense, où l’on ne voit effectivement le piéton que lorsque l’on est proche de lui, et où il est donc difficile d’anticiper la traversée juste en ralentissant).

        J’aime

      3. Avatar de NoComment
        NoComment

        Vous avez raison Mathieu. Accessoirement, que pensez-vous de mon idée de récupérer l’énergie de freinage des vélos ? Ca se fait sur les métros. Je ne sais pas si c’est faisable sur un vélo. Les ordres de grandeur d’énergie mis en jeu ne sont pas les mêmes du tout. Si ça se trouve, quelqu’un y a déjà pensé et s’est aperçu que ça ne valait pas le coup, que ça servirait juste à alimenter la dynamo. Mais avec l’apparition des vélos électriques, qui ont une batterie, il y a peut-être une idée à creuser.

        J’aime

      4. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Ce sera effectivement plus simple à mettre en place sur les vélos équipés d’une batterie, à moins de trouver un système mécanique permettant le stockage qu’une quantité limitée d’énergie (une sorte de ressort ou de réservoir d’air comprimé par exemple), dont il faudrait toutefois que la fiabilité soit assurée.

        Pour les vélos électriques, il faut voir si le type de batterie actuellement utilisée supporte les courtes recharges. C’est en tout cas ce qui est utilisé sur les autobus « hybrides » qui commencent à être déployés : au freinage, le conducteur peut freiner « électriquement », et utiliser l’énergie ainsi emmagasinée pour redémarrer électriquement.

        J’aime

      5. Avatar de Solent
        Solent

        Non la récupération d’énergie ne fonctionne pas sur un vélo électrique. Le système est trop lourd et coûteux pour que ça soit rentable.
        D’autre part le moteur éléctrique est un moteur d’appoint, le moteur principal ce sont vos muscles, donc le gain est négligeable.

        J’aime

      6. Avatar de Maurice
        Maurice

        Réponse à Solent :

        La récupération d’énergie fonctionne sur certains VAE, et c’est assez rentable en termes d’autonomie sur parcours vallonné.

        J’aime

      7. Avatar de xmtx
        xmtx

        Je confirme les dires de Maurice. C’est une option presente sur certains VAE.

        C’est une fonctionnalite qui demande tres peu d’electronique suplementaire quand on a un VAE (velo electrique).
        En ville, on gagne 10% d’autonomie. En montagne, c’est plutot 30%.
        Dans tous les cas, ca a l’enorme avantage d’economiser les freins.

        J’aime

    3. Avatar de MXP
      MXP

      Le piéton a priorité. Sur les cyclistes, mais sur les automobilistes aussi. Or la plupart des automobilistes ne laissent pas traverser les piétons sur les passages protégés et sont prompts à klaxonner (car ils considèrent que le piéton est prioritaire uniquement dans le cas… où il n’y a aucune voiture ou que un cycliste arrive).
      Et dans ce cas précis, mon expérience de tous les jours me montrent que les automobilistes respectent plutôt moins bien la règle que les cyclistes, qui pour autant sont loin d’être irréprochables.

      J’aime

    4. Avatar de Sébastien
      Sébastien

      Le code de la route vous expliquera que le piéton est prioritaire mais qu’il ne doit pas se jeter sous les roues des véhicules, ceux-ci ne pouvant pas freiner instantanément.
      Le problème c’est que cette notion de distance de sécurité dépend du véhicule. Lorsque vélo et voiture roulent tous les 2 à 25-30kh/h, la voiture freinera mieux que le cycliste.
      Les cyclistes n’ont pas forcément envie de garder leur vitesse, ils veulent aussi éviter un freinage trop fort qui se conclurait par une glissade ou un vol plané par dessus le guidon.

      J’aime

  23. Avatar de Paul Cuny
    Paul Cuny

    Bon impossible de répondre sous le commentaire de Pola écrit à 10h37

    J’aime

    1. Avatar de pola
      pola

      Bonjour, c’est sans doute parce que le commntaire auquel j’ai répondu (un bon gros troll condescendant) a été effacé. C’est la raison de mon message agressif mais vous auriez eu une vue plus juste avec le contexte (et compris mon propos of course) . Merci

      J’aime

  24. Avatar de Outsider
    Outsider

    Merci pour ce blog qui lève implicitement un point intéressant à savoir l’internalisation dans nos modes de pensées du prima de l’automobile.
    Pour beaucoup les automobilistes ont des devoirs, donc les cyclistes et piétons doivent en avoir également. J’adhère, nous vivons en société, divers usagers d’un espace restreint nécessite des règles communes.
    Une lapalissade néanmoins: l’adoption et l’application d’un code de la route n’a strictement aucun sens dans un environnement dans lequel la voiture/ les véhicules motorisés n’existent pas. A-t-on besoin de feux de circulation et de limitation de vitesse…. dans une île où il n’y aurait que des piétons et vélos ?
    Dans ces espaces sans véhicules motorisés, certes de moins en moins nombreux, nul besoin de code de la route, juste un peu de civisme et bon sens. Le code de la route a intrinsèquement été conçu pour adapter l’espace à la circulation automobile, y compris en obligeant à une modification des comportements –dans le sens d’une restriction- des piétons et cyclistes.
    Par ailleurs le principe que le cadre réglementaire doit protéger le plus vulnérable autant que possible me paraît indiscutable.
    Piétons, cyclistes et automobilistes/ motards doivent avoir des devoirs et des droits, mais pas les mêmes.

    J’aime

  25. Avatar de plume
    plume

    Moi aussi, je trouve que respecter les feux rouges (ou les trottoirs, les stops et les sens interdits) entrave ma fluidité de déplacement. Mais grave.
    Il y plein d’articles du code de la route, d’ailleurs, que je trouve tout à fait légitimes, sauf pour moi : il faut dire que je conduis très bien et que j’ai une très bonne voiture, très puissante et bien sécurisée. Du coup, les règles, c’est plutôt pour les autres…
    C’est bien vrai aussi qu’un cycliste ne met jamais personne en danger, si on veut bien considérer qu’un piéton ne risque rien face à un vélo lancé à pleine vitesse au tournant d’un trottoir (un enfant, par exemple, ne risque pas d’être défiguré).
    D’ailleurs tout ce qu’un vilain automobiliste, même attentif, risque, s’il est « percuté » par un gentil cycliste négligent, c’est la prison. CQFD.

    J’aime

    1. Avatar de Pierre
      Pierre

      Sauf que ce qu’on vous explique c’est que le code de la route a été écrit par des automobilistes. CQFD.

      J’aime

      1. Avatar de plume
        plume

        Mais quand même, je comprends rien à ce que vous essayez de dire : vous êtes pour le vélo, ou contre ?

        J’aime

      2. Avatar de Pierre
        Pierre

        Pour. Je demande juste à ce que le code de la route, fait par des automobilistes et pour des automobilistes soit adapté. C’est déjà le cas pour le tourne à droite, il faut aller plus loin en dispensant les pistes cyclables de certains feux qui ne s’adressent qu’aux autos.

        Et que la loi soit respectée : que les vélos arrêtent d’utiliser les trottoirs mais en échange que la police considère qu’un stationnement pour passer un coup de fil sur une piste cyclable est condamnable.

        J’aime

    2. Avatar de Zap
      Zap

      N’exagérons rien. La prison c’est seulement si le conducteur était fin saoûl au moment où il a estropié/tué le/la cycliste.
      S’il lui a juste cassé la rotule et tournant à droite sans clignotant ou en ouvrant sa portière sans regarder, c’est simplement un malus de l’assurance qu’il risque. Vous me direz, ça fait mal !

      J’aime

  26. Avatar de Jack Hackett
    Jack Hackett

    Le vrai peuple de France a besoin de plus de surface de route et de stationnement. Les bus et les vélos gâchent la vie des familles et du vrai peuple, au même titre que les radars, avec nos impôts, en plus ! Cela ne peut plus durer.

    J’aime

    1. Avatar de Didier Guibelin

      Outre le fait que tout le monde n’est pas un automobiliste égoïste comme vous, il ne vous viendrait pas à l’idée que les cyclistes et les usagers des transports en commun le sont parfois parce qu’ils y sont contraints pour raisons économiques ou pratiques (mineurs sans permis, personnes âgées ayant la vue trop basse pour pouvoir continuer à conduire…).

      J’aime

  27. Avatar de Philippe
    Philippe

    Merci pour ce blog qui lève implicitement un point intéressant à savoir l’internalisation dans nos modes de pensées et dans l’organisation de l’espace urbain du prima de l’automobile.
    Pour beaucoup les automobilistes ont des devoirs, donc les cyclistes et piétons également. J’adhère, nous vivons en société, divers usagers d’un espace restreint nécessite des règles.
    Une lapalissade néanmoins : l’adoption et application d’un code de la route n’a strictement aucun sens dans un environnement dans lequel la voiture/ les véhicules motorisés n’existent pas. A-t-on besoin de feux de circulation et de limitation de vitesse…. dans une île où il n’y aurait que des piétons et vélos ?
    Dans un espace où il n’y a que des vélos et piétons, certes de moins en moins nombreux, nul besoin de code de la route, juste un peu de civisme et bon sens. Le code de la route a intrinsèquement été conçu pour adapter l’espace aux besoins de la circulation automobile, y compris en obligeant à une modification des comportements –dans le sens d’une restriction- des piétons et cyclistes.
    Par ailleurs le principe que le cadre réglementaire doit protéger le plus vulnérable autant que possible me paraît indiscutable.
    Piétons, cyclistes et automobilistes/ motards doivent avoir des devoirs et des droits, mais pas les mêmes.

    J’aime

    1. Avatar de Sylvain Gautier
      Sylvain Gautier

      Bravo !

      J’aime

  28. Avatar de I Bike Strasbourg

    Le développement du vélo n’a pas besoin de ce genre d’études clairement orientée et diligentée par un organisme non neutre. Ce dont ont besoin les cyclistes est très simple :
    – de bonnes infrastructures
    – de la communication et de la sensibilisation aux bonnes pratiques cyclables
    – enfin de la répression (si nécessaire…).

    J’aimerai bien connaitre le prix de cette étude qui n’apporte que du déclaratif et des faits et qui n’élabore aucunes propositions…

    J’aime

  29. Avatar de plume
    plume

    Mais quand même, le vélo ça ne pollue pas.

    J’aime

  30. Avatar de Christ
    Christ

    Vous poussez le bouchon un peu loin dans cet article.

    Je suis un cycliste convaincu, et pratiquant mais je ne peux m’empêcher de trouver que beaucoup de mes condisciples sont des abrutis complets.

    Je grille très souvent les feux, car je me trouve un peu con de m’arrêter et attendre alors qu’il n’y a personne à 10 mètres. Par contre je laisse TOUJOURS la priorité aux piétons quand la priorité leur revient.

    Et je suis effectivement sidéré de voir certains cyclistes passer les feux sans aucune considération pour les piétons. Ils nuisent à la cohabitation avec les piétons en nous faisant assimiler au danger que représentent les automobiles.

    J’aime

    1. Avatar de xmtx
      xmtx

      Pareil. Ca fait plaisir de ne pas se savoir seul.

      Il faut respecter le « plus faible ».

      Aussi, quandje suis sur le trottoir j’adapte ma vitesse.
      Et surtout, si des pietons bloquent le passage j’attends patiemment qu’il remarquent le cliquetis de la chaine et veuillent bien se pousser.
      Je les remercie en passant, et si ils s’excusent je leur dit qu’ils n’ont pas a le faire car ils sont « chez eux ».

      J’aime

  31. Avatar de plume
    plume

    Ouais mais les cyclistes, c’est des bobos quand même.

    J’aime

  32. Avatar de Denis
    Denis

    @Javi: si vous n’avez jamais, vous et votre enfant, été mis en danger par un cycliste à Paris, vous avez beaucoup de chance.

    Moi, un cycliste qui me refuse la priorité à un passage protégé (feu vert piéton, rouge circulation), ça m’arrive, sans exagérer au moins trois ou quatre fois par semaine sur le trajet crèche / domicile. Un cycliste qui roule sur mon trottoir, parfois à très grande vitesse (parfois même de nuit et sans feu), je pense que je ne fais pas un seul trajet piéton sans en croiser un.

    Je précise que j’ai été cycliste dans une autre vie et une autre ville, et que je pense que le développement du vélo à Paris est en soi une bonne chose.

    Mais à Paris aujourd’hui, les cyclistes considèrent comme normal d’envahir les espaces dévolus à la sécurité des piétons pour limiter leur propre prise de risque, en s’en prenant à plus faible (les piétons) plutôt qu’à plus fort (les voitures qu’eux).

    Personnellement, je trouve cette attitude regrettable, je déplore qu’elle soit cautionné sur un blog du Monde, que j’ai connu plus légaliste. Et je déplore bien sûr l’inaction absolue de la Mairie de Paris et de la Préfecture de Police sur ces sujets.

    Cordialement,

    Denis

    J’aime

    1. Avatar de Sébastien
      Sébastien

      Malheureusement on a tous des griefs contre une autre catégorie d’usagers de la route, et trop souvent on en tire dé généralités.
      Quelques chauffards à vélo >> les cyclistes sont tous dangereux.
      Si je devais tirer le même genre de conclusions que vous je pourrais dire, rien qu’en prenant mon trajet (à vélo) de ce matin que :
      2 piétons ont traversé la rue quand j’avais un feu vert >> tous des kamikazes
      1 automobiliste m’a fait une queue de poisson >> tous des chauffard.
      2 autres cyclistes m’ont coupé une priorité >> tous des chauffards aussi…

      Non, décidément c’est un raccourci un peu facile et même si ce genre d’expérience malheureuse es quotidien, pensez au nombre d’usagers de la route que vous ne remarquez pas parce qu’ils se comportent correctement !

      J’aime

      1. Avatar de Denis
        Denis

        Bonjour,

        A l’inverse, je trouve qu’il est trop facile de considérer qu’il n’y a pas aujourd’hui de problème lié au comportement des cyclistes à Paris sous prétexte que certains cyclistes sont vertueux.

        Bien sûr qu’il y a des « chauffards » dans toutes les catégories d’usagers. Bien sûr qu’il y a des piétons qui traversent au rouge piéton. Mais quand même :
        *** des piétons qui s’imposent « par la force » face à un vélo comme les vélos s’imposent, trop souvent, « par la force » contre les piétons, je n’en vois pas beaucoup. Toutes les infractions ne se valent pas, et celles qui consistent pour les plus forts à s’imposer contre les plus faibles me déplaisent particulièrement.
        *** il y a 10 ans, un piéton pouvait marcher sur un trottoir sans crainte du vélo qu’il n’entend pas et qui arrive par derrière, il pouvait traverser au passage protégé sans crainte du vélo qui arrive à grande vitesse et qui est caché par la camionnette qui s’est arrêté. On a le droit de déplorer le changement observé sur les trottoirs parisiens et de constater que les cyclistes, c’est-à-dire, beaucoup de cyclistes multiplient les incivilités à l’égard des piétons;

        Cordialement

        J’aime

      2. Avatar de Sébastien
        Sébastien

        Le comportement d’une partie des cyclistes est certes regrettable, comme dit précédemment, même en vélo on peut avoir des soucis de cohabitation avec d’autres cyclistes (priorités, voir accrochages aux feux rouge qu’on a eu le malheur de respecter). Et l’augmentation de la population cyclistes par les cohortes d’utilisateurs du vélo « utile qui n’ont pas de conscience de la dangerosité de leur activité peut faire peur à beaucoup, mais n’oublions pas que ces chauffards sont plus proches du scooter « parce que ça peut avancer entre les voitures » que du cycliste moyen, qui aime plus la petite reine que le métro.
        Enfin j’apporterai un bémol concernant vos notions de fort et faible sur la route. Un vélo n’est pas un véhicule particulièrement stable ni réactif. Lancé à 25-30km/h, impossible de changer brusquement de trajectoire ou de freiner brusquement sans risquer la chute. Ça, le piéton moyen ne semble pas l’assimiler. Le vélo c’est pas gros, ça ne fait pas peur, alors que la voiture ou la moto, si.
        Je croise quotidiennement des piétons qui n’osent pas s’engager sur la route lorsque des voitures arrivent, mais qui n’hésitent pas lorsque ce n’est qu’un cycliste, alors qu’un vélo freine moins bien et peut facilement déraper lors d’un freinage trop violent.
        Au final, le plus fragile n’est pas forcément le piéton, celui-ci pouvant provoquer la chute d’un cycliste simplement en le poussant à effectuer une manœuvre dangereuse.

        J’aime

      3. Avatar de Thomas Kundera
        Thomas Kundera

        Pour le piéton par rapport au cycliste, l’enseignement le plus simple est de garder une trajectoire prédictible.

        Le vélo est suffisamment étroit pour qu’il soit inutile que l’un ou l’autre s’arrête lors du franchissement d’une voie par un piéton (évidement pas un groupe). J’estime si je peux passer devant (le piéton est au début de son mouvement) ou derrière (il est bien avancé) assez facilement. Le problème est l’hésitation: il avance sur la voie: je pense passer derrière. Il me voit et s’arrête. Zut!

        Sur une voie cyclable en hivers sur la neige une personne m’a fais ça une fois: elle se lance pour traverser: je ralentis et calcule qu’elle sera passée avant que j’arrive: je serre à droite. S’arrête au milieu, me voit, rebrousse chemin. Bonn ok, elle devrait m’avoir dégagé la gauche, je change donc de coté. Elle change d’avis, je pile et me retrouve à ses pieds dans la neige 😉

        Évidemment, lorsque l’on arrive de dos sur des piétons non prévenu, il faut ralentir énormément, car ils peuvent changer de trajectoire sans prévenir. Et non, quand je vous klaxonne ce n’est pas pour vous agresser ou vous dire de dégager la voie; juste de dire: « j’arrive, j’ai ma trajectoire, évitez juste de faire un bond d’un mètre de coté sans prévenir parce que je suis là ».

        J’aime

      4. Avatar de Jean-Marc
        Jean-Marc

        « Le problème est l’hésitation: il avance sur la voie: je pense passer derrière. Il me voit et s’arrête. Zut!
        [..]je ralentis et calcule qu’elle sera passée avant que j’arrive: je serre à droite. S’arrête au milieu, me voit, rebrousse chemin. »
        Thomas Kundera

        moi :
        même problèmes parfois :

        je passe quasi systèmatiquement DERRIÈRE le/les piéton(s) que je croise dans une rue piétonne, sur une piste/bande cyclable ou sur la route, et à +/- 2m

        J essaye de ne pas trop passer devant, car un piéton peut passer de la marche au trot ou à la course, alors que, normalement, il n a que de très rares raisons de revenir en arrière :

        je prend donc une trajectoire visant derrière le piéton, et je modifie au fur et à mesure ma trajectoire, visant toujours derrière (je redresse.. pour ne pas aller dans les murs ^^)

        le but étant de passer +/- à 2m derrière lui.

        Mais, parfois, quand le piéton me remarque d un seul coup, alors que je ne le vise pas, et roule clairement dans une direction passant derrière, il prend peur, et réflexe de survie acquis après des années de conditionnement pavlovien face au comportement honteux, illégal et dangereux de 99% des automobilistes, il veut reculer pour se cacher dans un endroit sûr.

        le pb, si lui, piéton peut facilement avancer, reculer, faire un bond de coté à droite ou à gauche, en tant que cycliste, je ne peux que modifier progressivement ma trajectoire, accélérer, ralentir ou m arrêter :

        bien sûr, je lui dis de continuer, qu’il n a rien à craindre,
        (ma phrase standard : « allez-y, allez-y : je vous ai vu »)

        et en général, après son sursaut de recul, il ré-avance avant que je n’atteigne sa trajectoire.

        vu que je prend au large (mais que je ne peux quand même pas foncer sur le trottoir, les voitures garées ni les murs), celà n arrive pas trop souvent, mais, à chaque fois, j ai un peu peur (précision : aucun risque d accident de ma part : je ralentis jusqu’à m arrêter, si besoin, s’il ne reprend pas sa marche en avant).


        Ce qui est plus fréquent, c est un piéton qui attend à un passage sans feu,
        je m arrête, bloquant donc de mon corps + mon vélo les voitures de ma voie,
        et je dois souvent lui dire de traverser sans crainte, que je bloque les voitures, pour qu’il finisse par s engager enfin :

        il regarde, apeuré, les voitures en attente derrière moi, et qui ne m ont pas roulé dessus, comme si elles allaient lui sauter dessus, si jamais il met un pied sur le passage…

        comme quoi, les comportements inconscients et totalement illégaux de la majorité des automobilistes français laissent des séquelles de prisonnier, des syndromes de persécutions, ancrés très profondément dans les piétons…

        ils sont psychologiquement marqués, traumatisés comme des enfants/femmes battu(e)s par l irrespect total des automobilistes pour un être humain sans carrosserie se trouvant devant leur capot…

        J’aime

    2. Avatar de attention
      attention

      Cher Denis,

      J’alterne entre principalement vélo, piéton et un peu voiture. J’attire votre attention sur le fait du différentiel de vitesse entre un vélo et un piéton. Un vélo doit s’arrêter au feu rouge, mais il m’arrive fréquemment de passer en ralentissant et en passant entre les piétons en ayant bien anticipé.
      Si c’est trop juste je m’arrête. Donc attention parfois vous avez l’impression que la cycliste a forcé la priorité quand il a anticipé et ne s’arrête pas sans vous gêner, ce qui je vous l’accorde peut être désagréable.

      J’aime

      1. Avatar de Denis
        Denis

        Cher attention,

        Comment voulez-vous que je sache si le cycliste a anticipé ou pas ? Comment voulez-vous que je sache s’il veut me forcer à m’arrêter ou s’il anticipe que je vais continuer au même pas? Comment voulez-vous que je sache s’il sait que l’enfant de 2 ans 1/2 que je tiens par la main est susceptible de faire une incartade parce qu’il a lâché son doudou?

        Très franchement, je suis effaré par les propos des cyslistes sur cet article. Tout est toujours justifiable. Bravo, Super.Continuez comme ça ! Pourquoi respecter un piéton ? Ca risquerait d’imposer un freinage et trois coups de pédale en plus. Horrible.

        J’aime

  33. Avatar de Gui
    Gui

    Impressionant le nombre de commentaires, cela montre que le débat est nécessaire.
    Plus de 10 000 km par an en vélo pour boulot et sport pour moi.
    Quel plaisir le matin de respirer avant d’arriver au travail sans le stress du bouchon et sans me demander si je vais mettre 10′ ou 45′ pour mon trajet. Et en plus je laisse des places de parking à mes collègues qui viennent en voiture.
    Correctement équipé (casque, gilet, lumieres…) et respectant un maximum les règles j’ai eu 2 accidents légers en 3 ans dus à des mauvais conducteurs (véhicule se rabattant sur la piste cyclable sans regarder la 1° fois et refus priorité + tél portable la 2°). Je tombe donc dans les statistiques qui ne veulent pas dire autre chose qu’il faut apprendre (ou réapprendre) aux conducteurs à gérer le flot des vélos et qu’il faut modifier la circulation qui n’a été pensée que sur un mode binaire voiture – piéton conduisant le cycliste à aller soit vers l’un soit vers l’autre.

    J’aime

  34. Avatar de plume
    plume

    Mais quand même, les pires, c’est les piétons. Vous avez vu la taille de leurs pistes piétonnes ? Et presque aucun panneau pour les faire chier… c’est injuste.

    J’aime

  35. Avatar de MIDORI
    MIDORI

    Ce blog parle des relations entre les gentils cyclistes et les méchants automobilistes. Mais il y a aussi celles entre les méchants cyclistes et les gentils piétons.
    Si les automobilistes se comportaient de la même manière que les cyclistes envers les piétons, ce sont des dizaines de morts qu’il y auraient à Paris chaque jour.
    Et le Vélo qui devrait être un mode de transport « sympathique » se révèle carrément odieux et extrêmement dangereux.
    Je ne pense pas dans ce cas que ce soit bien raisonnable d’inciter les cyclistes à faire encore plus n’importe quoi. Ni pour eux, ni pour les autres usagers de la route.

    J’aime

  36. Avatar de Nicolas
    Nicolas

    Les cyclistes doivent respecter la loi, il y a des tourne à droite, des tracés cyclables sur les trottoirs et sens interdits. Mais ce sont des dangers sur les trottoirs et quand ils font ce qu’ils veulent, surtout pour les enfants. Et en parlant d’enfants, ils éduquent les leurs comme eux, sur le trottoir.

    J’aime

    1. Avatar de NoComment
      NoComment

      Il est permis de rouler sur le trottoir à vélo jusqu’à 8 ans et si on est un adulte qui accompagne un enfant de moins de 8 ans. En clair, c’est sur le trottoir qu’on apprend à faire du vélo.

      J’aime

  37. Avatar de DUVAL Daniel
    DUVAL Daniel

    Cette étude est totalement partiale. Je suis cyclotouriste et parcours 8.000 km par an en vélo aussi bien en ville que sur les routes.
    Conclusion : c’est vrai que certains cyclos ne respectent pas le code de la route mais combien d’automobilistes nous frôlent (surtout les camionnettes), tournent à droite devant nous sans mettre leur clignotant (le clignotant doit être une option dans les véhicules modernes), nous doublent sans mettre leur clignotant (obligation du code de la route) alors que cette opération permet de signaler aux véhicules derrière la présence d’un vélo, nous tassent dans les passages étroits car ils veulent à tout prix passer, nous font des queues de poissons, surtout les motards que nous semblons particulièrement gêner.
    Nous évitons aujourd’hui certaines routes car bien trop dangereuses. Encore hier dimanche 23 novembre j’ai été frôlé par des voitures de sport et des gros cubes fonçant à des allures folles et pourtant j’étais sur une bande cyclable. Enfin, dire que le casque ne sert à rien, c’est une spécialité du Monde, vous l’avez déjà dit pour le rugby, personnellement le casque m’a déjà sauvé la vie par deux fois.
    Arrêtez ce vélo « bashing », ce sont encore les pro-bagnoles diesel et pro-vitesse qui vont crier victoire.

    J’aime

  38. Avatar de romjpn
    romjpn

    Bonjour,

    Vous devriez vous intéresser au vélo au Japon et en particulier dans les grandes villes nippones.
    Ils ont notamment dû mettre en place des fourrières à vélo pour enlever les bicyclettes garées dans des zones du style gares etc… J’en ai souvent fait les frais d’ailleurs (même en cherchant un coin qui ne gêne pas du tout).
    Il y a aussi le fait que les cyclistes croient tous que l’on peut rouler sur les trottoirs non équipés de piste cyclable, alors que ce n’est permis que pour les enfants (ce n’est jamais sanctionné).

    Toujours est-il que pour un trajet jusqu’à 10km, le vélo est beaucoup mieux que le métro/train.

    J’aime

    1. Avatar de Jean-Marc
      Jean-Marc

      de romjpn :

      « au Japon et en particulier dans les grandes villes nippones.
      Ils ont notamment dû mettre en place des fourrières à vélo pour enlever les bicyclettes garées dans des zones du style gares etc…  »

      effectivement, c est un vrai problème :

      La plupart des villes, administrations et entreprises ne font pas suffisamment d aménagements pour les vélos, que ce soit des arceaux vélos, ou des repose-pieds aux feux au niveau du sas vélo (le repose-pied vélo… voilà une façon d inciter les cyclistes à utiliser la chaussée et à s arrêter au bon endroit, car alors, ils n ont pas à descendre, puis à remonter sur leur vélo).

      Tous les 25 ou 50m, UNE place de parking auto devrait être remplacée par 10 places vélos.

      Là, vu le peu d aménagements, la plupart des cyclistes (et 2RM) sont obligés d’utiliser du mobilier urbain pour s attacher (alors que, dans la plupart des villes, c est illégal).

      C est incroyable qu’en plus des très nombreux parkings à plusieurs niveau en sous-sol/dans des bâtiments, qu’on puisse trouver dans chaque rues plus facilement 100 places pour une voiture, chacune occupant 10m² au sol, qu’une seule place de 0.5m² pour un seul vélo (et 2RM)…

      Alors, ne RIEN faire comme aménagements pour les vélos, et après les stigmatiser car ils s adaptent comme ils peuvent à ce qui existe, c est vraiment se moquer du monde…

      J’aime

  39. Avatar de Clémentine

    Ne pas porter de casque ?!???

    Pour info, en Belgique et aux Pays-Bas, les pistes cyclables sont séparées des routes par un terre-plein. ça laisse peu de chances aux cyclistes de se faire renverser par une voiture ! Ces études ne sont donc pas valables en France.
    En France on se fait frôler et sérer par les voitures constamment. Une voiture qui vous serre trop, vous pouvez vite vous retrouver dans la bordure de trottoir… Cascade assurée !

    On parlait de ces études et statistiques sur le casque dernièrement avec des amis, une amie infirmière à Lyon nous a dit qu’elle recevait des dizaines de blessés pour traumatismes ou fractures du crâne par mois sur des cyclistes aux urgences donc qu’elle ne croit pas à le véracité de ces stat (et elle oblige son mec qui utilise le vélo pour aller au taf de porter un casque !).

    Personnellement, je porte un casque blanc. C’est bien visible en plus de protéger. Je m’en fous d’avoir l’air ridicule. C’est ma sécurité qui est en jeu.

    Le piétons qui sont rivés sur leur portables ou qui se repèrent au son (ils traversent la route sans même regarder puisqu’ils ne vous entendent pas !) doivent prendre leur responsabilité et regarder un peu autour d’eux aussi…

    J’aime

    1. Avatar de Zap
      Zap

      Je porte un casque. Je tiens à mon cerveau. Mais force est de constater qu’en matière statistique, les villes/pays qui ont rendu le casque obligatoire n’ont pas vu les trauma crâniens baisser de manière significative, à usage du vélo constant.

      J’aime

  40. Avatar de NoComment
    NoComment

    Je crois que ce serait bien qu’il y ait une formation au cyclisme attachée au passage du permis voiture. Deux heures, pour que tous les automobilistes sachent ce que c’est que d’être un vélo. Ca les rendrait beaucoup, beaucoup plus compréhensifs envers les cyclistes.

    J’aime

    1. Avatar de NoComment
      NoComment

      Je pousse l’idée plus loin : on pourrait ajouter deux heures (disons une heure) de marche en ville, histoire de montrer ce que c’est que l’expérience d’un piéton en ville. Ca rendrait les automobilistes et les cyclistes beaucoup plus compréhensifs envers les piétons. Et comme les automobilistes et les cyclistes sont aussi des piétons, ils sont naturellement déjà compréhensifs envers les piétons.

      J’aime

  41. Avatar de James

    Cycliste, combien de fois je m’énerve de voir d’autres rouler sur les trottoirs !
    Ou pire, s’arrêter au feu rouge, regarder si il n’y a personne et continuer.

    Et les voitures qui vous doublent juste avant un feu rouge et se rabattent bien pour vous mettre dérrière eux !

    Par contre, être voyant est primordial. Faillis me faire renverser deux fois dans un rond point en pleine nuit car je n’utilisais que la dynamo du vélo de la mairie…
    Depuis c’est réparé avec lumière avant et arrière !
    Mais toujours pas de casque ni gilet.

    J’aime

    1. Avatar de Zune
      Zune

      C’est l’hôpital qui se moque de la charité ! Et une formation des cyclistes au code de la route et à celui de la bienséance de sorte à apprendre la bonne foi et à au moins reconnaître leurs abus quand ils en commettent. A cesser de mettre en danger autrui et eux-même par une violation systématique des règle organisant la circulation et les comportement en société, autrement appelé le civisme… je ne prétends pas donner de leçons mais circuler aujourd’hui, à pied, en moto et même en vélo) sans subir les cyclistes et s’énerver après eux est une gageure.

      J’aime

      1. Avatar de streetart

        A 15/20 km/h sur un objet de 20kilos il n’y a pas de mise en danger de la vie d’autrui. Meme en cas de choc a pleine vitesse avec un pieton le risque de décès est très faible (un cas recensé a priori, vers orly en 2012). C’est votre choix d’avoir un comportement de psychopathe avec votre machine a tuer, n’atendez pas la moindre tolérance de notre part. Bike power.

        J’aime

  42. Avatar de MXP
    MXP

    Une expérience vécue quotidiennement, sans plus de commentaires : je passe tous les jours à vélo sur une avenue bordée d’une bande cyclable. La bande cyclable est encombrée de véhicules en stationnement, souvent avec les feux de détresse (comme si cela rendait le stationnement moins gênant). Les portières s’ouvrent inopinément. Ce stationnement n’est jamais verbalisé. Les piétons qui traversent (en dehors des passages protégés, et ce sont souvent les automobilistes qui viennent de stationner) commencent par se mettre sur la bande cyclable, sans regarder, puis regardent ensuite si un véhicule arrive avant de finir de traverser. Le comble, c’est que je me fais insulter quasiment chaque jour parce que je prétends vouloir rouler à vélo sur une bande cyclable (quel scandale en effet !), quand les automobilistes considèrent naturellement qu’il s’agit de places de stationnement gratuites et les piétons une extension du trottoir (pourtant assez large à cet endroit). Les fous, ce sont toujours les cyclistes.

    J’aime

    1. Avatar de James

      Ah oui j’ai ça aussi sur mon trajet maison-boulot à Angers !
      Une rue avec une piste cyclable en sens inverse des voitures et cette piste est toujours prise d’assaut par des voitures garées dessus.
      Énervant !

      Faut vraiment que je pense à me faire des stickers « Piste cyclable ne veut pas dire parking »

      J’aime

    2. Avatar de Pierre
      Pierre

      Amusant, j’ai cru lire mon trajet quotidien.

      J’aime

  43. Avatar de Parisien
    Parisien

    Ce qui est dommage, c’est que vous perdez toute mesure et toute objectivité en défendant le vélo, au point même de défendre des mesures dont on peut se demander si elles vont vraiment dans le bon sens (l’alcool à vélo).

    A présenter les voitures comme « le mal », vous faites preuve d’étroitesse d’esprit. D’ailleurs vos remarques à ce sujet sont parfois franchement fausses.
    Par exemple la synchronisation des feux, la mise à sens unique des voies importantes d’une ville sont effectivement des mesures de fluidification, pas d’accélération du trafic. Le sens unique est aussi très efficace en terme de sécurité, pensez carrefours, mouvements tournants. Sans ce genre d’outil, on obtiendrait de gigantesques embouteillages dans les villes les plus circulées.
    Prenez les grands boulevards à Paris remis à double sens, avez-vous l’impression qu’on a supprimé de la congestion? Je ne pense pas, au contraire le sens Ouest – Est est systématiquement saturé, normal puisque les feux sont synchronisés pour faire rouler l’autre sens..

    Concernant les accidents et l’accidentologie des cyclistes :
    Vous dites à tort que les cyclistes ne mettent en danger qu’eux-même. C’est bien entendu faux. Les vélos (tout comme les scooters et motos) sur les trottoirs sont bien entendus dangereux pour les piétons, adultes et enfants particulièrement. C’est aussi le cas au niveau d’une traversée piétonne. La seule raison pour laquelle vous pensez que ce n’est pas le cas c’est uniquement parce que les accidents de ce type sont peu documentés puisque souvent moins graves que la « normale » de l’accident de la route: pas d’appel à la police, pas de PV = pas de traces.

    Et de plus, vous pouvez aussi mettre en danger un usager motorisé, tout comme un piéton indélicat le peut, en vous présentant devant lui au dernier moment et en l’obligeant à un écart ou un freinage d’urgence qui peut avoir aussi des conséquences pour lui. Je vois parfois des vélos rouler en sens interdit sur les quais de Seine, vous pensez que l’écart que les voitures font pour les éviter est sans danger pour les automobilistes?

    Sur la question de l’impunité, vous avez raison de souligner que c’est le cas de quasiment tous ceux qui ne respectent pas les règles. Cela dit, vous omettez de mentionner que les 2 roues, motorisés ou non, sont probablement ceux qui respectent le moins les règles.

    Enfin sur la question de l’alcool, je sais qu’effectivement en Allemagne il existe un seuil différent pour les cyclistes, mais votre message semble dire « allez-y, buvez et faites du vélo, il n’y a aucun risque, à part pour vous ». Le vélo, comme tout moyen de transport comporte une forme de danger pour ceux qui l’utilisent et ceux qui sont au voisinage. Si l’utilisateur n’est pas au meilleur de sa forme pour une raison ou une autre, il augmente le danger pour lui et son voisinage.
    Il me semble qu’au contraire, vous devriez encourager les cyclistes à se comporter de manière aussi responsable que prévu par la loi sur ce point.

    Je comprends et je partage votre volonté de promouvoir la pratique du vélo, qui est un moyen de transport urbain très efficace, qui mérite effectivement qu’on réfléchisse à une meilleure répartition de l’espace public, à une réglementation plus adaptée. C’est le mouvement de fond auquel nous assistons heureusement déjà, depuis le code de la rue de 2008 et qui a donné de bons résultats avec les double sens cyclables, tourne à droite…
    Mais il serait bon que vous ne deveniez pas manichéen ou de mauvaise foi sous prétendre de défendre cette (bonne) cause.

    J’aime

    1. Avatar de Piouf
      Piouf

      Je suis d’accord. Certains comportements sont dangereux, au moins pour leurs auteurs, et doivent être dénoncés comme tels. Je suis cycliste, mais supporte pas les cyclistes qui roulent sur les trottoirs (bien sûr, certaines villes comme Lyon, et apparemment Strasbourg, selon OR, adorent faire disparaître l)

      J’aime

    2. Avatar de jojo
      jojo

      euh, la fluidification de la circulation a effectivement pour conséquence une augmentation de la vitesse… moyenne des voitures ! c’est un peu le but de la fluidification, non ?
      quoi qu’il en soit, c’est une mesure faite POUR les voitures (et donc calée sur leur vitesse : allez faire du vélo rue de rivoli en pleine nuit, vous serez arrêté à 1 feu sur 3, alors que les voitures la font d’une traite) et les vélos ne devraient pas en subir les conséquences en faisant des détours de plusieurs 100aines de mètres

      pour l’alcool, un peu de mesure !
      l’article ne dit pas de se bourrer la gueule à chaque fois que l’on prend son vélo, il dit juste qu’une baisse des réflexes est dangereuse quand on roule à 90km/h avec une voiture pesant une tonne. Or, quand on pédale à 15/20 avec un vélo léger, les conséquences sont moins graves
      poussé à l’extrême, votre argument devient « prendre son métro bourré, c’est dangereux, donc on devrait limiter l’ébriété à 0,5 pour tous les gens qui prennent le métro »

      & pour les accidents qui ne donne pas lieu à une statistique, c’est simple ça s’appelle un accident bénin, il y en a tous les jours à paris, & ça arrive aussi aux voitures entre elles, motos & piétons!

      J’aime

    3. Avatar de Manu Chanial
      Manu Chanial

       » les 2 roues, motorisés ou non, sont probablement ceux qui respectent le moins les règles »
      « Parisien » (je le suis aussi), ne gardez pas vos chiffres pour vous, faites-en profitez tout le monde…

      J’aime

  44. Avatar de yulia
    yulia

    J’entends très bien que les cyclistes soient souvent confrontés à des comportements dangereux de la part des automobilistes. Mais en quoi cela excuse t-il leur comportement avec les piétons ? Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai dû m’arrêter sur le passage piéton vert pour moi parce qu’un cycliste avait décidé qu’il était prioritaire et que si je n’étais pas d’accord, j’allais me le prendre de plein fouet.
    S’ils ne sont pas invincibles sur la route, ils ne le sont pas non plus sur les trottoirs et passages piétons ! Très bonne idée de copier les défauts de ceux qu’ils critiquent.

    J’aime

  45. Avatar de Denis
    Denis

    Bon sujet le vélo en ville
    J’effectue 60/80 km par semaine de déplacements à Paris par tous les temps, été/hiver, toujours casqué, éclairé et avec ma veste jaune fluo.
    Voici quelques uns des accidents que j’ai eu au cours des derniers 4 ans :
    -une voiture sortant de son parking coupe la voie bus/vélo, ne me voit pas malgré ma veste jaune et me renverse. Le casque a dû protéger ma tête d’autres égratignures.
    -une voiture en sens inverse s’avise à couper ma voie sans m’avoir vu du fait d’un séparateur avec rambarde s’interrompant pour permettre ce passage. La veste jaune m’a ce coup-ci certainement sauvé car dés qu’il a eu la visibilité, il m’a vu et a freiné, il s’est arrêté à quelques centimètres. Quelle peur.
    -une moto déboule d’un trottoir et enfile la rue St Jacques à contre sens sous les yeux d’un policier. Moi en plein milieu, donc visible, il n’a pas vu ma veste jaune. Je vole sur son corps. Le casque m’a protégé la tête car l’embrassant de plein fouet je suis après tombé sur le macadam tête la première.
    -le plus rigolo : une piétonne marchant sur un trottoir totalement dédié au vélo me voit venir et me donne un violent coup de poing sur le bras alors qu’il avait largement la place pour nous deux. Pas de chute mais un bleu. Mon éclairage et ma veste jaune étaient de trop !
    C’est pas si simple tout cela.

    J’aime

  46. Avatar de MXP
    MXP

    Une différence de taille entre cyclistes et automobilistes :
    – la plupart des cyclistes urbains sont aussi, occasionnellement ou régulièrement, automobilistes (ce n’était pas le cas il y a 10 ou 20 ans où les cyclistes étaient essentiellement ceux qui n’avaient pas réussi à obtenir leur permis de conduire ou qui n’avaient pas assez d’argent pour s’acheter une voiture), et ont donc un point de vue partagé
    – les automobilistes ne sont dans la très grande majorité des cas jamais cyclistes, et ont des difficultés à comprendre le point de vue des cyclistes
    Et un point commun :
    – les cyclistes et les automobilistes ont la particularité d’être assez peu piétons, puisqu’ils partagent le fait d’être paresseux (surtout les cyclistes, contrairement aux idées reçues) et aiment bien aller avec leur véhicule jusqu’à leur point de destination sans marcher, ce qui explique peut-être (sans les excuser, parce que c’est intolérable) les incivilités avec les piétons; Et il n’y a pas de comportement plus civique de l’un par rapport à l’autre : c’est bien parce qu’ils ne peuvent pas rouler sur les trottoirs que les automobilistes ne circulent pas sur les trottoirs, ils ne s’en priveraient pas sinon, il suffit de voir le peu de cas qu’ils font des bandes cyclables.

    J’aime

  47. Avatar de Kikobaus
    Kikobaus

    En lisant les données d’Opinion Way, certaines choses m’ont tracassé dans ce sondage : qu’on parle des infractions ou des accidents, les chiffres n’ont de sens qu’en comparaison avec d’autres modes de déplacement.

    Pour les infractions :
    Quel piéton n’a jamais traversé en dehors des passages piétons ou quand le bonhomme était rouge ? Soyons clair : aucun
    Quel conducteur de voiture n’a jamais tourné sans avoir au préalable mis son clignotant ? Soyons clair, aucun

    Ça revient à demander aux cyclistes (et à eux seuls) s’ils ont été sages TOUTE LEUR VIE. Evidemment non ! Mais à la différence des conducteurs de voitures, leurs actes d’imprudence ne mais qu’extrêmement rarement les autres usagers de la voirie en situation de danger. 465 piétons sont morts en 2013. Il y a fort à parier que 100% l’ont été du fait d’un véhicule à moteur.

    Pour les accidents, pareil :
    Quel piéton peut dire qu’il n’est jamais tombé en marchant, seul ou du fait du comportement d’un autre usager ? Aucun !
    Quelle proportion de conducteur de voiture peut prétendre n’avoir jamais eu d’accrochage, en en étant responsable ou pas ? Sûrement assez peu.

    Les questions sont donc hyper orientées, et aucun point de comparaison n’est proposé.

    MMA tenterait-elle de nous refourguer une assurance obligatoire pour les vélos ?

    J’aime

  48. Avatar de veloiledefrance.com

    Quand je vois tous les commentaires sur le blog, j’ai l’impression que les gens découvrent le vélo, alors qu’il était le moyen de transport le plus utilisé il n’y a même pas 50 ans….sur la terre entière…. Et à l’époque, il n’y avait pas autant de débats sur les comportements dangereux des cyclistes. Et pourtant, je ne pense pas que les cyclistes ou les automobilistes ou même les piétons ont changé de comportement…Il n’y a qu’à revoir les vieux films en noir et blanc et voir Bourville ou Charlot zizaguer à vélo pour se le rappeler… Comment peut on expliquer cela, sinon que 20 ans de piqûre de « l’automobile roi » nous a tous anesthésié l’esprit, jusqu’à rendre les concepteurs de piste cyclables incompétents. Eh oui, dans les années 60, il y avait des pistes cyclables à la hollandaise bien séparée des piétons et automobiles sur tous les grands axes (il n’y qu’à voir quelques traces restantes sur la N20, après Massy dans le 91, ou même sur la D186 à Châtenay dans le 92). Ces pistes n’ont jamais été restaurées. On préfère « caser » le cycliste là où on peut, même parfois juste avec une peinture sur la chaussée ou le trottoir là où il n’a pas sa place, car l’objectif principal est de préserver l’espèce automobile. Après, le cycliste se débrouille comme il peut pour s’adapter et survivre.

    J’aime

  49. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
    Mathieu (@slasherfun)

    Pour son beau reportage de ce midi ( http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/2014/11/24/le-mauvais-comportement-des-cyclistes-parisiens-pointe-du-doigt-598888.html ), France 3 Paris nous gratifie d’entrée de jeu (à 0:06 et 0:12 dans le reportage) de 2 cyclistes qui grillent un feu rouge sous le nez du journaliste et de sa caméra.

    Mais ce que la caméra ne montre pas (volontairement ? je n’ose croire qu’il ne s’agit pas d’un cadrage malheureux…), c’est que ces deux feux sont équipés d’un panneau « tourne-à-droite cycliste ». Et que ces deux cyclistes tournent donc à droite dans la légalité la plus totale.

    Pour ceux qui veulent vérifier par eux-mêmes, le plan à 0:06 est filmé au carrefour de la rue des Récollets et du quai de Jemmapes, le plan à 0:12 est tourné 20 mètres en amont, au carrefour de la rue des Récollets et de la rue Lucien Sampaix. A priori, il n’est pas si facile que ça de trouver des cyclistes qui grillent un feu rouge à Paris.

    J’aime

    1. Avatar de Denis
      Denis

      « A priori, il n’est pas si facile que ça de trouver des cyclistes qui grillent un feu rouge à Paris. »

      C’est de l’humour ?

      J’aime

  50. Avatar de klad
    klad

    Les cyclistes, quand y’en a un, ça va… c’est quand ils roulent en peloton que les problèmes commencent. Enfin, du point de vue de l’automobiliste le dimanche (pas forcément « du dimanche »).

    J’aime

Laisser un commentaire