Des feux rouges grillés, des sens interdits empruntés, pas de lumières, pas de casque et pas de gilet jaune non plus. « Les cyclistes font vraiment n’importe quoi », s’exclamera-t-on, à coup sûr, en découvrant les résultats du sondage Opinionway publié ce 24 novembre et consacré à l’« impunité »  des cyclistes (ici, dans 20 Minutes Paris). Les réactions ne font pas toujours dans la finesse. Ainsi, en lisant, dans l’édition nationale de 20 Minutes que « 88 % des cyclistes reconnaissent avoir commis une infraction », l’acteur Pascal Jaubert ‏s’exclame sur Twitter : « On veut les vrais chiffres, qui doivent être plus proches de 200 %. Et on dit pas cycliste, mais fdp ! »

Le commanditaire de l’étude, l’assureur MMA, y dénichera des arguments pour proposer (ou tenter d’imposer) une assurance spécifique, voire remettre en cause la loi Badinter de 1985 qui instaure une responsabilité des conducteurs de véhicules motorisés dans pratiquement tous les accidents.

Il faut par ailleurs préciser que le sondage ne porte que sur un millier de personnes qui, « au moins une fois par mois », utilisent un vélo. La plupart des sondés ne montent donc en selle qu’occasionnellement, sans doute un dimanche de temps en temps, loin des villes et des feux rouges.

Sans vouloir excuser l’ensemble des comportements « à risque », on peut les expliquer. Car la « matière vélo », l’ensemble de ces sujets qui se rapportent à l’usage de la bicyclette, est une chose beaucoup plus complexe qu’elle n’apparaît au premier abord. (A lire aussi : le communiqué de la Fédération des usagers de la bicyclette et du Club des villes et territoires cyclables).

1/Confusion entre l’usage et l’outil

Ceci constitue un préalable indispensable que les concepteurs du sondage n’ont manifestement pas pris en compte : il ne faut pas confondre l’usage et l’outil. En ville, de nos jours, le vélo, la moto et la voiture sont utilisés pour les mêmes usages, en l’occurrence se déplacer quotidiennement. Ces objets empruntent les mêmes équipements de voirie et cohabitent dans la circulation.

Mais il s’agit de véhicules très différents. Une voiture, une moto et un vélo ne pèsent pas le même poids, n’occupent pas un espace comparable, n’atteignent pas la même vitesse, ne présentent pas la même maniabilité et ne nécessitent pas le même temps de freinage. Les usagers n’ont pas la même perception de leur environnement. A vélo, et dans une moindre mesure à moto, on entend, on voit, on sent nettement mieux la rue que lorsqu’on est assis dans un habitacle imperméable.

Les « règles de circulation », regroupées dans le code de la route, ont été édictées en 1921 pour encadrer l’usage de la voiture, alors en pleine expansion. Ces règles s’appliquent désormais à l’ensemble des véhicules. Pendant des décennies, « l’ensemble des véhicules » a signifié « les voitures à moteur », qui occupaient seules la voirie. Mais les temps ont changé. Les pouvoirs publics encouragent désormais les transports alternatifs à la voiture individuelle, à la fois pour des raisons d’économie, d’environnement ou de santé publique.

2/ Griller un feu rouge

Mais pourquoi les cyclistes grillent-ils les feux ? Pour gagner du temps, comme tout le monde ? Un peu. Mais aussi parce que, lorsqu’on se déplace avec ses muscles, on mesure son effort. Or, la synchronisation des feux est pensée depuis 50 ans pour s’adapter à la vitesse moyenne d’un véhicule motorisé, avec pour objectif de « fluidifier », en réalité d’accélérer la circulation automobile. Par ailleurs, à bicyclette, on roule à la fois plus lentement que les voitures en pleine lancée mais plus rapidement que les mêmes voitures bloquées dans un bouchon. Les cyclistes circulent naturellement de manière fluide, quel que soit l’état du trafic.

Au feu rouge, sur un vélo, on ne se sent pas toujours en sécurité. Derrière, les automobilistes et les motards n’attendent que le passage du signal au vert pour déclencher une accélération bruyante. Un instant de distraction sera sanctionné par un coup de klaxon péremptoire. Un poids-lourd ou un bus constitue un risque encore plus important. Si le chauffeur tourne sans regarder autour de son véhicule, il risque de coincer le cycliste entre son engin et la bordure du trottoir.

Enfin, les aménagements qui permettent aux cyclistes, depuis quelques années, de s’affranchir certains feux rouges, ne se sont pas révélés dangereux.

3/ Remonter un sens interdit

Les rues en sens interdit ont également été conçues, dans les années 1960, pour « fluidifier » le trafic automobile. On considérait alors qu’il fallait rouler le plus vite possible. En élargissant les voies, en supprimant le risque de croiser un autre véhicule, en cantonnant le stationnement à un seul côté de la rue, on permettait ainsi aux automobilistes de se sentir à l’aise partout.

On est revenu de cette conception purement motorisée de la mobilité urbaine. Au Japon, en Belgique, en Autriche ou, depuis 2010, en France, on a décidé d’encourager les trajets à vélo en régularisant l’emprunt de certains sens interdits. Là encore, l’usage des muscles commande. Les double sens cyclables assurent aux cyclistes un trajet plus rapide et, contrairement aux idées reçues, ne présentent aucun danger, au contraire. Voir ici.

Dès lors, puisque l’emprunt du sens interdit est autorisé dans certaines voies, certains cyclistes ne comprennent pas pourquoi ils ne pourraient pas agir de même ailleurs.

4/ Rouler sur le trottoir

Ce comportement s’explique généralement par la peur de la circulation. On préfère emprunter la voie des piétons plutôt que de s’aventurer sur la chaussée. Comme le constate le même sondage Opinionway, tous les dangers, sans aucune exception, ressentis par les cyclistes interrogés, se rapportent au comportement des conducteurs motorisés : véhicule qui frôle, circulation rapide, ouverture de portière, angle mort, traversée de carrefour…

Il arrive aussi que le cycliste s’épargne un détour en roulant sur le trottoir. C’est en mauvais calcul, car il devra alors ralentir face aux piétons ou se comporter comme un goujat en actionnant sa sonnette.

Par ailleurs, dans certaines villes, comme à Strasbourg, des pistes ont été créées sur le trottoir, parce qu’on ne voulait pas empiéter sur la place accordée à la voiture. Cette conception prudente et dépassée fait encore partie des projets du prochain plan vélo de la Ville de Paris.

5/ Mal s’éclairer

Les lumières permettent d’être visible. C’est juste après le passage à l’heure d’hiver, lorsque tout le monde n’a pas encore pris conscience que la nuit tombe tôt, que l’on déplore le plus d’accidents. Mais un nombre important de cyclistes, considérant le vélo comme une simple manière d’accélérer la marche à pied, ne perçoivent pas la nécessité de s’éclairer, notamment pour des courts trajets. Après tout, dans les grandes villes, les rues sont éclairées a giorno, même en pleine nuit. En outre, le vélo comme moyen de transport n’étant pas encore, en France, pris au sérieux, beaucoup de cyclistes occasionnels s’équipent mal, roulent avec des vélos en mauvais état ou se contentent d’un cadenas à bon marché. Un lecteur, Adrien Caillot, regrette « la difficulté, en France, de trouver un éclairage correct, qui fonctionne plus de deux semaines, sans prendre l’eau, accumuler les faux-contacts ou tout simplement casser ».

6/ Ne pas porter de casque

Le port du casque n’est nullement obligatoire, pour la bonne raison qu’il ne protège pas contre la plupart des accidents recensés. On peut choisir d’en mettre un, mais la logique voudrait alors que l’on s’équipe de genouillères, de gants ou de vêtements spéciaux. Et que l’on équipe de la même manière les autres usagers, à commencer par les promeneurs et les automobilistes.

Par ailleurs, aux Pays-Bas, le pays le plus sûr du monde pour les trajets à vélo, une proportion infinitésimale de cyclistes portent un casque. Même les conducteurs de deux-roues motorisés en sont dispensés, lorsque l’engin ne dépasse pas 25 km/h. On notera enfin que les constructeurs automobiles plaident, à la manière de l’assureur MMA, pour le port du casque. Voir ici.

7/ Ne pas porter de vêtement réfléchissant

« C’est jaune, c’est moche, ça ne va avec rien », disait Karl Lagerfeld. Le gilet fluo permet certes d’être particulièrement visible, mais il n’est nullement obligatoire en agglomération, pas plus pour les cyclistes que pour les piétons ou les personnes qui attendent un bus. Dans la plupart des incidents ou accidents, toutefois, le gilet, pas plus que le casque, ne présente une quelconque protection, comme le souligne Isabelle Lesens sur son blog. En surprotégeant tous les usagers vulnérables, on les considère comme illégitimes sur la voie publique.

8/ Le sentiment d’impunité

C’est vrai, les infractions sont rarement sanctionnées. C’est aussi le cas de la plupart des infractions considérées comme « mineures », mais qui entravent le cheminement des piétons, des personnes en fauteuils roulants ou des cyclistes : se garer sur un trottoir, un passage zébré ou une piste cyclable, même « cinq minutes », en bloquant non seulement le chemin mais aussi la vision des usagers. De même, le fait de se positionner sur un « sas cyclable », espace dessiné juste derrière un feu tricolore, n’est jamais sanctionné, alors qu’à Londres, il en coûte 100£ (126€) et 3 points de permis de conduire à l’automobiliste. De manière significative, une étude menée à Nantes montre que le « sas » n’est pas respecté par la moitié des automobilistes ni par 93% des motards.

9 /La mise en danger d’autrui

Le sondage Opinionway constate « la sensation de ne pas mettre en danger autrui ». 56% des personnes interrogées estiment être moins dangereuses à vélo qu’en voiture ou sur un deux-roues motorisé. Le sondeur affirme que cette « prise de risque se traduit pourtant par un nombre élevé d’accidents » car « 46% des cyclistes ont déjà subi au moins un accident ».

Opinionway confond cause et conséquence. On n’a jamais vu un cycliste renverser un automobiliste ! Dans l’immense majorité des cas, lorsqu’un accident survient entre un cycliste et un autre usager, c’est le cycliste qui subit les dégâts. Eh oui, le sujet vélo n’est pas une matière simple.

10/ Pédaler après avoir bu

Comme rien ne sert de réécrire ce qui a déjà été publié, voici un extrait du Pouvoir de la pédale : « L’alcool, ingurgité à doses plus ou moins massives, brouille la vision, limite la capacité de réaction, amoindrit les réflexes. Lorsqu’on se déplace, cela peut être périlleux… Mais le degré de dangerosité n’est pas le même selon les modes de transport. À vélo, on peut se faire mal en tombant. À moto ou en voiture, on peut non seulement heurter les autres usagers, mais aussi se faire mal avec son propre véhicule. Une masse de 80 ou 200 kilos, le poids d’un scooter ou d’une petite moto, que l’on reçoit sur les jambes, ne provoque pas les mêmes dommages qu’un vélo pesant 10 à 20 kilos. Les normes d’alcoolémie ne s’adaptent pas partout à cette réalité. Ainsi, en France, la limite est fixée à 0,5 gramme par litre de sang, quel que soit le véhicule. En revanche, en Allemagne, la Cour constitutionnelle considère que le danger, pour un cycliste, apparaît au-delà de 1,6 gramme, mais désigne alors le cycliste comme responsable de l’accident. »

Olivier Razemon

Pour contrer quelques idées reçues :

Un cycliste tué à Paris. Un seul, pas 20, ni 100, ni 500 (octobre 2012)

7 arguments pour la ville à 30 km/h (janvier 2013)

Vélo : radiographie d’un retard français (février 2014)

 

 

 

575 réponses à « Les 10 raisons pour lesquelles les cyclistes commettent des infractions au code de la route »

  1. Avatar de jojo
    jojo

    extrait de http://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/content/download/6960/35825/file/SR%20BILAN%202002-2012.pdf

    « En 2012, les cyclistes sont responsables de 43 % des accidents dans lesquels ils sont impliqués. Dans 57% des cas, d’autres usagers sont responsables de leurs accidents.
    La première cause d’accident des cyclistes est l’ouverture de portière sans précaution, la seconde le changement de file sans précaution. Dans ces deux cas qui représentent plus de 20% de leurs accidents, les cyclistes sont d’abord victimes de l’absence de vigilance d’autres usagers de la route. C’est également le cas des traversées irrégulières de la chaussée par les piétons. »

    Je rajouterai que selon ce bilan, seulement 2% des accidents à Paris impliquant des piétons ont été générés par des infractions commises par le cyclistes, contre 8% par des motards et 27% des automobilistes.
    Alors OK il y a encore un peu de moins de cylistes que de motards ou voitures (même si à Paris ça évolue très vite), mais de là à dire que ce sont les cyclistes qui sont responsables de la situation anxiogène des rues parisiennes …

    sinon, je remarque que parmi les articles les plus partagés aujourd’hui dans le monde, cet article est 6ème tandis que la pollution de l’air parisien est second. comme quoi les lecteurs se sentent concernés (même si visiblement ils ont des avis très partagés) par les questions environnementales (oui, selon moi, le « problème » cyclisto-citadin relève des questions environnementales)

    si à ça on rajoute la décision de supprimer les affiches publicitaires (article le + partagé) pour réduire la pollution visuelle, c’est un véritable plébiscite !!

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    1. Avatar de Adrien
      Adrien

      Non pas que je sois contre ce que vous dites, mais allez voir à Copenhague, ou lisez http://copenhagenize.com : les gens ne font pas du vélo parce que c’est « vert », ou « durable », mais tout simplement parce que c’est la façon la plus simple, la plus agréable et la plus rapide de se rendre d’un point A à un point B !

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  2. Avatar de Jean Daniel
    Jean Daniel

    Notre liberté de circuler a un prix : être jalousé par des automobilistes aigris de se faire doubler par de modiques cyclopes (bobos-chômeurs-anarchistes) sans foi ni loi. Pour ma part, je considère que le cycliste a toutes les capacités d’anticipation pour prendre des libertés avec le code de la route, en sachant que 99,9% tiennent à la vie.

    Notre règle d’or : protéger les être fragiles que sont les piétons. Pour ce faire, plusieurs choix s’offrent à nous :
    1 – Éviter tout contact avec eux en roulant avec les voitures et sur les pistes qui nous sont exclusivement dédiées.
    2 – Faire le choix de rouler à leur côté, choix qui nécessite de rouler à une vitesse adaptée.
    Bien entendu, selon notre chemin et notre capacité à circuler nous sommes en mesures d’être confronté aux deux choix.

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    1. Avatar de bill
      bill

      On ne l’enrichit pas

      (en charbon, en plastiques, en pétrole, en appareils inutiles, en toutes ces choses qu’on a besoin de voiture pour transporter…),

      on en profite !

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  3. Avatar de bill
    bill

    Comme toujours, les fous qui ne veulent pas voir que la voiture
    1) pollue
    2) tue
    3) fait du bruit
    4) pourrit la vie de la ville (il suffit d’enlever les voitures d’un quartier pour en faire un paradis)

    tandis que le vélo
    1) ne pollue pas
    2) n’a jamais tué personne
    3) améliore la santé
    4) est agréable pour tout le monde.

    à une autre époque, certains défendaient Dieu, l’esclavagisme, le machisme, etc. avec le même aveuglement, en dépit de l’évidence absolue de leur erreur…

    à bon entendeur…

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    1. Avatar de Denis
      Denis

      Bonjour,

      Je ne suis pas fou! Je circule à pied et en transport en commun.

      J’aimerais simplement qu’on s’arrête pour me laisser quand je traverse un passage protégé feu piéton vert, et qu’on ne déboule pas sur le trottoir derrière moi sans prévenir à grande vitesse.

      C’est trop demander ?

      Cordialement

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    2. Avatar de fred
      fred

      le velo n’a jamais tué personne? Visiblement, vous n’avez jamais lu les statistiques de l’ONISR. Quant à ne pas polluer, question de point de vue : l’energie motrice (vos mollets) nécessite une production d’énergie primaire supplémentaire (votre nourriture) et engendre des rejets de CO2 supplémentaires via votre respiration. Une voiture rejettte grosso modo 100 g de co2/km. Et vous?

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      1. Avatar de Lucas
        Lucas

        Vous êtes d’une mauvaise foi incomparable…

        Je viens de vérifier les chiffres pour 2012 de l’ONISIR
        Victime contre piéton : 3:
        Victime contre vélo : 7
        Total : 3653

        0.2% des morts pour le vélo. Tout le reste c’est des véhicules a moteur. Sachant qu’en voiture on tue aussi un petit pourcentage de personnes / animaux avec la pollution tout les ans (va voir les chiffres un peu toi) + Quelques petit animaux régulièrement écrasés sous nos roues + Des millions d’insecte chaque jour.

        Donc je pense qu’on peut dire que le vélo depuis sa création n’a tué qu’un nombre négligeable de gens par rapport à juste une journée de voiture.

        De plus, je t’invite a chercher la différence entre biomasse et énergie fossile, c’est niveau collège. Contrairement aux voitures on ne crée pas plus de CO2 supplémentaire en respirant dans l’atmosphère. Et puis même en réfléchissant deux seconde même si on doublait l’humanité avec la moitié des gens qui font du vélo ils produiront moins que la moitié qui n’utilisent que la voiture. Il suffit de t’enfermer dans un espace clos avec une voiture allumée ou tes amis et tu verra avec qui tu respire le plus longtemps. Fin bref arrête le bullshit.

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      2. Avatar de fred
        fred

        Tiens donc, on passe de « ça tue personne » à « ça ne tue pas grand monde ». On progresse…

        Ok, 0.2% des morts pour le velo. Mais le velo, il représente quelle part du trafic routier? Ah bah oui, 0.2% aussi. C’est balot ça.

        Quant à l’argument des pauvres petits animaux écrasés, j’en rigole encore, surtout en ville.

        Quant à la dernier argumentation, elle tombe à l’eau : si je suis avec ma voiture dans un espace clos, je suis à l’arret, donc je coupe le moteur. zero co2. Alors que vos amis, eux, respireront et consommeront tout l’oxygène.

        Alez, pour terminer et vous renvoyer la pareille à votre argumentation imbécile : la voiture, c’est dangereux, ça fait plein de morts. Donc c’est bon pour l’environnement, puisque ça fait des pollueurs en moins.

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      3. Avatar de Manu Chanial
        Manu Chanial

        OR pourrait-il mettre en relation Pascal Jaubert dit « Captain Brackmard » et « fred » ? On est à deux doigts d’un mariage 😀

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      4. Avatar de fred
        fred

        je vous remercie pour votre interet pour ma vie privée Manu Chanial, mais mon coeur est déjà pris. Une autre fois peut-être. Quant à ma réponse à Lucas sur les chiffres de la SR, elle est un peu plus bas sur ce post, avec les liens vers l’ONISR. Où on voit qu’il existe des ânes dans toutes les catégories d’usagers, cyclistes compris. Et que disposer d’un véhicule léger n’exempte pas de respecter les règles élementaires de sécurité quand on vit en société.

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      5. Avatar de Thomas Kundera
        Thomas Kundera

        @Fred: Je fais comme si votre intervention était sérieuse. Peut-être devrais-je vous rangera au rayon « comique », mais sait on jamais, on va faire comme si.

        Votre comparaison entre la production de CO2 issues de combustibles fossiles produit par un véhicule et la respiration des humains, juste LOL. C’est à tel niveau de délire que je ne sais même que dire.

        D’autant que la pollution urbaine créé par les véhicules, c’est pas tant le CO2 que les résidus imbrûlés (particules fines, cycles aromatiques, etc.). Et que tous ces machins sont sources de maladies respiratoires, de cancers et autres joyeusetés.

        Je pense que l’expérience d’Arnaud est révélatrice. Si vous avez un doute, mettez-vous dans une pièce fermée (votre garage, par exemple) avec une personne de votre choix, et la même chose avec votre voiture en marche. Vous comprendrez vite la différence et le problème, même avec votre apparente malcomprenoite aigu.

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      6. Avatar de fred
        fred

        avant de me dire que je suis atteint de malcomprenite, vous devriez déjà relire ce que j’ai ecris. Ai-je dit qu’un cycliste rejette autant de CO2 qu’une voiture? non. Je dis juste qu’il est faux de dire que le velo ne pollue pas, puisque, de par l’effort qu’il demande, il induit une augmentation des rejets respiratoires, et une augmentation de la consommation alimentaire. Donc l’impact sur l’environnement. Au passage, toutes ces polémiques autour de la pollution créée par les transports relèvent du délire. L’activité la plus nocive pour l’environnement, c’est la reproduction. Madame Duflot et ses 4 gosses auront un impact sur l’environnement largement superieur à une vilain automobiliste mazouté n’ayant qu’un enfant.

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      7. Avatar de Jean-Marc
        Jean-Marc

        Fred : « L’activité la plus nocive pour l’environnement, c’est la reproduction »

        Merci beaucoup : çà fait du bien de rire.

        Déjà avec votre comparaison cycliste/automobiliste vous aviez fait très très fort, aucune notion d ordre des grandeurs; mais là, c est encore mieux, c est juste jouissif.

        Vous êtes un littéraire, non ?
        Car pour ignorer totalement la notion d’ordre de grandeurs, pour n avoir aucune notion des réalités physiques et biologiques, en général, il faut ne surtout pas avoir fait trop d études scientifiques…

        Un pakistanais faisant parti des 10% de la population la plus pauvre du pakistan à une empreinte carbone plus de 1 000 fois moindre qu’un américain faisant parti des 10% des américains les plus riches.

        Les familles de 1 000 à 3 000 enfants de pakistanais sont monnaie courant, c est bien connut…
        Bien plus nombreuses que les familles de 1 à 3 enfants d’état-uniens.
        Salauds de pauvres…
        s’ils continuent à manger du riz et des pâtes, bientôt, je ne pourrais plus mettre d’agro-éthanol dans mon 4X4, ni prendre l avion !

        (sans parler qu’il leur est bien plus facile d arrêter de manger pendant une semaine ou 2, que moi, français, de faire une fois tous les 7 ou 15 jours, mes 25km journalier autrement que seul dans une voiture)

        Merci, continue ainsi fred, c est vraiment trop tordant de te rire.

        Un peu de détente avant le WE, çà fait toujours du bien
        (il fallait attendre demain pour poster ton gros troll velus, normalement, c est la tradition : le vendredi)

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      8. Avatar de Arnaud
        Arnaud

        Certains ont déjà tenté de faire le calcul, il était de l’ordre de quelques grammes (entre 1,5 et 6) de CO2/km en intégrant même l’alimentation du cycliste.
        Les 100g de CO2 auxquels vous faites référence ne concernent que le carburant du véhicule, en aucun cas le bilan carbone de la production de ce carburant (l’extraction, le transport, le raffinage,…).

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      9. Avatar de fred
        fred

        si vous voulez etre juste, comparez aussi le bilan carbone de la production alimentaire du cycliste. Combien de calories brulées pour faire un km? Et combien de co2 produit pour produire cette calorie?

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      10. Avatar de Plovdiv
        Plovdiv

        Pour parcourir une distance donnée, le vélo nécessite moins de dépense d’énergie que la marche ou la course à pieds.

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      11. Avatar de Pierre K
        Pierre K

        Mais oui… c’est bien connu… votre respiration pollue davantage que votre voiture!

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      12. Avatar de streetart

        d’ailleurs en voiture on ne respire pas.

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      13. Avatar de fred
        fred

        si on respire, mais on consomme moins d’oxygène (et d’énergie) au repos qu’en activité. Programme de biologie niveau collège.

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      14. Avatar de Thomas Kundera
        Thomas Kundera

        @Fred: vous êtes vraiment sérieux, ou c’est pour nous faire rire?

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      15. Avatar de fred
        fred

        regardez le bilan carbone d’un paquet de tranches de jambon, vous comprendrez.

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      16. Avatar de Gérald
        Gérald

        Concernant « les rejets de CO2 supplémentaires » d’un cycliste, je pense qu’il doit en émettre à peine plus que votre propre respiration derrière le volant de votre véhicule.
        Allez, au rzvoir.

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  4. Avatar de lionel
    lionel

    Autant je peux rouler sans phare , car je ne roule jamais de nuit , je déteste ça , à cause de tout ces illuminés qui se croient tout permis la nuit finissante.

    Par contre louper un feux , je ne peux pas le faire , je ne tiens à vivre les quelques 60 ans qui me reste sur terre dans une chaise roulante. Idem pour le casque , c’est obligatoire pour ne pas allez tenir compagnie à Julot Bianchi et Schumi au pavillon des grands traumatisé cérébraux.

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    1. Avatar de Osef rider
      Osef rider

      Bianchi et Schumi sont pas forcément les meilleurs exemples, les deux avaient un casque.

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    2. Avatar de one-line
      one-line

      Tu noteras qu’il avait tous les deux un casque lors de leur accident

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    3. Avatar de Lucas
      Lucas

      Parfois il vaut mieux attendre au feu, parfois il faut le griller sans regarder quasiment, parfois il faut ralentir très fortement juste avant l’intersection puis passer au ralenti.

      Je connais pas mal d’intersection à Lyon ou il est bien plus dangereux d’attendre au feu que de la griller….Et dans d’autres villes.

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      1. Avatar de Jean-Jacques75
        Jean-Jacques75

        bien plus dangereux d’attendre au feu que de le griller ? pour les piétons ?

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  5. Avatar de Le Vélomane vintage

    Article intéressant. Fragiles cyclistes, protégez-vous : trop souvent sans éclairage, en vêtements sombres la nuit ! Ayez les sens en alerte : pas d’ecouteurs à vélo, regardez à gauche et à droite avant de traverser une intersection, qui plus est lorsque vous grillez un feu (90 € d’amende forfaitaire). Lisez donc mes articles : http://levelomanevintage.blogspot.fr/2013/11/quelques-regles-de-securite-pour-les.html

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  6. Avatar de PatJol
    PatJol

    Oui les idées reçues ont la vie dure. Les automobilistes ne supportent pas de voir un vélo griller un feu rouge smême quand ça ne gêne le déplacement de personne, mais ils oublient régulièrement leurs clignotants, ne regardent pas dans leurs rétroviseurs, frôlent les cyclistes, etc. Part contre ils supportent beaucoup plus facilement que des piétons traversent l’importer où et n’importe quand.

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    1. Avatar de Houb
      Houb

      « ils supportent beaucoup plus facilement que des piétons traversent l’importer où et n’importe quand »

      Ah bon ? J’ai l’impression que pas mal d’entre eux ont déjà du mal à comprendre qu’un piéton traverse sur un passage protégé.

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    2. Avatar de simnus
      simnus

      Piéton cycliste automobiliste et motard…. Il est insupportable pour moi de voir : un cycliste griller un feu rouge sans même ralentir, un piétons traverser n’importe où en dehors des zones de rencontre et passages protégés. Une moto emprunter la BAU ou la piste cyclable ou vous savez « l’entre deux files ». Il m’est également insupportable de voir un cycliste doubler par la droite un bus, ou une voiture frôler un cycliste, ou tourner ou déboiter sans clignotant. J’admets que l’on puisse faire une erreur qui en serait exempt ? pas moi non plus. Cependant je me contente d’essayer quelque soit mon mode de locomotion de respecter les autres, et les règles qui permettent de vivre en société.

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  7. Avatar de Chamayou
    Chamayou

    Les vélos doivent être proscrits des trottoirs quand il pleut, la distance de freinage est considérablement augmentée et l’équilibre devient vacillant, à moins d’avoir un v.t.t., le trottoir est lisse comme la main et non approprié au freinage alors que la chaussée est granuleuse pour le favoriser. Autrement dit le cycliste est un danger potentiel pour le piéton, bien sûr il n’y a pratiquement pas de décès dans ces collisions, mais a-t-on réfléchi à la vie brisée d’une personne âgée victime d’une fracture du col du fémur, au fait qu’une roue de vélo est à la hauteur d’un enfant dans une poussette, d’un handicapé dans un fauteuil roulant, pitié pour les faibles, le code de la route n’autorise le vélo sur les trottoirs que pour les enfants de moins de 8 ans en raison de leur poids.
    Quant aux statistiques sur les chutes de vélo: une sur deux se termine avec un choc plus ou moins violent à la tête et le port du casque évite 85% des traumatismes crâniens, à méditer!! Cycliste depuis bien longtemps: j’ai eu une clavicule cassée et une dent cassée en deux accidents distincts, ils n’arrivent donc pas qu’aux autres

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    1. Avatar de Jérémy P.
      Jérémy P.

      Pour avoir travaillé aux urgences, je ne peux que confirmer : le vélo est accidentogène, les cyclistes se blessent, et certains meurent. Parfois à cause des véhicules motorisés, parfois pas. Relativiser l’utilité des équipements de sécurité (visibilité et casque) pour plaider la cause des cyclistes me rend assez mal à l’aise.

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      1. Avatar de Paul Cuny
        Paul Cuny

        « assez mal à l’aise » c’est un euphémisme !

        Se dire qu’un mec dans le coma aurait pu s’en sorti s’il avait mis son casque conduit à se dire que s’il n’avait pas lu cet article il serait aussi mieux en point.

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      2. Avatar de Thomas Kundera
        Thomas Kundera

        @Paul Cuny: Le problème est qu’on ne gère pas un problème de santé publique ou de sécurité routière avec des anecdotes.

        Plusieurs études ont montrées qu’à investissement égal, il était beaucoup plus efficace pour diminuer la mortalité de faire des pistes cyclable que d’acheter des casques.

        Donc mieux vaut augmenter les impôts de 5 euro/cycliste et faire une piste que de les obliger à dépenser 5 euro dans un casque.

        De plus, le casque obligatoire a un effet dissuasif sur la pratique (et donc baisse le nombre de cycliste qui redeviennent des automobilistes), ce qui a d’autres effets sur la santé public (moins l’accident que l’intoxication causée par la pollution, cependant).

        Donc, non, imposer le casque n’est pas une bonne idée.

        Ceci dit, j’en met généralement un lorsque je fais du vélo en ville.

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      3. Avatar de Paul Cuny
        Paul Cuny

        Tout à fait d’accord avec vous : le danger en vélo ce sont les bagnoles.

        En attendant d’avoir des pistes cyclables là où je roule (c’est-à-dire en attendant qu’il n’y ait plus de pétrole !) je mets un casque et un gilet jaune. Et je conseille à ceux que j’aime d’en faire autant.

        Sinon, pourquoi ramener le débat sur le casque à l’obligation de le porter ?!

        On peut très bien inciter le porter sans le rendre obligatoire. Et comme vous le dites ça limitera l’utilisation du vélo au quotidien.

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  8. Avatar de Augustin

    Merci pour cet article qui met du baume au coeur : on se sent compris.

    Deux réactions tout de même. La première c’est que même si les doubles sens cyclables étaient source de danger, ça ne retirerait pas la légitimité du cycliste à vouloir raccourcir son trajet : le danger arriverait toujours d’en face lourd de sa tonne minimum.

    La seconde est plus d’ordre général. Si on souhaite encourager l’usage citadin du vélo (c’est visiblement le parti pris de l’article), il faut alors réfléchir sur l’expérience utilisateur de celui qui se déplace. Assez clairement la situation est moins confortable à vélo qu’en voiture (froid, effort, pluie, sécurité), il faut donc REVENDIQUER en permanence un assouplissement des règles qui les imputent, et non se contenter de justifier certains écarts tout-à-fait banals.

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  9. Avatar de spo
    spo

    Hello,

    Je pense a ma fille qui roule en vélo, elle à 10 ans donc, le code de la route, elle ne connait pas. je l’oblige a rouler sur les trottoirs. Tous les gamins dès vers l’âge de 6 ans, font du vélo ! il y a un BSR pour ceux qui font du scooter, mais rien pour les enfants….. Combien de fois ma fille est revenue en pleurant car des personnes sur le trottoir,l’avait gondrée, car elle n’était pas sur la route !!
    il faut aussi y penser !

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    1. Avatar de bob
      bob

      elle n’a pas a faire de velo sur les trottoirs. C’est quand meme pas tres complique !

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      1. Avatar de NoComment
        NoComment

        On a le droit de rouler sur les trottoirs jusqu’à 8 ans, et si on est un adulte qui accompagne un ou plusieurs cyclistes de moins de 8 ans.

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      2. Avatar de elisabeth cardot
        elisabeth cardot

        Voilà l’exemple typique de l’égoïsme imprudent de l’adulte de base qui pense qu’un gamin de 10 ans peut rouler sur la route au milieu des autos. J’ai exigé de mes enfants qu’ils roulent sur les trottoirs jusque 13-14 ans mais en exigeant également d’eux le respect des piétons.
        Lorsqu’ils ont été en âge d’emprunter la rue je leur ai demandé de rouleur au milieu de la chaussée parce que les voitures dépassent en frôlant les cyclistes alors qu’il n’y a pas la place, alors qu’on est en zone 30 et que mes gamins roulent bien.
        Enfin selon la configuration de la voie je roule tantôt sur le trottoir (route nationale, et contre-sens), tantôt sur la voie au milieu (rue peu large) et je plaide pour une plus juste répartition des voies :5 voies pour voitures, 2 pour piéton et 0 pour vélo… trouvez l’erreur)
        Et en dernier je professe que le vélo est l’avenir de la ville, d’où l’auto doit sortir au maximum.

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      3. Avatar de simnus
        simnus

        Oui mais Elisabeth… la réglementation dit 8 ans à partir de là ce sont vos enfants qui étaient en infraction. Et vous qui auriez payé les pots cassé en cas d’accident avec un piéton.

        Ce que je comprend de votre commentaire c’est que vous n’en avez rien à fiche des autres tant que vous ça va.
        Les règles sont là pour que tout le monde trouve sa place pas juste vous hein…

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      4. Avatar de marco
        marco

        Faire preuve d’empathie non plus, c’est pas très compliqué.

        Compte tenu du comportement de certains automobilistes envers les vélos, j’encouragerais certainement ma fille de 10 ans à rouler sur le trottoir, plutôt que sur la route.
        Je préfère la voir grondée, ou revenir avec la police municipale, plutôt que paralysée à cause d’un commercial pressé d’aller boire son ricard du soir.

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  10. Avatar de Doré
    Doré

    Je vis en Allemagne et la plupart des cyclistes respectent les feux rouges. Ils sont autorisés à emprunter les sens interdits et ni le gilet jaune ni le casque sont obligatoires. De plus, il existe dans les villes des pistes cyclables presque partout : la France n’a juste pas la culture du vélo, elle est en retard sur ce point. Pour les Français, le vélo est un sport et non un moyen de transport.

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    1. Avatar de Paul Cuny
      Paul Cuny

      Je confirme ! En Allemagne, le cycliste c’est aussi l’automobiliste, ou ses enfants. Donc il est respectueux et attentif. Sans effort.

      En France, ce sont les pauvres ou les écolos qui font du vélo en dehors du dimanche matin. Donc « des emmerdeurs qui font chier le monde. »

      Un exemple : dans la cour d’une école allemande vous pouvez trouver une centaine de vélos stationnés.

      Devant une école française de même taille, s’il pleut, vous n’en verrez pas un seul.

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  11. Avatar de Pierre K
    Pierre K

    Depuis plus de 40 ans je circule à Paris, en Île de France et ailleurs en vélo que j’utilise quotidiennement et non comme un « sport du dimanche ». J’adhère à toutes vos observations.

    Je regrette que l’on respecte encore aussi peu ce MOYEN DE TRANSPORT parfaitement adapté à la ville: lors de tous mes déplacement je constate que les pistes cyclables (déjà insuffisantes) sont encombrées de véhicules qui y stationnent impunément; lorsqu’elles n’existent pas, je suis rasé par des voitures impatientes ou des camions et oui, il m’arrive de rouler (doucement) sur un trottoir libre pour éviter un accident, MAIS, jamais un cycliste n’a tué un piéton…

    Je déplore que l’on ne favorise pas suffisamment l’usage de la bicyclette auquel nombre de personnes renoncent par crainte d’être renversées. Je suis certain que si toutes les routes étaient obligatoirement doublées de pistes cyclables( je rêve, mais cela ne coûterait pas si cher), beaucoup de gens les emprunteraient, cela favoriserait énormément le tourisme. Connaissez-vous le succès de celle qui longe le Loire, ou de la « vélodyssée », longue piste qui relie le Pays basque à l’Angleterre en passant par l’Aquitaine, les Charentes, la Bretagne (avec juste un passage en ferry…)? Rien n’est plus agréable, dépaysant que de les emprunter pour de petites balades, ou très longues randonnées, seul ou en famille car le vélo cela se pratique très vite avec les enfants qui préfèrent cela à la marche à pied!

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    1. Avatar de simnus
      simnus

       » encombrées de véhicules qui y stationnent impunément; lorsqu’elles n’existent pas, je suis rasé par des voitures impatientes ou des camions et oui, il m’arrive de rouler (doucement) sur un trottoir libre pour éviter un accident, MAIS, jamais un cycliste n’a tué un piéton… »

      Il faudrait voir à ne pas tout confondre… Des voitures stationnées sur la piste cyclable ? j’habite Lille qui n’est pas une toute petite ville et je n’ai jamais vu cela. Par contre on voit des véhicules à l’arrêt, en double file. S’ils sont dument signalés et dans des rues ou cela est autorisé ce qui n’est pas forcément le cas vous savez le panneau interdit de s’arrêter qui ressemble tant à interdit de stationner…
      Vous êtes rasé par des voitures impatientes … cela peut évidemment arriver mais à ce moment là je vous rejoins c’est bien l’automobiliste qui doit s’assurer en doublant un cycliste de laisser 1m d’écart, s’il ne le fait pas il est en infraction. Par contre que vous rouliez sur les trottoirs si ce n’est pas prévu vous risqué un jour de chopper une mamie sur le pas de sa porte et on verra si jamais un cycliste n’a tué un piéton.
      Un peu de précaution svp, s’il l’on ne tolère rien pour les autres on la même exigence pour soit même.

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      1. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Jamais vu une voiture stationnée sur une piste cyclable à Lille ? Je conseille un petit tour sur Lille aux blaireaux : http://lilleauxblaireaux.tumblr.com/

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      2. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        L’arrêt momentané sur une piste cyclable, autorisé moyennant l’usage des clignotants avertisseurs ? Article R417-10 du code de la route :

        I.-Tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière à gêner le moins possible la circulation.

        II.-Est considéré comme gênant la circulation publique l’arrêt ou le stationnement d’un véhicule :

        1° Sur les trottoirs, les passages ou accotements réservés à la circulation des piétons ;

        1° bis Sur les voies vertes, les bandes et pistes cyclables ainsi qu’en bordure des bandes cyclables ;

        2° Sur les emplacements réservés à l’arrêt ou au stationnement des véhicules de transport public de voyageurs, des taxis, des véhicules titulaires du label  » autopartage prévu par le décret n° 2012-280 du 28 février 2012 relatif au label  » autopartage  » ou des véhicules affectés à un service public l’autorité investie du pouvoir de police peut toutefois définir par arrêté les horaires pendant lesquels le stationnement est autorisé ;

        3° Entre le bord de la chaussée et une ligne continue lorsque la largeur de la voie restant libre entre cette ligne et le véhicule ne permet pas à un autre véhicule de circuler sans franchir ou chevaucher la ligne ;

        4° A proximité des signaux lumineux de circulation ou des panneaux de signalisation, à des emplacements tels que ceux-ci peuvent être masqués à la vue des usagers ;

        5° Sur les emplacements où le véhicule empêche soit l’accès à un autre véhicule à l’arrêt ou en stationnement, soit le dégagement de ce dernier ;

        6° Sur les ponts, dans les passages souterrains, tunnels et sous les passages supérieurs, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police ;

        7° Au droit des bouches d’incendie et des accès à des installations souterraines ;

        8° (abrogé) ;

        9° Sur les bandes d’arrêt d’urgence, sauf cas de nécessité absolue ;

        10° Sur une voie publique spécialement désignée par arrêté de l’autorité investie du pouvoir de police municipale.

        III.-Est également considéré comme gênant la circulation publique le stationnement d’un véhicule :

        1° Devant les entrées carrossables des immeubles riverains ;

        2° En double file, sauf en ce qui concerne les cycles à deux roues, les cyclomoteurs à deux roues et les motocyclettes sans side-car ;

        3° Devant les dispositifs destinés à la recharge en énergie des véhicules électriques ;

        4° Sur les emplacements réservés à l’arrêt ou au stationnement des véhicules de livraison l’autorité investie du pouvoir de police peut toutefois définir par arrêté les horaires pendant lesquels le stationnement est autorisé ;

        5° Dans les zones de rencontre, en dehors des emplacements aménagés à cet effet ;

        6° Dans les aires piétonnes, à l’exception des cycles sur les emplacements aménagés à cet effet.

        IV.-Tout arrêt ou stationnement gênant prévu par le présent article est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe.

        V.-Lorsque le conducteur ou le propriétaire du véhicule est absent ou refuse, malgré l’injonction des agents, de faire cesser le stationnement gênant, l’immobilisation et la mise en fourrière peuvent être prescrites dans les conditions prévues aux articles L. 325-1 à L. 325-3.

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  12. Avatar de Observons
    Observons

    j’habite une avenue en pente, je croise donc les fous du guidon sur les trottoirs dont le comportement est encouragé par une impunité due à l’anonymat, il en serait autrement si le propriétaire du vélo était clairement identifié dessus et surtout si les vélos de location portaient un numéro très visible, l’utilisateur serait identifié en fonction de l’heure et les victimes de leurs abus pourraient les poursuivre en correctionnelle pour « mise en danger d’autrui » puisque la circulation des vélos sur les trottoirs est interdite par le code aux enfants de plus de huit ans (certains cyclistes ont un âge mental bien inférieur).
    On ose à peine imaginer ce que serait le carnage routier si les autos ne portaient pas de plaque d’immatriculation!!!

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    1. Avatar de Pierre
      Pierre

      Moi je constate chaque jour des infractions des voitures à mon égard : stationnement sur la piste, utilisation des sas cyclables, non respect de la limite de dépassement, usage inapproprié du klaxon et j’en passe. Et ben croyez le si vous le voulez et malgré leur plaque je n’ai pas pu envoyer un seul de ces braves gens en correctionnel. Vous me conseillez le pénal peut-être?

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  13. Avatar de Claisse
    Claisse

    bonjour, habitant Vienne (Autriche) ,ville où les automobilistes s ´arrêtent quand on se présente au bord du trottoire a n’importe quelle endroit de la chaussée (bien pas sur les boulevards),j’ai observe que les cyclistes sont intransigeant a l ´ égard des piétons qui osent traverser LEURS pistes cyclable ,pistes qui ce trouves sur le trottoire!!! Ils vous bouscule ou vous insulte .Comme quoi l’intransigeance et la CONNERIE se déplace aussi facilement quand on ce dit c ´ est MON DROIT

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    1. Avatar de Jean-Marc
      Jean-Marc

      « j’ai observe que les cyclistes sont intransigeant a l ´ égard des piétons qui osent traverser LEURS pistes cyclable »

      je ne connais pas la législation autrichienne,

      mais, en france, les bandes et pistes cyclables sont EXCLUSIVEMENT réservées aux cyclistes (ce qui signifie qu’eux SEULS ont l DROIT de l’utiliser, et pas qu’ils ont l obligation de l utiliser : sauf indication contraire explicite, ils ont le droit de rouler sur la voie « tous véhicules » que longe la bande/piste, (par ex, pour gagner du temps et avoir des panneaux indicateurs de direction mais aussi, en france, vu la « qualité » de nos bandes/pistes, SURTOUT pour être plus en sécurité (pb des intersections et des sorties bateaux et de la largeur insuffisante pour s’y croiser))

      => un piéton (ou autres personnes, comme un scooter, une voiture,…) qui en coupe une, doit, sauf indication contraire EXPLICITEMENT indiquée (comme un stop/feu pour les cycliste) par définition légale, leur laisser la priorité (c.f. Certu/Cerema).

      Au contraire, une voie de circulation non exclusivement cyclable est une voie « tous véhicules », avec camions, voitures, vélos et piétons autorisés (avec des limitation pour les piétons, sur passage piétons, à plus de 50m d’un passage piéton, ou sur le bord, s’il n y a pas de trottoir attenant, en utilisant le sens de circulation opposé si seul, et le sens de circulation « véhiculaire » s ils sont en groupe).

      Cela n empêche : quand il y a des piétons illégalement sur une piste/bande cyclable, qui la traversent ou la parcourt (par ex, des trotteurs), je ralentis, car je sais que c est potentiellement un risque de contact physique, vu l étroitesse extrême des bandes/pistes cyclables en france :
      en effet, il est IMPOSSIBLE, en france, de dépasser ce piéton à plus d 1m, ni, bien sûr, 1.5 ou 2m, dans la bande/piste, donc impossible de le doubler en sécurité et en gardant ma vitesse de croisière (autour de 20km/h sur du plat en général)

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      1. Avatar de Denis
        Denis

        Une question, par curiosité: quand il y a une voie de circulation « tous véhicules », longée par une piste cyclable, et un unique feu tricolore situé sur le trottoir (à droite de la piste cyclable donc). Le feu s’applique bien aux vélos également, même si ce n’est pas un feu spécifique cyclistes ? (j’arrive à finir par en douter)

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      2. Avatar de Jean-Marc
        Jean-Marc

        Et non, Denis :
        le feu ne s’applique pas obligatoirement aux cyclistes de la bande/piste :

        Celà depend dans QUELLE VILLE (française, pour simplifier…) tu te trouves…
        une invention due au génial nicolas sarkozy, qui a inventé le « code de la route municipal » en janvier 2011…..

        le tourné-à-droite cyclistes et tourné-à-plat cyclistes sont les règles municipales du code de la route :

        le cycliste, selon la ville dans laquelle il est, sil n y a aucun panonceau sous le feu rouge, peut avoir :
        – l interdiction d avancer
        – l autorisation d avancer

        s’il y a un panonceau de cycliste sur le poteau, alors il a toujours l autorisation d avancer.

        Désolé, moi, (comme personne d autre, je suppose…), ne connait chaque jour, les dernières mises à jour de toutes les décisions de tous les conseils municipaux de france de chaque ville de france… dont je suis bien incapable de te répondre, pour TA ville, si le cycliste à le droit d avancer ou pas…

        J essaye de me tenir informé pour ma ville, mais il faut dire que ce n est pas facile…
        j en arrive à ne plus toujours bien savoir ce que mon conseil municipal a voté, veut voter, ou à promis de voter (mais risque de ne jamais le faire)…

        (mais bon… les policiers municipaux (et nationaux) sont souvent encore moins informé que moi… les joies d’un code de la route municipal, Youpi…. si bien que, depuis janvier 2011, plus personne ne sait trop s’il est dans son droit, ou pas… de jolis combats d avocats en vue, le jour où un accident se passe, et où chacun des intervenants prétend (en toute bonne foi) être dans son droit…)

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      3. Avatar de Denis
        Denis

        Merci de votre réponse. Je parlais de Paris, et de feux « lambda », sans panneau spécifique, tourner à droite, ou chose de ce genre.

        Vous me dites que les cyclistes sur la piste cyclable n’ont sans doute pas l’obligation de s’arrêter ? Même quand je m’engage sur le passage protégé ?

        Alors là j’avoue que ça expliquerait beaucoup de chose, mais ça me surprend un peu. Comment on est censé faire pour traverser alors ces passages là quand on est piéton ?

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      4. Avatar de Jean-Marc
        Jean-Marc

        Denis : « Comment on est censé faire pour traverser alors ces passages (= ces bandes/pistes cyclables) là quand on est piéton ? »

        hé bien, c est très simple, comme à chaque traversée d’une autre voie sur laquelle on a pas la priorité (exemple : vous venez d’une route secondaire et devez traverser une route prioritaire, vous avez donc un panneau « cédez-le-passage » physique (ou implicite) :

        vous n avez pas la priorité, vous regardez à gauche et à droite (dans l ordre que vous préférez, ou celui le plus sûr, comme vous voulez, et, du fait de la présence implicite d’un cédez le passage/feu orange pour vous, vous traverser quand il n y a personne et que vous ne génez pas les gens de la voie principale.

        En fait, vous faites ce que font 90% des piétons à un passage piéton sans feu… sauf qu’à un passage piéton sans feu, contrairement à là, ils sont prioritaires…

        (ceci, c est s’ils traversent la bande/piste cyclable, et qu’il n y a pas de marquage de passage piéton la traversant : s’il y a un passage piéton sans feu, alors, bien sûr, le piéton est prioritaire)

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      5. Avatar de Denis
        Denis

        Mais ça me paraît fou quand même cette histoire. On parle bien d’un passage protégé permettant de traverser une route bordée d’une piste cyclable, à une intersection avec feu sans indication cycliste spécifique.

        S’il n’y avait pas de feu de circulation, je serai en principe prioritaire (ie, si je m’engage prudemment avec ma poussette, le cycliste doit me laisser passer).

        Mais là, ce que vous me dites, c’est que même quand le feu est vert piéton, et alors même qu’il y a un passage protégé matérialisé sur le sol de la route et de la piste cyclable, le cycliste ne doit pas me laisser le passage lorsque je m’engage ?

        De fait, c’est ce qui se passe le plus souvent, j’attends que le feu passe au vert piéton, puis que les cyclistes passent, puis je m’engage en espérant que le feu va encore rester vert piéton suffisamment longtemps pour me laisser arriver de l’autre côté… Mais j’avoue que je pensais que les cyclistes étaient en faute.

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  14. Avatar de NoComment
    NoComment

    Pour ceux qui sont choqués par l’impunité des vélos à Paris, les flics contrôlent parfois (environ une fois tous les trois mois) les cyclistes boulevard Henri IV. Je ne sais pas ce qu’ils leur trouvent, ils ne m’ont jamais arrêtée, mais ce matin ils verbalisaient deux personnes qui étaient sans doute en infraction.

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  15. Avatar de Meep
    Meep

    En tant qu’automobiliste (attentionné !) je suis d’accord avec certains points mais certainement pas avec tous.

    Notamment, l’éclairage est INDISPENSABLE pour un vélo lorsqu’il fait sombre, que la rue soit éclairée ou non, c’est juste indéfendable quand c’est pas le cas. Je me suis fait surprendre plus d’une fois par des cyclistes non éclairés qui décident soudainement de couper la route sans contrôler pour une raison x ou y… C’est d’ailleurs selon moi la règle n°1 du code qui n’est pas respectée par les cyclistes : « ne pas surprendre les autres usagers, rester prédictible ». A contrario par contre je trouve que le gilet jaune n’apporte pas grand chose, ça ne me gêne pas de croiser un cycliste sans gilet tant qu’il est éclairé convenablement.

    Ca m’est aussi arrivé quelques fois de croiser un cycliste à contre-sens (sous prétexte que ça bouchonnait…) ou d’être à deux doigts d’en renverser un qui a grillé son feu rouge (alors que le mien est vert). C’est pour ça que griller les feux rouges, les stops, les sens interdits, tout ça, c’est du pareil au même : ultra dangereux, non pas pour les autres usagers mais bien pour les cyclistes eux-mêmes.

    Enfin, pour l’argument de la « mise en danger d’autrui » c’est de la mauvaise foi, quand on parle de mise en danger des cyclistes, on parle d’un danger pour eux-mêmes, à croire que certains aiment s’exposer au danger consciemment…

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    1. Avatar de Paul Cuny
      Paul Cuny

      Vous avez sans doute une bonne vue et êtes attentifs en conduisant.

      Le gilet la nuit est beaucoup plus visible grâce à ses grandes bandes réfléchissantes. Mais c’est surtout pour les distraits et les myopes.

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      1. Avatar de Meep
        Meep

        Au contraire, je suis très, TRÈS myope. Je viens d’ailleurs de rentrer en voiture, dans le noir complet et je reconfirme ma pensée : un cycliste éclairé est plus visible qu’un cycliste avec un simple gilet jaune. Le top étant bien sûr quand les deux sont réunis, mais le gilet jaune se démarque bien moins que les éclairages rouges (en particulier en cas de brume).

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      2. Avatar de Paul Cuny
        Paul Cuny

        Bon, être très myope c’est pas grave si on met ses lunettes !

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    2. Avatar de simnus
      simnus

      On ne le répètera jamais assez jamais assez….
      Griller un feu rouge, un stop, un sens interdit ne pas être prédictible, ne pas être visible c’est SE mettre en danger mais c’est AUSSI mettre en danger les autres que l’on soit à vélo, à moto, à scooter, en voiture, en camion ou …. à pied.
      J’ai plus d’une fois eu maille à partir avec des vélos qui sous prétexte de leur petite vitesse grillent des feux rouges ou le dégagement à droite est autorisé pour eux cela ne veut pas dire que l’on à le droit d’aller tout droit. Vous vous mettez en danger mais vous mettez également l’automobiliste qui vous renverserait par accident (je n’ai jamais vu d’automobiliste ravi d’avoir renversé un vélo) en danger, non pas physiquement mais judiciairement et psychologiquement (c’est dur de vivre avec la mort de quelqu’un d’autre sur la conscience, c’est dur de vivre avec un handicapé de son fait par exemple). De même les vélos …. Quand le feu passe rouge pour vous ça veut dire qu’il passe vert pour les autres non seulement pour les voitures qui peuvent vous blesser ou pire mais aussi pour les piétons que vous pourriez blesser ou pire (presque chaque soir je constate au coin de l’école de mon fils qu’il y a des abrutis qui ne se sont pas encore rendu compte que un vélo à pleine allure peu blesser gravement un enfant).

      Sur l’impunité, il est vrai que les petites infractions sont rarement punies. Manque de moyens sans aucun doute. Mais au delà de l’impunité, n’oubliez pas l’arrogance de certaines brutes vélocipédiques. Le discours genre : « moi je fais un truc pour l’environnement et toi ? » Me donne juste envie de répondre « Mec, si tu allais jusqu ‘au bout de ta démarche non seulement tu respecterais environnement mais aussi ce qui t’entoures. Sans ça, ça reste d’un égocentrisme bien vain juste pour te donner bonne conscience. »

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    3. Avatar de Moi
      Moi

      Ce qui est bête avec l’éclairage, c’est que formellement le code de la route interdit les phares clignotants sur un vélo alors que ceux-ci sont nettement plus visibles que les fixes.

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  16. Avatar de Verco
    Verco

    Je voudrais commenter un certain nombre d’idées reçues que vous, comme d’autres usagers de la route le pensent absolument, quoiqu’autrement, faites passer dans votre article. Et plus généralement les usagers de la cité.

    D’abord il aurait été important de signaler qu’un cycliste n’est pas différent des autres, c’est un être humain, et il n’y a pas moins, ni plus, de comportements à risques, chez les uns ou chez les autres. Il y a des piétons dézingués qui se mettent à traverser sans rien regarder en vous tournant le dos, les deux-roues motorisés utilisent systématiquement les voies réservées aux cyclistes ou aux bus sans aucune considération pour le code de la route (et les cyclistes), on voit des automobilistes qui brûlent souvent les feux rouges, qui klaxonnent à tour de bras (c’est interdit par le code de la route en ville, sauf cas de force majeure), qui essayent de vous doubler juste avant de tourner à droite, des chauffeurs de bus qui doublent et se rabattent sur un cycliste en arrivant sur un arrêt, etc… et autant de cyclistes qui font des choses dangereuses en vélo, et trop inexpérimentés pour avoir à faire quoi que ce soit dans la circulation avec cet outil.

    Quand vous dites qu’un vélo n’a pas le même poids qu’un deux roues motorisé et à fortiori qu’une voiture, je trouve ça ridicule. Ce qui compte c’est la force d’inertie. A 30 km/h, si vous plantez un piéton plein pot, il aura immanquablement des blessures graves, à 40 km/h de bonnes chances qu’elles soient mortelles. Un cycliste averti peut rouler facilement à 40 km/h : pas en permanence mais il peut le faire. En résumé ce n’est pas le poids du véhicule qui importe : une voiture à 25 km/h représente un moins grand danger potentiel qu’un vélo à la même allure, parce qu’avec un bon coup de frein on ramène immédiatement sa force d’inertie à zéro. Pas en vélo.

    “Si par peur de la circulation on emprunte les trottoirs”…, oups, eh bien on a rien à fiche dans la circulation si on a peur, et un cycliste, mince alors : – “excusez-moi de vous demander pardon mais j’ai peur sur la route”, ou – “mon fils fait du vélo sur le trottoir parce qu’il ne sait pas faire de vélo”, là on vire dans le délire verbal le plus total et la dangerosité au plus haut point. Hallucinant.

    Le comble c’est le cycliste rejeté sur le trottoir, non pas comme dans certaines villes, comme vous dites, mais dans la plupart des agglomérations. À commencer par la région parisienne. Car ça c’est vraiment dangereux, parce que les piétons viennent marcher sur l’aménagement réservé aux vélos, et on est obligé de faire du gymkhana sur ces trottoirs aménagés. D’ailleurs ceux-ci ne sont pas forcément le signe d’un effort vis-à-vis des cyclistes, mais plutôt du genre : – “allez ouste, laissez la route aux automobiles. D’ailleurs je signale à cet effet que rouler sur les aménagements créés dans la ville n’a aucun caractère obligatoire : sas cyclable, ou trottoir aménagé. Seule la “piste cyclable” au sens étroit du terme l’a. Elle est signalée par un panneau rond à fond bleu entouré d’un bord blanc, avec un logo vélo en blanc à son milieu (vous n’en verrez jamais en ville). On les trouve presqu’exclusivement en bordure de nationale, lorsqu’elles existent (voir le site de la Préfecture de Paris, sur ces principes).

    Vous parlez de sentiment d’impunité du cycliste : là on n’y est pas du tout. Quasiment sans exception un fonctionnaire de police vous collera une prune si vous franchissez un feu rouge, et c’est 90 €, plein pot comme pour les autres. Bien plus, il y a une tendance certaine pour le policier à vous la coller à tout bout de champ, à force ouverte. Avant je m’arrêtais sur les feux rouges piéton, ou quand je tournais à droite : je marchais sur le bord du trottoir, puis je reprenais ma route après le feu. Juridiquement on est bien redevenu piéton, puis on reprend son chemin comme usager de la route (c’est un des rares privilèges du cycliste). Vous tomberez toujours sur un fonctionnaire de Police qui vous alignera (franchissement de feu rouge) parce qu’il considère que c’est de la provoq, ou parce qu’il ne peut pas supporter qu’un cycliste tente de s’échapper des barrières traditionnelles de la circulation (des véhicules à moteur). A titre personnel, j’ai même une fois été l’objet de réprimandes verbales parce que…. j’avais choisi d’obliquer sur une petite rue à droite et reprendre la rue principale à gauche, pour éviter le feu rouge qui me faisait face. Pour la maréchaussée, pas de choix stratégique, c’est comme une insulte à l’uniforme.

    Enfin le point culminant, le summum du non-sens et de l’absurde : le passage sur l’alcool.
    D’abord l’alcool qui ne serait pas “illégal” pour un usager de la route s’il était contrôlé à moins de 0,5gr/l dans le sang. Allez, disons-le, c’est n’importe quoi. D’abord la limite de l’article L234-1 du code de la route est “égale ou supérieure à 0,80 gr/l, et c’est ce qui fixe la consommation d’un délit. En dessous de ce seuil, on est toujours dans l’infraction à la loi pénale. C’est alors l’article R234-1 qui prend le relai pour caractériser une contravention de la 4ème classe (de 0,20 gr/l à 0,80 gr/l).

    Et encore une fois, c’est révoltant de vous lire dire qu’un cycliste se fera mal en tombant, par opposition aux autres véhicules, même s’il est évident que ces derniers sont statistiquement beaucoup plus dangereux pour autrui. D’ailleurs le profil du vrai cycliste, c’est un esprit sain dans un corps sain, qui roule au quotidien avec sa machine, et c’est bien là le problème de votre papier. Un automobiliste, c’est aussi un piéton, un utilisateur (occasionnel) de vélib, il peut même avoir une moto ou un scooter. Ce qui compte ce n’est pas la catégorie, en définitive, c’est la démarche dans la vie, la manière de se comporter. Et sur la route, il y a des gens qui ne respectent rien, voire qui extériorisent à 200 % leur connerie au détriment de la sécurité des autres, c’est ça le problème. Disons en remarque finale que les piétons et les cyclistes (assimilés au piétons dans la loi du 5 juillet 1985, modifiée, applicable aux accidents de la circulation) sont des “proies” faciles.
    

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    1. Avatar de Pierre
      Pierre

      « une voiture à 25 km/h représente un moins grand danger potentiel qu’un vélo à la même allure, parce qu’avec un bon coup de frein on ramène immédiatement sa force d’inertie à zéro. Pas en vélo. »
      Avec des freins bien réglés, un vélo pille bien plus rapidement qu’une voiture car son poids est inférieur. Et il est plus facile d’éviter « de justesse » un piéton avec un vélo qu’avec une voiture – même si ce n’est pas un argument pour passer les feux rouges à 35km/h (ça se voit malheureusement tous les jours).

      « Elle est signalée par un panneau rond à fond bleu entouré d’un bord blanc, avec un logo vélo en blanc à son milieu (vous n’en verrez jamais en ville) »
      A Paris, il y en a pourtant un certain nombre. Sans compter les panneaux très agressifs rouge sur fond jaune avec une grosse croix barrant un cycliste, interdisant certaines voies de bus aux vélos.

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  17. Avatar de Raphael
    Raphael

    Bonjour,

    Je veux bien essayer de faire un effort de compréhension, mais honnêtement… vous n’arriverez pas à me convaincre que « griller les feux rouges » se justifie. Étant piéton à Bordeaux, je manque, au moins une fois par semaine (si ce n’est plus) de me faire écraser par des vélos qui « ignorent » la signalisation piéton « au vert » pour moi. Je traverse car les voitures s’arrêtent, et ce n’est pas rare de voir un vélo me passer à moins d’un mètre, considérant qu’il peut sans problème passer au rouge.

    Donc désolé si vous pensez votre image ternie, mais elle l’est pour de bonnes raisons. J’ai eu peur bien plus d’une fois ! Et ce n’est pas normal de me couper la route lorsque l’indication « piéton » est au vert.

    Le feu est rouge, le vélo doit s’arrêter. Sinon votre argument serait valide pour les motos également, qui pourrait « ne pas se sentir en sécurité à coté d’un bus », alors bon… allons-y franco !

    Plusieurs cyclistes ont failli mettre ma santé en danger ; je ne vois pas ce qu’il y a de mal à débattre de l’incivilité de certains. Et s’ils ne sont pas la majorité, alors la communauté des cyclistes pourrait essayer de les « critiquer » plutôt que de les « justifier ».

    Merci d’avoir pris le temps de lire mon commentaire,
    Cordialement

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    1. Avatar de Denis
      Denis

      J’habite à Paris et ce qui vous arrive une fois par semaine m’arriverait plutôt une fois par jour, enfin, disons, trois à quatre fois par semaine.

      A part ça, je suis entièrement d’accord avec vous.

      Et je suis également choqué que ce point de vue de bon sens soit contesté par autant de lecteurs-cyclistes (heureusement, pas par tous).

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    2. Avatar de Maudat
      Maudat

      il m’arrive de passer à certains feux rouges (si bonne visibilité notamment) mais je le prends pas dans un sens « je passe je m’en moque » mais plutot comme un cédez le passage! donc si y a un piéton je fais en sorte de l’éviter et passer suffisamment pour pas le « surprendre »! la comparaison avec la moto que vous faites n’est pas valable pour une raison simple de vitesse au démarrage! On démarre moins vite qu’une voiture et c’est pas rare si on respecte le code de la route de se faire couper par une voiture qui veut tourner à droite et ne pas attendre. J’ai remarqué que depuis que je suis cycliste quotidien, j’ai changé ma conduite les fois ou je prends ma voiture. Le problème est que beaucoup d’automobilistes n’ont pas la vision du cycliste et même sans vouloir mal faire ils peuvent s’avérer dangereux.

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  18. Avatar de Alain
    Alain

    Deux points:

    le meme sondage fait aupres d’automobiliste donnerait aussi un tres fort % de contrevenants (exces de vitesse (vous avez dit zone 30?), non utilisation des clignotants, telephone au volant,…) donc les chiffres seuls ne veulent rien dire.
    mon epouse cycliste en ville subit quotidiennement depassements sans respect de la distance de securite, refus de priorite. Les pistes cyclables sont souvent encombrees de dechets, minees de nids-de-poule et autres grilles d’evacuation qui poussent a rouler sur la route. La cohabitation de vehicules aussi divers sur une meme chaussee est difficile.

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  19. Avatar de Laurent R
    Laurent R

    Je travaille à Grenoble et parcours près de 8 000km / an en vélo pour aller travailler (de jour, de nuit, sous la pluie, au soleil, sur le vergals avec pneus cloutés, occasionnellement sur neige …) et pratique le vélo en agrément sportif le we. Je suis aussi conducteur et j’ai un permis moto. Tout comme Pierre K plus haut, j’adhère globalement à cet article et à la plupart des observations.

    Quand je circule à vélo à Grenoble:
    1) je trouve globalement les automobilistes très respectueux, et je tends à leur pardonner les erreurs d’inattention (pas toujours facile de conduire). Les incivilités sont très rares.
    2) Je me fais un point d’honneur à être courtois avec les piétons, mais je n’hésite pas une seule seconde à réveiller avec mon klaxon air-zound un piéton inattentif qui traversent la piste avec un casque sur les oreilles;
    3) C’est surtout avec les AUTRES CYCLISTES que j’ai des problèmes: j’emprunte des pistes cyclables le longs du Drac ou de l’Isère qui ne sont pas éclairées, et trop de cyclistes n’ont pas de lumière, et rarement un gilet. « On » pense à tord que VOIR = ETRE VU, et je pense qu’il faudrait une bonne campagne de prévention (et de sanction) pour résorber ce phénomène.

    Je serais tout à fait d’accord, en tant que cycliste et automobiliste, pour que la législation soit revue et que les torts ne soient pas systématiquement appliqués au véhicule motorisé. Les cyclistes sont quand même responsables de pas mal d’incivilités.

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    1. Avatar de F.
      F.

      Les torts ne sont pas systématiquement pour les piétons ou cycliste qui ont un accident avec une voiture.

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  20. Avatar de Gizmo
    Gizmo

    Quitte à rappeler quelques évidences, la liste des avantages pour la société de à remplacer la voiture par le vélo pour un maximum de déplacements est conséquente : moins de pollution atmosphérique et de maladies respiratoires, moins de bruit, diminution des coûts d’entretien des routes, diminution des bouchons et de l’occupation des places de stationnement…Les automobilistes devraient donc par leur comportement au volant encourager l’usage du vélo – ne serait-ce que par pure logique égoïste – et faire preuve d’une certaine tolérance aux petits écarts au code de la route des cyclistes.

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  21. Avatar de wilfried D
    wilfried D

    Je suis cycliste et je vais au boulot à vélo … je bosse aux urgences …
    Et oui … un vélo cycliste qui ne respecte pas le code de la route c’est dangereux !
    J’ai déjà soigné plusieurs fois des cyclistes percutés par des petits malins ayant grillé le feu rouge … sur leur vélo !
    Et pas mal de piétons renversés sur le trottoir par des … cyclistes !
    Je me souviens de cette personne âgées qui est décédée 5 jours plus tard, alors qu’elle marchait sur le trottoir !!!!
    et bien sûr le cycliste ne s’est pas arrêtée …
    On ne compte plus les cyclistes renversés sur la route … alors parfois ce n’est pas de leur faute, parfois ils ont grillé un feu ou un stop, parfois ils étaient très alcoolisés !!!
    Et non cela n’arrive pas qu’aux autres !!!
    c’est sur qu’il y a plus de cyclistes blessés par des automobilistes négligents que le contraire mais tous les cyclistes ne sont pas des anges !!!
    Je porte un casque, je ressemble à un sapin de Noel et je respecte le code de la route …

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    1. Avatar de Maudat
      Maudat

      Quelque soit le mode de transport y a des c*** partout! Après le but de cet article est aussi de pas faire les généralités qu’on entend partout car certains ne respectent pas des règles de base (à commencer par l’éclairage)

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    2. Avatar de NoComment
      NoComment

      Je suis cycliste, je porte un casque et je ressemble à un sapin de Noël, au point qu’une touriste m’a prise en photo en rigolant une fois (je me suis sentie un tantinet ridicule). Rien que ce matin, j’ai eu deux dérapages sur sol mouillé franchement dangereux, sans que ce soit clairement la faute de quelqu’un. Je crois que c’est juste dangereux de conduire, voiture, vélo ou piéton.

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      1. Avatar de Jean-Marc
        Jean-Marc

        « Rien que ce matin, j’ai eu deux dérapages sur sol mouillé franchement dangereux »

        comme toujours, une LOI est là pour çà :

        il FAUT adapter sa vitesse à la visibilité et aux circonstances (en particulier la congestion, mais aussi aux virages, montées, changement de voies, carrefours, chaussées mouillées, enneigées, feuilles mortes, travaux,…)

        Ainsi, en cas de chaussée mouillée, il FAUT légalement rouler moins vite (pour une voiture, au moins de 10 à 20km/h sous la vitesse maximale légale autorisée en cas de bonnes conditions de visibilité, de circulation, de chaussée, et météorologiques : 130->110, 110->90, 70->60, 50->40)

        Ainsi, en plusieurs années de vélos, grâce à un bon vélo, des bons pneus bien gonflés, je me suis fait avoir une seule fois, de ma faute, comme il se doit :
        dans un virage pris trop rapidement, alors qu’il est recouvert de givre (mais que je ne l avais pas vu, car, en ligne droite, ce givre ne m avait pas sauté aux yeux ni aux roues).

        Par contre, le bon matos et la vitesse adaptée au matos et aux circonstances est indispensable :

        j ai deja roulé sur un vélo carbone à fourche ultra légère (et le reste aussi, mais c est la fourche qui posait pb) et pneus ultras fins :

        la direction était dansante, et je ressentais toutes les imperfections de la route :

        j étais contraint, sur pavés, en virage ou en descente, de rouler plus lentement, de faire plus attention que sur mon vélo (coûtant 20 fois moins cher..) à fourche lourde tout acier, avec ses pneus demi-ballons (et bande anti-crevaison) tout confort, absorbant toutes les aspérités de la route, et gardant sa courbe de direction quoiqu’il arrive, à 2, 1, ou même 0 main(s) sur le guidon.


        Bien sûr, tu roulais surement en deçà de la vitesse max légale autorisée…
        Mais il faut cependant comprendre pourquoi cette loi est là : en cas de mauvaises conditions et de congestion, il FAUT rouler moins vite, pour s adapter aux circonstances et ainsi pouvoir rester maitre de son véhicule; ceci, qu’on roule à la vitesse max ou en-deçà.

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      2. Avatar de Caroline
        Caroline

        Et si on pensait à adapter la chaussée aux cyclistes? Les zébras, lignes peintes sur la route, les rails de trams, sans parler des pavés mouillés et autres « jolis » aménagement de chaussée, tous sont de superbes pièges à vélos dès que la chaussée est mouillée. Même à 10km, la chute peut être difficile à éviter si on tourne dessus.
        Alors quand vous parlez d’adapter votre vitesse, j’ai envie de vous dire de faire du vélo et de revenir après donner des conseils. Glisser n’est pas forcément dû à la vitesse, mais au fait qu’une intrusion sur votre route vous oblige à faire un écart soudain (portière de véhicule, piétons pressés, conducteurs atteints de cécité vélocipédique sélective)…

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  22. Avatar de Denis
    Denis

    Un lecteur anonyme écrit plus bas :

    « donnons les trottoirs aux piétons, à condition qu’on donne la chaussée aux véhicules motorisés ET aux vélos. Merci. »

    J’ai beaucoup aimé ce commentaire, qui me semble bien traduire l’état d’esprit de beaucoup de cyclistes parisiens. Comme les voitures sont méchantes avec les vélos, tout est permis pour les vélos à l’égard des piétons. Joli !

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    1. Avatar de NoComment
      NoComment

      Euh, c’est moi qui ai écrit ce commentaire, et là je crois qu’il y a besoin d’une réponse.
      Je ne voulais pas dire DU TOUT que « Comme les voitures sont méchantes avec les vélos, tout est permis pour les vélos à l’égard des piétons ». Du tout. Je faisais simplement remarquer que si on donne le trottoir aux piétons exclusivement, il faut faire de la place sur la chaussée aux vélos. Je ne sais pas si je suis claire.

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      1. Avatar de Denis
        Denis

        Merci pour cette précision.

        Disons que, venons d’un(e) cycliste, la formule « donnons les trottoirs aux piétons, à condition que » me semble au minimum un peu maladroite. A priori, le trottoir est déjà l’espace des piétons, on n’a pas besoin de leur le donner, encore moins sous conditions.

        Un ancien cycliste converti à la marche

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  23. Avatar de Concorde
    Concorde

    Les cyclopuceaux sont de sortie, enragés qu’autant de monde ne soit pas en accord avec leurs souhaits et leurs désirs…Assez rigolo tout ce spectacle !

    Amis automobilistes sédentaires, nerveux et gras, sachez que le prix de l’essence est très bas en ce moment et continue de baisser (oui oui !)…profitez en pour faire le plein avant que les taxes n’augmentent !

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    1. Avatar de NoComment
      NoComment

      Moi je suis cycliste (pas beaucoup, je l’admets) par plaisir, yogini aussi par plaisir (yogini est le féminin de yogi), et je suis nerveuse et grasse… C’est grave ?

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      1. Avatar de Graphisto
        Graphisto

        Nerveuse, je ne sais pas si ça se soigne, mais grasse, c’est un grand inconvénient à beaucoup de points de vue : trimballer 10, ou 20 ou 30 kilos de trop en permanence (imaginez ces kilos stockés dans un sac que vous devriez porter jour et nuit sans possibilité de le poser une seule seconde).

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  24. Avatar de Boris
    Boris

    J’apprécie beaucoup le travail que vous faites sur ce blog, j’y puise d’ailleurs beaucoup d’arguments pour mes discussions et réflexions sur le vélo en ville.

    Mais au vu de:
    1. la mode du « bike bashing » qui sévit depuis quelques mois,
    2. les chiffres, enquête ou micro-trottoir (pas bien compris d’où ça vient) sortis cette semaine,

    je trouve maladroit d’expliquer pourquoi les cyclistes commettent ces infractions qui leur sont souvent reprochées.

    Même si tout ce que vous dites est sensé, et que je le partage. Là, vu le déchaînement, je trouve ça maladroit.

    Bravo pour votre travail en général, il est très constructif.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci. Je ne pensais pas que ce sujet provoquerait autant de commentaires.
      Je crois au contraire qu’il faut impérativement discuter de la place du vélo en ville. C’est un moyen de transport, utilisé par un nombre toujours plus important de gens, parce qu’il présente de multiples avantages. Mais chacun a sa propre image du vélo, souvent partielle.
      http://transports.blog.lemonde.fr/2014/03/26/les-sept-cliches-les-plus-tenaces-sur-le-velo/
      Cela explique cette incompréhension, cette méconnaissance, ces caricatures et donc, dans certains cas, ce « bashing ».
      Pour contrer cela, il faut parler, écrire, discuter, se chamailler, etc.
      OR

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      1. Avatar de fred
        fred

        discuter de la place du vélo, oui. Mais cautionner le fait que certains s’affranchissent des règles élémentaires du code de la route, non. Je vous laisse imaginer quelles seraient les reactions si vous preniez la défense des automobilistes en disant que rouler bourré, c’est pas grave ou que c’est tolérable de rouler sans assurance parce que ça coute cher.

        Il y a des choses qui pourraient effectivement être revisées comme par exemple l’interdiction de rouler sur les trottoirs, dans la mesure où c’est fait prudemment. Ou relativisées comme l’utilité du port du casque, vu qu’il protège que le sommet, peu exposé en cas de chute. Mais les excuses bidons pour griller les feux, ou dire qu’il n’existe pas de système valable pour s’éclairer, non. En cautionnant les comportements d’une minorité (dont vous faites partie?), c’est à l’ensemble des cyclistes, dont ceux faisant preuve de civisme, que cela cause du tort.

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      2. Avatar de jefaispeuralafoule

        En relisant certains commentaires, j’en viens même à être gavé par les cyclistes, non pour leur présence, mais par leur attitude « nous sommes les victimes des méchants médias, des automobilistes… ». Je suis comme vous:
        – Je ne soutiendrai jamais l’incivilité. Le code de la route a pour fonction première d’assurer (comme je l’ai déjà affirmé) la cohabitation d’intérêts contraires.
        – Je ne cautionnerai pas plus des idées saugrenues comme la circulation des cyclistes parmi les piétons sur les trottoirs. Désolé: le trottoir est un espace à vitesse très réduite, où le vélo est un danger pour les piétons.
        – Je comprendrai jamais qu’on puisse parler de « bike bashing », puisque, de toute façon, chaque groupe d’intérêt ira tirer à boulet rouge sur celui d’en face en lui jetant à la face ses responsabilités.

        Amusons nous: je propose qu’on prenne une caméra cachée sur un grand axe très fréquenté (les champs Elysées par exemple), et qu’on observe le comportement de chacun, cyclistes, motards, automobilistes… et qu’ensuite on puisse discuter. Je sens que ce serait autrement plus difficile de légitimer l’attitude des cyclistes qui grillent systématiquement les feux rouges quand il n’y a pas de carrefour, sous prétexte que « ce n’est pas dangereux ». Je l’ai déjà balancé à plusieurs reprises à des cyclistes quand je suis piéton que j’ai le feu VERT pour moi: « CONNARD ». Et ce n’est pas volé.

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      3. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Les feux rouges pour protéger les passages piétons sont une invention qui a été mise en place parce que… les automobilistes (pas tant de vélos à l’époque) ne respectent pas la priorité des piétons aux passages piétons. Pire, les feux qui ne se déclenchent que par « appel piéton », qui donnent l’impression que le piéton n’a pas sa place sur le passage piéton, et doit recourir à un intermédiaire (le feu) pour y être autorisé. Et la sanction pour non-respect d’un feu rouge ou d’une priorité piéton est la même : 4 points et 135€ d’amende.
        Donc quand il y a un piéton, que l’on s’arrête au feu, soit, parce qu’il y a un piéton. Mais quand il n’y a pas de piéton, honnêtement, quel est l’intérêt de devoir s’arrêter à un feu, d’attendre, et de repartir ? D’autant plus que pour les cyclistes, ce sont les arrêts/départs qui sont les plus consommateurs d’énergies, autant donc supprimer ceux qui peuvent l’être.

        Le code de la route a effectivement pour rôle d’assurer une cohabitation sécuritaire entre les différents usagers de la rue, mais ce n’est pas pour autant qu’il doit rester « figé », on doit pouvoir le faire évoluer pour ajouter de la praticité à la sécurité.
        Exemple de bonne idée : en Amérique du Nord, il est possible (sauf dans quelques villes) pour un véhicule de considérer n’importe quel feu rouge comme un « cédez-le-passage » pour tourner à droite, exactement comme le « tourne à droite vélo » apparu récemment en France. A partir du moment où une telle mesure fait gagner du temps, fluidifie la circulation, et que l’on sanctuarise la priorité du piéton qui traverse à ce feu, où serait le problème pour la mettre en place ? (oui, la sanctuarité de la priorité du piéton est loin d’être assurée, ceci grâce à des années de laxisme sur ce point… je suis atterré quand je vois les parents enseigner à leurs enfants qu’il faut attendre que les voitures soient passées pour traverser…)

        Les pistes cyclables sur trottoir ? Seulement aux conditions que le trottoir soit suffisamment large, que la piste et le trottoir soient clairement identifiables l’un de l’autre, et que la visibilité aux intersections soit totalement sécuritaire. Assez peu de situations où ce sera le cas donc.

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      4. Avatar de Moi
        Moi

        Un feu rouge uniquement pour protéger un passage piéton ? il suffit de mettre pied à terre, avancer de 4 m et repartir.

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      5. Avatar de Graphisto
        Graphisto

        Bon nombre de commentaires oublient une seule chose : le cycliste paie (très souvent lui seul) ses mauvais comportements. C’est lui qui est vulnérable, et il cause peu souvent des blessures à autrui (ne parlons pas de morts, bien rares heureusement). Ce qui n’empêche pas des comportements idiots et générateurs d’accidents : combien de fois ais-je eu en face de moi, roulant à vive allure, sur piste cyclable avec des passages à faible visibilité, des cyclistes inconscients provocateurs de collision, qui se croyaient sur un vélodrome ?

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      6. Avatar de Graphisto
        Graphisto

        Il semble que seul votre avis et vos opinions comptent. Ce que disent les enquêtes et études sur un large public cycliste, le texte de l’article, ne vous intéresse pas (casque, gilet, etc.). Libre à vous, vous êtes un bon petit soldat.

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      7. Avatar de Mg
        Mg

        Vous ne pensiez pas qu’il susciterait autant de commentaires ?
        Voilà qui est surprenant ! En lisant ce billet, je pensais justement que vous aviez décidé d’affronter le sujet, bien qu’il soit polémique ! Nombreux de vos messages sur la mobilité urbaine ou sur la bicyclette abordait furtivement ce point.
        Merci infiniment d’avoir écrit ce sujet.

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  25. Avatar de NoComment
    NoComment

    (Suite) ce matin, c’est carrément une voiture de la police nationale qui a arrêté le cycliste derrière moi (nous étions arrêtés à un feu rouge, boulevard Henri IV à Paris) pour le faire descendre de vélo et contrôler son véhicule, et peut-être ses papiers. Je précise que ni lui ni moi n’étions en infraction apparente (arrêtés au feu rouge, serrant à droite).

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    1. Avatar de marti
      marti

      ça arrive régulièrement aux automobilistes.

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  26. Avatar de jefaispeuralafoule

    Que dire… que je suis plus que dérangé par les réflexions menées dans ce texte, parce qu’il cumule autant des réalités de la route, que des choses que je trouve juste injustifiables.

    Commençons simple: les règles du code de la route ne sont pas là pour un decorum, mais clairement pour obtenir un fonctionnement combiné entre des choses qui ont du mal à cohabiter. Le passage piéton, le feu rouge, ou encore le Stop ou le sens interdit ont pour principal usage de réguler la circulation, et donc permettre que chacun y trouve son compte. Rappelons un fait non négligeable: les accidents liés à l’automobile ne sont pas nécessairement causés par l’automobile! Je ne vois pas en quoi « contourner » le code de la route est sécurisant: un stop a un but, trouver le bon moment d’insertion, et imposer à l’une des deux voies une attente salvatrice. Le feu rouge, même combat. Pour quiconque vivant en zone très urbanisée (Paris me concernant), voir les vélib se comporter comme des cinglés de la sorte me fait hurler. Et rien ne justifie selon moi la circulation à contresens, le non respect de la signalisation, ou encore rouler à grande vitesse sur les trottoirs.

    Plus pénible me concernant: les statistiques de risques présentées dans les statistiques. Je serais curieux de voir sur quelle base ces statistiques s’appuient. Pourquoi? Quad je lis 48% pour les voitures… c’est quoi? 48% des gens ayant subi un accident de voiture? Et quand je lis 1%, c’est quoi encore une fois? 1% de ceux ayant eu un accident en solo, avec une voiture? Dans quelles conditions? Ce genre d’étude, c’est, me concernant, du vent absolu. La seule statistique qui m’intéresserait avant tout c’est plutôt d’avoir une vue sur l’accidentologie (et la mortalité) des cyclistes, en regard des responsabilités de chacun (voiture, accident en solo…). Là, on aurait une vue honnête du comportement des cyclistes, non?

    ça ne remet pas en cause le fait que le vélo n’est pas respecté en zone urbaine, mais cela ne dédouane pas pour autant les cyclistes de se comporter correctement, et encore plus de prétendre que c’est toujours « la faute des autres ». Désolé, j’aime le vélo, mais je ne m’estime pas seul sur la route. Mais, cette phrase, est tout aussi valable pour les voitures.

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    1. Avatar de SortirdeParisaVelo

      En matière de responsabilités dans les accidents, les cyclistes seraient responsables en moyenne à 30% de ce qui leur arrive, et les piétons à 10%. Les automobilistes seraient responsables à 60% en moyenne des accidents ou ils sont impliqués, avec « LE » sujet tabou : la responsabilité qui est la plus forte pour les conducteurs âgés…

      On pourrait dire que ces valeurs sont sûrement sujettes à caution, devant la difficulté de juger de la responsabilité, la plupart de ces statistiques étant sans doute fournies par un PV de police sans recul. Mais ces valeurs sont remarquablement stables qu’on considère les accidents bénins ou mortels, qu’on considère l’Ile-de-France ou la France entière. Mieux, on les retrouve en Belgique aussi a peu de choses près. Bref, avoir un moteur ou non pourrait jouer bien plus sur la responsabilité que tout ce qu’on peut imaginer comme facteur culturel « local », etc…

      N’oubliez pas qu’un cycliste qui fait n’importe quoi sera toujours moins dangereux qu’un automobiliste étourdi. En France, le nombre d’enfants piétons tués par des automobilistes se compte en dizaines par an, le nombre d’enfants piétons tués par des cyclistes se révèle nul sur les quelques années que j’ai regardé. Si un cycliste tue un enfant, ce sera fortement relayé médiatiquement je pense, tellement c’est exceptionnel. Si un automobiliste tue un enfant, cela ne sera relayé que dans la presse quotidienne régionale.

      Pour le graphique sur les « head injury » dans ce texte, je suis d’accord avec vous qu’il est une façon curieuse de répondre sur la forme à ce sondage MMA, auquel on reproche aussi d’utiliser le terme d’ « accidents » pour des évènements se terminant « sans aucune blessure »… Mais quand on parle casque, les esprits s’échauffent 🙂

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      1. Avatar de fred
        fred

        donc si on suit votre raisonnement, on devrait laisser faire les cyclistes n’importe quoi, vu que de toutes façons, il y aura forcement toujours moins de tués par les cyclistes que par les piétons. Suivant la même logique, si une femme frappe son mari, c’est pas grave parce que statistiquement, c’est plus souvent les femmes qui sont victimes de violence conjugale.

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      2. Avatar de SortirdeParisaVelo

        Ce n’est pas un raisonnement mais un constat : non seulement les cyclistes ne sont pas suicidaires (ils sont bien plus souvent victimes que responsables), mais en plus ils ne causent des torts graves a autrui que de façon très exceptionnelle, alors que c’est monnaie courante chez les automobilistes (34 enfants piétons tués par des motorisés en 2012, je répète ce chiffre pour montrer à quel point on accepte certaines situations sans broncher).

        Bref, le pragmatisme est de dire que si tous les chauffards étaient à vélo, la route serait moins dangereuse pour tous. Et pourtant le nombre d’infractions à vélo exploserait sans doute : chauffard un jour, chauffard toujours. Plus d’infractions et moins de morts ? Je signe tout de suite. Et tant pis si la morale en prend un coup.

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  27. Avatar de Thomas Kundera
    Thomas Kundera

    Sondage « OpinionWy » (le bidule qui disait toujours « oui » à Sarkozy)… Crédible.

    Dans leur pseudo-analyse, ils font par exemple une corrélation entre « les déclaration d’infractions » et « taux d’accident » par ville, et placent Strasbourg en queue car « y’a plus d’accident » (parce que, proposent-t-ils « y’a plus d’infractions »). Oui, enfin, si vous oubliez la variable « par km parcouru », vous êtes réellement à coté de la plaque. Strasbourg est une ville ou beaucoup de personnes comme moi, ne circulent qu’à vélo, c’est pas juste l’accessoire « la balade du WE, c’est 5000km/an, boulot, courses, etc. Un taux d’accident (potentiellement corrélé au taux de déclaration d’infraction, c’est logique), ça se mesure par km parcouru, sinon c’est pipo.

    Bref. Des amateurs.

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  28. Avatar de Denis
    Denis

    Moi j’aurais bien aimé un billet sur « les 10 raisons pour lesquelles les cyclistes ne devraient pas commettre autant d’infractions au code de la route ».

    Vous pensez qu’on l’aura celui-là un jour ?

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    1. Avatar de Jean Daniel
      Jean Daniel

      Et aussi pourquoi pas un article sur les 10 bonnes raisons pour lesquelles les automobilistes peuvent continuer à vociférer (dans le vent) contre les cyclistes.

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      1. Avatar de Denis
        Denis

        Ce qui semble vous échapper, c’est qu’on peut ne pas être automobiliste, être favorable à la réduction du trafic automobile, être favorable au développement du vélo, et être choqué par le comportement d’une grande partie des cyclistes parisiens, par la bonne conscience avec laquelle les règles élémentaires du code de la route sont violées, et par la caution qu’un article tel que celui-ci apporte à ces comportements.

        C’est la raison pour laquelle il m’aurait semblé importer de rappeler également les bonnes raisons qu’il peut y avoir pour respecter les règles du code de la route.

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  29. Avatar de Jacques
    Jacques

    Est-il utile de laisser un commentaire quand
    1/ compte tenu de la masse de commentaires déjà publiée, celui-ci passera inaperçu ;
    2/ tous les arguments possibles ont déjà été exposés ?
    Tant pis, je me lance, avec deux remarques, précédées d’une brève présentation de l’auteur.
    Je fêterai bientôt mes 70 balais, sans un seul accident sérieux. Pour circuler dans Paris et en proche banlieue, depuis plus de cinquante ans, j’utilise les modes suivants, pour de bonnes et peut-être mauvaises raisons (rationalité, nécessité, plaisir), dans l’ordre de fréquence (mais pas des km parcourus) : marche à pied, motocyclette, voiture automobile, transports en commun, vélocipède. Aveu : il m’arrive de commettre des infractions. Je m’efforce en tout cas de ne mettre personne en danger, moi inclus, et de RESPECTER les autres usagers
    Remarque n°1, sur la forme. L’article mobilise deux types d’arguments contradictoires. Exemple : les cyclistes ont raison de ne pas utiliser de gilet réfléchissant puisque ce n’est pas obligatoire ; ils ont raison de ne pas respecter les feux rouges (obligatoire), car cela les mettrait en danger.
    Cela me rappelle les articles de la presse motocycliste, que je lis : les automobilistes sont des salauds qui ne respectent pas la loi en n’actionnant pas leur clignotant avant de tourner (exact de temps en temps) ; nous autres motards sommes injustement pénalisés par les radars quand nous dépassons la vitesse autorisée, c’est une grave atteinte à notre liberté…
    Autrement dit : obligation ou pas, je fais ce que je veux parce que ça m’arrange !
    Remarque n°2, sur le fond. Ma pratique courante de la moto en ville me conduit à classer les usagers dangereux et délinquants dans l’ordre suivant de dangerosité et de délinquance décroissantes :
    – en tête, les deux roues motorisés, surtout les scooters (au moins 50% de fous furieux) ;
    – puis les piétons, dont beaucoup ne tiennent aucun compte de la signalisation, aux autres usagers de se débrouiller pour les éviter.
    – ensuite les cyclistes, surtout les plus habiles, qui foncent et se faufilent (sympathiques aussi, ceux qui conduisent d’une main en téléphonant…).
    – enfin les conducteurs de véhicules automobiles, y compris taxis et autobus (oui, eux aussi grillent les feux à l’occasion, s’arrêtent sur les passages pour piétons, etc.). Le civisme des automobilistes me paraît avoir fait des progrès, même s’il y a encore beaucoup à faire.
    Par ailleurs, je déplore la mode des vêtements sombres (piétons et cyclistes).
    P…, j’ai été trop long !

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    1. Avatar de fred
      fred

      c’est marrant votre classement des usagers de la route des plus dangereux au moins dangereux, car quand on regard les taux de responsabilité dans les accidents, c’est exactement l’inverse. Le civisme des automobilistes a fait des progres? Vous etes serieux? Vous pratiquez réellement la moto? Le seul point sur lesquelles cela a évolué (car ce n’est même pas sur que ce soit un progès…), c’est sur les vitesses. Parce que pour le reste, du fait que les automobilistes se trainent, leur niveau d’activité cérébrale se rapproche de celui d’une huitre : clignotants et controle des retroviseurs systematiquement oubliés, envoi de sms, distances de sécurité aux oubliettes, positionnement sur la chaussée (ronds-points notamment) anormal. Et je ne parle même pas des economies de bouts de chandelle, en achetant des pneus chinois par exemple.

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  30. Avatar de Stou
    Stou

    J’utilise le vélo à bordeaux depuis trois mois tout les jours en moyen de transport quotidien!Pourquoi le vélo me direz vous alors que j’ai le permis? Je sais pas si vous connaissez bordeaux, mais niveau trafic, c’est une catastrophe.

    _ Le centre ville est sans arrêt engorgé,invivable,pollué, avec des files et des files de voitures au heures de pointes et même au autres heure et la plupart du temps avec… un seul passager. Les conducteurs klaxonnent SANS ARRÊT.

    Conclusion, ce sont BEL ET BIEN les véhicules motorisés qui rendent les villes invivables. Et quand je lis ce commentaire:
    « Le vélo n’est pas nécessaire pour se déplacer, contrairement à la voiture ou aux transports en commun (qui peuvent résoudre les problèmes de pollution) et il met en danger les autres usagers de l’espace public, alors oui, il a plus d’inconvénients que de défaut et n’a donc pas sa place en ville. »

    Est il NÉCESSAIRE de prendre la voiture dans une ville ou vélo et transport en commun suffisent amplement? non.
    Le vélo est bel est bien nécessaire pour se déplacer, ça va plus vite qu’à pieds vous êtes au courant? Votre argument sur la nécessité est… n’est pas un argument, ça ne veut rien dire en fait.
    -« Contrairement à la voiture ou aux transports en commun (qui peuvent résoudre les problèmes de pollution) »
    La voiture est la première cause de pollution urbaine tout comme les bus, seul le tram et les bus électrique (En grande minorité) réduisent la pollution globale… Faut pas parler sans se documenter un minimum!
    « il met en danger les autres usagers de l’espace public » As tu comparé les accidents causés par les voitures, motos, bus etc avec ceux causés par les vélos avant de dire cette grosse ânerie? J’y reviendrais plus tard.
    -« Il a plus d’inconvénients que de défaut et n’a donc pas sa place en ville. »
    Résumons, la voiture pollue, engorge, tue énormément, dégrade l’espace sonore et empêche même l’efficience des transports en commun à force d’embouteillages. Le vélo ne pollue pas, n’engorge pas les voies, ne tue pas, , ne prends pas la place de 4 personnes pour une et ne fait pas de bruit.
    Qui a sa place en ville?
    Je ne suis pas contre la voiture, elle est nécessaire au gros trajet mais INFERNALE en ville et c’est elle qui n’y a pas sa place! Pourquoi toutes les communes développeraient les voies cyclables, vélibs etc si l’avantage n’était pas clairement du coté du vélo?

    Moi ce que je vois surtout c’est que les gens n’ont pas le courage de sortir de leur petite voiture confortable et d’affronter le mauvais temps et l’effort physique! Quitte à défendre leurs habitudes mesquines becs et ongles avec des arguments rocambolesques…

    Depuis que je me déplace en vélo, j’ai failli avoir beaucoup d’accident à chaque fois à cause de voitures, mais le pire c’est que c’est souvent de la mise en danger volontaire, facile quand on est protégé par 1 tonne de ferraille. Quelques exemples TRÈS fréquents:
    _ Je commence à traverser une rue en vélo, une voiture veut s’engager dans cette rue, elle me voit en train de traverser, et… Elle me fonce dessus pour que je me dépêche de traverser, quitte à risquer de me bouler si je n’ai pas le temps. Qu’est ce qu’une seconde contre une vie me direz vous?
    Au moins une fois par semaine…
    _ Je roule sur la piste cyclable sur le bord des boulevards, il y a des embouteillages et je vais plus vite qu’eux, du coup, il y a toujours un plouc pour se décaler (souvent volontairement) sur la piste et m’empêcher de passer, je suis donc obligée de passer sur le trottoir ou je peux mettre les piétons en danger pour regagner la piste.
    Tous les jours…
    _ Je traverse un carrefour, je signale ma direction au voitures derrière pour me déporter, on ne me laisse pas passer alors que je suis dans une position dangereuse, je force le passage pour me mettre en sécurité et là on me refait souvent le coup du « je te fonce dessus pour que tu dégage vite vite ».
    Qui mets qui en danger? C’est facile en voiture on est protégé, en vélo on ne l’est pas… TRÈS RÉGULIER.
    _ Et un des pires, les voitures qui vous frôlent quand bien même ils ont largement la place de vous contourner, alors là c’est limite l’infarctus à chaque fois, et tout ça par négligence voir malfaisance.
    Tous les jours quasiment…
    Vous vous demandez toujours pourquoi on va sur les trottoirs parfois? Bah j’ai pas envie de mourir pour un connard qui peux pas attendre une seconde ou deux. et qui se croit tout puissant dans son armure en métal.

    Bref, le problème c’est bien la voiture, en milieu urbain, qui provoque les mauvais comportement des cyclistes.
    Attention, je vois aussi des cyclistes qui abusent et qui sont très dangereux aussi, mais c’est une minorité ne vous y trompez pas.
    BREF avant d’alimenter le bike-bashing, balayez devant votre porte, pensez à la planète pour une fois, détendez-vous, et faites un peu de vélo, c’est bon pour la santé! (Quand y a pas de voitures 🙂 )

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    1. Avatar de fred
      fred

      « la voiture tue énormément » : faut peut-être pas éxagérer non plus. Rapportez le nombre de tués au nombre de décès annuels toutes causes confondues, c’est peanuts (sans compter qu’il faut bien mourir de quelque chose…).

      Quant au trains et bus electrico-nucléaires qui réduisent la pollution globale, oui, la pollution…atmosphérique. Pour le reste, c’est pas la même chanson. Les déchets de combustion rejetés dans l’amotphère par les véhicules thermiques auront disparu bien avant les déchets nucléaires.

      Enfin, vous demandez pourquoi les municipalité favorisent le vélo? Au dela de l’intéret réel du vélo pour les courtes distances intra-urbaines (dont elles se foutent royalement), regardez le profil des gens qui habitent en centre-ville et qui utilisent ces vélos, et vous comprendrez la motivation principal de ces mairies : l’electoralisme. Rien à foutre d’emmerder ceux qui habitent en dehors de leur commune, ce n’est pas eux qui votent.

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      1. Avatar de Jean-Marc
        Jean-Marc

        de Fred :
        « « la voiture tue énormément » : faut peut-être pas éxagérer non plus. Rapportez le nombre de tués au nombre de décès annuels toutes causes confondues »

        C est vrai, ce n est, aujourd’hui, pas la 1ere cause de morts DIRECTES* au monde
        (par contre, c.f. un de mes liens donné dans un autre commentaire, c est la 1ere cause d AUGMENTATION du nombre de morts, au monde)

        mais çà, ce n est VRAIMENT pas important :

        Effectivement, le principal problème des morts en voiture n est pas tellement qu’ils meurent, puisque 100% des gens finissent par mourir.
        C est qu’ils meurent ULTRA-prématurément, ULTRA-précocement, (contrairement à la majorité des morts de cancer, silicose, …)
        et sans raison d antériorité, sans pouvoir se soigner avant

        Ainsi, c est une des 3 première cause de morts des moins de 15 ans (comme passagers de la voiture des parents bien sûr, mais aussi piétons), et c est LA première cause de morts des 15-25 ans.

        Donc, OUI, il y a, niveau mortalité, un réel impact particulier de la voiture/des 2RM :

        contrairement à la grippe, au rhume, et aux autres « petits » problèmes, qui ne tuent que des gens fragilisées ou fragiles (nourrissons, vieillards et malades à un stade très avancé), la voiture réussit 2 tour de force :

        créer plein de malades chroniques= rendre les gens bien portant malades à vie (obèse, diabète de type 2, hypertension, allergique, intolérants à X produits, asthmatique et autres problèmes respiratoires, ceci, sans parler des très nombreux problèmes au niveau du cycle sexuel, entrainant, par ex, une augmentation des bébés précoces et ultra-précoce, une augmentation des pubertés féminines précoces et ultra-précoces, une augmentation des ménopauses précoces et ultra-précoce,
        MAIS en plus, contrairement à la majorité des maladies et pathologies,
        elle tue des gens en parfaite santé, qui pouvait espérer, sans elle, vivre 60, 70 voire 100 ans de plus.
        si on prend les morts indirectes,
        vu que les cancers + AVC + ACV sont les 1eres causes de morts en occident, et qu’ils sont favorisés par l usage de la voiture et/ou par une trop forte sédentarité, la voiture contribue très activement (mais dans des proportions difficiles à estimées, comme il s agit de maladies multi-factorielles et longues à une majorité des morts en occidents.

        (longues, même pour les AVC et ACV :
        malgré des accidents aiguës forcément ponctuels, pour les AVC et ACV; le terrain, le corps inadapté, qu’on fini par rendre prédisposé aux accidents vu son mode de vie, on a mis des années, des décennies, à le préparer à faire ses futurs accidents…)

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      2. Avatar de fred
        fred

        bah oui,c’est « normal » que cela fasse des premières causes de mortalité chez les jeunes, de quoi voulez vous qu’ils meurent d’autre? Toutes les maladies infantiles ont quasiment été éradiquées, c’est donc logique qu’il ne reste que les morts violentes, dont évidemment le transport routier. Mais bon, avant d’eradiquer la voiture, on peut deja regarder du coté des suicides et des accidents domestiques si vous voulez (bon, ok, y’a aucun radar qui peut rapporter du blé en jouant sur les bons sentiments des escaliers qui tuent).

        Quant à vos extrapolations sur la voiture responsable de toutes les maladies que vous evoquez, il existe maintenant un mot pour y répondre : LOL. La voiture, le nouveau grand Satan.

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      3. Avatar de fred
        fred

        petit complement : vous avez surement entendu parler de cette etude récente : la pollution atmospherique ferait diminuer de 6 mois l’esperance de vie des parisiens. Alors imaginons (je dis bien « imaginons ») que Paris soit représentatif de toute la France : 6 mois, cela représente grosso modo 0.6% de notre espérance de vie. Alors déjà, quand on arrive à mesurer un impact de 0.6%, moi je dis qu’on nous prend un peu pour des cons. Sachant que l’ensemble de transports représente, sur l’ensemble des polluants, une part d’environ 25%, on arrive à la pollution automobile qui doit avoisiner les 0.1% d’impact sur notre esperance de vie. Soit, pour imager, sur une baignoire de 200 litres, l’equivalent d’un verre d’eau.

        A contrario, on peut se demander, à qui cela profite-t-il d’etre alarmiste comme cela? Pourquoi personne chez airparif et consors ne rappelle que le niveau de pollution actuel est largement inférieur à ce qu’il était il y a un siècle? Parce que du coup, on se demanderait si cela justifie de leur donner un tel budget? Y’a pas d’autres pistes à creuser pour améliorer la durée de vie, et surtout, sa qualité?

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    2. Avatar de Vincent
      Vincent

      Je partage largement votre point de vue.

      Ce que j’ajouterai et qui me surprend, c’est l’absence totale de résilience dans l’utilisation de la voiture.
      Il suffit à un feu rouge d’une voie en double sens que la première voiture souhaite tourner à gauche pour que ce soit au final la seule qui puisse franchir ce feu durant son cycle (en dehors de 2/3 qui la suivent et qui grillent le feu exaspérés de l’attente et je les comprends bien).

      Le second point est l’utilisation massive de surface publique dans les villes. En gros, dans une rue à sens unique on à :
      trottoir : 2m
      voie de stationnement : 2,5m
      voie de circulation : 5m
      voie de stationnement : 2,5m
      trottoir : 2m
      soit 10/14 = 71% de l’espace utilisé dont 35% juste pour le stockage. Même si on ajoute une piste cyclable de 1m cela donne : 9/14 = 64%.

      L’absence de résilience des voitures impose des règles. L’absolue résilience des vélos leur permet de s’en affranchir. Je crois que c’est l’une des analyses qui faut porter sur les raisons des infractions commises par les cyclistes.

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    3. Avatar de Denis
      Denis

      Je ne connais pas la situation à Bordeaux.

      Mais à Paris, les cyclistes qui refusent la priorité aux piétons malgré un feu piéton vert ou qui roulent sur les trottoirs sont loin d’être une minorité. Ne vous y trompez pas.

      Cela apparaît d’ailleurs très clairement dans les commentaires sur ce blog. Les cyclistes considèrent qu’ils vous font une faveur en passant à cinquante centimètres devant vous lorsque vous traversez, et qu’il n’y a aucun problème à rouler sur les trottoirs, puisque c’est moins dangereux que de rouler sur la chaussée.

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      1. Avatar de Jean-Marc
        Jean-Marc

        Denis : « Les cyclistes considèrent [..] qu’il n’y a aucun problème à rouler sur les trottoirs, puisque c’est moins dangereux que de rouler sur la chaussée. »

        Plusieurs choses :

        cela fait 10 ans qu’il y a, en france, chaque année, légèrement plus de kilomètresXvélos, de cyclistes en ville que l année précédente, si bien que la majorité des cyclistes croisés en ville sont des cyclistes urbains débutants
        (ceci, même s’ils ont leur permis auto ou moto depuis 20 ou 30 ans, et qu’ils sont montés sur un tricycle il y a plus de 30 ans, savent faire du vélo (niveau équilibre, direction, freinage), et CROIENT savoir faire du vélo en ville)
        => ainsi, souvent, ils ne savent pas se placer sur la chaussée.

        (ni gonfler suffisamment leurs pneus, ni monter assez leur selle, ni poser leurs 1/3 de pieds avant sur une pédale, …)

        => ils roulent dans le caniveau, en espérant ainsi ne pas gêner, et que leur dépassement par les voitures se passent bien.

        Pour la même raison, la majorité des automobilistes (et 2RMistes) ne sont pas habitués à croiser des cyclistes urbains = ils ne savent pas non plus comment se comporter, et se comportent majoritairement mal.

        Ainsi, ils vont froller de trop près les cyclistes, sans utiliser leur clignotant, les doubler dans la même voie et sans avoir modifié son allure, puis se rabattre trop tôt,…

        => une fois qu’un cycliste mal positionné sur la chaussée, s est fait froller 2-3 fois au point d avoir eu peur pour sa vie,

        une fois qu’un cycliste (roulant trop à droite sur sa voie..) a du éviter de justesse une portière ouverte sans que le conducteur ne regarde s’il y a quelqu’un en approche,

        une fois qu’un cycliste s est retrouvé coincé 1 ou 2 fois par un automobiliste qui s est rabattu trop tôt et qui l a progressivement coincé contre le trottoir (et oui… un cycliste n est pas un point fixe… surtout en ville, où, selon les sections, il peut rouler plus vite qu’un automobiliste… donc il ne sert strictement à RIEN de doubler en accélérant très fort et en le frollant un cycliste à 100M d’un feu rouge où attendent deja 4 voitures, comme une majorité d automodébiles le font : cher automodébile, il te faudra pilé à mort en faisant une queue de poisson, pour ne pas t encastrer dans la file de voitures attendant au feu , et tu n auras rien gagné, sauf une usure accélérée de ta mécanique, une consommation excessive, une décharge d adrénaline sans dépense physique juste après, donc mauvaise pour ta santé et ton humeur et -SURTOUT- la mise en danger de plusieurs vies et de ta carrosserie…)

        Alors, face à ces frayeurs,
        Que va faire ce cycliste urbain débutant ?

        Alors qu’il FAUDRAIT qu’il se positionne mieux sur la chaussée = entre le 1/3 et 1/2 de la chaussée s’il va tout droit ou à droite*, et entre le 1/2 et 2/3 de la chaussée quand il veut changer de file pour aller sur une voie plus à gauche ou quand il veut tourner à gauche,

        Parfois, puisqu’il a bien compris qu’il se mettait en danger en roulant sur la chaussée DANS LE CANIVEAU, il va se réfugier sur les trottoirs, car il s y CROIT plus en sécurité.

        En fait, tout comme l automobiliste qui n utilise pas les bons feux, le cycliste urbain débutant à tort :

        il y a la sécurité (rouler en veilleuse en ville éclairée, la nuit; rouler en vélo en étend bien positionné, loin du trottoir-des piétons/des portières, et en étant visible dans la succession de pare-brises), et l impression de sécurité… très très dangereuse :

        Les trottoirs, où il y a des sorties/entrées bateaux, des portières de voitures garées MAIS avec impossibilité de passer à plus d’1m, car l étroittesse du trottoir l interdit (alors qu’on peut les doubler à plus d’1m si on est sur la chaussée…), il y a des entrées/sorties de maisons et immeubles, avec des portes qui peuvent s’ouvrir à tout moment, et dont on ne peut pas s éloigner de plus d 1.5m du fait de l étroitesse des trottoirs, et il y a des piétons pouvant avoir des trajectoires +/- bien prévisibles (piétons et dérivés : fauteuils roulants, animaux domestiques,… mais aussi nombreux obstacles et contraintes, comme véhicules garés illégalement bloquant le passage, changements de revêtement, de pentes, panneaux, poteaux, feux, barrières, potelets,…) .

        Mais l éducation au cyclisme urbain va croissante, et va continuer à croitre,
        et, plus il y aura de « vieux » cyclistes urbains, de cyclistes urbains confirmés pour montrer comment se comporter en vélo en ville, plus les nouveaux comprendront qu’ils sont plus en sécurité sur la chaussée SSI ils s’y placent bien, que sur un trottoir.

        Le problème, c est l éducation des nouveaux cyclistes, et l éducation des automobilistes à l apparition de ces nouveaux cyclistes.

        J attend avec impatience les cours de cyclisme urbain de Denis et d autres personnes reprochant aux cyclistes urbains débutants de -parfois- rouler sur les trottoirs pour oser échapper aux automobilistes qui les mettent en danger.

        Car il est tellement facile de se plaindre du comportement des autres, surtout s’il ne met pas de vies en danger (contrairement au comportements des automobilistes), mais sans rien faire pour aider à l émergence des bons comportements…

        Pour ma part, je donne de tels (mini-)cours au sein de l atelier de L Heureux Cyclage dont je fais partie.

        Bien sûr, bcp de cyclistes urbains ne font pas partie d’un atelier de L Heureux Cyclage, et, même parmi eux, bcp n ont pas suivi une petite information-formation à la conduite du vélo en ville.

        Et je vois encore des cyclistes aguerrit, faisant +/- autant de km en ville que moi, qui, parfois, dans certaines circonstances, se positionnent mal :

        Au feu rouge, à l arrêt, rester à droite un pied sur le trottoir, derrière un véhicule à l arrêt, juste avant un carrefour, avant un tournez-à-droite des véhicules, alors qu’il va continuer tout droit (ou tourner à droite); hors, la PREMIÈRE cause de morts de cyclistes en ville, de très loin, c est la voiture/camion/bus qui tourne à droite à un carrefour, et qui renverse le cycliste trop à droite, dans l intérieur du virage, qu’elle vient de doubler juste avant de tourner.

        (le mieux serait de remonter la file de véhicule, s’ils ont le temps pendant le rouge, pour se positionner entre 1/3 et 1/2 de sa voie dans le SAS vélo, ou, si ils restent derrière un véhicule, de s y positionner entre les 2/3 et la moitié : en effet, il faut empêcher son suiveur de nous doubler juste avant qu’il se rabatte + pouvoir doubler son prédécesseur dans sa voie, s’il s engage à droite et se trouve stoppé par les piétons traversant LÉGALEMENT le carrefour, car ils ont eu le vert en même temps que l’automobiliste (ces piétons ayant le vert, à qui cet automobiliste force très souvent le passage et à qui il grille la priorité en les frollant lors de son passage en force…)

        Bien sûr, il n y a pas que l éducation (non obligatoire) des cyclistes qui compte, l éducation obligatoire (le code de la route est nécessaire pour conduire une voiture) des automobilistes est aussi essentielle :

        Plus il y aura d automobilistes éduqués et respectant la loi, donc doublant les cyclistes, en zone urbaine, à MINIMUM plus de 1M de distance lattérale du point le plus près d eux, plus il y aura d automobilistes qui regardent dans le retro/en direct avant d ouvrir une portière, plus il y aura d automobilistes qui mettent un clignotant quand nécessaire (en particulier, quand un cycliste les suit, ou quand ils vont doubler un cycliste puis quand ils se rabattent), moins il y aura d automobilistes qui utilisent les bandes cyclables comme voie de manoeuvre pour se garer, et plus les nouveaux cyclistes urbains se sentiront en sécurité, et donc ne rechercheront plus ailleurs une sécurité qui leur manque suite aux comportements illégaux et dangereux d’une majorité d automobilistes.


        * Alors que je roule tranquillement entre la 1/2 et 1/3 de ma voie, parfois, un autre automobiliste me fait une remarque inappropriée sur le fait que je ne respecterai pas la loi selon lui :

        celui qui me reproche de ne pas rouler dans le caniveau, de ne pas mettre ma vie en danger, et de ne pas « tenir ma droite »…

        deja, je suis bien à droite de ma voie,

        mais surtout, ce qui essentiel,
        c est tenir la droite de la chaussée :
        c est tenir la voie la plus à droite qui compte…
        c’est-à-dire se rabattre sur la voie de droite, en dehors des dépassements et des pré-positionnements à gauche pour tourner à gauche.

        Hors, c est assez souvent un automobiliste qui roule constamment sur la voie de gauche sans jamais se rabattre à droite (et qui n a pas apprécié de devoir freiner/ralentir, car un automobiliste roulant à droite derrière moi, s est déporté sur la gauche, sur « SA VOIE » , pour me dépasser), et donc qui ne respecte pas la loi, qui me fait ce reproche…

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  31. Avatar de MARTIN
    MARTIN

    Le vélo est nécessaire pour se déplacer,il a toute sa place en ville.

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  32. Avatar de Djakk
    Djakk

    Griller un feu rouge à vélo, pourquoi pas, mais il faut bien cédez le passage aux véhicules qui passent au vert !

    Un vélo semblait vouloir me forcer le passage, j’ai dû fixer mon attention sur lui, et du coup je n’ai pas tout de suite vu le groupe d’amis qui traversait « illégalement » au milieu du carrefour. Le cumul de petites fautes qui amène à l’accident, classique ! Heureusement mon passager m’a prévenu … Heureusement je ne téléphonais pas au volant …

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    1. Avatar de mt14
      mt14

      Parce que môssieur Djakk a l’habitude de téléphoner au volant ?

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      1. Avatar de djakk
        djakk

        Bah non heureusement ! Y a que les autres pour téléphoner au volant 🙂 ; mais un « autre » aurait pu se retrouver dans ma situation …

        Si on se doit d’être très attentif en conduisant, c’est avant tout pour parer aux erreurs des autres … c’est sacrément inégal, mais c’est comme ça.

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  33. Avatar de NoComment
    NoComment

    M. Razemon, vous êtes dans la newsletter de CitéGreen : http://us4.campaign-archive1.com/?u=8f1e2a439d7c7466e46f4739b&id=a0aa1eeddc&e=98efde1b77

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  34. Avatar de marie
    marie

    C’est choquant de trouver des excuses aux cyclistes!

    Les feux rouges ne sont pas là pour faire beaux, donc quand le feu est rouge on s’arrête, c’est tout! Les feux tricolores faits pour fluidifier le trafic automobile? Qui n’a jamais fait un trajet en se « tapant tous les feux rouges possibles »?? C’est ridicule.

    Ne pas porter de casque parce que la majorité des traumatismes ne se situe pas à la tête? Encore plus ridicule! S’il y a possibilité d’avoir un accident, on met une protection, surtout à la tête car si elle est touchée c’est mort ou paralysie à vie! Vous voulez essayer? Je suis sûre que vous serez heureux quand vous vous direz à l’hôpital « et si j’avais juste porté un casque, j’aurai encore une vie normale et je pourrais encore faire du vélo ». Et pensez-vous que votre assurance voudra vous rembourser en sachant que vous ne portiez pas de casque? Pfff

    Ne pas porter de gilet jaune parce que c’est moche? Non mais sérieusement… Vous avez déjà vu des cyclistes en étant automobiliste? Ils sont invisibles : les lumières ne suffisent pas! Franchement je préfère porter un gilet jaune et être vu de loin par les automobilistes et ne pas avoir d’accident, quitte à être moche!

    Arrêtez donc de trouver des excuses aux cyclistes!

    Signé : une cycliste qui respecte le code de la route (de la route et pas des automobilistes)

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    1. Avatar de Jean-Marc
      Jean-Marc

      de Marie : « Vous avez déjà vu des cyclistes en étant automobiliste? Ils sont invisibles : les lumières ne suffisent pas! »

      plusieurs questions se posent :

      vous parlez de jour, ou de nuit ?

      => de jour, hors brouillard ou pluie/neige très intense, avec sa voiture, ou d autres voitures, roulant en feu de croisement, comme il est INTERDIT de le faire (en france) ?

      Effectivement, en ville, de jour, un cycliste sans éclairage (comme il a le droit de l être) est bien moins visible qu’un autonombriliste avec ses feux illégalement allumés (situation de plus en plus fréquente, et en croissance, ces 3 dernières années, depuis qu’une option permet l’éclairage automatique sur les voitures).

      Précision : c est l allumage des réverbères, qui indique qu’on passe du jour à la nuit :
      quand on est entre chien et loup, à l aube/au crépuscule, tant que les réverbères sont éteins, on N’a PAS à allumer ses feux de croisement, c est illégal; juste, à la limite, mettre ses veilleuses, si on considère qu’on n est peut-etre pas assez visible.

      => de nuit, en ville :
      tout dépend :
      vous avez déjà observé les étoiles dans le ciel ?
      on les voit mieux la nuit, ou le jour ?
      car elles sont là le jour comme la nuit…

      Quand on a une petite lumière de vélo, légale, et pleins de feux de croisements, dans une rue éclairée, le vélo et les piétons sont invisibles.

      Les automobilistes ne voient pas les autres véhicules, mais justes leurs feux/leurs tous petits catadioptres.
      et la petite loupiote est invisible comparée à la luminosité de 2 feux de croisements

      MAIS
      Quand on a une petite lumière de vélo, légale, et que des voitures roulent en veilleuses, dans une rue éclairée, le vélo et les piétons sont très bien visibles, et les automobilistes voient très bien les autres véhicules.

      => c est une question de non-respect de la législation (le jour et entre chien et loup) et de non-respect des autres (la nuit, en ville éclairée) et à chaque fois, d éclairage mal adapté par la minorité (le jour)/majorité ou grosse minorité (entre chien et loup)/ majorité (la nuit) des automobilistes en ville, qui rend parfois les cyclistes non visibles.

      J espère que, quand vous roulez en voiture, vous utilisez bien à chaque fois le bon éclairage, celui qui permet de voir les gens, au lieu de voir des feux et une tache lumineuse devant soi (créant, par contraste, des zones de nuit intense sur les cotés… là d’où viennent les gens, à chaque intersection..), et donc d’utiliser l’éclairage qui permet d’éviter des collisions/de sauver des vies.

      L automobiliste croit qu’il est plus en sécurité avec les feux les plus voyant, en cela, il a tort :
      il voit moins bien les autres, ceux ne venant pas d en face de lui (hors il n est pas sur autoroute.. là où les gens ne viennent que de voies parallèles), donc il va plus facilement à l accident à chaque intersection/sortie bateau/sortie de place de parking/…, mettant sa vie et celle des autres en danger.

      Quand il croit SE rendre service, il n oublie surtout pas d allumer ses feux de croisement là où ils ne sont pas utiles, mais dangereux.
      Par contre, quand il sait qu’il peut rendre service AUX AUTRES, il oublie très souvent de mettre son clignotant…

      On voit où l autonombriliste accorde de l importance…

      Autres problèmes sur le fait que, parfois, les automobilistes ne voient pas les cyclistes:

      1 – les distances de sécurité non respectées :
      plus on colle au véhicule qui nous précéde (ce que font, en ville, 99% des autonombrilistes), moins on a de vision, et moins on peut réagir à temps, quand un imprevu arrive dans son champs de vision restreint

      2- la vitesse (concerne les zones 70, départementales et nationales, mais pas les zones 50… sauf si le véhicule est en excès de vitesse…) :

      plus un automobiliste va vite, moins il a la possibilité de voir les « obstacles fixes » (fixes par rapport à SA vitesse), que ce soit les piétons ou les cyclistes
      (le champs de vision, l angle de vue diminue avec la vitesse)

      Donc il peut très bien ne pas voir un cycliste, car LUI, l automobiliste, n a pas adapté sa vitesse, et qu’il roule trop vite.

      3- l attention :
      on ne trouve/on ne voit que ce qu’on s attend à voir :

      si un automobiliste n imagine même pas qu’un cycliste puisse rouler à cet endroit, son cerveau va éliminer cette information saugrenue, qui ne correspond pas à son schéma de pensée.
      ainsi, c est la raison pour laquelle son passage la veille, l avant-veille, la semaine dernière, le moi dernier et l année dernière sur cette même route (pour les cyclistes urbains quotidiens) est la meilleure protection contre un automobiliste qui ne « je ne vous avez pas vu ».

      Bien sûr, le passage d’autres cyclistes sur cette même route nous protège aussi…
      mais on ne peut décréter que d autres cyclistes passeront sur cette route à nos horaires…
      Par contre, on peut choisir d’utiliser tous les jours +/- la même route, +/- aux même heures, pour que le plus d automobilistes passant aux même endroits aux même heures s attendent à nous voir, et donc adaptent leur conduite et fassent un écart quand ils nous doublent (ce qui informera les autres automobilistes, ceux qui ne prennent pas ce trajet d habitude)

      On ne voit que ce qu’on s attend à voir..
      cf whodunnit une enquête à la Agatha Christie fait par des anglais :
      :

      p.s.
      Pour vous détendre, après ce long speech, cette vidéo-jeu :


      Derniers points,
      pour se rendre plus visible, malgré le mauvais usage des feux fait par les automobilistes (sans que cela les dédouane de faire un bon usage) :

      je vous conseille plusieurs choses :
      – un éclairage discontinu (condensateur/flashs), bien plus repérable qu’un feu fixe de même luminosité
      (une couleur un peu bizarre, comme un feu avant légèrement bleuté plutôt que blanc, aide aussi)

      plusieurs catadioptres devant et derrière, à différentes hauteurs : au moins, les feux inutilement allumés par les autonombrilistes servent à quelque chose : à leur renvoyer une partie de leur surplus de lumière

      (les catadioptres oranges dans les roues… bof, c’est un peu plus gadgets : inutiles de les multiplier : lorsqu’un automobiliste les voit et qu’il ne vous avait pas vu avant, vu qu’il est perpendiculaire à vous, c est qu’il est souvent deja trop tard… qu’il roulait trop vite et/ou avec une trop faible distance de sécurité et/ou, le plus souvent, avec un mauvais éclairage; mais bon, en avoir un par roue, et/ou des flancs de pneu réfléchissant, c est un peu mieux que de ne rien avoir, même si c est le comportement de l automobiliste qui fera qu’il vous verra ou pas)

      rouler à plusieurs permet d être plus visible que seul, et incite les automobilistes à vous doubler en changeant de voie (et en mettant plus souvent leur clignotant, sisi ! !) donc à rendre votre dépassement plus visible => à mieux informer les autres automobilistes qu’il y a « quelque chose » sur la chaussée auquel il faut faire attention

      => quand vous croisez un autre cycliste roulant +/- à la même vitesse dans la même direction, se mettre +/- 10m derrière lui, en accélérant/décélérant un peu, pour avoir la même vitesse que lui, permet que vous vous rendez chacun plus visible, et vous rend service à tout deux.

      (je crois que j ai déjà fait un peu peur à une cyclistE en faisant cela… c est pourquoi, maintenant, quand il s agit de cyclistE, je me place plus loin, à 15m ou plus, pour que les voitures nous voient, nous associent, mais qu’elle ne remarque pas nécessairement ma présence)

      Bien sûr, vous pouvez aussi vous portez à la hauteur de ce cycliste, surtout si vous le connaissez, pour discuter avec lui, en roulant alors à 2 de front dans une même voie

      (ce qui est légal… contrairement à ce qu’affirmeront les automobilistes roulant sans avoir eu le code du permis du conduire, et qui vous klaxonneront/abaisseront la vitre pour vous faire part -en risquant de créer un accident en le faisant- de leur ignorance crasse du code)

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      1. Avatar de Denis
        Denis

        En fait, quand on marche sur un trottoir et qu’un cycliste arrive par derrière, on ne le voit pas et on ne l’entend pas. Et si on fait un pas de côté au mauvais moment, c’est l’accident.

        C’est dommage que les cyclistes n’arrivent pas à admettre qu’ils mettent les piétons en danger en roulant sur les trottoirs.

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      2. Avatar de mt14
        mt14

        Les vélos n’ont rien à faire sur les trottoirs. Moi je roule toujours sur la rue, et je prends la place nécessaire pour ne pas me prendre une portière qui s’ouvre dans la figure (ce qui évite aussi que les voitures vous serrent trop près côté gauche et vous reversent dans le caniveau – expérience vécue).

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      3. Avatar de Finiarel
        Finiarel

        A propos de la méconnaissance du code de la Route, vous feriez mieux de vous y remettre un peu… Rien n’interdit les feux de croisement en ville, bien au contraire!
        http://www.atoutcode.com/quels-feux-allumer-nuit/
        http://www.code-route-facile.com/test.php?x=p0021&y=c0011

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      4. Avatar de Jean-Marc
        Jean-Marc

        De Finiarel :
        « A propos de la méconnaissance du code de la Route, vous feriez mieux de vous y remettre un peu… Rien n’interdit les feux de croisement en ville, bien au contraire! »

        rappel : quand les feux sont allumés, on est « de nuit » (ou lors d’une éclipse, ou d’une épaisse fumée de poussières suite à une explosion volcanique ou suite à la pollution auto);
        Donc quand les liens 1 et 2 de F. parlent de « agglomération éclairée », il ne s’agit surtout pas de jour, avec une bonne visibilité, cas dans lesquels les automobilistes français roulent de + en + avec leurs feux :

        1er lien de F. : « Premier point, comme vous l’avez donc certainement compris, en agglomération — par un éclairage public, je peux circuler au choix, en feux de position seuls ou en feux de croisement. »

        2eme lien de F. : « Je circule dans une agglomération dont les rues sont –. J’ai 2 solutions : circuler avec les feux de positions, qui rendent ma voiture visible, mais qui n’éclairent pas, ou circuler avec les feux de croisement. Dans ce cas, ma voiture est bien visible et me permet de voir à 50 m environ, mais circuler sans feux, ou en feux de route est interdit.  »

        oui, et ?
        J’ai dis (désolé, la citation est longue..) :

        « – vous parlez de jour, ou de nuit ?

        => (-A-) de ,
        hors brouillard ou pluie/neige très intense, avec sa voiture, ou d autres voitures, roulant en feux de croisement, comme il est de le faire (en france) ?

        [..]un autonombriliste avec ses feux illégalement allumés (situation de plus en plus fréquente, et en croissance, ces 3 dernières années, depuis qu’une option permet l’éclairage automatique sur les voitures).

        Précision : c est l allumage des réverbères, qui indique qu’on passe du jour à la nuit :
        quand on est entre chien et loup, à l aube/au crépuscule, que les réverbères sont , on N’a PAS à allumer ses feux de croisement, c est ; juste, à la limite, [on peut] mettre ses veilleuses, si on considère qu’on n est peut-être pas assez visible.

        => (-B-) de , en ville :
        tout dépend :
        vous avez déjà observé les étoiles dans le ciel ?
        on les voit mieux la nuit, ou le jour ?
        car elles sont là le jour comme la nuit…
        [..]
        Les automobilistes (en feux) ne voient pas les autres véhicules, mais justes leurs feux/leurs tous petits catadioptres.
        et la petite loupiote (du cycliste) est invisible comparée à la luminosité de 2 feux de croisements

        MAIS
        Quand on a une petite lumière de vélo, légale, et que des voitures roulent en veilleuses, dans une rue éclairée, le vélo et les piétons sont très bien visibles, et les automobilistes voient très bien les autres véhicules.

        => c est une question
        – (-A-) de (le et entre chien et loup) et
        – (-B-) de (la , en ville éclairée)

        et à chaque fois (A+B), d éclairage mal adapté par la minorité (le jour)/majorité ou grosse minorité (entre chien et loup)/ majorité (la nuit) des automobilistes en ville, qui rend parfois les cyclistes non visibles.

        J espère que, quand vous roulez en voiture, vous utilisez bien à chaque fois le bon éclairage, celui qui permet de voir les gens, au lieu de voir des feux et une tache lumineuse devant soi (créant, par contraste, des zones de nuit intense sur les cotés… là d’où viennent les gens, à chaque intersection..), et donc d’utiliser l’éclairage qui permet d’éviter des collisions/de sauver des vies. »


        fin de ma citation :

        Vos 2 liens et moi-même, on confirme ce que j ai dis :

        il est , d avoir ses feux allumés de , même entre chiens et loups, quand les réverbères sont éteins.
        il est inapproprié (je n ai pas dis illégal…même s’il serait bien que cela le devienne : la loi est constamment modifiée.. et parfois, elle est même améliorée..) :
        Dangereux pour les 2RM, cyclistes, piétons, et MÊME pour les automobilistes, d avoir ses feux de voiture allumés de nuit, en agglo éclairée.

        Les feux de croisements éclairent devant; les accidents mortels, en ville, viennent surtout latéralement => éclairer devant ne permet pas de voir le danger arriver ou la victime arriver.

        Sinon, outre qu’il serait mieux que tu apprennes à lire avant de faire des remarques fausses et hors de propos,
        Le bon lien à donner, ce n est pas ceux que tu as donnés :

        ils peuvent être faux, avoir mal compris, ou simplement ne pas être à jour de la dernière modification de la loi :
        c est uniquement le site legifrance.fr, qui est le garant des lois actuellement appliquées en france
        (on peut rechercher des anciennes lois, des lois abrogées… mais c est surtout la loi en vigueur, qui va majoritairement nous intéresser)


        N.B.
        il existe plusieurs systèmes de classements indépendants, sans liens directs :

        ce qui est autorisé/obligatoire/interdit en est un
        par ex, un feux tricolore, qui crée des accidents plus graves et plus mortels que son absence, est légal.
        Casser un feux pour sauver des vies est illégal.
        ce qui est conseillé, adapté, pour sauver des vies :
        ainsi, rouler de nuit, en agglo éclairée, avec des veilleuses OU avec des feux de croisements est légal,

        mais un seul est et permet d’éviter des accidents et de ne pas détruire des vies (blessés graves, handicaps) ou de les terminer (morts…).

        Mettre les veilleuses en agglo éclairée, mais, si la visibilité latérale trop faible (maison/arbres/… cachant les cotés), en faisant juste un appel de phare quand on approche d’un carrefour (à 25-30m), pour indiquer aux gens des routes latérales, qui ne peuvent pas encore nous voir et qu’on ne peut pas encore voir, que « qq chose » arrive.

        [Tous les mots en majuscule ont été supprimés OR]

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    2. Avatar de Jean-Marc
      Jean-Marc

      Sinon, pour répondre au titre :
      « les 10 raisons pour lesquelles les cyclistes commettent des infraction au code de la route »

      La première, pour moi, et de très très loin, quand je compte les coups de klaxons et/ou fenêtres baissées avec l’automobiliste qui me signale une infraction que j aurai apparemment commise
      c est…

      la NON-connaissance du code de la route par les automobilistes :

      ils me signalent très souvent une infraction que j aurai commise, selon eux, mais qui est tout à fait légale, en fait.

      exemples les plus courant :

      je roule sur la chaussée, il y a une bande cyclable sur le trottoir, un automobiliste bienveillant me signale que je n ai pas le droit de rouler là (ce qui est faux… comme l indique très bien les panneaux sur ce trottoir AUTORISÉ aux cyclistes (autorisé, pas obligatoire))
      je roule à 2 cyclistes de front, sur une même voie,
      cela ne rate pas, le même automobiliste bienveillant, ou son frère, me signale que nous n avons pas le droit de rouler ainsi (ce en quoi il a encore faux…)

      L’utilisation du sas vélo ou d’un tournez-à-droite ou d’une remontée de file, donnent aussi, mais bien moins souvent, parfois l occasion de découvrir le degré de méconnaissance du code de la route par les automobilistes.

      (ou leur degré d exaspération face à une personne se comportant ainsi : une queue de poisson très marquée, ou autre changement de direction volontaire, montrant qu’il cherche, en mettant volontairement ma vie en danger, à me « corriger » pour avoir appliqué le code de la route : c est très très rare, 0,5 à 1 fois par an, mais c est deja arrivé… et juste ce matin, suite à un tournez-à-droite : l automobiliste n a pas supporté que je le dépasse ainsi, et il a faillit se péter le trottoir pour me faire une maxi queue de poisson, pour bien me montrer que je n avais pas à le dépasser quand il est arrêté à un feu….)

      En fait, 9 fois sur 10, si ce n est plus, quand un automobiliste me signale une infraction que j aurai commise selon lui; en fait, elle n existe que dans le cerveau de cet automobiliste, qui ne connait pas le code de la route… et donc, qui ne devrait pas avoir le droit de rouler en voiture…

      (en effet, avoir le code et le permis auto est obligatoire pour conduire une voiture en france, malheureusement, il s acquière une fois pour toute une vie : si on ne conduit pas de véhicules spéciaux/si on ne veut pas passer un autre permis plus tard, il n y a aucune mise à jour des connaissances demandée, si bien que les connaissances s’estompent dans le temps, pour laisser place à des on-dit et/ou à la loi du plus fort/du plus gros moteur)

      D ailleurs, en me klaxonnant alors qu’il n y a pas de risque de danger grave et immédiat, lui est VRAIMENT en infraction…

      Et, quand il baisse sa vitre, souvent il a une attention réduite sur sa conduite, si bien qu’il en devient un danger potentiel.

      Mais bon, si on commence à s’intéresser aux infractions, crimes et délits des automobilistes… on n’est pas couché…

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      1. Avatar de Denis
        Denis

        Personnellement, quand je signale une infraction à un cycliste, je pense me tromper assez rarement. A moins qu’on ait légalisé le fait de rouler sur les trottoirs et de refuser la priorité aux piétons sur passage protégé avec feu vert piéton.

        Ca ne m’empêche pas de me faire très régulièrement insulter par les cyclistes auxquels je rappelle les règles qui me semblent être à la fois celles du code de la route et de la politesse

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    3. Avatar de Denis
      Denis

      « une cycliste qui respecte le code de la route » c’est chouette que ça existe, on finit par en douter 🙂

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      1. Avatar de Cycliste
        Cycliste

        un peu comme un automobiliste qui respecte le même code : klaxonner en ville tout véhicule qui attend à un carrefour pour tourner à gauche, passer au rouge bien mûr, quand aux stationnements et arrêts un peu partout mais surtout pas là où s’est prévu, ça doit être culturel.

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  35. Avatar de denis
    denis

    Bonsoir Jean-Marc,

    Pour les cours de cyclisme urbain, je me contente de rappeler parfois les règles aux cyclistes que je croise sur les trottoirs, et je récolte suffisamment d’insultes comme cela.

    Dire qu’ à Paris seuls les cyclistes débutants mettent en danger les piétons me semble tout à fait erroné.

    En tout cas, encore un message qui excuse les incivilités des cyclistes.

    Circulez y a rien à voir 😉

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    1. Avatar de Jean-Marc
      Jean-Marc

      DeDenis
      1-« Dire qu’ à Paris seuls les cyclistes débutants mettent en danger les piétons me semble tout à fait erroné. »

      1- je n ai jamais dis cela, mais passons…

      [en effet, il faudrait être fou ou menteur pour prétendre cela : c est les automobilistes+ leurs cousins (2RM, camions,..), qui mettent le plus en danger les gens dont les piétons, et pas les cyclistes urbains quotidiens débutants :

      en france, en bonne partie grâce au diesel à FaP, 42000 +3000 morts par an pour les uns , contre +/-
      0+10 morts/an pour les cyclistes… et quasi exclusivement des cyclistes… donc il faut peut-etre s’occuper du VRAI problème, plutôt que de chercher à dénigrer continuellement la principale solution
      (non-dépendance au pétrole, non-soumission aux grèves, ne créant pas d’étalement urbain, véhicule individuel toujours disponible, peu cher, accessible aux moins de 18 ans et même aux moins de 10 ans, permettant le multi-modal avec les TEC (et avec la voiture), ayant des versions pour adultes handicapés à prix très abordable (contrairement aux 50K€ d aménagement d’une voiture, mais que pour les handicapés légers seulement), surtout quand on sait qu’en france, il y a 7 millions de personnes en sous-mobilité et qui pourraient, pour beaucoup d’entre elles, avoir une mobilité augmentée si elles osaient se mettre au vélo ou à ses dérivés (7 millions : des personnes âgées, handicapés, blessés, malades de maladies invalidantes (comme les épileptiques, pour qui les tricycles ou triporteurs avec poignée(s) de l homme-mort sont parfaits) et surtout les personnes pauvres… qui n’ont bien sûr aucun intérêt : laissons les autoroutes à ceux pouvant se payer des voitures, et laissons les immeubles entourés d’échangeurs/périphérique fournir leur pollution quotidienne aux pauvres peu mobiles…]

      J ai dis qu’il y avait de plus en en plus de cyclistes en ville, donc bcp de nouveaux cyclistes urbains.
      Et que les cyclistes URBAINS quotidiens débutants, prenaient À TORT parfois le trottoir, car ils s’y croient plus en sécurité du fait du comportement de la majorité des automobilistes.

      Cela peut prendre plusieurs années de trajets quotidiens et d’observation/de discussion avec d autres cyclistes urbains, pour acquérir la grande majorité des bonnes connaissances et ne plus être un débutant :
      savoir se placer sur la chaussée, quand commencer à se déporter pour un changement de voie/direction, quand commencer à zigzaguer.

      Ainsi, on peut faire des samedi-dimanche de VTT/cyclo-sportif pendant des décennies, sans avoir appris à bien se placer en ville, ou être cycliste urbain depuis 5 ou 10 ans, mais une fois toutes les 2-3 semaines, sur un trajet très particulier, +/- tjrs le même, et ne pas savoir se placer ailleurs.
      (pourtant, pour l’essentiel du placement, cela prend 15 minutes à apprendre… mais encore faut-il être disposé à écouter, et être ouvert aux conseils)

      (« dire qu’à paris » : ?????
      désolé, mais je ne connais pas Paris ni ses éventuelles spécificités… je parle de façon générale, sur la france, sur ce que m ont dit différents amis ou vagues connaissances cyclistes urbains, mais surtout par rapport à ce que je vois en direct dans mon agglo ou lors de mes voyages

      alors, contrairement à d autres aimant parler de ce qu’ils ne connaissent pas et/ou cherchant à troller, puisque je ne connais pas les spécificités de paris, je n en parle pas)

      2- « En tout cas, encore un message qui excuse les incivilités des cyclistes.

      Circulez y a rien à voir 😉  »

      J ai juste dis qu’ils avaient tort de le faire, et que cela les mettais en danger…
      ce qui me semble bien plus efficace que de parler dans le vent comme vous dites le faire.

      Car, malheureusement pour les optimistes,
      il ya une donnée fondamentale : « moi, je, personnellement » :

      les automobilistes ne mettent pas leur clignotant, car ils savent où ils vont, donc celà ne leur sert à rien À EUX (sauf à ne pas avoir d accident… qu’une personne surprise par leur changement de voie/de direction ne leur rentre pas dedans…)
      les automobilistes n’utilisent pas le bon éclairage en ville (là, çà devient la folie, de jour : plus d’1 voiture sur 5 en feux entre 11h et 13h aujourd’hui, alors qu’il n y avait aucun nuage ni rien !!!) car ils croient ainsi SE protéger EUX (mais ils risquent ainsi de ne pas voir qq un , un piéton, un cycliste, un chien, un autre animal venant de la droite ou la gauche (ou de face, s’ils sont à coté d’une voiture avec feux allumé, dans la zone d ombre qu’elle crée par contraste; cas très classique du cycliste en face de vous, à gauche d’une voiture (à droite pour vous…) et voulant tourner à gauche, mais qui est rendu invisible par les feux inappropriés de cette voiture), et donc ils risquent de tuer qq un ou un animal et d abimer leur carrosserie, car ils utilisent un feu inapproprié)
      du fait du comportement des automobilistes sur la chaussée, les cyclistes urbains débutants (et les pseudos sportifs urbains faisant des alley cat, mais qui ne représentent +/- personne en %age… sauf peut-etre à paris?) CROIENT être plus en sécurité sur le trottoir, donc ils y vont pour SE protéger, selon eux.

      Que constate-t-on :
      c est à chaque fois « moi, moi, moi » :

      « on » fait tout et n’importe quoi, car « on » croit que c est mieux pour SOI.
      Donc les discours de raisons ou de légalité ont peu d influence sur ces gens… voire sont contre-productifs (« oui, ben.. il faudrait changer la loi, alors… »)

      Alors que l’étude des faits, montrant qu’en réalité ils font des choix les mettant EUX et les leurs, en danger de mort, ou exposant LEURS belles carrosseries au risque de rayures, sont bien plus audibles :
      c est la seule chose qui risque de les intéresser…

      Je ne vois pas trop où, là-dedans, je dédouane les cyclistes sur les trottoirs…
      J explique juste leur faux raisonnement, leur mauvaise raison d’y aller… et leur bonne raison de ne plus y aller…


      Pour gagner du temps dans l apprentissage du cyclisme urbain, vous pouvez aller voir les capsules vidéos des belges de gracq.org‎, lire les conseils de la FUB, ou discuter dans votre atelier local d’auto-réparation de L Heureux Cyclage.

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  36. Avatar de frenchfry
    frenchfry

    Je viens de me faire verbaliser par la police nationale pour avoir grillé un feu rouge bien que le carrefour était muni du dispositif cedex le passage cycliste au feu rouge. Je précise qu’il n’y avait aucune voiture qui arrivait sur ma gauche et aucun piéton qui traversé. Le policier ignorait totalement l’existence du cédez le passage cycliste au feu rouge et n’a pas voulu faire les 20m avec moi pour vérifier la signalisation. Il a bien voulu me donner des leçons sur le code de la route même s’il semble ne pas bien le connaître lui-même. Ce n’est pas gagné!

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  37. Avatar de rolex
    rolex

    Bonjour
    Cet article m’a l’air passionnant. Malheureusement une grosse pub pour Rolex couvre 80% de la page et aucune petite croix pour la fermer. Abonné au monde je suis un peu déçu de ne pouvoir lire l’avis de mes coreligionnaires cyclistes au détriment d’une marque de montre qui ne m’intéresse pas.

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  38. Avatar de Graphisto
    Graphisto

    Je ne me reconnais pas du tout dans la description de ces cyclistes inconscients ou dangereux. Par exemple, si je roule sur le trottoir (rare), les piétons ont, pour moi, une priorité absolue et je ne dois pas les surprendre ou leur faire peur, je n’actionne donc pas ma sonnette (j’utilise d’ailleurs peu la sonnette, je préfère être attentif et prudent). Mal s’éclairer, tant pis pour eux, le suicide est autorisé. Je ne porte pas de casque, je suis d’accord avec l’article, ce sont aussi les conclusions de mon enquête internationale. D’accord aussi avec le gilet réfléchissant, pas nécessaire. Les quelques mots que je viens d’écrire disent le contraire du sentiment d’impunité, que je n’ai pas.
    Et puis ceci, il y a 2 catégories de cyclistes, ceux qui n’ont pas le permis de conduire, ou qui ne conduisent presque jamais, ceux qui alternent vélo et auto, régulièrement. Et j’en ajouterais même une 3ème, les cyclistes qui sont sportifs, qui ont une bonne condition physique, qui sont toniques, alertes, qui savent tomber de vélo, eh oui. On voit par là qu’il y a l’art et la manière de circuler en vélo (je fais 6 000 à 8 000 km en vélo par an, 5 000 à 7 000 km en voiture par an, des petits trajets)

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    1. Avatar de Denis
      Denis

      « Par exemple, si je roule sur le trottoir (rare), les piétons ont, pour moi, une priorité absolue et je ne dois pas les surprendre ou leur faire peur »

      Je serais curieux de savoir comment vous faites. Personnellement, quand un cycliste me double alors que je marche sur le trottoir, ou quand il reste collé derrière moi, il me fait peur dans les deux cas, et le fait de ne pas utiliser la sonnette est certes moins agressif mais tout aussi dangereux.

      Si vous souhaitez ne pas surprendre les piétons et ne pas leur faire peur, je vous suggère donc de cesser de rouler sur les trottoirs.

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      1. Avatar de Graphisto
        Graphisto

        Je surprends très peu les piétons et je ne leur fais pas peur, pour preuve, à de nombreuses reprises, j’ai constaté que les piétons en question, y compris des adolescents, continuaient leur sujet de conversation à mon passage. C’est vous décrire ainsi que je ne passe pas à grande vitesse. Vous ne semblez pas savoir ce qu’est un espace partagé, vous paraissez partisan du tout ou rien, un peu éloigné de la subtilité. Mais tout l’humain est dans la nuance, pour celui qui sait nuancer.

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  39. Avatar de Cycliste
    Cycliste

    aucune raison de griller un feu rouge ou de circuler sur les trottoirs. La technique, pour tourner à droite quand il n’y a pas de « tourne à droite », prendre un sens interdit sur 10 m (voir la station Vélib de la rue Stockholm-Rome près de St Lazare pour repartir vers St Augustin), ou enfin griller proprement un feu rouge au milieu d’une ligne droite (voir l’avenue de Versailles et ses multiples passages cloutés) : descendre de son vélo, on redevient piéton, on le pousse sur 10 m.
    C’est comme ça que je gagne du temps en restant dans les « clous ».

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  40. Avatar de Denis
    Denis

    Ce serait vraiment bien que ce blog cesse d’être le lieu où les cyclistes font l’apologie de la violation des règles du code de la route.

    Voici ce que je lis « Lorsque le cycliste « grille » le feu et franchit le passage piéton (en laissant bien sûr la priorité aux piétons), il peut voir les véhicules qui arrivent transversalement et réagir en conséquence (céder le passage), cela en empiétant peu ou pas sur le passage piéton »

    Encore quelqu’un qui viole les règles et considère que « c’est super » parce que « ce n’est pas pour lui » et que « ce n’est pas dangereux ».

    La réalité est bien différente. A Paris, feu rouge circulation, feu vert piéton, le cycliste ne s’arrête pas et en guise de priorité au piéton, dans le meilleur des cas « vise » un mètre (ou 50 cm) devant ou un mètre derrière (ou 50 cm). Et si le piéton fait un écart (parce que sa poussette s’est coincée, parce que son fils de 2 ans lui échappe), c’est l’accident. Si tout se passe bien, personne ne meurt, et les cyclistes peuvent continuer à dire que tout va bien.

    Je pense donc que les cyclistes devraient respecter la loi et s’arrêter aux feux qui ne sont pas munis de tourner à droite cycliste.

    Et je remercie d’avance tous nos amis cyclistes de cesser de faire la propagande de comportements dangereux et contraires au code de la route.

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  41. Avatar de Clo
    Clo

    C’est vraiment l’article le plus stupide que je n’ai jamais lu.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Ah oui? Essayez celui-ci, il devrait vous plaire:
      http://transports.blog.lemonde.fr/2012/12/28/le-cauchemar-des-tgv-province-province/
      OR

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  42. Avatar de alpaugre
    alpaugre

    article très bien fait, bravo, c’est la première fois que je me retrouve en tant qu’usager quotidien du vélo !
    Je pense qu’on doit considérer le cycliste comme un être hybride mi-véhicule, mi-piéton et j’ai toujours trouvé étrange qu’un cycliste qui grille un feu rouge à vélo est passible d’une amende de 90euros mais s’il grille ce même feu en tenant son vélo à la main, l’amende potentielle est alors celle du piéton : 4 euros…

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  43. Avatar de Louis
    Louis

    Je ne roule pas sur le trottoir, je sais que c’est dangereux SAUF à certain endroit notamment le pont de Gennevilliers à Paris. Pourquoi me direz-vous ?
    Il y a 3 voie sur le pont, bordé d’un trottoir borné par un muret de 20 cm de haut.
    La dessus circule matin et soir des voitures et camions au touche-touche ET des motos/scooters. Les motos évidemment se faufile entre les files de voitures pour aller plus vite et moi pauvre vélo, n’ayant que cette solution aussi, je peux me retrouver avec plusieurs motard vrombissant derrières moi que je vais gêner vu qu’il n’y a pratiquement pas de place pour passer et aucune possibilité de dégager. Sur le trottoir il n’y a personne ou presque à 9h00 du matin ou à 18h00 le soir, il est large et je roule à la vitesse d’un homme faisant du jogging. Je considère donc que si je veux rester vivant, je n’ai pas d’autres choix que de rouler sur le trottoir. En vérité le cycliste que je suis ne tient pas à se faire enfermer dans une situation dangereuse pour lui et considère le trottoir comme une bonne alternative quand la situation l’exige. A Amsterdam, ça n’a pas l’air de poser trop de problèmes, les vélo sont en permanence sur le même territoire que les piétons.

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    1. Avatar de Denis
      Denis

      J’ai été cycliste à Amsterdam. Les vélos ne roulent pas sur les trottoirs.

      Mais vous, amusez-vous bien à rouler sur le trottoir, puisque ça vous arrange.

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      1. Avatar de frenchfry
        frenchfry

        Denis, c’est peut-être aussi parce qu’à Amsterdam les cyclistes ont des aménagements qui les séparent et des voitures et des piétions. Il faut bien essayer de comprendre ce qui dit Olivier, son analyse est très fine et bien réfléchi. Le sujet est beaucoup plus compliqué que de réduire le débat à « tous les cyclistes sont exemplaires » contre « tous les cyclistes sont dangereux ».

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      2. Avatar de Denis
        Denis

        Je pense que les raisons qui font que les cyclistes sont plus respectueux des piétons à Amsterdam qu’à Paris sont multiples :
        1/ en Hollande, les gens sont globalement plus respectueux des règles sociales qu’en France, et les comportements anti-sociaux sont condamnés plutôt qu’excusés (comme sur ce blog)
        2/ je suis d’accord avec vous les aménagements cyclistes sont plus nombreux et moins absurdes qu’à Paris, ce qui rend plus facile la vie des cyclistes et leur enlève des raisons de nuire aux piétons.

        Je me contentais de contester l’affirmation de Louis selon laquelle « A Amsterdam les vélo sont en permanence sur le même territoire que les piétons. » On peut se demander pourquoi c’est faux, mais il faut d’abord reconnaître que c’est simplement faux.

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      3. Avatar de Denis
        Denis

        Vous vous trompez. Je ne cherche pas à réduire le débat à « tous les cyclistes sont exemplaires » contre « tous les cyclistes sont dangereux ».

        Je me contente de rappeler que le développement du vélo se traduit par une dégradation importante des conditions de circulation des piétons. C’est du au fait que beaucoup (pas « tous » mais pas non plus « quelques uns ») de cyclistes se sentent autorisés à envahir les espaces sécurisés réservés aux piétons.

        Je pense que cette réalité doit être rappelée et qu’il n’est pas bienvenu d’excuser ces comportements anti-sociaux.

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    2. Avatar de Denis
      Denis

      Et pousser votre vélo à la main sur le trottoir? Vous ne pensez pas que cela vous permettrait de rester vivant sans mettre en danger autrui et sans violer les règles élémentaires du code de la route?

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  44. Avatar de Jean Daniel
    Jean Daniel

    Pourquoi ne pas instaurer la règle du cédez-le-passage cycliste?

    La règle du cédez-le-passage existe bien dans le code de la route. Elle oblige à laisser passer les véhicules qui ont la priorité sans forcément marqué l’arrêt…

    En pratique, le cédez-le-passage en vélo est aussi bénéfique qu’une assistance électrique car il permet de rester sur ses pédales et de repartir dès que la voie est libre, c’est à dire sans voiture, mais aussi sans piéton…

    Le tourne à droite est une petite avancée même si les municipalités peinent à généraliser le dispositif. A Metz, il est en test depuis 1an à trois-quatre carrefours mais ils doivent surement attendre le millionième passage de cycliste pour le généraliser.

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    1. Avatar de frenchfry
      frenchfry

      Je me suis fait verbalisé par la police nationale pour avoir grillé un feu rouge bien que le carrefour est équipé du panneau cédez le passage cycliste et j’ai bien respecté les priorités. Le plus consternant c’est que l’agent de police ignorait totalement le dispositif cédez le passage cycliste au feu rouge et refusait même l’idée qu’un tel dispositif puisse exister. Pour lui « le code de la route s’applique à tous les utilisateurs pareil, il n’y a pas d’exceptions ». Il n’est évidemment pas au courant de la modification le 12 novembre 2010 de l’article R415-15 du code de la route qui dit:

      « Aux intersections, l’autorité investie du pouvoir de police peut décider de: 1) Mettre en place sur les voies équipées de feux de signalisation une signalisation distincte destinée à une ou plusieurs catégories de véhicules ou indiquant une ou plusieurs directions ou remplissant ces deux fonctions de manière concomitante »

      en précisant:

      « Lorsque le signal lumineux impose l’arrêt, un panonceau de type M12 autorise les cyclistes à franchir la ligne d’arrêt du feu pour emprunter la direction indiquée par la flèche en respectant la priorité accordée aux autres usagers. »

      De plus, il a refusé de faire les 20m pour vérifier la signalisation. Le grand jeu national est de taper sur les cyclistes, même quand on respecte le code de la route. Pas plus tard que ce matin je me suis fait klaxonné quand j’ai tourné à droite à un carrefour équipé d’un panneau cédez le passage cycliste. J’en ai marre de me faire agresser même quand je respecte le code de la route.

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      1. Avatar de Denis
        Denis

        « J’en ai marre de me faire agresser même quand je respecte le code de la route »

        Ce qui est amusant, c’est que votre phrase suggère que vous ne le respectez pas tout le temps.

        En ce qui me concerne, je me contente de m’adresser aux cyclistes dans les moments où ils ne respectent pas le code de la route, c’est-à-dire quand ils roulent sur les trottoirs ou quand ils refusent la priorité à un piéton sur un passage protégé avec feu piéton vert.

        Ca laisse déjà pas mal d’occasions 🙂

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      2. Avatar de frenchfry
        frenchfry

        Vous avez mal interprété ce que j’ai dit, mais il semble que votre objectif premier est de démontrer que tout cycliste est un voyou anarchiste qui ne respecte rien. En fait je respecte scrupuleusement les piétons, mais assez souvent quand je m’arrête pour laisser traverser un piéton je me fais klaxonné dessus et il arrive qu’une voiture qui était derrière mois force le passage en zigzagant entre moi et le piéton. Je ne suis pas anti-voiture et je ne défends pas systématiquement le comportement des cyclistes, mais en générale les automobilistes ne sont pas plus respectueux du code de la route que les cyclistes.

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      3. Avatar de Jean Daniel
        Jean Daniel

        Oui mais tu n’es jamais tombé sur Super Denis, le justicier automobiliste qui défend les piétons et les orphelins confrontés aux infâmes cyclistes!

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    2. Avatar de Denis
      Denis

      « Oui mais tu n’es jamais tombé sur Super Denis, le justicier automobiliste qui défend les piétons et les orphelins confrontés aux infâmes cyclistes »

      Merci de respecter mes opinions.

      Pour information, je n’ai pas de voiture. Je circule à pied et en transports communs.

      Je me contente de déplorer la dégradation majeure des conditions de circulation des piétons qui résulte du développement du vélo à Paris.

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      1. Avatar de Jean-Marc
        Jean-Marc

        Denis « Je me contente de déplorer la dégradation majeure des conditions de circulation des piétons qui résulte du développement du vélo à Paris. »

        Bien que les avis, opinions et anecdotes n’ont qu’un intérêt très limités
        (un avis, c est comme un . . ., tous le monde en a un… les exposés et arguments des personnes se documentant sur le sujet et recherchant une vision globale sont plus pertinents qu’un avis)

        Voici une anecdote, lors des très rares fois où j ai été piéton à paris (je m y rend très peu)

        Je sors de la gare de l Est (odeur de carburant brûlé qui m agresse dès la sortie de la gare, légère impression de suffocation, mais après 10 minutes, je n y prête plus trop attention : le temps que mes pores et alvéoles se bouchent?), je cherche un coin où passer un moment tranquille, je demande à quelqu’un => je prend une rulele sur la diagonale gauche, et j arrive, 500m (1km?) plus loin, sur la gauche de cette rue, à l angle, dans un charmant petit parc municipal, où je prend ma pause (avant de retourner à la gare, après, pour accéder aux réseaux de TEC)

        Entre la gare et le parc, une ruelle à sens unique, avec de nombreux ralentisseurs, prouvant que les automobilistes la prennent trop vite, donc qu’elle PERMET de/INCITE à rouler trop vite par sa configuration (plus une voie est large, plus les gens roulent vite dessus…), une seule voie (ou 2 x 1 voie? j ai un doute..) mais large pour 1.5 voiture (ou large pour 2.5 voitures)
        1 (2?) rangées de voitures garées
        2 micro-trottoirs avec des barrières à 25cm du caniveau, laissant moins d’1m pour passer entre la barrière et les murs

        J avais une très grosse valise à roulettes :
        impossible, vu ma largeur d’épaule et ma valise, de prendre les micro-trottoirs bordés de barrières, sauf en prenant -avant- des cours de contorsionniste ou en portant ma lourde valise sur la tête…
        => j ai donc marché en continue sur la route de cette ruelle, sur le coté, avec ma valise en bouclier, coté chaussée, et les voitures (dont bcp me klaxonnait, au cas où je ne me serai pas rendu compte de ce que je faisais… toujours aussi pertinent et intéressant, la « conversation » des automobilistes…) réussissaient à passer sans aucune difficulté… sauf qu’elles étaient contraintes d avoir une vitesse un peu moindre, de rouler de façon apaisée, moins bruyante le temps de leur écart pour me doubler.

        => impossible d être piéton légal à paris (dans cette ruelle), vu la pauvreté des aménagements…

        (à moins d être contortionniste, et de n avoir JAMAIS ni lourdes valises, ni cabas, ni poussette, ni violoncelle ou guitare, ni enfant(s), ni chien(s) en laisse, ni…., ni…, ni… )

        Ce n est pas les vélos, ni les autres piétons, le pb, des piétons :
        c est l’étroitesse et la pauvreté de leurs aménagements.

        Essayer de faire un parcours en fauteuil roulant, et vous comprendrez.

        Il suffirait de rendre certains ruelles piétonnes, ou, dans les rues, de supprimer une rangée de voitures garées, ou de supprimer une voie de véhicules, et de restituer l espace ainsi récupéré aux piétons (2/3) et cyclistes (1/3), et il n y aurait plus de problème…

        Allez voir vos élus, et les PDU (plan de déplacements urbains), PLU (plan local d urbanisme) et autres SCoT (Schéma de Cohérence Territoriale) évolueront peut-être dans le bon sens…


         » Il s’agit de constater que les conditions de circulation des piétons en ville, déjà pas terribles, se dégradent de plus en plus suite aux politiques urbaines hypocrites qui encouragent le vélo sans vraiment s’en donner les moyens »

        « sans vraiment s en donner les moyens »

        celà fait un peu plus de 10 ans que le vélo urbain en ville, en france, globalement, progresse, qu’importe les étiquettes des municipalités, et qu’importe leurs politiques
        (bien sûr, une ville qui a une politique d aménagements pro-vélo, Si et Seulement S’ils sont bien conçu, aura une plus grande progression du vélo urbain qu’un ville ayant une politique anti-vélo, qui peut même avoir -à l opposé de la tendance actuelle- une pratique du vélo en diminution).

        Le but théorique des politiques est d anticiper, d accompagner les mouvements de la société par des aménagements adaptés.
        (loi sur les pure-players par ex, quand ils sont apparu : les politiques ont sû créer une loi accompagnant cette nouvelle réalité (après, je ne dis pas que cette loi est bien/mal : c est un domaine que je ne connais pas))

        Bien qu’il y ait qq aménagements (tournez-à-droite au bon vouloir de chaque municipalité et agglo, merci Sarkozy pour le code de la route municipalisé…, double-sens cycliste et zones 20 et 30),
        il ne s agit toujours que de rustines :
        on autorise, sur la structure actuelle, faite pour les automobilistes, sans la remettre un minimum en cause, des comportements plus pro-ville, pro-vélo :

        voitures roulants légalement moins vite (20-30 70 sur le périph) (même si, les 30 (et 70 il parait) étaient deja la norme des gens conduisant sans accélérer comme des irresponsables, à fond à fond à fond, pour pouvoir freiner à fond à fond à fond 200M plus loin : ces limites officialisent juste une vitesse moyenne pratiquée dans les faits…),
        vélos tournant légalement au feu (ou avancant tout droit dans un T),
        ou
        vélo prenant un raccourcit (légal) quand la largeur le permet :

        => que des rustines : AUCUNE transformation de voie, comme l interdiction, dans une rue à sens unique, d avoir 2 rangées de voitures garées,
        Comme l obligation d avoir, au minimum, des trottoirs de 1.5m de large SANS compter les feux/panneaux indicateurs/potelets/barrières (c est quand même un minimum..)
        Comme l obligation de rendre les ruelles de moins de 4m de large et de moins de 30m de long toutes piétonnes autorisées aux cyclistes (= interdites aux motorisées, sauf de 21h à 7h, pour livraisons/déménagements/…)
        Comme l interdiction de discontinuité des trottoirs = interdiction des descentes bâteaux (descentes après le trottoir, au niveau du caniveau pour 2/3, pour 1/3 au niveau de la chaussée (faisant donc office de ralentisseur/écarteur des voitures du trottoir), avec pente au dessus d’un pont où s’écoule l eau)
        .
        .
        .
        On autorise des choses, ce n’est pas mal (mieux que rien…)
        MAIS on laisse toujours et encore toute la voirie, toute la chaussée à une minorité (10,7% des trajets à Paris, pour toutes les sortes de voitures…*)

        Tant que certaines voies, avec la constitution de 2 traversées N-S et 2 E-W (formant un dièse, un hashtag : #, avec l hyper centre, le centre du dièse, partiellement piétonnié) piétonnières autorisées aux cyclistes ET prioritaires à tous les carrefours sur les 20-30 voies auto perpendiculaires,
        alors, il y aura toujours des conflits de partage de chaussée, par un aménagement inadapté…

        Mais bon.. il faut à la fois une vision politique, savoir anticiper, et avoir du courage politique…
        donc, on a le temps avant que cela soit mis en place en france…
        d ici là, je prévois de plus en plus de commentaires anecdotiques de gens venant se plaindre des automobilistes/taxi/camionneurs/automobilistes/piétons/automobilistes/cyclistes/automobilistes/2RMistes/automobilistes, sans penser à se plaindre des principaux fautifs :

        leurs élus, et leur très mauvaise politique d’aménagements urbains, digne des années 70, de Pompidou, et du tout voiture.

        En france, nous en sommes dejà à 7 millions de non mobiles, du fait de la politique tout voitures de nos élus, il serait tant que nos politiques commencent à s en préoccuper, et à tenir compte de nous…

        http://www.mobilitytechgreen.com/entre-6-8-millions-de-francais-nont-pas-acces-a-la-mobilite/


        *seulement 10.7% de trajets auto dans paris :

        pour répondre à Fred qui dit qu’ils viennent parfois de loin, avec leur voiture :

        mais pourquoi, puisqu’ils viennent à paris (ils ne le traversent pas, sinon, ils n auraient pas quitté le périph/les autoroutes) ne laissent-ils pas leur voiture aux portes de paris, aux portes des villes ?

        (les villes = là où il y a le plus de personnes à polluer, là où les voitures avancent le moins vite, là où elles créent le plus de bouchons les rendant inefficaces et inutiles, là où l offre d offres alternatives est la plus pléthorique, du fait des faibles distances à parcourir (modes actifs) + de la forte densité humaine permettant des réseaux de TEC très performants)

        Par exemple, en se garant à pontault-combault ou à massy-palaisseau, pour après utiliser les très importants réseaux de TEC urbains de Paris, avec, en complément, un vélo pliant ou une trottinette, selon la déserte de l endroit où ils vont

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      2. Avatar de Jean Daniel
        Jean Daniel

        @Denis
        Excusez-moi de vous avoir pris pour un automobiliste et rassurez vous, pour ma part et pour beaucoup de cyclistes, j’estime que les trottoirs (à de très rares exceptions) ne sont pas fait pour les vélos.

        J’en profite par la même occasion à relayer le manifeste des sans voie :
        http://velorution.org/sans-voie/

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  45. Avatar de Denis
    Denis

    Ayant posté déjà de trop nombreux commentaires sur ce blog, je m’étonne encore et toujours des réactions des cyclistes :

    1/ lorsqu’on écrit que le comportement des cyclistes à Paris rend la vie des piétons pénible, on se fait taxer de généralisation abusive, de « cyclist bashing ». Mais ces objections ratent le fond du problème. Il ne s’agit pas de savoir si 40%, 60% ou 90% des cyclistes roulent régulièrement sur les trottoirs (bien sûr, il y a des cyclistes qui respectent les règles, ils ne sont sans doute pas majoritaires, mais peu importe à vrai dire, et bien sûr que les piétons aussi commettent des infractions). Il s’agit de constater que les conditions de circulation des piétons en ville, déjà pas terribles, se dégradent de plus en plus suite aux politiques urbaines hypocrites qui encouragent le vélo sans vraiment s’en donner les moyens.

    2/ confronté à ce fait — la dégradation des conditions de circulation des piétons — on peut chercher à le minimiser (beaucoup d’accidents mineurs mais peu de morts s’agissant des « interactions » piétons / vélos, donc au fond « c’est pas grave ») ou à excuser les cyclistes (la vie des piétons est de plus en plus difficile mais c’est le prix à payer pour moins de pollution, la vie des piétons est de plus en plus difficile mais les pauvres cyclistes sont bien obligés de rouler sur les trottoirs et de griller les feux). Personnellement, je ne souhaite ni minimiser ni excuser. D’une part, c’est un problème qui me touche personnellement (j’ai été victime de deux accidents causé par des vélos, un sur un trottoir, un sur un passage protégé avec feu piéton vert). D’autre part, je considère que la loi doit protéger le plus faible, et que le plus faible c’est le cycliste.

    3/ Je trouverais bien que l’auteur de ce blog ne se contente pas de répondre aux trolls mais réponde également à tous ceux, dont je fais partie, qui sont choqués par l’attitude qui cherche à excuser, à justifier, et, partant, à encourager les violations des règles du code de la route.

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    1. Avatar de Denis
      Denis

      lapsus révélateur, il faut lire « le plus faible, c’est le piéton » 🙂

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    2. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Comme vous le voyez, il y a 511 commentaires à ce seul article. Je ne peux hélas prendre le temps répondre à tous, d’autant que cela m’amènerait surtout à répéter ce qui se trouve dans l’article ou dans d’autres articles parus sur le blog.
      OR

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      1. Avatar de Denis
        Denis

        Bonsoir,

        Je vous remercie de votre réponse.

        Je comprends bien que vous ne pouvez pas répondre à tous les commentaires.

        Néanmoins, c’est un fait qu’un certain nombre de lecteurs, dont je fais partie, ont été choqués par le fait que votre article contribue à excuser des comportement dangereux et répréhensibles.

        Sans que vous répondiez spécifiquement à tel ou tel commentaire, il m’aurait donc semblé intéressant que vous réagissiez sur ce point général.

        Cordialement,

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      2. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        « Comprendre, pas excuser ». C’est écrit dès les premiers paragraphes de l’article.
        OR

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      3. Avatar de Denis
        Denis

        Bonjour,

        Je vous remercie de votre réponse. J’avais bien lu votre article, y compris l’extrait que vous citez. Mais justement, il me semble que le contenu de l’article n’est pas fidèle à cette précaution liminaire.

        Notamment parce que, à vous lire, on peut avoir le sentiment que les infractions commises par les cyclistes sont « sans conséquence » sur les autres usagers. Par exemple, on a l’impression que le seul risque lié au fait de circuler sur un trottoir est la goujaterie, ou que le seul risque lié à la consommation d’alcool est pour le cycliste lui-même.

        Il y a de nombreux accidents entre cyclistes et piétons, qui ne figurent la plupart du temps pas dans les statistiques d’accidentologie, et qui peuvent cependant avoir des conséquences fort embêtantes pour ceux qui en sont victimes.

        C’est la raison pour laquelle votre article, en se contentant d’exposer les raisons des cyclistes pour violer les règles, et sans rappeler les raisons qu’il peut y avoir de respecter les règles, me semble aller plus loin que « comprendre » et déborder dangereusement sur « excuser ».

        Cordialement,

        denis

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      4. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Libre à vous d’interpréter cet article comme vous le souhaitez. Des dizaines d’écrits ont été publiés en quelques jours, ainsi que des dizaines de séquences télévisées, qui visent à dénoncer les « mauvais cyclistes », responsables de ne pas respecter des règles mises essentiellement en place pour réguler la circulation automobile. Un blog n’a pas pour vocation de répéter ce qu’on lit partout.
        Dans cet article, j’ai voulu expliquer pour quelles raisons on ne se comporte pas de la même manière à vélo qu’en voiture ou en moto.
        Par ailleurs, évidemment, il y a des comportements individuels stupides, quelle que soit la manière dont on se déplace. Souvent, ces comportements n’ont pas les mêmes conséquences si l’on se déplace avec un objet lourd, encombrant et peu maniable ou si on utilise seulement son corps.
        OR

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  46. Avatar de Michel
    Michel

    Je pense que beaucoup n’ont pas compris que OR explique les raisons des infractions, mais en aucun cas les justifie.
    Je suis un grand partisan du vélo, et pour habiter aux Pays-Bas, je connais l’importance et le bienfait que cela peut avoir si on adopte une politique volontariste en la matière.
    J’ai pas mal circule en vélo a Paris et Lyon, et si ça a du changer avec l’augmentation du nombre de vélos, je pense que les observations restent valables.
    Il y a pour moi une catégorie d’infraction qui est absolument inexcusable, c’est de ne pas respecter les piétons. Et cela veut dire rouler sur les trottoirs, griller les feux route en coupant la priorité aux piétons, ou ne pas respecter les passages cloutes.
    Pour le reste, non, je ne vois pas de danger a traverser un carrefour lorsque le feu est rouge, et que la visibilité est bonne. C’est finalement exactement la même chose que pour un piéton (qui attend le feu vert piéton lorsqu’il n’y a personne?).
    Je ne comprends vraiment pas ces cyclistes qui ne respectent pas les piétons. Ils devraient justement savoir mieux que personne ce qu’est d’être mis en danger par plus gros que soi.
    L’éclairage est important, et vital la nuit. Aux Pays-Bas, les amendes pleuvent a ce sujet. En revanche, pour les casques, il ne s’agit pas de dire que c’est inutile, car cela sauverait probablement des vies, mais simplement que ce n’est pas plus utile qu’en voiture ou qu’a pied. Veut on mettre un casque aux automobilistes et aux piétons? Apres tout, les coureurs automobiles ont bien un casque! Et bien c’est pareil avec les coureurs cyclistes vs cyclistes urbains. Les vitesses ne sont pas les mêmes. A titre personnel, lorsque j’habitais Paris, je travaillais sur la colline de Clamart, et mettais un casque systématiquement pour redescendre. Car la oui, les vitesses atteintes commençaient a être dangereuses en cas de chute.
    Bref, il est évident que la route (et les infrastructures en France) et le code ne sont pas adaptes au vélo. Pas besoin de reinventer l’eau chaude, il faut s’inspirer des Pays-Bas (ou du Danemark) qui ont une avance gigantesque sur nous!
    Pas de casque (mais prévention importante pour le port pour les jeunes enfants), lumières indispensables la nuit (avec amendes), autorisation de circuler en contre sens dans la plupart des rues(on y vient enfin en France), autorisation de tourner a droite a un feu rouge.
    Quant aux feux rouges classiques, aux Pays-Bas les vélos ont (presque) toujours leurs propres feux. Vu que l’espace public a été pensé pour eux, lorsqu’il y a un feu rouge, c’est qu’il y a une bonne raison!
    Il y en a beaucoup moins que dans une ville comme Paris. Et il y a très souvent des détecteurs de présence, et pour les vélos, la possibilité d’appuyer pour passer au vert.
    La dessus, la situation est très différente de la France, donc je ne grille jamais un feu aux Pays-Bas, par contre je le fais en France (encore une fois, avec priorité absolue aux piétons, et une visibilité dégagée).
    Je conseille a tous ceux qui ne voient pas l’intérêt du vélo de venir faire un tour a Copenhague ou aux Pays-Bas (pas forcement Amsterdam, ou les conflits avec les touristes sont importants).
    Vous n’imaginez pas a quel point cela transforme la ville, la rend agréable, les gens se parlent, se sourient.
    C’est un outil formidable, rapide sur des distances courtes (<5 kms), pas cher, et utilisable par tous, rendant donc de l'autonomie (y compris enfants lorsque c'est sécurisé!)

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    1. Avatar de Denis
      Denis

      Je pense avoir bien lu et bien compris l’article de OR. Je maintiens qu’expliquer les infractions cyclistes sans rappeler les dangers associés pour les autres catégories d’usager, c’est de fait les excuser.

      Faire comme si le seul problème qu’il y a à circuler sur les trottoirs c’est le risque de « se comporter comme un goujat en actionnant sa sonnette » c’est nier la mise en danger des piétons. Ecrire à propos de l’alcool que « À vélo, on peut se faire mal en tombant. À moto ou en voiture, on peut non seulement heurter les autres usagers, mais aussi se faire mal avec son propre véhicule », c’est nier que les cyclistes mettent également en danger les piétons avec leur véhicule.

      Je pense également que respecter les feux rouges à Amsterdam mais pas à Paris n’est pas une bonne chose.

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      1. Avatar de Jean Daniel
        Jean Daniel

        Merci Denis pour votre défense mordicus du piéton.
        Etes-vous alors d’avantage d’accord avec OR lorsqu’il propose à Mme Hidalgo d’élargir les trottoirs de Paris?

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      2. Avatar de Denis
        Denis

        Oui et non. Il ne me semble pas que l’élargissement des trottoirs soit une priorité. Dans mon expérience, les trottoirs larges sont plutôt plus dangereux que les trottoirs étroits car plus souvent empruntés par les 2R motorisés ou non. Mais peut-être qu’il y a d’autres bonnes raisons auxquelles je suis moins sensible (pour les handicapés par exemple).

        Il me semble qu’une bonne politique doit commencer par identifier les problèmes, et qu’en l’occurrence il serait important d’identifier le problème posé par la dégradation des conditions de circulation des piétons. Vous voulez savoir ce que je pense qu’il faudrait faire ? Je dirais :

        1) une évaluation a posteriori systématiques des conséquences des aménagements urbains (p.ex. une piste cyclable en face de magasins sans zone de livraison, c’est une piste cyclable obstruée, qui va automatiquement engendrer de la circulation cycliste sur le trottoir, même chose pour une station vélib dans une rue à sens unique, etc.).

        2) un développement volontariste, cohérent et systématique des pistes cyclables, plutôt que des bouts de pistes de cyclable pris à la va-vite sur les trottoirs, et qui engendre beaucoup de circulation en infraction en amont et en aval de la zone vaguement aménagée.

        3) une politique répressive beaucoup plus développée. A titre d’exemple, le vélo qui m’a heurté sur un passage protégé à feu piéton vert s’est pris une amende de 135 euros. Pour le type en costume cravate qui le conduisait, c’est peanuts. (en l’absence de retraits de points, le montant des amendes n’a aucun effet dissuasif pour les cyclistes minimalement fortunés).

        4) une campagne de sensibilisation à destination des cyclistes concernant le respect des piétons.

        Je pense malheureusement qu’un article de blog tel que celui que nous discutons ne fait pas avancer les choses positivement.

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    2. Avatar de mat b
      mat b

      Il y a bien un trajet dans ma semaine où je roule sur le trottoir. Bien que faisant plus d’1,5m, il n’est pas super large si on prend en compte la multitude de mobilier. Mais il borde surtout une 2×2 voies avec encore deux voies de parking au centre.
      Je l’emprunte pour la bonne raison qu’il s’agit du trajet le plus sécurisé pour mon fils qui a le droit de rouler dessus et que je ne vais pas risquer de le suivre sur l’autoroute urbaine toute proche.
      Une autre raison, je lui apprend là ou dans les rues piétonnes ou encore coulées vertes le respect des piétons qui n’est pas évident naturellement.
      Dans les distances, dans la patience, la vitesse mais surtout dans la prévention. Sur un territoire qui n’est pas le notre, la sonnette n’est pas un moyen civilisé et le vélo favorisant la communication, un « attention » gentiment annoncé accompagné d’un « merci » ou tout autre vocabulaire agréable m’attire régulièrement des sourires.

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  47. Avatar de Anna

    Il faut bien que nous admettons aussi une chose, on marginalise les vélos, que ce soit pour les voitures ou les motos.Nous n’avons aucun gène quand il s’agit de couper si c’est un vélo qui est a coté. Donc pour les vélos c’est un systèmes ou un réflexe de protection naturelle et qui les poussent peut être à commettre plus de fautes

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  48. Avatar de denis
    denis

    @graphisto: vous dites que je semble ne pas savoir ce qu’est un espace partagé, mais depuis quand les trottoirs sans aménagements spécifiques sont-ils des espaces partagés?

    Quant à votre appel à la subtilité et au sens de l’humain pour justifier vos infractions, c’est fort en chocolat.

    En tout cas, vos messages sont un témoignage supplémentaire de la bonne conscience de certains cyclistes qui considèrent qu’une infraction commise à vélo n’en est pas une et que rouler sur les trottoirs n’est ni dangereux ni incivile.

    Bravo, continuez comme ça!

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    1. Avatar de Jean-Marc
      Jean-Marc

      @ Denis
      Un espace partagé, c est permettre aux voitures de froler les piétons, c est une bonne chose, tu crois ?

      une rue piétonne, avec des plots (rétractables, pour les bennes, urgences et déménagements) séparant les piétons des voitures, cela ne serait pas 1 000 fois mieux ?

      Ainsi, l espace (semi-)partagé de dijon et nantes, des rues où ils peuvent se croiser sans plot empêchant l accès à cette rue piétonnisée, a entrainé la mort d’un piéton et plus de 10 blessés graves.

      Question : permettre que des automobilistes, parfois bourrés, fous, cons,… avec une machine ultra puissante (plus de 130km/h possible, utilisée en ville…, il ne s agit pas d’un permi B1, sur une machine roulant à 80maxi et faibles accélérations, qui lui ne poserait pas autant de pb en ville)

      que de tels automobilistes, comme il en existe bcp, puissent écraser plusieurs piétons, est-ce plus grave ou moins grave que la présence, parfois, d’un cycliste sur un trottoir ?

      J attend ta réponse

      Bientôt 2015, il faut espérer que l obsession au-delà des morts quotidiens de la rue, de Denis pour les cyclistes sur les trottoirs, passe avec la nouvelle année, et qu’il commence à s intéresser aux vrais problèmes mortels de la ville.

      Mais bon… je sais bien qu’en celà, je crois au père noel
      => vivement le 30eme post de Denis se plaignant des cyclistes sur le trottoir, sans tenir compte des nombreuses réponses qui lui ont déjà été faite.

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  49. Avatar de denis
    denis

    Cher Jean-Marc,

    Il y a beaucoup de choses plus graves que la circulation des vélos sur les trottoirs.

    Cependant, je n’aime pas tous les messages de ceux qui disent ici « je suis cycliste, je passe souvent au rouge, je roule de tps en tps sur les trottoirs mais moi je le fais gentiment alors remerciez moi de ne pas rouler en 4×4 ».

    Il me semble important de prendre conscience de la dégradation des conditions de circulation des piétons dans les zones urbaines denses.

    Pour le reste, je fais de mon mieux pour prendre en compte les réponses qui me sont adressées, mais j’avoue peu sympathiser avec celles, nombreuses , qui font l’apologie des infractions au code de la route.

    Un piéton sans voiture, qui fait du vélo dans les villes où les usagers respectent le code de la route .

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