Paris-Strasbourg en six heures trois quarts, pas une minute de plus. L’autocar Ouibus (une filiale de la SNCF), parti à 10 h 30 de la gare routière de Paris Bercy, s’est garé à 17 h 15, à l’heure prévue, sur la place de l’Etoile, terminus des bus à Strasbourg. 19 euros pour 500 kilomètres. La promesse du « transport des pauvres » faite par le ministre de l’économie Emmanuel Macron est tenue. Mais en pratique, l’expérience est épuisante.

Sourires. Gare de Bercy, 10 h 15. Le chauffeur, prévenant et souriant, accueille les passagers un à un. Il vérifie mon nom sur sa liste et colle une petite étiquette sur ma valise, qu’il propose de placer lui-même dans la soute. Je m’installe à ma place, numérotée. Au-dessus de la tête des passagers, l’étroit espace de rangement déborde déjà de bagages à main et de manteaux.

100_3062« Capitaine ». Gare de Bercy, 10 h 28. Le car, presque plein, s’apprête à démarrer. Le chauffeur s’empare du micro et prend la parole. « Je m’appelle Jemal, je suis votre capitaine. Bienvenue à bord du car Ouibus à destination de Strasbourg. Ce car desservira Nancy, etc. » Le petit speech, qui tient à la fois du propos du steward d’avion et de l’annonce du contrôleur de train, rappelle aux passagers qu’ils doivent boucler leur ceinture de sécurité et qu’ils sont priés de réduire leurs téléphones portables au silence. « Si vous avez des questions, posez-les moi maintenant, parce qu’après, je ne vous cause plus », conclut « le capitaine » en souriant, manière de faire comprendre qu’il est interdit de déranger le chauffeur pendant la conduite.

Chaussons et minerve. Paris, 10 h 40. Sur un écran situé à l’avant du car, les mêmes instructions de sécurité sont répétées comme dans un avion, en français, puis en anglais, quitte à lasser. Le message est clair : Ouibus, c’est du sérieux. Ma voisine, une sexagénaire qui va passer quelques jours chez une amie strasbourgeoise, enlève ses chaussures, enfile des chaussons et place une minerve autour de son cou.

Skyrock et NRJ. Autoroute A4, 10 h 45. Un air lancinant assaille, depuis le départ, les oreilles des voyageurs. La radio du chauffeur, branchée sur Skyrock puis sur NRJ, diffuse des hits entêtants, entrecoupés d’envolées criardes des animateurs et de tunnels publicitaires assommants. Le son n’est pas très élevé, mais il est impossible d’échapper à la litanie commerciale, sauf à poser des écouteurs sur les oreilles, ce que font plusieurs passagers.

Ni lecture, ni travail. Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), 10 h 55. Le siège n’est ni trop dur ni trop mou, inclinable. Une minuscule tablette en plastique permet de poser un livre ou un smartphone, mais pas un ordinateur. Les appareils électroniques peuvent être rechargés sur un port USB. Sur mon téléphone, je goûte au wifi gratuit promis par Ouibus. La fréquence est immédiatement décelable, puis il faut accepter les conditions d’utilisation et ne pas dépasser 80 mégaoctets. En fait, à ce stade du voyage, alors que l’autocar traverse encore la banlieue parisienne, la connexion 3G suffit. De toute façon, NRJ me transperce toujours les oreilles, m’interdisant de facto toute activité utile. Ni travail, ni lecture. Je parviens tout de même à faire une microsieste.

Tupperware et paninis. Environs de Château-Thierry (Aisne), 12 heures. Les passagers commencent à déballer Tupperware, sandwichs, paninis, canettes de coca ou jus de fruits. Ma voisine a même apporté un thermos de café. Dans l’habitacle, les odeurs se mélangent… Je n’ai prévu aucun en-cas, imaginant, à tort, des haltes sur les aires d’autoroute, voire une vente ambulante dans le car.

Road-trip musical. Châlons-en-Champagne (Marne), 12 h 45. Le road-trip musical se poursuit à travers les paysages vallonnés de la Champagne, parés de couleurs automnales. Le car quitte l’autoroute A4 pour s’engager sur la N44 puis la N4. L’itinéraire, via Nancy, impose ce passage par les routes nationales. L’autoroute occasionnerait un trop grand détour. La N4 comporte la plupart du temps quatre voies, mais traverse parfois un village à 50 km/h. Sur la voie d’en face, des camions roulent à la même vitesse. Il ne doit pas être facile de traverser ce village à pied.

Vibrations. Entre Vitry-le-François (Marne) et Saint-Dizier (Haute-Marne), 13 heures. Les stations-service, les hôtels et les restaurants routiers s’égrènent le long de la nationale. Je commence à connaître le top 50 par cœur. Et aussi les spots publicitaires nauséeux pour des canapés à 399 euros et les prix réduits d’Auchan ou de Carrefour. Le bus vibre à chaque fois qu’il croise un camion, c’est-à-dire toutes les 2 minutes en moyenne. Je me rappelle avec nostalgie les voyages dans les cars argentins, si confortables, où le désir de chaque passager est pris en compte (récit ici).

Convoi exceptionnel. Un peu avant Ligny-en-Barrois, 13 h 52. La moitié du trajet. Les effluves de repas envahissent l’habitacle. Le car vient de dépasser un étrange convoi exceptionnel : deux rames du métro parisien posées sur des semi-remorques.

Déconnexion obligatoire. Ligny-en-Barrois (Meuse), 14 heures. Le wifi rend l’âme. « Vous avez dépassé votre quota », puis-je lire sur mon téléphone. La connexion se rétablit un peu plus tard. En pratique, il faut se reconnecter tous les quarts d’heure environ. Ou compter sur la 3G. Personne ne choisira le car parce que l’on s’y connecterait mieux qu’en train.

Une « gare routière » minimaliste. Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), 14 h 45. Le chauffeur s’arrête en bordure d’une voie rapide, près du terminus du tramway nancéien. La « gare routière » de Nancy, où passent également les cars Isilines, ne propose ni abri ni toilettes ni snack. Pour se restaurer, la seule possibilité consisterait à traverser la voie rapide en courant pour acheter un burger au Quick. Je renonce.

Ambianceur. Vandœuvre-lès-Nancy, 15 h 15. Un nouveau chauffeur remplace le premier. Au micro, il joue les agents d’ambiance : « Mesdames et messieurs, comment ça va ? Le voyage vous plaît ? » Comme Jemal, il aime la musique diffusée par NRJ et rythme le top 50 de claquements répétés sur le tableau de bord.

Gestes et rires. Sarrebourg (Moselle), 16 h 15. Le car s’apprête à retrouver l’autoroute. Les deux chauffeurs sont assis l’un à côté de l’autre. Ils discutent, éclatent de rire, font de grands gestes. Le chauffeur ne semble pas prêter une grande attention à la route qui se déroule devant lui.

Bouchons. Vendenheim (Bas-Rhin), 17 heures. Le jour décline en Alsace. La cathédrale de Strasbourg est en vue. L’ambianceur donne de la voix : « Voyez, on approche. La preuve, il y a des bouchons ! »

Ponctualité. Strasbourg, 17 h 15. Le car atteint sa destination. Les passagers ont hâte de sortir et se lèvent avant même l’arrêt complet du véhicule. Dans ma précipitation, j’oublie dans le car un smartphone qui me servait essentiellement à prendre des photos. Malgré une fouille, Ouibus ne l’a pas retrouvé, m’expliquera plus tard le community manager de la compagnie. Je suis épuisé, je n’ai rien mangé. Le retour se fera en TGV. Sans NRJ.

IMG_6713Olivier Razemon

D’autres récits de voyage:

Deux heures en autocar, jusqu’au bout de l’ennui (février 2015)

Les 1001 manières insolites de voyager (février 2013)

Paris-Florence en train, un long voyage d’hiver (décembre 2013)

Et aussi:

Les accidents, hantise des transporteurs par autocar (octobre 2015)

 

 

 

 

189 réponses à « J’ai testé l’autocar Macron : pas cher, mais long et épuisant »

  1. Avatar de Djamé
    Djamé

    Je trouve vraiment bizarre tous ces intervenants qui défendent un mode de transport extrêmement polluant, inconfortable et long, sur le thème « ben comme ça les pauvres peuvent voyager »

    Donc vous trouvez tout à fait normal qu’on ait abandonné le prix du kilomètre unique, qu’on ait privilégié le TGV à ce point et que le prix d’un ticket de train soit devenu si prohibitif ?

    Jadis, quand la sncf était en déficit, le train était abordable. il y avait des trains de nuits, des tortillards, des corails, des trains que tout le monde pouvait prendre. Pour des raisons liés à la continuité territoriale (tout le monde peut se déplacer à un prix raisonnable) et de service publique (la sncf n’a pas à faire de bénéfice), le train devait être accessible à tous.
    Là, sous couvert de rentabilité on trouve ça plus normal de mettre en place des services de car à destination de ceux qui ne peuvent pas se permettre de payer un billet tgv…
    pfff.

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    1. Avatar de Air euh air
      Air euh air

      « Jadis, quand la sncf était en déficit »
      Oui, c’était bien ça le problème.
      Regardez en Allemagne, en Belgique, en Suisse, le train n’est pas moins cher.

      L’absence de déficit est à l’entreprise ce que le développement durable est à l’écologie: une condition nécessaire pour la survie.

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  2. Avatar de Manuel
    Manuel

    On croirait entendre un urbain, jamais sorti du XVIème, qui découvre le pays, et ses valeurs entre autres. La France est faite ainsi c’est se qu’elle représente, même si nous sommes dans un contexte de mondialisation et d’ecologisme, elle devrait rester là même à l’exception du développement durable et ne pas se baser sur l’Angleterre, le Royaume-Uni, la Finlande à fin de faire valoir sa culture, son cassoulet Toulousain, sa « choucroute », ses vins…. Et son École ! Son système éducatif, qui pousse les études loins et qui est une grande ouverture à la culture générale notamment, par les options qu’il propose et ses nombreux jour de repos avec le fait qu’il y avait le mercredi libre au primaire, cela permettrait de décompresser pour les enfants….
    Ensuite le Pays est tel qu’il est et j’estime qu’il est plus agréable de faire un voyage de plus de 5h de bus avec un fond musical et un brin d’humour de la part du chauffeur qui risque sa vie tout les jours, et qui, sans exagérations était sûrement en connaissance de cause vis à vis de son trajet !
    C’est le quotidien de millions de français ces trajets écoutant le matin :  » manu dans le 6/9″ et on ne s’en plein pas à ce point bien qu’il m’ennuie fortement, j’y suis attaché, car ce sont mes valeurs, celles de mon pays, celles dans lesquelles j’ai grandi ^^ et Sa, c’est la France, celle de millions de gens qui crevent dans le silence et l’oublie et qui se battent en meme temps pour vivre. Cette France c’est la notre et dans un sens elle fait plaisir ! Surement plus que celle du XVIeme enfin,
    Ce trajet n’a pas besoin d’être décrit d’une manière telle, pour un prix pareil, on ne peut s’attendre à mieux !

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  3. Avatar de baptiste.c
    baptiste.c

    Article sans intérêt ! Déjà le titre de l’article est racoleur…ça commence bien… Puis c’est une succession d’accusation contre le chauffeur, la radio, le repas et le wifi….le WIFI ! Alors oui c’est long et épuisant mais c’est pas cher et quand on ne peut pas se payer le TGV je pense que c’est bonne solution. L’auteur rentrera en TGV ouff… J’avais peur pour lui, il a les moyens. Pas contre ce sera sans Wifi hein, à bon entendeur salut !

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  4. Avatar de Hasbro
    Hasbro

    « Je n’ai prévu aucun en-cas, imaginant, à tort, des haltes sur les aires d’autoroute, voire une vente ambulante dans le car. »

    Sérieusement ?? Une vente ambulante dans le car ?? Priez aussi pour un buffet froid dans votre TGV de retour !

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Il se trouve que dans les cars Flixbus, on vend des en-cas, en effet.
      OR

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  5. Avatar de reflechircestdur
    reflechircestdur

    Avant, il y avait le programme des jours heureux et les gens était heureux, avait une augmentation du niveau de vie, la France était respecté dans le monde (diplomatiquement).
    Application dans le domaine des transports : le T.G.V et une sncf qui marche bien (c’était avant)

    Maintenant, on a le programme des jours malheureux où les gens deviendront précaire (=pauvre et stressé) où l’on assistera à une diminution du niveau de vie, un accroissement des inégalités. La France n’est plus rien dans le monde (diplomatiquement).
    Application dans le domaine des transports : le bus « macron » (longue distance) et une sncf qui va être privatiser comme sur les autoroutes et qui va mal marcher (ca c’est maintenant)

    Le programme des jours malheureux = le programme des commissaires (also know as les dictateurs) de l’Union européenne. Les gouvernement étant de simples exécutants.

    D’où : il faut changer l’ »Union européenne ». Question : est-ce possible ? (car tout le monde le dit, personne le fait; Tsipras, Hollande et autres inclut).

    PS : Macron se déplace en TGV comme d’ailleurs Monsanto mange bio.
    DONC Macron et Monsanto sont des bobos ? (Où alors ne sont t-ils pas stupide sur la m*rde qu’ils vendent ?)

    (source : http://www.wikistrike.com/2014/12/les-ogm-interdits-a-la-cafeteria-de-monsanto-et-de-la-maison-blanche.html )

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  6. Avatar de lama avisé
    lama avisé

    Aux deux qui déplorent le manque de confort des bus péruviens : je n’ai pas l’impression d’avoir visité le même pays que vous. J’y au pourtant vécu un bon moment, et les bus sont très confortables, à condition évidemment de choisir une catégorie au moins « semi cama » (sièges confortables, espacés et inclinables, repas servis à bord, toilettes – mais attention, pas pour aller à la selle, comme il est annoncé à chaque début de voyage :D). En Bolivie, en revanche, les voyages étaient beaucoup moins confortables et sécurisants (mauvaise qualité des routes et des conditions de travail des chauffeurs).

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  7. Avatar de Jos
    Jos

    C’est vrai, le train, c’est le luxe, surtout le TGV. Heureusement, des alternatives moins chères existent, mais c’est moins comfortable ; j’étais bien content que les bus eurolines existaient pour partir en vacances quand j’étais étudiant, bien qu’il m’était impossible de dormir pendant les 15h de trajet dans ce genre de bus !

    En Amérique du Sud, souvent, le train n’existe pas, il y a donc des bus de luxe et des bus des pauvres… je me souviens très bien de l’odeur nauséabond du démi cochon dont on essayait de nous vendre un morceau lorsque nous avions pris le bus « pas cher » au Pérou.

    Concernant la radio, également, je ne la supporte pas ; vous avez essayé de demander si le chauffeur pouvait la couper ou baisser ?

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  8. Avatar de Attercap
    Attercap

    Le manque d’infrastructures (pas de toilettes ni de snack sur les aires par exemple) est probablement un problème passager. Il faut attendre que les différentes s’organisent. Quant au manque de confort des bus, il est très relatif : j’ai beaucoup voyagé avec Student Agency en Europe centrale (filiale de la Lufthansa, il me semble) ça ne coutait rien et c’était particulièrement confortable ; avec hôtesses, magazines, cafés ou thé offerts…
    Amoureux du ferroviaire et du service public, je trouve les car Macron dommageables. Prépare t-on le torpillage du train ? Combien ces bus vont-ils nous coûter ? Par exemple, à Lyon, on cherche un nouveau site pour une nouvelle gare routière. Ne va t-on pas encore tondre le contribuable pour faire plaisir au privé ?
    De plus, on coupe progressivement la population du train. C’est déjà le cas : les français ralent alors que le réseau est dans l’ensemble plutôt performant ; ce qui prouve qu’ils ne le prennent pas beaucoup. Et ça risque de s’aggraver…
    Seul espoir : que les prix d’appels montent, montent, et que les opérateurs se réveillent avec la gueule de bois.

    Le bus pour les pauvres, une avancée, vraiment ?

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  9. Avatar de Roberto Del Corazõn

    En effet le journaliste a un peu l’air de découvrir la vie ; perso je me suis pas mal déplacé par bus Eurolines en Europe, les conditions étaient similaires et c’était pas franchement insurmontable. La radio ? Lecteur mp3 ou bouchons. Les « odeurs » ? M’en cogne et il y a les mêmes dans le train. La durée ? Ah ben c’est un omnibus et sur la route on est tributaire des bouchons. Et puis le temps de trajet on le connait grosso modo avant de partir, nan ? La bouffe ça se prévoit avant, le cas échéant ; si on économise sur le transport, il est fort à parier qu’on veille en faire autant sur le reste. La promiscuité ? Ben si ça t’enquiquine faut investir dans une bagnole, j’en ai peur. Bon c’est vrai, j’arrive à lire ou dormir à peu près n’importe ou (et j’ai fait Los Angeles – Montréal en bus aussi). On voit un peu de paysage, au lieu de l’éternel remblais en bord de voie que le train donne à voir (ouais, j’aime mater le paysage comme les vaches). Et j’ai ni tablette ni smartphone, le Wifi ne me préoccupe pas. Si la ristourne est conséquente (genre, moins chère que sur Blablacar) c’est une offre qui peut m’intéresser.

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    1. Avatar de Jean-Claude

      Je suis d’accord avec vous. Le bus c’est long et ça a ses inconvénients mais franchement quand on a le temps c’est idéal pour bouger.

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  10. Avatar de billeversee
    billeversee

    J’espère qu’au moins vous avez pu manger à Strasbourg, quoique à 17h15 à part les fast food, c’est dur . Bon au moins vous êtes arrivé en ville à côté du tram . Nous (4 strasbourgeois) on monte à Paris pour le nouvel an, 1 semaine, nous avons choisi le tgv : 150€ AR pour les 4, plus cher que la voiture mais avec le prix du parking à Paris… Nous pouvons le payer, et le car c’est non à cause de la durée du trajet justement, mais j’aurais pris la glacière 🙂
    Mais c’est vrai que vous dénigrez un peu, parce que les odeurs de nourritures, alors que c’est obligatoirement froid, c’est sûr que si on a faim ça titille et que dire de l’odeur du café de la voisine !
    Pour info les corails pas chers en décembre le week end c’est pour que les parisiens viennent voir ce que c’est qu’un marché de noel, je ne vais plus au centre ville pendant 1 mois .
    Autre info : air france arrête ses vols Paris Strasbourg, parce qu’avec le tgv en 1h30 ou 45 le train est plus rapide que l’avion en liaison entre centre villes .

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  11. Avatar de Pier Charlo

    Ce qu’il y a de plus contestable dans les cars Macron, c’est l’augmentation de CO2 qu’entraine ce mode transport par rapport au train quand il est électrique en France (où la production d’électricité génère peut de CO2). L’article du blog n’en parle pas. Les commentaires en parlent assez peu. C’est vraiment désolant à l’approche de COP21 et après le manque de bravitude du gouvernement qui a cédé devant la mise en place de la taxe CO2 et nommé à l’écologie, une ministre qui a inventé le qualificatif de punitive pour cette écologie qu’elle est censée promouvoir.

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  12. Avatar de Boulard
    Boulard

    Quels mépris et arrogance dans ce post de blog. Qu’attendiez vous de plus ou de moins à 19 euros les 500 kilomètres ?

    J’espère tout de même que votre trajet n’était pas aussi pénible que la lecture de cet article.

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  13. Avatar de Adoncques
    Adoncques

    Pour ma part, voilà un article qui tombe à point vu que je pensais prendre Ouibus pour aller de Lorient à Paris. Finalement, je prendrai le train même si je râle contre ce système de prix TGV mais je suis allergique aux fonds sonores de radios.
    Je n’en suis pas pour autant un bobo !

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  14. Avatar de Vince
    Vince

    161 commentaires (à cette heure-ci) ! Quel succès ! Mais cet article en vaut-il autant ?

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    1. Avatar de izotop
      izotop

      Cet article a 3 soucis:
      1- il est partial dans la mesure où il defonce Ouibus sans jamais donner un seul avantage de ce mode de transport. (peut etre qu’il n’y en a pas… mais ce n’est pas précisé)
      OR etant journaliste, on ne sait pas si le voyage lui est offert ou bien s’il a payé (me fait penser aux critiques de cinema avec leur regards biaisés du à al gratuite du film)
      2- le titre est trompeur (clickbait): s’il avait pris 10 compagnies de car differentes OK, mais la il prend Ouibus et généralise à tous les cars. Quand on lui fait remarquer il dit que non mais le titre est généraliste.
      3- L’article semble prendre le TGV comme benchmark… pourquoi pas…Mais dans ce cas il faut comparer les choses:
      Ya t il du wifi dans le TGV? NON
      (et le reseau data operateur marche bcp moins bien, vu la vitesse du TGV le handover est plus difficile)
      Quelle est la difference de prix entre le TGV et le Car?
      Les places TGV sont elles plus confortables que celle du car?
      En 1ere sans doute, en seconde j’ai comme un gros doute (surtout le TGV est qui est vraiment nul en seconde je trouve)
      Le sandwich SNCF (OR ne sait pas se preparer à manger) est il meilleur que le sandwich autoroute/pause bus…?

      Quand à NRJ/Skyrock c’est le top….
      Décrit t on le confort du TGV parce qu’un jour un bébé épleuré à cote de nous a hurlé pendant tout le voyage? je crois pas
      Décrit t on le confort du TGV parce que des collegues avinés rentrant de séminaires hurlent des blagues pourries pendant tout le v oyage?
      Ce qu’on fait c’est qu’on s’equipe:
      Ecouteur de musique, bouchon anti bruit ou boule qies (comme on veut)
      Et c’est parti.

      Bref, le parti pris anti Car d’OR est tellement flagrant (on dirait du Matthieu l’arnaqueur) qu’on en est presque à se demander si le billet n’est pas sponsorisé.
      Le blog n’etant qu’héberge par le monde, on ne connait pas les regles de deontologie que s’applique OR

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      1. Avatar de LdMouton
        LdMouton

        C’est marrant cette fixation sur Matthieu. Il vous a piqué votre goûter à l’école quand vous étiez enfants ?

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      2. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Izotop a toujours le même schéma :
        – Il déforme les propos des autres, ou leur attribue des propos qu’ils n’ont jamais tenu
        – Il répond ensuite qu’il n’est pas d’accord avec ces propos caricaturés ou inventés, dans une longue tirade à base de « bobo-écolo », « khmers verts », ce qui la décrédibilise encore davantage.

        Puisqu’il n’est pas possible d’avoir un débat dans ces conditions, j’ai personnellement choisi d’ignorer ses contributions, ayant perdu assez de temps à essayer d’échanger avec lui pour voir systématiquement mes propos déformés. Ça semble particulièrement lui déplaire, mais c’est comme ça.

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      3. Avatar de Thomas Condamine
        Thomas Condamine

        Personnellement je trouve le commentaire d’Izotop plutôt bien argumenté, moins biaisé que l’article en question, et moins catégorique que votre commentaire (seul son second point me semble assez discutable).
        Par ailleurs, si vous maniez habilement la figure de la prétérition, je ne pense pas que cela soit très utile d’en faire usage ainsi sur un forum.
        Vous reprochez à Izotop de décrédibiliser l’auteur de cet article, mais vous faites exactement la même chose, avec moins d’arguments.

        Note : je n’enjoins personne à avaler sans réfléchir ni les autres commentaires d’Izotop, ni les vôtres. Je ne parle que de vos deux commentaires précédents sur cet article.

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      4. Avatar de Vince
        Vince

        Accessoirement, on peut se demander aussi pourquoi Izotop s’obstine à visiter ce blog écrit par quelqu’un qui, à ses yeux, n’a aucune déontologie journalistique, est toujours de parti pris (ce qu’Izotop n’est absolument jamais, ça saute aux yeux) et, à l’occasion, est « sponsorisé ». Et il se fait du mal en lisant des commentaires dont les auteurs n’ont pas les mêmes opinions que lui (ce qui est absolument insupportable)…

        Masochisme ? Besoin de trouver des têtes de turc pour exister (OR, Mathieu, ou d’autres dont j’ai parfois le privilège de faire partie) ? Jalousie ? En fait, on s’en fout.

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  15. Avatar de Xavier
    Xavier

    Les community manager des cars Macron et ouibus font bien leur boulot, on dirait.
    Moi, j’adore visiter les zones commerciales et rocades en car diesel pour enfumer les automobilistes qui vont faire leurs courses au drive et dans les grandes surfaces. Grâce à cela, la France s’embellit et s’améliore de jour en jour. Vive le car, vive le diesel, vive la France…

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  16. Avatar de F
    F

    Toutes proportions gardées, c’est un peu comme si OR visitait un bidonville et critiquait les conditions de logements en les comparant à un logement décent. Et il serait insulté par des commentaires avec l’argument : « Oh, le bobo, il critique le logement des pauvres… ».
    Or, il y a bien 2 problèmes :
    _Pourquoi sommes nous si nombreux à ne plus profiter du progrès, en dehors de la vérroterie de la société de consommation ? Pas vraiment le sujet de ce Blog.
    _Quels sont les aventures et inconveniants des autobus par rapport aux autres moyens de transports. Et ceci est le sujet de ce Blog.

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  17. Avatar de Urgo
    Urgo

    Pour les longues distances, j’opterai pour le train. Même si cela est plus cher. Le confort n’a pas de prix et je n’aime pas trop la promiscuité dans le bus. Pour les courtes distances, c’est à dire un temps de parcours, ne dépassant pas deux heures, le car peut se révéler plus profitable.

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  18. Avatar de Pietpicetcolégram
    Pietpicetcolégram

    Vous oubliez de prendre un repas, vous oubliez votre smartphone. Bon. Quelque chose me dit que les Sans-Dents qui prennent ces bus n’oublient pas cela.
    Avoir l’habitude d’être servi, d’acheter sur place au dernier moment (et au prix fort) indique surtout que ce type de service ne s’adresse pas à votre CSP.
    Ceci dit j’ai des récits aussi horrifiques de voyages en TGV surbookés.

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    1. Avatar de Avellaneda
      Avellaneda

      TGV de cauchemar : peut-être, mais en plus de 7 heures on serait déjà arrivé à Nice, ou Barcelone…

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      1. Avatar de coquillard
        coquillard

        Je suis vraiment mécontente de cette compagnie. Le bus que je devais prendre a été avancé de 30 mn. Du coup j’ai attendu pendant 50mn mon bus!!!! J’ai appelé la centrale qui au départ m’a dit que mon bus avait du retard. Puis finalement mon bus était déjà passé!!!! Et oui j’ai appris qu’ils m’avait envoyé un email pour me prévenir de ce changement….problème…je n’ai jamais eu de email de leur part!!! Du coup obligé de me faire accompagner en voiture par une âme charitable!!!! Lorsque je les ai contacté, ils m’ont proposé un bon d’achat!!! Mais, je n’en veux pas moi de leur bon d’achat, je ne voyagerai plus jamais avec ouibus!!! et impossible de se faire rembourser car ils affirment m’avoir envoyé un email… Déplorable!!!! A FUIR!!!!!!

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  19. Avatar de transfer

    Vous déplorez le service de Ouibus parce que vous le comparez à un service que vous auriez pu choisir (voiture, train ou avion). Le bus a été fait pour ceux qui n’ont aucunement les moyens de prendre le train ou même la voiture. La notion de confort est toute relative et dépend de vos habitudes, le bus est une opportunité extraordinaire pour de nombreuses personnes d’aller à un entretiens d’embauche, d’aller voir un membre de la famille, d’aller voir la mer qu’ils n’ont jamais vu, de visiter une ville qu’ils ne connaissent pas. Mais je vois bien que ça vous vexe de savoir que même les pauvres auront le privilège de se déplacer sur le territoire.

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  20. Avatar de all perpignan

    Pour un week end de 3 jours à Lyon, j’ai choisi flixbus, j’ai trouvé les bus propres, ponctuels, les chauffeurs sympathiques 🙂 En revanche, j’ai eu du mal à me remettre du bus de nuit, j’ai dormi tout le dimanche et couché à 20h le lundi soir … Le plus difficile a été de 2H30 à 4h du matin mais bon, je vous conseille de prévoir la bouteille d’eau, et de mettre des films sur votre téléphone avec un casque (netflix ou mycanal le permettent sans souci).

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  21. Avatar de porte de garage perpignan

    Pour un week end de 3 jours à Lyon, j’ai choisi flixbus, j’ai trouvé les bus propres, ponctuels, les chauffeurs sympathiques 🙂 En revanche, j’ai eu du mal à me remettre du bus de nuit, j’ai dormi tout le dimanche et couché à 20h le lundi soir … Le plus difficile a été de 2H30 à 4h du matin mais bon, je vous conseille de prévoir la bouteille d’eau, et de mettre des films sur votre téléphone avec un casque (netflix ou mycanal le permettent sans souci).

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