« Frais de port offerts », c’est écrit en gros et en rose sur le site Internet ou sur le bon de commande, avec force points d’exclamation. « Chouette ! Une bonne affaire », se dit le consommateur. C’est un peu comme si, par magie, l’objet convoité passait directement, une fois la commande enregistrée, du froid entrepôt où il est stocké au pied de l’inévitable sapin enguirlandé qui trône dans votre salon.

Un cadeau payant. Sauf que. Dans la vraie vie, ça ne fonctionne pas comme ça. La téléportation n’existe pas. Le transport n’est pas miraculeux, pas plus que la livraison n’est « gratuite ». Les frais d’acheminement ne valent pas « 0€ » comme le prétendent certains bandeaux publicitaires. Ils sont payés par quelqu’un: l’industriel, le fournisseur, voire le distributeur, qui espère, grâce à cette offre attractive, séduire davantage de clients, vendre davantage de produits et ainsi compenser la perte que constitue ce cadeau.

Lire aussi : « Quand la ville est pleine de camions vides «  (octobre 2013)

Frais non compressibles. Lorsque les « frais de port » sont « offerts », en général pour une commande qui excède un certain montant, c’est qu’ils disparaissent, noyés dans le prix payé par le client. Un cadeau ? Pourquoi pas après tout. Si le distributeur ou le fabricant offre un rabais, peu importe que cette somme corresponde au coût du transport, à la marge de l’entreprise ou à la fabrication… Décréter que cette remise correspond aux frais de port, finalement, ce ne serait que pure convention.

Le salaire du livreur. Mais en pratique, les frais de port, au contraire de la marge, ne sont précisément pas compressibles. Les frais de port, c’est le salaire du livreur sous-payé qui doit se garer en-bas de chez vous, rapidement, peut-être sur un trottoir, sur un passage pour piétons ou sur une piste cyclable, parce que sinon il n’aura pas fini sa tournée à temps.

Énergie, carburant, pollution. Les frais de port, c’est le coût de l’énergie nécessaire pour transporter l’objet d’un point à un autre : le carburant, car l’immense majorité des marchandises circule par la route, mais aussi les conséquences de ce trajet en terme de pollution atmosphérique et d’émissions de gaz à effet de serre. Les frais de port, c’est aussi le coût des infrastructures, du bitume, des entrepôts, des rocades, des petits salaires des CDD d’Amazon.

Lorsqu’on décrète la gratuité de la livraison, on ne fait que sous-estimer le prix du transport, que l’on déplace des marchandises ou des humains.

Transports « gratuits ». Il est malheureusement convenu, dans notre société du tout-vitesse et du tout-immédiat, de considérer le coût du transport comme négligeable. On rêverait que cela soit gratuit, indolore, invisible. Rien n’est plus consensuel que de râler contre le prix des péages d’autoroutes. Il est tentant, pour un candidat à des élections, de promettre la gratuité des transports collectifs. Stocker son objet motorisé gratuitement sur l’espace public provoque une certaine jouissance. Mais le transport n’est pas gratuit, quel que soit le sens que l’on donne au mot gratuit. Non, les « frais de port » ne sont jamais « gratuits ».

Olivier Razemon

Histoires de solstice d’hiver:

Ne cherchez pas le Père Noël sur un traineau, il se déplace en RER (décembre 2014)

Paris-Florence en train: un long voyage d’hiver (décembre 2013)

Le carrosse dans l’histoire de France (décembre 2012)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

112 réponses à « Non, les frais de port ne sont jamais « gratuits »! »

  1. Avatar de lyonavelo
    lyonavelo

    Le vélo pourrait faire partie de la solution.
    De 25 à 85% de la solution.
    Les vélos-cargos se développent en France: Paris, Lyon, Nantes…
    http://carfree.fr/index.php/2013/11/25/les-avantages-de-la-livraison-a-velo/
    http://carfree.fr/index.php/2015/03/20/introduction-a-la-velogistique/

    Mais il faudrait pour que cela explose une volonté politique.
    Mettre en place des plate-formes logistiques en dehors des métropoles, et un acheminement par bateau, tram… pour finir par des vélos…

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    1. Avatar de Vincent
      Vincent

      lyonavelo > Mais il faudrait pour que cela explose une volonté politique.

      +1.

      Actuellement, le coût réel du transport est totalement sous-estimé, que ça soit la facture pétrolière (plusieurs dizaines de milliards d’euro chaque année rien que pour la France), les conséquences géopolitiques (pétrole = terrorisme), la pollution, les accidents de la route, le coût des infrastructures (les camions ne payent quasiment rien), le bruit, le temps perdu (camion en livraison = bouchons).

      L’économie, une science?

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      1. Avatar de chamcham
        chamcham

        Effectivement les coûts de transports peuvent ne pas être calculés explicitement.
        Mais les gains du transport sont presque infinis. Les gains sont à peu près tout ce qui existe (PIB, activités…). En fait, à peu près rien n’est faisable sans transport (sauf faire ce commentaire sur internet, dont tout le monde se serait passé).

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    2. Avatar de Plovdiv
      Plovdiv

      Pour cela, il faudrait s’inspirer de Copenhague et faire les mêmes investissements que cette ville en faveur du vélo.

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  2. Avatar de Gring
    Gring

    Vous avez parfaitement raison ! Cessez de consommer, les gens ! Parce qu’après, ça fait des camionnettes diesel moches (obstacles visuels aux piétons) garées sur les pistes cyclables.

    Il faut même aller encore plus loin. Interdire l’entrée de véhicules motorisés dans Paris, et demander aux gens d’aller s’approvisionner en RER à Rungis, ou encore mieux, en vélo.

    Et puis il faut interdire aussi les places de stationnement dans Paris, plus AUCUNE voiture ne doit entrer. Parce que les voitures, ça transporte des terroristes banlieusards qui viennent dans paris tuer le mode de vie piéton et cycliste.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Il ne s’agit pas de « cesser de consommer » mais de donner sa vraie valeur au transport. Se déplacer, ou déplacer des marchandises, n’est jamais neutre.
      Par ailleurs, personne ne propose d’interdire totalement la voiture. Sauf vous, apparemment.
      OR

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  3. Avatar de Raph
    Raph

    Imputer la condition d’esclavage des différents acteurs entrant en scène depuis le site de production jusqu’au seuil de votre porte au transport est… limite.

    Personnellement, je considère que les frais de ports ne doivent pas être facturés dans la mesure où pour un produit donné, son prix public « généralement constaté » ne varie pas (toujours) selon qu’il soit vendu sur internet ou en magasin. De ce fait, si l’on y ajoute des frais de port, il faut alors penser à supprimer le coût du point de vente.

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  4. Avatar de blougou
    blougou

    Il y a des frais de port
    Le commerçant les prend à sa charge
    => on peut dire qu’ils sont offerts, personne ne nie leur existence

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Les annonces « frais de port offerts » ou « livraison gratuite » entérinent l’idée que ces coûts ne présentent aucune valeur. Et c’est là le problème.
      OR

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      1. Avatar de Emmanuel
        Emmanuel

        Donc quand on vous offre un cadeau, vous considérez qu’il n’a aucune valeur, qu’il n’a rien coûté à ceux qui vous l’ont offert ? Sympa pour eux ! C’est justement une incitation à ne pas prendre sa voiture pour faire un, deux, trois magasins avant de trouver chaussure à son pied. Comme disent certains, les enseignes économisent sur les coûts d’un point de vente et des livraisons depuis la plateforme logistique vers ces points de vente donc peuvent assumer le coût de livraison directe au client. Souvent ces livraisons gratuites pour le client (vu qu’apparament il faut préciser à qui la gratuité s’applique) le sont pour des délais raisonnables (4 à 10 jours) donc avec optimisation du remplissage des véhicules utilisés, ce que je trouve pire c’est justement de pouvoir payer un supplément pour avoir sa livraison en 24 ou 48h et ainsi empêcher une bonne optimisation des remplissages des transporteurs.

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      2. Avatar de slap
        slap

        Je n’aurais pas mieux dit

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      3. Avatar de marabbeh
        marabbeh

        Donc vous considérez que le livreur qui vient vous livrer un colis, et stressé à l’idée de ne pas finir sa tournée dans les temps, est un bénévole et qu’il fait ça pour le plaisir ?

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      4. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Euh non… J’ai du mal à suivre votre raisonnement.
        Le livreur est précisément sous-payé.
        Il serait juste de ne pas escamoter sa prestation, ni de considérer qu’elle es négligeable et que l’on peut la prétendre « gratuite ».
        OR

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      5. Avatar de YMB
        YMB

        Vous confondez prix, valeur et coût, qui sont pourtant bien différentes.
        Dans une économie de marché, le prix est déterminé par l’offre et la demande. La valeur est l’utilité du service ou du bien que l’on achète et le coût est la (somme des) charges. Quand on utilise ces notions, il faut toujours avoir en tête la maxime de Warren Buffet « Price is what you pay, value is what you get ».
        En l’espèce, le prix de la livraison est nul pour le client, mais il retire de celle-ci une valeur certaine (plutôt que d’aller le chercher à l’entrepôt), qui varie selon sa disponibilité. Comme le vendeur ne la facture pas, cela représente un coût non nul pour lui, qu’il doit répercuter ailleurs.

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  5. Avatar de izotop
    izotop

    La CAMIF ne faisait pas apparaître le cout de la livraison il y a 30 ans deja.
    Des enseignes physiques (Darty, Sushi, pizza Course) Livrent sans surcout deja.
    Ca veut simplement dire que
    1- le client qui va chercher le produit paye pour celui qui se fait livrer
    2- le vendeur prefere baisser sa marge plutot que de perdre un client car il a du observer que bon nombre de clients arretaient leur commande à la page « frais de livraison »

    (Chez Darty la livraison n’est pas externalisée : le livreur appartient donc à la meme entreprise que le vendeur)

    La logistique necessite de grand groupes/grand entrepots/grands moyens: les livreurs faisant partis de grandes societés (UPS/GEODIS/Chronopost…) beneficient donc des avantages afferents aux grands groupes (CE etc) en plus de la loi francaise (salaire , congé, assurance maladie)

    Si vous estimez qu’ils sont mal payés, n’hésitez pas à leur donner de l’argent quand ils vous livrent des produits.

    De plus en plus de livraisons (Amazon) gratuites pour reduire les couts, ne se font plus à domicile mais au relais (pressing, tabac, presse) (Speciale dedicace à la Poste qui malgré son maillage du territoire de fou s’est fait mangé son business par une incapacité chronique à s’adapter au nouveau marché)

    En bonus, quand vous achetez un sejour de 15 jours aux maldives tout compris, un voyage à la reunion ou des vacances en Argentine, est ce que le prix du billet d’avion est séparé du prix de l’hotel?

    En super bonus, est ce que indiquer depuis 10(15?) ans le cout de l’ « éco participation » sur les objets qu’on achete a contribué selon vous à :
    1- simplifier le recyclage des objets (alors que l’eco participation n’a aucun rapport avec la capacité à recycler l’objet)
    2- diminuer le volume des objets à recycler (Ouh j’ai peur de cette eco participation alors je ne vais pas changer mon iphone 7S cette année)
    3- améliorer la conception des objets
    4- enrichir la boite qui collecte cette fameuse eco participation

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    1. Avatar de Tchaf
      Tchaf

      Pour la Poste, c’est encore plus bête que ça: au moment de la privatisation, dans les années 90, le décollage des commandes internet n’avait pas encore eu lieu, pour des raisons évidentes. Il y avait peu de colis, et l’activité était peu rentable pour la Poste.

      Et donc le talentueux manager chargé de la privatisation décida de l’externaliser, et de se concentrer sur l’activité courrier de la Poste…

      Un choix qui montre la supériorité des managers du privé sur le public, donc.

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    2. Avatar de lyonavelo
      lyonavelo

      Sur les grands groupes de transports et les avantages pour leurs salariés :
      De ce que j’en vois, peut être pas représentatif, les livreurs sont pour beaucoup sous-traitants, donc non salariés du grand groupe, et soumis aux exigences de celui-ci.

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  6. Avatar de NBV
    NBV

    Comme dit sous un autre article, l’empreinte écologique des franciliens est supérieure à la moyenne française à cause de leurs habitudes de consommation et parce que la majorité des produits sont importés. Il faudrait donc leur appliquer une TVA spécifique afin qu’il arrêtent de consommer frénétiquement et donc de polluer.

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    1. Avatar de lyonavelo
      lyonavelo

      Ils ont une plus grande empreinte… car ils sont plus riches.
      http://www.reporterre.net/Les-riches-emettent-davantage-de
      Gros travail que de mettre en place une fiscalité écolo sans défavoriser les plus pauvres, mais on en prend pas le chemin.

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      1. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        En pratique, ce sont les plus diplômés qui émettent le plus de CO2
        http://transports.blog.lemonde.fr/2014/11/03/plus-on-est-diplome-plus-on-emet-de-co2-en-se-deplacant/
        OR

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      2. Avatar de LdMouton
        LdMouton

        Pouvez-vous nous fournir un lien vers l’étude du CEREMA que mentionne votre article ? Je n’ai trouvé que ça, qui ne donne pas cette conclusion sur le niveau de diplôme : http://www.codatu.org/wp-content/uploads/Damien-VERRY-14-oct-CEREMA.pdf

        Dire que les émissions de CO2 sont liées avant tout au niveau de diplôme, cela impliquerait que :
        – à revenu équivalent, le plus diplômé émet plus de CO2
        – à diplôme équivalent, le niveau de revenu n’influe pas sur les émissions de CO2.
        Ces deux assertions sont particulièrement contre-intuitives…
        Accessoirement, diplômes et revenus sont plutôt bien corrélés, en général.

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      3. Avatar de berchon
        berchon

        Oui, plus on est diplômé, plus le cerveau fonctionne, et plus le cerveau consomme de l’oxygène et émet du CO². Donc les cerveaux de légumes sont bien plus écolos que les cerveaux actifs.

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      4. Avatar de NBV
        NBV

        Une des premières mesures d’une fiscalité écolo serait d’arrêter de subventionner les TEC afin que les usagers les payent à leur coût réel. Ainsi, les franciliens auraient un revenu disponible inférieur et arrêteraient de consommer frénétiquement. Si cela n’est pas suffisant, la TVA devrait aussi être augmentée localement.

        Il faudrait aussi purement et simplement interdire la voiture individuelle en Ile-de-France. Elle s’avère non seulement parfaitement inutile au vu de la superficie de la région et de l’offre de transports disponible. Mais aussi, les conducteurs franciliens sont des dangers publics.

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      5. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        En fait, non, les conducteurs franciliens sont au contraire parmi les plus prudents.
        http://transports.blog.lemonde.fr/2014/03/05/les-radars-les-plus-performants-contribuent-a-la-baisse-de-la-mortalite-routiere/
        OR

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      6. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Intéressante cette haine du francilien… D’où vient-elle ?

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      7. Avatar de Axl
        Axl

        En general de provinciaux qui n’ont jamais mis les pieds a paris ^^

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      8. Avatar de Axl
        Axl

        L’oeuf ou la poule ?

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    2. Avatar de RLX
      RLX

      C’est vrai que en province personne ne prends la voiture et ne circule qu’en utilisant les transports en commun….
      Est ce qu’il vaut mieux un camion qui livre 100 personnes ou 100 voitures individuelles qui vont dans un super marché ?
      On devrait peut être appliquer une TVA automobile (ou doubler le prix du gazole) ?
      Les débats entre Paris et la province sont totalement stériles.

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      1. Avatar de NBV
        NBV

        C’est déjà le cas. Les taxes sur le gazole représentent plus de 60% du prix de vente, bien plus que la TVA seule donc.

        A contrario, rien ne freine les Parisiens et leurs pulsions consuméristes. Il est donc urgent de majorer la TVA en Ile-de-France afin de réduire leur empreinte écologique encore supérieure à la moyenne nationale.

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      2. Avatar de Ghost
        Ghost

        Êtes-vous sur que ce soit les parisiens qui soit plus consuméristes ?
        Ou plus simplement que la densité plus importante de population en région parisienne fait que cette région consomme plus…

        On pourrait ajout que cette densité de consommateurs permet de mieux rentabiliser les transports que l’habitat plus dispersé de la campagne (par opposition à Paris) ou les livreurs sont obligé de faire plus de chemin et de brûler plus de carburant.

        Je pense que le problème est plus compliqué que ce que vous semblez envisager.
        Et l’on touche au problème de la dé-densification de la région parisienne (ainsi que d’autres grosse villes française), et à la haine que certain semble avoir pour les parisiens…

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    3. Avatar de pierre
      pierre

      Moi, vivant à proximité de Rungis où des quantités phénoménales de marchandises arrivent tous les jours avant d’être ré-expédiées partout en France, je propose que tout le reste du pays sauf les franciliens paye une surtaxe parce qu’on est obligé de leur envoyer tous leurs produits.

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      1. Avatar de marabbeh
        marabbeh

        Ce sont les intermédiaires qu’il faudrait taxer. Cf le poisson pêché en Bretagne, expédié à Rungis, puis réexpédié sur les marchés bretons… Les provinciaux ne tirent aucun avantage de ce centralisme. Bien au contraire !

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      2. Avatar de pierre
        pierre

        Bah moi non plus je ne tire pas de bénéfice de la proximité de Rungis. Mais comme il paraît que « les franciliens » sont trop ci et surtout pas assez ça…

        Après, on peut taxer les intermédiaires, ça leur fera les pieds, tiens.
        Ah zut, ils vont basculer le montant de la taxe sur le prix de vente.

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  7. Avatar de Ghost
    Ghost

    Je ne suis pas vraiment d’accord avec le titre, mais plus avec le contenu de l’article.

    Du point de vue du consommateur, les frais de port lui sont effectivement offerts (si tenté que le prix des articles n’ai pas été monté pour les inclure…). Il y a bien quelqu’un qui abandonne une partie de sa marge pour faire cette remise et déclencher la vente.

    Mais du point de vue logistique, il est sur que le transport est toujours necessaire avec tout ce qu’il implique de livreur, de carburant brûlé, etc… Et c’est dans le fait de masquer toute cette partie que se trouve le problème, à mon humble avis. Les clients que nous sommes ne se rendent plus compte du véritable coût du transport, et de l’emballage qui va avec.
    Il est intéressant de regarder les différences de coût entre les différent mode de transport proposé par certain site pour se rendre compte que plus vite, c’est beaucoup plus cher (donc probablement plus polluant, plus demandeur de main d’œuvre…) ! Et nous somme plutôt dans une dynamique de « toujours plus vite »…

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  8. Avatar de Pierre
    Pierre

    Transport compris/pas compris, c’est comme HT et TVA quelque part.
    Le client regarde (consciemment ou inconsciemment) le prix global TOUT compris qu’il va payer et c’est ce prix, sur internet, qu’il va comparer éventuellement avec d’autres sites marchands.
    Quant au coût économique du transport, il reste négligeable ; une preuve : l’exportation de tronc d’arbres en pays asiatique pour les transformer et les renvoyer ensuite en Europe.
    Ecologiquement, c’est une autre question certes.

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  9. Avatar de Heuze
    Heuze

    Gratuité des péages : En moselle-est, les élus réclament la gratuité des péages sur l’A4. Ils invoquent la question de l’équité avec les mosellans qui bénéficient de l’autoroute gratuit de l’A31. Mais derrière cette mesure anodine, on oublie que c’est le contribuable qui paiera la facture.

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    1. Avatar de NBV
      NBV

      Le péage est de toute façon une totale ineptie. Cela incite les camions à empreinter les axes secondaires, causant bouchons et pollution.

      Les autoroutes devraient être financés en taxant les plaques d’immatriculation à l’année pour les voitures individuelles, au km avec un GPS intégré pour les poids lourds comme ce sera bientôt le cas en Belgique.

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      1. Avatar de doktoil makresh
        doktoil makresh

        Le contribuable a déjà payé les autoroutes via ses impots.
        Et pourquoi quelqu’un qui ne prend jamais l’autoroute mais qui possède un véhicule devrait payer pour celles-ci ?

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      2. Avatar de Ghost
        Ghost

        Le prix des péages semble sans doute élevé, mais vous oubliez qu’il faut ensuite entretenir ces autoroutes. Et que cela a un coup non négligeable, pour les sociétés privées qui en ont alors la gestion.

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  10. Avatar de pierre
    pierre

    Moui… donc on m’aurait aussi menti quand on me dit que ce sont les soldes et que tel objet est à -50% ? En vrai, il vaut pas soudainement deux fois moins cher ?

    Donc, ok pour dire « les frais de port, même gratuit, c’est du transport » en guise de rappel (et non pas de révélation), pourquoi pas. Et que donc cela implique de bouger tout autant les marchandises avec le coût en énergie, le travail humain, pourquoi pas.

    Cela dit, les frais de port sont bien offerts au client.
    On ne nous dit pas « et en plus ça va arriver par magie non polluante sans que personne lève le petit doigt »

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  11. Avatar de undefined
    undefined

    Ça me parait tout de même bien plus économique à tous points de vue d’avoir un livreur qui fait sa tournée pour transporter les achats de l’entrepôt jusqu’au client, plutôt que de transporter chaque client jusqu’au magasin. Je me trompe?

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  12. Avatar de cozin
    cozin

    le transport n’est jamais gratuit, pas plus que le déplacement de l’acheteur qui se rend dans une boutique (sauf s’il se déplace à pied et encore il y passe un certain temps).
    Le transport gratuit est certes une trouvaille commerciale mais les subventions publiques en France aux transports en commun sont-elles plus vertueuses ?

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  13. Avatar de JPL
    JPL

    Les blogs non plus ne sont pas gratuits, ni leur lecture.

    Une cinquantaine de lignes e quelques photos (pour les lecteurs ne sachant pas … lire?) pour exprimer un truisme : il y a plus efficace et moins gourmand en ressources!

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  14. Avatar de Manu
    Manu

    Donc, en résumé, vous nous méprisez, nous qui sommes trop bêtes pour acheter des cadeaux de Noël, les vendeurs qui sont trop avides pour nous faire payer les frais de port, les livreurs qui sont trop sous-payés, les routes qui sont trop routes, etc, etc, etc. On est tous sincèrement désolés de tellement vous embêter, malheureusement on doit tous vivre ensemble.

    Alors joyeux noël, cher voisin, on vous souhaite plein de bonne humeur pour les fêtes. Essayez de ne pas trop penser au climat pendant une semaine, vous verrez, ça lui fera peut être même du bien.

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    1. Avatar de Fabien F
      Fabien F

      Ah c’est dur Manu, de remettre un petit peu en cause son mode de vie..

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      1. Avatar de Manu
        Manu

        Effectivement, c’est dur.

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  15. Avatar de Hervé
    Hervé

    Mr Razemon, vous confondez coût et prix, ce qui est le B.A.ba de l’ économie. Les constructeurs automobiles ne dégagent pas des bénéfices en vendant leur voiture mais via les pièces détachées et leur offre de crédit. Et il est amusant de lire ce plaidoyer contre Amazon par un journaliste du Monde qui n’ hésite pas à recourir au service spécial du port de la Poste (qui sous-traite) pour ses abonnés de l’ édition papier (renseignez-vous sur le salaire des porteurs…) ou qui publie un supplément week-end inepte pour encaisser des recettes publicitaires. C’ est un peu l’ hôpital qui se fout de la charité…

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  16. Avatar de Aourelio
    Aourelio

    Olivier Razemon, j’approuve l’idée de creuser des points qui semblent anecdotiques, et qui pourtant ont d’innombrables effets collatéraux, ici sociaux et environnementaux.
    Mais tant qu’à creuser, peut-être aurait-il été intéressant de ne pas s’arrêter au coté « misérabiliste » de notre monde de consommation à outrance, même si je suis bien conscient que ça fait « bien » de critiquer…
    En l’occurence, le point sur le coût environnemental : oui c’est moche ces gros camions de livraison qui encombrent nos routes et nos rues, mais vous êtes vous poser la question de ce qui se produirait si tous ces bien étaient collectés, convoyés et déposés directement par des particuliers ? Combien de voitures, de km, de litres de diesel, pour transporter ce volume de biens ? Je serais intéressé que Le Monde/ Les Décodeurs nous livre une analyse comparée. Moi, je pari qu’il n’y a pas photos, entre tonton Marcel qui va chercher son micro-onde chez Darty à 20km de chez lui = 40km de trajet pour 5kg de produits livrés, et UPS et consorts, ou il s’agit d’un camion plein, avec un parcours totalement optimisé car c’est leur métier et leur marge,… ça coute pour l’environnement beaucoup moins cher. Pour la société, c’est à voir…
    Merci !

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      C’est une bonne idée, mais c’est un peu beaucoup pour un post de blog… C’est pour ça que j’écris des livres.
      OR

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      1. Avatar de Romain
        Romain

        Certes c’est un peu long pour un post de blog mais il aurait été bon de mentionner ne serait-ce que brièvement cet aspect du problème, plutôt que de véhiculer l’idée auprès de vos lecteurs que se faire livrer des achats à domicile engendre des problèmes environnementaux supplémentaires par rapport à d’autres pratiques de consommation. En revanche le volet social, j’en conviens, pose un certain nombre de questions par rapport à la distribution traditionnelle (bien que la poste n’ait pas attendu l’essor de l’ecommerce pour sous-traiter les livraisons à des entreprises peu regardantes vis à vis des conditions de travail et du droit du travail)

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      2. Avatar de Alexandre
        Alexandre

        Pour ceux que ça intéresse, le ministère des transports via le CEREMA a déjà étudié ce sujet. Voici, probablement parmi d’autres, un rapport d’étude qui compare justement différentes pratiques d’achat.

        Cliquer pour accéder à les_deplacements_lies_aux_nouveaux_modes_de_consommation_courante_cle266e2c.pdf

        En fait, le principal problème pour cette comparaison est de savoir : que font les gens du temps gagné à ne pas aller dans le magasin ? Font-ils un autre déplacement, ce qui annule pratiquement le bénéfice de la livraison. C’est un peu le même problème que pour le télé-travail, les études montrent que les personnes en télé-travail ne se déplacent pas forcément beaucoup moins, mais plutôt différemment.

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    2. Avatar de jmdesp
      jmdesp

      C’est essentiel d’avoir effectivement en tête cet ordre de grandeur de la consommation d’essence suivant le moyen de transport.

      En fait pour 1m3 de marchandise, il faut la même quantité d’essence pour les transporter sur :
      – 10 km en voiture particulière
      – 40 km avec un petit utilitaire (de 10 m3)
      – 105 km en semi-remorque (de 80 m3)
      – 1200 km en porte-container (dans les méga-porte-container de 14 000 container)

      Conséquence importante, un transport intercontinental en porte-container a en soi un impact carbone si faible que celui des produits locaux s’ils sont produits de manière moins efficace est facilement supérieur. Pour les porte-container, le résultat est aidé parce que l’eau a très peu frottement, parce que le volume est énorme, parce que les diesels marines sont les moteurs les plus efficaces au monde (rendement d’un MAN Diesel S80ME-C Mk7 de 54,4% là où le moteur de votre voiture descend à moins de 20% en ville à faible vitesse sur les petits trajets).

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      1. Avatar de Modeste Eponpon
        Modeste Eponpon

        Vous avez tenu compte dans votre calcul de l’énergie qui est consommée dans les gigantesques centres logistiques qui font passer les produits du porte-conteneur au camion ? Des dégats environnementaux qu’impliquent la multiplication des zonings qui accueillent ces entrepôts ? du fait que l’importation depuis la chine en porte conteneur ne diminue pas le transport local mais vient s’y ajouter ?

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  17. Avatar de T.R.
    T.R.

    Oui les frais de port gratuit sont un artifice de présentation qui facilite la lecture par le client de coût que représente l’acquisition du produit.
    Ce qui intéresse l’acquéreur, c’est la somme qu’il doit débourser pour l’acquisition, et non pas la manière dont les différents intervenants vont se la partager.
    Sinon, il faudrait, au lieu de dire qu’un produit coute 100 euros,
    il coute 5 euros de livraison, 20 euros de TVA, 10 euros de bénéfice, 30 euros pour les matières premières, 17,55 pour la conception, 2,53 pour les frais administratifs, 4,57 pour le loyer du siège etc. etc. etc.
    Mais tout cela n’a aucun intérêt pour le client.

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  18. Avatar de Kabby
    Kabby

    Qui a jamais été dupe ? Croyons-nous que lorsque l’on paie « effectivement » les frais de port, les livreurs sont mieux payés, plus heureux, se garent en respectant le code de la route, utilisent des véhicules qui polluent moins ? Non… C’est juste de l’argent en plus pour la société qui nous vend le produit, et dont le premier mouvement n’est généralement pas de redistribuer cela à ses employés ; le transporteur, lui, est payé quoi qu’il arrive selon les termes de son contrat avec le vendeur.
    Quant à la « gratuité » des frais, même les plus naïfs savent bien que ce n’est pas un cadeau mais un argument de marketing, qui permet de couper l’herbe sous le pied des concurrents, et donc de gagner plus, parce que l’on vend plus en volume. Certes, si on dégage de bonnes marges, on peut se payer des véhicules de livraison propres, électriques, que sais-je… Mais ça aussi, c’est un argument marketing… Celui qui achète est toujours celui qui paie, et si après comparaison, il décide de payer le prix le plus élevé, c’est soit qu’il a les moyens de financer ses fantasmes de générosité écologisante (et grand bien lui fasse, mais cela n’en reste pas moins du fantasme), ou bien qu’il est un peu neuneu…
    Elle est pas belle, la vie ?

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  19. Avatar de Joz
    Joz

    Olivier est mon berger :
    je ne manque de rien.
    Sur des prés d’herbe fraîche,
    il me fait reposer.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      😀
      OR

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  20. Avatar de Un prolo reconnaissant
    Un prolo reconnaissant

    Merci de remettre les points sur les i.

    Je n’avais jamais songé que si je ne me prenais pas ma fiat panda pour me déplacer en personne au magasin But, le transport de mon écran plat 64 pouces générait quand même des frais, du CO2 et tout le toutim.

    Moi qui pensait avoir trouvé la solution pour sauver la planète, je suis bien déçu.

    Heureusement que vous êtes là pour me sortir de l’ignorance.

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  21. Avatar de berchon
    berchon

    Cette brillante analyse oublie que les services publics desservent de toute façon, et même à vide, les points de distribution. Ce coût fixe, financé soit par l’impôt ou d’autres services, est simplement rentabilisé s’il est utilisé pour transporter des marchandises. On devrait donc le mettre en balance non seulement avec le déplacement privé d’achat sur place, mais aussi la multiplication des offres, qui aboutissent à une myriade de camionnettes ou camions, pas forcément mieux remplis. Autre versant de cette organisation, seul l’expéditeur est habilité à réclamer auprès du transporteur. Le consommateur final est souvent démuni quand la livraison se passe mal. (retard, perte, casse)…

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  22. Avatar de Bertrand
    Bertrand

    J’ai été ecommerçant. Cet article est de mauvaise foie et ne veut pas dire grand chose. Le transport se paye quelque part effectivement. Ce n’est pas forcément le client qui le paye.

    « Transport gratuit » ou « Frais de port offert » (souvent à partir d’un certain montant d’achat !), cela veut tout simplement dire que le vendeur les prend à sa charge.
    Rien n’est gratuit pour le vendeur. Le vendeur, en indiquant cette promotion et en mettant 0 € dans votre panier, espère que cela génèrera plus de ventes.
    Au final, le client est content parce qu’il a eu une remise, le vendeur est content car il a baissé sa marge mais il a fait plus de volume (il pourra ainsi mieux négocier ses prix à son fournisseur, même auprès du transporteur) et le transporteur est content pour la même chose.

    Mais je peux vous dire qu’être ecommerçant, c’est pas la gloire face aux marketplace cdiscount, rueducommerce, fnac, pixmania etc… ! Sauf pour ces grosses enseignes qui brassent des millions chaque jour en intégrant les petits ecommerçants.

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  23. Avatar de cousin
    cousin

    J’avoue ne pas comprendre ce que veut dire ‘la jouissance de se garer gratuitement’
    Phantasme gratuit d’autiste de la réalité subie par tous

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    1. Avatar de Kas'
      Kas’

      Parce que c’est bien connu que personne n’a jamais évité de payer le parcmètre sarcasme

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  24. Avatar de Graphisto
    Graphisto

    «  »…Les frais de port, c’est le salaire du livreur sous-payé … » » , eh oui, en cherchant quelques chiffres dans des études sociologiques du travail, on apprendrait qu’une bonne partie des emplois créés actuellement sont des emplois d’esclaves de ce genre, qui demandent un rendement et une vitesse d’exécution, c’est tout. Il est donc utile de rappeler, dans un article qui profite des fêtes de fin d’années très utilisatrices de livraisons, les grandes difficultés, voire les grandes détresses qui se trouvent dans ces métiers. Certains commentaires ne font pas preuve de beaucoup de compréhension sur le sujet.

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  25. Avatar de Emmanuel
    Emmanuel

    Article de circonstances mais qui ouvrent les portes ouvertes des circuits logistiques. Evidemment que rien n’est gratuit. La reference a un article de 2013 est interessante. Le transport logistique, ce si mal aime, si oublie, mais si necessaire pour approvisionner le caviste que l’on aime tant, par ex. Le truck bashing? Et pourquoi ne pas enqueter sur ces tres nombreux bus ratp qui circulent quasi a vide en dehors des heures de pointe? Pourquoi ne pas enqueter sur ces bus hybrides bricoles par Heuliez qui circulent entre Bastille et Montparnasse? Reve ecologique (et de sauvegarde de la Royal-Heuliez..)!! Car a chaque terminus, pendant le temps de pause du chauffeur, celui ci fort legitimement pour ne pas se geler ou avoir trop laisse le moteur thermique en route… Et la aussi ce n’est pas gratuit. Co2, fioul, usure moteur, nuisances sonores. Peut etre des particules fines mais gratuites mais qui ont aussi un cout! Et l’erreur de nos technocrates au moins sur ce sujet, elle doit etre gratuite, elle aussi.

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  26. Avatar de Gilbert Sroussi
    Gilbert Sroussi

    Monsieur de la Palice ou Palisse n aurait pas dit mieux!

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  27. Avatar de Manolo
    Manolo

    Article sans aucun intérêt. Offrir les frais de transport est une promotion comme une autre. Personne ne s’imagine que transporter un colis ne coûte rien à personne.

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  28. Avatar de jn
    jn

    En lisant ce blog j’ai utilisé de l’énergie et peut-être même pire, de l’énergie nucléaire, vous savez celle qui n’émet pas de CO2 et que les écolos ont combattu pendant des décennies.
    Mince, je croyais que lire ce blog était gratuit, mais non, je pollue; de plus les informaticiens qui ont produits des logiciels de blog sont surement sous payés ( et peut être même qu’il se sont garés sur le trottoir pour aller au travail….)….
    Peut-être même qu’ils ont fumés une cigarette dont ils ont jeté sur le trottoir, vous savez ce filtre qui prend 5 ans à disparaitre…
    arrgghhhhhh, monde cruel, vite le retour aux champs comme dirait pol pot (minuscules car il ne mérite pas de majuscules).
    Vite, arrêtons tout !!!!

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  29. Avatar de marabbeh
    marabbeh

    … article qui illustre l’art d’enfoncer des portes ouvertes…

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    1. Avatar de Steph
      Steph

      Les frais de port existent, l’eau mouille, Bruce Wayne est Batman.

      Plus d’infos à 8 heures.

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  30. Avatar de kassaiev
    kassaiev

    prêchi-prêcha…

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  31. Avatar de TOTO
    TOTO

    L’avantage de cet article est qu’il peut être recyclé avec un autre titre…

    Les 3/4 des arguments de cet article sont valables avec des frais de port payants…

    La ligne éditoriale est « consommer tue » !!! … remarque… vivre aussi…

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  32. Avatar de heterogene
    heterogene

    Bonjour,
    j’espère qu’avec autant de sagacité vous êtes un élu du peuple,
    un décideur, parce que comme journaliste c’est plutôt la chronique de mme michu.
    Au passage, j’en ai marre que les pistes cyclables soient majoritairement pris sur l’espace piétons. Je veux pouvoir marcher librement.
    Le vélo n’est pas une politique de transport en commun , c’est le cache sexe d’un manque de travail sur la question.

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  33. Avatar de Mouvements d'Idées
    Mouvements d’Idées

    Il faut souligner que les stratégies de frais de port offerts ne peuvent être employées que par les entreprises disposant d’un logistique importante et ayant un volume de commandes massif, comme Amazon ou autres propriétaires d’entrepôts sillonnés par des manutentionnaires robotisés.
    …Et aussi, que cette invisibilisation des frais de port entraîne aussi une invisibilisation de toute la chaîne. Le SAV type « le client
    est roi » que pratiquent Amazon ou Sarenza (qui vous donne la possibilité de commander 3 paires de godasses et d’en renvoyer 2 à leurs frais) ne peut s’appuyer que sur une main d’oeuvre sous-payée et exploitée jusqu’à l’os.
    La concurrence pour les indépendants comme nous (ou pour les magasins de chaussures dans le cas de Sarenza) est terrible, avec des client-e-s qui s’attendent à pouvoir renvoyer à nos frais un livre qui leur a coûté 5 euros…

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  34. Avatar de Anthony
    Anthony

    Article totalement inutile … j’aimerais lire des choses interessantes sur lemonde merci .

    En plus d’etre totalement bobo , vu vu et revu ainsi que faux sur certains points , la qualite du texte est vraiment alarmante pour un journal comme le votre .

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  35. Avatar de Emile de Bruxelles
    Emile de Bruxelles

    En même temps si je commande par Internet et choisis d’aller chercher la marchandise sur place, je génère aussi des coûts de transport que je ne paie que partiellement: mon essence, mon assurance auto, ma bagnole. Mais je ne paie pas vraiment pour les embouteillages que je cause, la pollution, etc. Question: si l’on tient compte de tout (le coût vérité donc) est-il mieux de faire livrer ou d’aller enlever sur place?

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    1. Avatar de Gring
      Gring

      Théoriquement, la livraison est plus écologique et économique : Un livreur qui livre 15 clients remplacera 15 allers/retours en voiture.

      Mais bon, théoriquement, le train devrait être plus économique que le transport routier.

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      1. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Si on prend en compte les coûts complets, et pas seulement « le prix de l’essence » comme beaucoup le font, le train est effectivement plus économique que le transport routier.

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      2. Avatar de Gring
        Gring

        Pour le transport de personnel, il y a des voitures correctes à 1500€, dont l’entretien, (si on n’est pas un gros dindon qui va au garage pour changer ses essuie glaces), revient à 200€ par an, et qui peuvent transporter 4 personnes pour le prix d’un seul billet de train (voire beaucoup moins en fonction du yield management).

        Pour le frêt, ça serait moins cher si c’était correctement organisé.

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    2. Avatar de tissot

      Le mieux est de produire et de consommer sur place.
      Mais c’est s’attaquer à la mondialisation…le nouveau credo universel.

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  36. Avatar de Jenecomprendspas
    Jenecomprendspas

    Mais vous essayez de dire quoi exactement ?

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  37. Avatar de Attercap
    Attercap

    Un paragraphe sur les drones aurait été particulièrement approprié au sein de cet article. Les drones : on en parle beaucoup ; ils vont « révolutionner » le dernier kilomètre, etc.
    Qu’en est-il vraiment ? Intox, buzz ou intérêt (quel intérêt : économique, logistique, écologique ?)

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Je comprends. Mais pour le moment, la livraison par drone reste marginale. On en reparlera quand ça sera devenu une réalité, à condition que cela le devienne.
      OR

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      1. Avatar de Attercap
        Attercap

        Donc pour le moment, cela reste essentiellement une stratégie de communication. (on en attend pas moins d’Amazon). Affaire à suivre, donc !

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  38. Avatar de Jampess
    Jampess

    Alors d’accord les frais de ports sont gratuits, mais c’est kikipaye ??

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  39. Avatar de Fred
    Fred

    J’ai eu du mal à voir où venait en venir l’auteur de l’article. Pour moi le réel problème des frais de ports gratuits est de ne pas inciter le client à grouper ses achats pour les minimiser.

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  40. Avatar de Bob
    Bob

    Mais quel article de merde! Forme à chier, fond vide, du blabla sans queue ni tête… Les frais du journaliste pour cet article devraient être offerts…

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    1. Avatar de gch
      gch

      Voilà qui est peu urbain.

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  41. Avatar de Did56
    Did56

    Pas bien compris en quoi les frais de port payants amelioraient le salaire des livreurs et diminuait la pollution. Quant à aller acheter en magasin, outre l’utilisation fréquente de l’automobile, il y a les coûts financiers et environnementaux des surstocks.
    En conclusion, tout est catastrophique! Je retourne me coucher pour attendre la fin.

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  42. Avatar de Dvd
    Dvd

    Quel scoop. Article totalement insipide, inutile et parfois faux.

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  43. Avatar de Styler 2000
    Styler 2000

    Mes plus sincères félicitations. Vous avez réussi à mettre tout le monde d’accord … sur le fait que votre article est une sous-crotte totalement navrante.
    Encore bravo, le veau.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      En revanche, votre commentaire est fin, distingué, raffiné.
      Sur le fond, je constate que lorsqu’on découvre que, oui, se déplacer et déplacer des marchandises coûte de l’argent, on se fâche. C’est agaçant d’être dérangé dans ses habitudes, hein?
      OR

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      1. Avatar de waterBoy
        waterBoy

        Sur ce coup là, c’est surtout que votre article est un tissu de poncifs partiel et parcellaire. Voire partial. C’est en outre un texte laborieux à lire (bien davantage que d’habitude en ce qui concerne vos articles pour ma part), ni factuel, ni d’analyse.

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  44. Avatar de Kiki
    Kiki

    Que dire du port des journaux, subventionné…

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  45. Avatar de Ju
    Ju

    Un article destiné à un lecteur de 12 ans d’âge…. vous auriez du faire paraître ça dans la section enfant.

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  46. Avatar de Rimousk
    Rimousk

    Finalement ceux qui vont faire leur courses (pas forcément en voiture ) payent plus chers pour que ceux qui bénéficient du soit disant transport gratuit en profitent . Merci qui!

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  47. Avatar de Bertrand
    Bertrand

    Il faudrait arrêter d’embaucher des stagiaires pour écrire de tels articles inutile et complètement débiles. Il faudrait nous payer pour pouvoir les lire, tellement s’est épuisant.

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  48. Avatar de Tom
    Tom

    Pour info, il y a quelques enseignes qui indiquent sur leur site le coût réel (approximatif) qu’ils supportent pour la livraison d’un objet commandé en ligne et livré chez le client.

    Officiellement c’est pour sensibiliser à ce coût, une démarche en cohérence avec le propos de l’article; officieusement c’est un peu moins noble, c’est surtout un moyen de faire passer la pilule de la facturation (d’une partie au moins) de ces frais, lorsqu’ils deviennent non négligeables.

    Pour un petit meuble de 10-20kg par exemple, le coût réel est de l’ordre de 25 euros, facturé selon les enseignes entre 0 et 25 euros, ce qui peut dissuader un client, d’où cette technique marketing, dont j’ignore l’efficacité au demeurant.

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  49. Avatar de NBV
    NBV

    Dites-donc les rageux ! Ce n’est pas parce que cet article (et par extension ce blog) présente une vision biaisée des choses que vous êtes en droit d’insulter son auteur. Même le trolling se doit d’être distingué.

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  50. Avatar de Alcofibras

    Que j’aime lire les commentaires sur ce blog ! Vous ne trouverez guère dans d’autres pays une telle capacité à justifier ses comportements.

    Même ceux qui se garent en voiture (pas à pédales !) sur les pistes cyclables sont les rois de l’optimisation écolo. Ils utilisent une surface urbaine si rare et si peu utilisée par ces cyclistes incivils.

    Pauvre Olivier. Ou heureux Olivier R. ! il remplace le curé qui vous absoud de vos pếchés. Il offre le tableau de défoulement gratos. Un bien beau métier.

    Prions pour ces pauvres franciliens (que c’est beau francilien et ça fout en l’air l’habituel, Parisien tête de chien, Parigot tête de veau (qu’aimait tant Chirac)) provinciaux (encore un terme tellement français) expatriés qui rêvent de quitter notre belle capitale pour retourner dans les lointaines provinces.

    Vive le bouisinesse !

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