Des enfants dans les rues de Paris, courant, jouant, pédalant, trottant, surfant… Des terrasses de café pacifiées, propices à la conversation. La « journée sans voiture » (ici sur le site de la Ville) fait de la capitale une métropole apaisée, joyeuse, humaine. Une image exceptionnelle. Ce dimanche 25 septembre, Paris connaîtra de nouveau, de 11h à 18h, cette courte pause, loin du chaos urbain qui la caractérise les autres jours de l’année.

La deuxième édition de la « journée sans voiture » version Hidalgo est plus ambitieuse que celle de l’an dernier (rappel ici). Tout ou partie des vingt arrondissements sont concernés par la piétonisation temporaire, contre seulement quatre (et quelques rues adjacentes) le 27 septembre 2015. 650 kilomètres de chaussée, insiste l’Hôtel de Ville, qui, tout à son objectif, a fixé des règles draconiennes.

Zéro Autolib’. Dans le périmètre considéré, la circulation motorisée est strictement interdite. Cela concerne les voitures, bien sûr, mais aussi les deux-roues motorisés, gros pourvoyeurs de vacarme et de gaz d’échappements nauséabonds, comme le confirme cette étude. Les véhicules électriques, y compris les Autolib’, ne circulent pas non plus dans le périmètre. Une évidence : si on veut laisser un enfant jouer dans la rue, il faut non seulement le préserver de la pollution et du bruit, mais aussi de la vitesse et du danger. Les vélos, y compris à assistance électrique, sont en revanche les bienvenus.

Seuls les véhicules d’urgence, les bus, les riverains (merci Mathieu), les voitures disposant d’un macaron handicap et les taxis (mais pas Uber et compagnie qui râlent, du coup) disposent d’un passe-droit. L’an dernier, les promeneurs avaient déploré la présence de taxis circulant à toute vitesse. Cette année, la limite est fixée à 20 km/h et s’applique également en-dehors du périmètre préservé. Enfin, cela va sans dire, le métro fonctionne normalement.

Voies sur berges. Cette « journée sans voiture » prend une connotation particulière au moment où le débat parisien se focalise sur la piétonisation des voies sur berges de la rive droite de la Seine. Anne Hidalgo, qui aime se présenter en championne de la pureté de l’air, en profitera sans doute dès lundi pour communiquer sur la prodigieuse baisse de la pollution atmosphérique qui ne manque pas de se produire lorsqu’on limite fortement la circulation motorisée.

Voies sur berges (eh oui!) : Quand les voitures s’évaporent (août 2016)

Bruxelles, Bordeaux, Les Lilas. L’opération ne présente toutefois pas le caractère extraordinaire que l’on voudrait lui donner. Les premiers dimanches sans voitures sont apparus dans les années 1950 puis 1970. A la fin des années 1990 et au début des années 2000, Paris et nombre villes françaises et européennes faisaient du 22 septembre, chaque année, une journée non motorisée. L’événement pouvait tomber un dimanche, mais aussi un samedi ou un jeudi. Ce qui amenait nécessairement les habitants à se poser la question de leurs déplacements quotidiens. Un peu comme lors d’un pic de pollution.

A propos : Circulation alternée: 15 alternatives efficaces à la voiture individuelle (mars 2015)

Paris n’a pas le monopole de l’apaisement temporaire. Bruxelles a fêté sa « journée sans voiture » le 18 septembre, et une opération similaire est organisée ce dimanche aux Lilas (Seine-Saint-Denis). A Bordeaux, c’est aussi le cas, non pas sept heures par an comme à Paris, mais un dimanche par mois.

Vélo-parades. Nantes et Strasbourg ont abandonné le symbole du 22 septembre depuis longtemps, mais les deux villes optent pour des événements récurrents qui limitent de facto la circulation automobile. Dans la capitale alsacienne, une « vélo-parade » nocturne s’est déroulée début juin et se tiendra chaque année. La maire de Nantes, Johanna Roland, soutient un concept analogue, qui pourrait prendre place dès juin 2017 et être réédité tous les deux ans.

La fête à Paris. En attendant, malgré un passage pluvieux en milieu de journée, Paris s’apprête à faire la fête. De multiples événements sont organisés, parade sans moteur, pique-nique géant, débats consacrés à la pollution ou mesure, par smartphone interposé, du bruit ambiant.

Une liste non-exhaustive de ces événements est présentée sur le site de la Ville, et Le Figaro s’est même fendu de 5 « idées de sortie » pour l’occasion.

Olivier Razemon,  sur Twitter, Facebook et Instagram.

Bonus, spécial 1998. Le 22 septembre 1998, à Strasbourg, la « journée sans voiture » incitait déjà les habitants à emprunter le tramway, le vélo « et même d’autres moyens non conventionnels, comme la voiture électrique ». Le maire qui témoigne dans cette vidéo diffusée par l’INA s’appelait déjà Roland Ries. A croire que rien n’a changé depuis.

 

Après-coup, lundi 26 septembre. Sous la pluie (de midi à 14h) ou sous le soleil (avant et ensuite), des milliers de personnes ont arpenté la ville à pied, à vélo ou à trottinette. Mais tous ont été frappés par l’omniprésence des engins motorisés dans le périmètre. Taxis, motos, mais aussi voitures particulières circulaient à bonne vitesse, bien au-dessus de la limite de 20 km/h autorisée. Les feux de signalisation fonctionnaient normalement, ce qui incitait tout le monde à prendre sa place habituelle, voitures occupant tout l’espace de la rue, vélos sur les côtés et piétons… sur le trottoir. On n’a pas retrouvé l’enthousiasme de l’an dernier. La divine surprise est passée. Ou alors, les parisiens sont blasés. OR

Pour poursuivre le débat :

Vélos contre voitures, un choix politique (septembre 2015)

10 choses pas très consensuelles à savoir sur la « voiture écologique » (janvier 2014)

Dans 10 ans, toutes les voitures neuves seront électriques » Ou pas. (juin 2015)

 

 

159 réponses à « La « journée sans voiture », une courte pause dans le chaos urbain »

  1. Avatar de vu de sirius
    vu de sirius

    c’est un gadget, c’est tout; certes, je suis partisan de limiter la place de la circulation motorisée (il n’y a pas que des voitures, loin de là, d’ailleurs…), mais pas n’importe comment. La piétonnisation des voies sur berges, sympathique au premier abord, me semble finalement une erreur, vu le chaos que cette mesure entraine dans la circulation parisienne : je livre du matériel régulièrement au centre de Paris, je suis bien payé pour le savoir.

    J’aime

    1. Avatar de izotop
      izotop

      quand les livreurs ne voudront plus livrer les iphones aux parisiens pour causer de bouchons, quand les restaurants seront vides de victuailles car plus un camion ne viendra de rungis,
      le bobo ecolo reflechira t il ou bien accusera t il le grand complot international?
      La bonne nouvelle, c’est que la réalité n’attend pas paris
      Paris sous l’impulsion de sa maire inspectrice du travail? et des verts se transforme à vitesse grand V en ville musée.

      On vire les gens et les entreprises
      On expulse les sans papiers et ls refugiés en proche banlieu au pretexte de les aider
      On refait les facades, on ouvre le dimanche
      D’ici 10/15 ans, paris sera le premier concurrent de disney.
      Si c’est ce que veulent ses habitants,…. pour quoi pas

      Par contre si le parisien refuse la voiture du banlieusard, j’ai du mal à comprendre pourquoi le banlieusard accepterait l’avion ou le train ou l’autoroute qui mene le touriste à paris?
      A quand des peages et des fermetures d’aeroports???

      De meme, pour combien de temps les habitants du grand est accepteront que les terres agricoles soient inondées pour defendre paris des inondations?

      Le parisien ecolo bobo, ne se rend pas compte que son petit confort depend essentiellement du bon vouloir des gens qu’il meprise. C’est risqué

      J’aime

      1. Avatar de Ioan
        Ioan

        Extrêmement juste. Mais cela dépasse sans doute la tolérance idéologique du bobo ci-présent. Et cela ne risque pas de changer…sa certitude, il la puise dans la convinction d’être du bon côté de l’Histoire. Comme vous dites, la réalité n’attendra pas d’être appelée pour se montrer.

        J’aime

  2. Avatar de Bicou
    Bicou

    Cette haine des bobos au pouvoir à Paris est tellement caricaturale !
    Il n’ont pas l’air de se rendre compte que la capitale de la France devient peu à peu une ville provinciale, complètement débordée par les métropoles du XXIeme siècle que sont par exemple Londres ou Shanghai.
    Les réglementations et interdictions qu’ils imposent en dépit du bon sens ne semblent être dictées que par leurs idéologies socialistes (la haine de la réussite individuelle) et leurs nombrils (cf. camps de naturistes).
    D’ici moins de 10 ans, les voitures seront largement électriques, leurs interdictions de circulation seront ridicules, mais eux resteront stupidement arc-boutés dans leurs postures baroques et archaïques…
    Mais d’ici là, les electeurs les auront virés comme ils le méritent ! 😉

    J’aime

    1. Avatar de JN
      JN

      Et que change le fait de passer à l’électrique, à part délocaliser la pollution ?

      La principale des pollutions induites par les automobiles, c’est leur encombrement et leur danger pour les piétons et cyclistes. Et cela ne disparaîtra pas avec l’électrique, en revanche cela pourrait s’atténuer avec des véhicules sans conducteur partagés.

      Le principal reproche que l’on puisse faire à l’automobile, au-delà de la pollution directe, est de permettre l’étalement urbain et la dissociation des fonctions (travail, commerce, résidence), qui non seulement augmentent considérablement la pollution, mais surtout rendent nos villes moches et font disparaître la nature (qui n’est plus visible que sous la forme de parcs d’attraction plus ou moins protégés). Et pour ces problèmes là, il n’y a pas de solution technologique, il n’y a qu’une solution : réduire le nombre de véhicules en circulation.

      Ce constat n’a rien d’idéologique, il est purement rationnel, et d’ailleurs il est fait dans la plupart des villes de France quelle que soit la couleur politique de leur administration.

      J’aime

      1. Avatar de Bicou
        Bicou

        Cette haine anti-voiture est vraiment hallucinante !
        La voiture est l’expression indiscutable de la liberté conquise par l’individu grâce à la technique. La voiture est bien entendu indissociable de la liberté d’aller et venir, où bon me semble.
        S’opposer à la voiture électrique pour les raisons que vous avancez (« encombrement », « dissociation des fonctions » (sic !), « villes moches » (re-sic !)…) trahissent un esprit réactionnaire, hostile à la liberté. Un vrai robespierriste, qui ne rêve qu’entraves, contrôles, interdictions, étrangement associés ici à un archaïsme petit-bourgeois anti-moderne. Bref, vous êtes un cas d’école, un specimen rare à conserver pour une autopsie le moment venu… 😉

        J’aime

      2. Avatar de JN
        JN

        Faudrait peut-être se calmer et respirer un peu.

        Il se trouve que le réactionnaire anti-moderne anti-technicien à qui vous écrivez est docteur en physique et ingénieur R&D dans une PME industrielle fabricant des systèmes laser de très haute technologie (leader mondial). Il y a des chances pour que je sois mieux placé que vous pour savoir quel est le pouvoir de la technique et ses limites…

        Mais s’il vous plaît de penser que la voiture est un symbole de liberté et de mobilité libre à vous, quant à moi je continuerai à doubler chaque soir sur mon vélo des files interminables de véhicules bloqués dans les embouteillages et à mettre moitié moins de temps pour rentrer à la maison que mes collègues voisins. La liberté de faire du surplace dans un véhicule conçu pour rouler à plus de 150 km/h, je vous la laisse volontiers.

        Constater que la voiture est le moyen de transport le plus inefficace en ville est du bon sens, pas de l’idéologie.

        J’aime

      3. Avatar de izotop
        izotop

        C’est rigolo qu’un docteur en physique censé sourcer et demontrer toutes ses affirmations utilise les expressions ‘constater’ et ‘ c’est du bon sens’
        C’est du bon sens que la voiture a beaucoup d’avantage sauf a prendre ses utilisateurs pour des debiles.

        De la vous avez 2 options: soit vous essayez de comprendre pourquoi les gens utilisent leur voiture et comment faire pour qu’ils arretent
        soit vous faites comme l’ex meilleur ami des femmes et de l’environnement, les verts, la maire de paris, les ecolos bobo en general et la sphere mediatico- khmer verte, vous prenez les gens pour des cons.
        Le probleme quand on prend les autres pour des cons, c’est que les autres n’apprecient pas trop en general

        J’aime

      4. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Tu radotes Izotop.
        Calme toi
        OR

        J’aime

      5. Avatar de Bicou
        Bicou

        Je ne vois aucune raison, vraiment aucune, pour laquelle un docteur en physique ne puisse être « un esprit réactionnaire, hostile à la liberté, un vrai robespierriste, qui ne rêve qu’entraves, contrôles, interdictions » !
        (vous en être d’ailleurs la vivante illustration)
        L’Histoire a amplement démontré le positionnement idéologique des scientifiques, qui balaye tout l’éventail politique…

        J’aime

      6. Avatar de JN
        JN

        Tiens c’est bizarre, je ne peux pas répondre à Izotop, je le fais donc sur mon précédent message.

        Le mot « constater » est tout simple sous ma plume : si vous connaissiez un peu mieux les docteurs en physique, vous sauriez qu’il y a quelque chose qu’ils apprécient bien plus que le sourcing ou les démonstrations théoriques : c’est l’expérience. Il suffit de comparer une fois un parcours urbain de moins de 10 km effectué à l’heure de pointe en voiture ou à vélo. Pour ma part en partant de chez moi comme en rentrant à la maison je sais à la minute près l’heure à laquelle j’arriverais à destination, et j’ai besoin de moitié moins de temps que certains collègues habitant dans le voisinage. Ceci s’ajoute au fait surprenant d’utiliser 1500 kg de matériaux divers pour déplacer 1,2 corps humain en moyenne, chose possible avec un véhicule 100 fois plus léger. Donc oui, j’affirme que la voiture est le moyen de transport urbain le plus inefficace, ce qui ne retire rien de ses qualités pour des trajets à plus longue distance vers des destinations mal desservies.

        Dans un monde idéal il faudrait utiliser le moyen de transport le mieux adapté au trajet que l’on doit effectuer, et si la majorité des gens ne le font pas en ville (sauf peut-être à Paris et dans les cœurs d’agglomération), c’est surtout parce que la voiture est un objet tellement dispendieux qu’il faut bien en justifier la dépense par l’usage, ce qui répond à votre deuxième paragraphe.

        J’aime

      7. Avatar de JN
        JN

        @ Bicou

        Êtes-vous au courant que la sacro sainte liberté dont vous êtes apparemment un défenseur zélé s’applique à tout le monde et pas seulement aux amateurs d’embouteillages ? Défendez-vous aussi ardemment les piétons contre tous ceux qui considèrent les trottoirs comme un parking ?

        Quant à l’esprit réactionnaire, ce n’est pas moi que je sache qui veut revenir à l’urbanisme des années 70.

        Pour le reste « un esprit réactionnaire, hostile à la liberté, un vrai robespierriste, qui ne rêve qu’entraves, contrôles, interdictions » me semble plus correspondre à la description d’un automobiliste doudoumaniaque hostile à la remise en cause de son mode de vie égoïste et prêt à tout pour le défendre, en témoigne votre incroyable agressivité.

        En ce qui me concerne je n’en ai rien à faire si des gens prennent du plaisir à rester agglutinés dans les bouchons et à tourner des heures pour trouver un stationnement, ils peuvent bien continuer aussi longtemps qu’ils veulent tant qu’ils me laissent libre de choisir le moyen de transport qui me plaît, et n’essaient pas d’entraver ma liberté qui les insupporte parce qu’elle nie leur choix de vie. Il me semble que ça c’est la définition d’un libertaire.

        J’aime

      8. Avatar de izotop
        izotop

        A priori radoter pollue moins qu’utiliser l’hélicoptère OR.

        J’aime

      9. Avatar de Bicou
        Bicou

        @ JN
        Vous êtes « libertaire » ?
        Grand bien vous fasse.
        Moi, je suis « libéral », voire même « libertarien ».
        Et je vous renvoie l’argument : « laissez-moi libre de choisir le moyen de transport qui me plaît, et n’essayez pas d’entraver ma liberté qui vous insupporte parce qu’elle nie votre choix de vie ».
        Mais non, vous ne voulez pas, vous dénoncez mon « égoïsme » (sic) et vous préférez me parler d’entraves, de contrôles, d’interdictions.
        Vivre ensemble.
        Vraiment ?

        J’aime

      10. Avatar de JN
        JN

        Allez ça ne sert à rien de poursuivre avec quelqu’un qui ne sait même pas lire (où-ça entraves, contrôles, interdictions ?). J’attends toujours que l’on réponde à mes arguments, ne serait-ce qu’une fois, par autre chose que des anathèmes, l’arme de celui qui n’a rien à dire.

        Sur ce bonne route, et profitez bien des embouteillages.

        J’aime

      11. Avatar de Bicou
        Bicou

        @JN
        Mais c’est vous-même qui avez écrit : « il n’y a qu’une solution : réduire le nombre de véhicules en circulation » ! Vous êtes donc bien partisan d’entraves, de contrôles et/ou d’interdictions.
        Vos arguments sont certes rationnels (on peut en faire le crédit à un physicien), mais ils ne prennent pas en compte l’irréductible irrationalité de la liberté.
        Et si l’usage de la voiture n’est pas toujours rationnel, celle-ci n’en est pas moins un instrument de libération, au libre gré de son utilisateur. S’opposer à cela, c’est s’opposer à la liberté d’aller et venir, une des toutes premières libertés humaines.

        Et en effet, je pars tout à l’heure à Beaune (depuis Paris) pour y déguster professionnellement de bons vins, et je dormirai ce soir à Bordeaux : voilà une grande journée d’automobile qui me réjouit, prenant bien garde d’éviter l’excès d’alcool.

        J’aime

      12. Avatar de JN
        JN

        Je me suis peut-être mal exprimé, mais non, je ne suis pas partisan d’interdictions. Par contre je suis partisan d’équilibre, et il me semble qu’actuellement la place occupée dans l’espace public par l’automobile est en totale inadéquation avec la part modale qu’elle représente, tout particulièrement à Paris (justement parce que les automobiles sont très encombrantes, et donc inefficaces, cf une célèbre photo comparant l’occupation d’espace de voitures, d’un bus, et de vélos). Le rééquilibrage est donc nécessaire pour assurer la liberté de tous, ce qui sera sûrement vécu par les automobilistes comme des « entraves ».

        Pour le reste je cite l’argument d’un autre intervenant qui résume bien mieux que moi le fond de ma pensée :
        « La liberté de circuler en voiture, ce sera peut-être un argument quand elle ne s’opposera plus à la liberté de circuler autrement. »

        Bref nous ne serons jamais d’accord, ce n’est pas grave, au moins je vois que nous sommes d’accord au sujet du vin de Beaune ! A ce sujet, si vous en avez l’occasion je ne peux que vous conseiller de faire un tour dans le vignoble de Ladoix-Serrigny, au milieu duquel se trouve l’atelier de Douze Cycles, fabricant français de vélos-cargo. Vous pourriez ainsi saluer le patron Thomas de ma part. Le vélo-cargo, voila pour moi un véritable outil de libération urbaine.

        J’aime

      13. Avatar de Mototiste occasionnel
        Mototiste occasionnel

        De la part de quelqu’un qui se veut scientifique; la blague est bonne JN « Le principal reproche que l’on puisse faire à l’automobile, au-delà de la pollution directe, est de permettre l’étalement urbain et la dissociation des fonctions (travail, commerce, résidence) »

        Heu…. ben non : ce qui permet ça, c’est la faculté de se déplacer. Supprimer les bagnoles; mettez des TC, à peu près le même résultat (sauf pour la pollution)

        Pour revenir sur l’étude 2 roues; elle est pathétique.
        On fait dire aux données ce que l’on veut : la « démonstration » est faite à partir d’un nombre de trajets !!

        Perso, j’ai travaillé à 50 kms de chez moi :
        TC 1h45 (ben oui, banlieue/banlieue)
        Bagnole : 1h30 à 2h30 (même si en réalité; je n’ai jamais testé)
        2 roues motorisé (forcément, 50 bornes ça ne se fait pas à vélo) : 45 mn

        Dans ces conditions, expliquer qu’une mob pollue plus qu’une bagnole c’est juste n’importe quoi.
        Conso < 165. Statistiquement je suis plus intelligent que vous, donc vous êtes un ignare, un pov’ gars qui ne comprend rien à rien. (je vous fait la même que vous, à l’envers).

        J’aime

      14. Avatar de JN
        JN

        Je n’ai jamais parlé des motos donc je ne comprends rien à ce que vous écrivez, vous devez confondre avec quelqu’un d’autre.

        Pour le premier point « Supprimer les bagnoles; mettez des TC, à peu près le même résultat » c’est grossièrement faux, car cela se saurait si les modes de transport étaient équivalents. Les transports en commun ne sont efficaces qu’en milieu dense, et les voitures ne sont efficaces qu’en milieu dilué. Donc oui, il est évident de dire que la voiture permet l’étalement urbain, elle lui est même consubstantielle.

        J’aime

    2. Avatar de emmp
      emmp

      Du calme, l’ami ! Va donc faire un tour à Londres et tu verras si on y entre comme on veut en ouature… Je crois qu’on t’entendrait hurler si on décidait d’installer un système de péage pour atteindre le cœur de Paris.

      J’aime

      1. Avatar de Bicou
        Bicou

        Un système de péage à Paris ? Très bonne idée !!(comme à Stockholm, d’ailleurs !)
        On fait ça, OK ?
        Ah non, c’est toi qui hurles ?

        J’aime

  3. Avatar de François
    François

    Enfin une journée sans voitures ? Mais aussi « enfin une journée entre-nous ».
    Sans banlieusards indisciplinés, qui par exemple :
    – viennent d’endroits où il n’y a pas de transports en commun, ou
    – ne trouvent pas d’endroits pour laisser leur voiture à l’entrée de Paris, ou
    – vont à des endroits qui nécessitent quatre changements, ou
    – trouvent désagréables d’être entassés comme du bétail, ou stockés dans un coin à chaque « incident », ou
    – viennent ou repartent à des heures où il n’y a plus de transport en commun, ou
    – qui viennent acheter ou livrer des choses qui ne tiennent pas dans un sac à dos,
    En bref des non-parisiens qui font vivre Paris…

    Paris veut devenir une forteresse sans étrangers ? Mais Paris ne vit justement que parce que c’est un nœud, une « interconnexion » comme le dite le titre de ce blog.
    Ceux qui viennent travailler à Paris ou y dépenser de l’argent sont les bienvenus à condition de ne pas prendre de place…
    Le mieux serait peut-être qu’ils circulent dans des tuyaux, et envoient leur argent par la Poste sans se déplacer ?
    (nb : il y a une part d’ironie dans mon propos)

    J’aime

  4. Avatar de Ano
    Ano

    Vivement qu’on interdise la voiture en ville, et pas seulement à Paris ! Cette journée sans voitures devrait durer un an ! On pourrait éventuellement autoriser un petit contingent de voiture partagée (style Autolib) pour les besoins occasionnels. Et les voitures à usage professionnel (pompiers, police, taxis, etc. ; éventuellement livreurs, plombiers, etc., quoique, ils peuvent peut-être eux aussi se débrouiller sans la voiture…) ou pour les personnes handicapées (ou âgées ; mais on ferait peut-être mieux de leur payer le taxi). Et limiter la vitesse à 20 km/h, sauf pour les services d’urgence.

    J’aime

    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Vous devez être le seul à vouloir interdire totalement la voiture en ville. On en est loin. Il s’agit surtout ici de limiter l’envahissement de l’espace par les engins motorisés. Ce qui se heurte déjà à d’énorme résistances.
      OR

      J’aime

      1. Avatar de Mathieu ✐ (@slasherfun)
        Mathieu ✐ (@slasherfun)

        La première phrase est trompeuse : Ano ne souhaite pas interdire la voiture en ville, mais en limiter l’usage à celles et ceux qui en ont réellement besoin, et à une vitesse qui limite les dangers en cas de collision de la voiture avec un autre utilisateur de la rue.

        J’aime

Répondre à emmp Annuler la réponse.