Un cycliste à Saint-Ouen (93), ville peu dotée en aménagements cyclables.

« Nous sommes très mauvais, mais ce n’est pas une fatalité ». Avec seulement 2% des trajets effectués à vélo, les 12 millions d’habitants de la région Ile-de-France se placent loin derrière les Londoniens, les Berlinois, les Madrilènes, les Viennois, sans même parler des Amstellodamois. Valérie Pécresse (LR) entend bien convaincre les Franciliens à monter sur une selle. Dans cette région très peuplée, très dense et très polluée, « le potentiel du vélo est énorme », affirme la présidente de la région, lors d’un « bilan d’étape » de son plan vélo régional, le 13 mars.

Pour preuve, « les deux-tiers des déplacements en Ile-de-France sont inférieurs à 3 km; la moitié des trajets en voiture ne dépassent pas 3 km », indique Mme Pécresse (les chiffres sont ici). Son vice-président en charge des transports, Stéphane Beaudet (ex-LR) préfère citer d’autres données, qui reviennent au même : « 78% des trajets inférieurs à 5 km ».

Valérie Pécresse teste le Véligo, en location de longue durée et à assistance électrique, à partir de septembre.

Un sujet consensuel? Pour ceux qui trouveraient ces chiffres exagérés, rappelons qu’ils intègrent l’ensemble des déplacements, y compris les courses de proximité, 500 mètres effectués à pied… ou en voiture. Au sujet des déplacements domicile-travail, la présidente de la région indique que « la moitié des trajets font moins de 7 km ». Autrement dit, une bonne partie de ces parcours « pourraient se faire à vélo », dit-elle, ajoutant que le sujet est « consensuel ».

Low-tech. Et pourquoi tant d’intérêt pour le vélo ? « Parce que c’est le seul moyen de transport 100% bon pour l’environnement, n’émettant ni CO2 ni pollution, et aussi low-tech. On n’invente pas ici du bio-carburant ou d’autres solutions complexes ». Quoi qu’on pense de la politique de Valérie Pécresse, il y a peu de présidents d’exécutifs régionaux, et assez peu de maires, qui tiennent un tel discours sur le vélo, à droite comme à gauche. « Une telle prise de conscience aurait été impensable il y a 5 ans », commente Olivier Schneider, président de la Fédération des usagers de la bicyclette.

Le pont très peu cyclable entre Saint-Ouen et l’Ile-Saint-Denis.

La région a voté, en mai 2017 un « plan vélo » doté de 17 à 20 millions d’euros par an, affectés à des villes ou des structures intercommunales avançant des projets précis. Loin de tout « saupoudrage », l’exécutif « prend les collectivités volontaires et les aide puissamment », assure la présidente. Il y a moins d’un an, pourtant, le vice-président Beaudet confiait que les 20 millions annuels avaient du mal à trouver preneur, les maires ne voyant pas l’intérêt d’installer des aménagements. Tout aurait changé, donc.

Lire aussi: Le stationnement pour vélos dans les gares du Grand Paris est-il menacé? (février 2019)

Bisbille avec Paris. La région met en tous cas en avant le financement d’infrastructures, à hauteur de 46,5 millions d’euros depuis 2016 : des pistes, des bandes, des double-sens, des rues apaisées à 30 ou 20 km/h. L’Ile-de-France se targue ainsi d’avoir aidé des collectivités du Val-de-Marne (11 millions), des Yvelines (6,5 millions) ou de Paris (10,6 millions). Un bilan à nuancer, toutefois : selon Christophe Najdovski, adjoint (EELV) aux transports à Paris, la région refuse de financer certains projets emblématiques, comme la piste cyclable de la rue de Rivoli, en plein centre de Paris, très décrié par la droite parisienne… Un choix assumé par Mme Pécresse. Le vélo, c’est un sujet consensuel, mais pas trop quand même.

Lire aussi: A Paris, la pénurie de Vélibs dope les ventes de vélo (juillet 2018)

A Montreuil (93), un marquage au sol qui détonne.

Stationnement, appli et gonflage. Mais il n’y a pas que des pistes pour faire un « système vélo », et il faut rendre grâce à l’exécutif de la région de l’avoir compris. Des projets de « maisons du vélo », de stationnement fermé à clef, de stations de gonflage ou d’applications sont également financés. Les places Véligo, parkings sécurisés imaginés pendant le mandat de Jean-Paul Huchon (PS), montent en puissance. On compte 7200 places aujourd’hui ; il y en aura 10200 à la fin de l’année. En septembre arriveront les 10000 bicyclettes bleues Véligo, à assistance électrique, disponibles à la location de longue durée dans toute la région.

Tout ceci fait très envie, mais dans la vraie vie, c’est encore poussif. Il demeure toujours périlleux de franchir les coupures urbaines, boulevards routiers, ponts surchargés ou voies ferrées, tels les ponts sur la Seine entre Saint-Ouen et L’Ile-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), ou entre Draveil et Juvisy-sur-Orge (Essonne). La domination motorisée s’exerce partout sur la chaussée, jusque sur les pistes cyclables et les trottoirs, et ça devient parfois violent, comme ici à Châtillon (Hauts-de-Seine). Le vélo est encore considéré dans bien des villes franciliennes comme non légitime. La région continue de financer des parkings gratuits pour les voitures (alors que les Véligo sont payants) et de nouvelles routes. Tout ceci pour les automobilistes seuls dans leur habitacle, car le programme de voies réservées pour les taxis, bus et covoiturage, promis par Mme Pécresse dès 2015, est au point mort.

Des élus réticents. De nombreux élus ne cachent pas leur faible intérêt pour le vélo. Patrick Devedjian, président (LR) du conseil départemental des Hauts-de-Seine, a bataillé l’an dernier contre un itinéraire viable le long de l’ex-nationale 20, en banlieue sud. L’association Boucles de la Marne en transition tente en vain de faire comprendre à la municipalité de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), dont la maire est membre de la majorité de Mme Pécresse, de faciliter les déplacements à vélo. Quant au maire de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ce cher Patrick Balkany (LR), voici ce qu’il en pensait en 2012:

Un collectif pro-vélo francilien. Pour faire pression sur les élus, au niveau régional comme municipal, les associations pro-vélo de la région parisienne, qui ne se connaissaient pas toutes, ont décidé de s’unir. Leur collectif, qui réunit 21 associations locales, se constitue le 15 mars à Massy (Essonne), une ville dont le maire, Nicolas Samsoen (UDI), aime lui aussi faire la promotion de la bicyclette. On pourra compter sur ce collectif pour pointer les limites de la stratégie régionale et les incohérences de sa majorité. Il n’y a pas de fatalité, après tout.

Olivier Razemon (l’actu sur Twitter, des nouvelles du blog sur Facebook et de surprenants pictogrammes sur Instagram).

 

 

 

 

121 réponses à « Vélo: « l’énorme potentiel » de la région parisienne »

  1. Avatar de Tartine
    Tartine

    Cela pourrait etre une solution pour les transports banlieue a banlieue dans certains cas.

    J’ai travaille il y a quelques annees 6 mois au Plessis-Robinson; zone TRES mal desservie par les TC car aucun transport lourd ne s’y trouve. J’aurais pu prendre le velo car j’habitais a ~6km a vol d’oiseau.

    Et bien cela aurait ete equivalent a un suicide. La zone n’est absolument pas adapte a ce mode de transport; et comme souligne il y a des enormes coupures urbaines. La blague ultime est un lieu ou les pietons doivent emprunter…un pont; c’est a dire se taper des escaliers tout ca pour que les voitures puissent tracer…

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    1. Avatar de JK
      JK

      Bonjour OR,

      Si je comprends bien votre article, Devedjian est le principal responsable du fait que le tronçon rénové de la N20 (D920) entre Croix de Berny et le centre-ville d’Antony n’aie pas inclus de piste cyclable? Vous confirmez?

      C’est une info importante car la situation est incompréhensible pour les habitants d’Antony, d’autant qu’il n’y a pas de bons trajets alternatifs en vélo et que cela concerne de nombreux collégiens et surtout lycéens faisant leur scolarité à Descartes, qui sont du coup mis en situation dangereuse (ou renoncent au vélo pour des alternatives bien plus longues et/ou payantes).

      Merci.

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      1. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Les associations pro-vélo des Hauts-de-Seine en parlent mieux que moi, mais l’opposition du président du conseil départemental a en effet joué pleinement.
        Les enjeux résumés ici:
        https://www.isabelleetlevelo.fr/2018/04/08/rn20-fin-20-siecle-enquete-publique/
        http://www.faravelo.com/2018/04/5-demandes-pour-une-rd920cyclable.html
        OR

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  2. Avatar de Tilleul
    Tilleul

    Tout à fait. A ajouter à l’argumentaire de Valérie Pécresse : le vélo est bon pour le moral et la santé. Moins de risque de faire une dépression (le bon air fait du bien ! et éviter les TC aussi !), moins d’arrêts maladie et beaucoup moins de risque de développer les maladies de la sédentarité (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires…).
    Je ressens durement l’impossibilité actuelle de faire du vélo (distance trop longue et absence totale d’infrastructures à part l’autoroute, obligée de prendre le RER).
    Au final, le vélo ne coûte strictement rien à la collectivité, quand on additionne les frais d’infrastructures + les économies de santé.
    Tous les patrons devraient être pour le vélo : moins d’arrêt maladie et plus faible dépendance aux grèves.

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    1. Avatar de Mat B
      Mat B

      Objection, le vélo est bon pour le moral si on le pratique de manière correcte. Chose difficilement possible dès que les voitures et les scooters s’en mèlent

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      1. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        Mon expérience est que les piétons sont bien plus insupportables que les voitures/scooters.
        Seules les camionnettes restent pire que les piétons.
        Je n’ai jamais eu de problème avec voitures + scooters.
        En termes de moral, les TC en IDF ont un impact pire que le vélo.

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  3. Avatar de Raphaël
    Raphaël

    Vous êtes sûr pour les Madrilènes ? Parce que s’il y a bien une ville où les rares cyclistes passent pour des extraterrestres, c’est bien celle-là…

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      1. Avatar de Phenix81
        Phenix81

        Quelques précisions en complément même si en vous pouvez dire que c’est bien parti à juste titre. 472 hectares de zone interdite sur madrid ce n’est pas une énorme surface à l’échelle de cette ville et dans ce périmètre il y’a par exemple le quartier de las Letras qui était déjà piétonnisé…c’est le centre mais il ne faut s’imaginer que c’est comme si à Paris on interdisait aux voitures six arrondissements centraux …la zone reste accessible aux résidents ou sur invitation. juqu’à maintenant Madrid c’était une ville ou la voiture était toute puissante et plus utilisée qu’à Paris mais il est vrai que cella change depuis quelques et qu’il y’a en effet actuellement une politique très volontariste sur le vélo.

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  4. Avatar de Bibarnou
    Bibarnou

    Le saviez-vous? A ce jour, il n’y a pas de piste cyclable entre Paris et La Défense qui regroupe 200 000 salariés environ.

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    1. Avatar de Grichnouk
      Grichnouk

      Absolument ! Dans le même ordre d’idée :
      – la transition Saint-Cloud / Boulogne-Billancourt s’effectue par un tunnel de trois voies en mode échangeur d’autoroute
      – les ponts reliant Courbevoie à Neuilly par l’île de la Jatte sont en trois/quatre voies et le boulevard Bineau qui fait suite idem (heureusement qu’il y a une voie de bus dans le sens Courbevoie-Paris).

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      1. Avatar de Galib
        Galib

        L’échangeur du pont de St-Cloud peut s’éviter en rattrapant le passage piéton qui mène au pont (traverser la place en diagonale). Mais cela illustre une remarque déjà faite : pour sa mise en sécurité le cycliste est parfois contraint de circuler aux limites du code de la route. Pour le reste ce qui manque à Paris et RP c’est soit des pistes cyclables en continuité parallèles aux voies de circulation, et non partagées sur les trottoirs. Ou des pistes en site propre mais isolées des autres flux piétons et autres (donc pas comme sur les quais bas). En effet sur le plat la vitesse à 20-25 km/h voir davantage est plus cohérente en cohabitant avec des véhicules à moteur. A noter que mon seul accident de vélotaf, assez sérieux, s’est produit sur piste cyclable isolée du flux motorisé, un autre vélo m’ayant coupé la route…

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    2. Avatar de Jean-Baptiste PINEL
      Jean-Baptiste PINEL

      En effet :
      – un passage par l’avenue du Roule à Neuilly-sur-Seine, (où la piste fait revenir dans le trafic à intervalles réguliers, alors qu’il « suffirait » de faire sauter quelques espaces de plantation et de réaménager des coins de rues)
      – retour avec les voitures avenue du Gal de Gaulle
      – ensuite on passe sur une bande cyclable à peine visible sur le pont de Neuilly
      – puis par une bande toute fine ou seul un vélo peut passer et sur laquelle vont les piétons pour éviter un escalier dont on se demande pourquoi il n’a pas été remplacé par une simple pente (les handicapés diront merci aussi)
      – enfin on arrive à l’esplanade de la Défense où le vélo n’est que toléré et où les piétons se déplacent avec écouteurs et les yeux rivés sur leur GPS.

      J’en viens à préférer faire un détour par le boulevard Bineau et profiter des voies de bus à Courbevoie.

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    3. Avatar de Jean-Baptiste PINEL
      Jean-Baptiste PINEL

      Et puisqu’on aborde la Défense :

      Le saviez-vous ? Il n’existe pas d’itinéraire simple et convenable pour traverser la Défense pour relier Puteaux et Courbevoie.

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      1. Avatar de Grichnouk
        Grichnouk

        En terme de cauchemar cyclable, on peut citer aussi le pont du port à l’anglais entre Vitry et Alfortville

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  5. Avatar de Nicolas
    Nicolas

    Ne me déplaçant à Paris qu’à vélo, je ne peux que souscrire aux bienfaits de ce mode de déplacement : bon pour la santé, excellent pour le moral et adapté aux défis écologiques… à condition de rester mécanique. Je crois que les batteries ne sont pas nécessairement « 100% bon pour l’environnement »

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    1. Avatar de Lourdau
      Lourdau

      Le déplacement à vélo dans Paris bon pour la santé, ça reste à démontrer.

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      1. Avatar de Tiens
        Tiens

        « Le vélo et la marche. Ce sont finalement les deux modes de transport par lesquels les usagers sont le moins exposés en raison de l’absence d’environnement confiné qui permet l’évacuation des polluants et de la possibilité pour les cyclistes et les piétons de s’éloigner plus ou moins du flux de circulation. « L’exposition à la pollution peut être ponctuellement importante mais sans phénomène d’accumulation », note l’Oramip. Et elle diminue rapidement lorsque l’on s’éloigne quelque peu du flux de circulation, en empruntant des pistes cyclables ou en marchant le plus loin de la route possible. En moyenne, l’exposition à la pollution est deux fois moins élevée pour le cycliste sur une piste séparée que dans la circulation automobile et 30 % moins élevée dans les couloirs de bus, selon une étude d’Airparif de 2009. »
        https://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/13/auto-metro-ou-velo-ou-respire-t-on-le-moins-d-air-pollue_4382697_3244.html

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      2. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        C’est démontré.
        En revanche, ne pas faire de vélo, c’est dangereux pour la santé.
        http://transports.blog.lemonde.fr/2012/09/17/ne-pas-faire-de-velo-cest-dangereux-pour-la-sante/
        OR

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  6. Avatar de MORILHAT
    MORILHAT

    Le Véligo a une batterie de 36V, pas terrible la différence de potentiel!

    Mais si Valérie l’affirme!

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  7. Avatar de totot
    totot

    Tout à fait d’accord, d’ailleurs Pécresse devrait parler de tout ça à son grand ami le maire de Saint Ouen qui ne veut pas de vélib dans sa ville pour d’obscures raisons de gros sous. Ne pas non plus oublier la méthode de politesse pour les cyclistes, pratiquant la marche dans Paris et sa banlieue les cyclistes sont les personnes les plus impolis (ils ont pris la place de la voiture à ce sujet) et bien entendu interdire le casque à musique lorsqu’on fait du vélo c’est ultra dangereux pour les cyclistes et encore plus pour les piétons dont les cyclistes n’ont rien à faire et je ne parle même pas du téléphone portable. Beaucoup de comportements dommageables de plus les cyclistes ont la fâcheuse tendance à rendre les autres responsable de leur propre imprudence et là c’est l’argument « c’est la faute d’Hidalgo elle qu’a faire plus de pistes cyclables dons tant pis pour les piétons »…Bref y a encore beaucoup de travail dans ce monde de douceurs

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    1. Avatar de Vincent
      Vincent

      Tout à fait d’accord, d’ailleurs Pécresse devrait parler de tout ça à son grand ami le maire de Saint Ouen qui ne veut pas de vélib dans sa ville pour d’obscures raisons de gros sous.

      Il a changé d’avis très récemment :

      « Concernant l’équipement de Saint-Ouen par Vélib, [Francis Vary, adjoint aux transports] a répondu que des discussions étaient en cours.
      Il a rappelé que l’EPT de Plaine commune ne prenait pas en charge les 10 000€ restants de chaque station (10 000€ sur les 20 000€ sont pris en charge par la Métropole du Grand Paris), alors que d’autres EPT en ont fait le choix, et ce malgré la demande de la Ville de Saint-Ouen. Pourtant, sur les 35 M€ versés par Saint-Ouen à Plaine Commune, seulement 30M€ reviennent à la Ville dans le cadre de la solidarité intercommunale. »
      https://www.monvoisindesdocks.fr/actualites/association/1570-compte-rendu-de-la-reunion-publique-du-3-fevrier

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    2. Avatar de Marc
      Marc

      Je fais du vélo quotidiennement dans Paris (20-30km), et les piétons sont ceux qui me posent le plus de problème: traversant n’importe où n’importe comment, les yeux sur l’écran du téléphone, confondant pistes cyclables et zones d’attente, insultant tous les autres usagers de la voie. Les véhicules motorisés ont appris à cohabiter avec les cyclistes, pas les piétons.

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  8. Avatar de berjac

    Dans une région parisienne où l’organisation du territoire se confond avec des enjeux sociaux, vous ne pouvez pas empêcher que les déplacements quotidiens domicile-travail soient un peu une guerre civile. Cela dit, l’affaire avance progressivement.

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  9. Avatar de Lorgnette
    Lorgnette

    Et que dire du Sud, où Montpellier et Marseille, avec des climats hyper favorables au vélo (bon, y’a le vent, c’est vrai, mais la pluie, on connaît pas) continuent à favoriser la bagnole ? Pendant ce temps, les Belges et les Néerlandais, avec des climats pourris (vu d’ici 🙂 ) font du vélo-taf tous les jours. Ah, oui, eux, les vélos ont priorité sur les rond-points, il y a des garages à vélo sécurisés partout, et ils peuvent donc laisser un vélo en ville quelques heures sans retrouver à leur retour le seul cadenas, scié ou découpé à la pince.

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    1. Avatar de grek
      grek

      Montpellier a la plus grosse zone pietonne d’europe après venise, la ville est plate, on circule très bien en vélo dans la première couronne après l’écusson.

      Les autres villes du sud par contre…

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  10. Avatar de MAITRE
    MAITRE

    Savez vous que lorsque vous pédaler, vous faites un effort, ce qui se traduit par une augmentation de vos rejets de CO2 et une augmentation de la consommation d’oxygène. Après, on s’étonne que le climat change. C’est la faute aux cyclistes, surtout ceux qui pédalent trop vite !

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  11. Avatar de dok
    dok

    La vidéo de Balkany donne vraiment la nausée.

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    1. Avatar de Vincent
      Vincent

      Élu et réélu triomphalement.

      Ça donne une idée de l’ambiance dans cette ville où « il fait bon vivre » dixit le même.

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  12. Avatar de Michel Delalande
    Michel Delalande

    Mais c’est une farce ou quoi? Pousser les gens à prendre le vélo, alors que la ville n’a pas encore été dépurée des voitures? On doit risquer notre vie pour aller au travail? Non, merci.

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    1. Avatar de Jean-Baptiste PINEL
      Jean-Baptiste PINEL

      Bonjour,

      Je suis cycliste au quotidien dans Paris Intramuros et en 1ère couronne.
      Les voitures ne représentent pas vraiment de danger et pour cause : dans la région elles sont habituées à voir surgir des scooters et des livreurs à vélo de partout. Alors un vélo qui roule normalement n’a aucun problème. C’est quand on commence à vouloir trop se faufiler et griller les feux que les risques arrivent. En même temps, c’est le principe quand on ne respecte plus le code de la route.

      Les seuls véritables problèmes et irritants que je rencontre :
      – Les véhicules (principalement 4 roues) et piétons à l’arrêt sur les pistes et bandes cyclables
      – Les voies en bord de route en sale état, voire infestées de nids de poule.
      – Les pistes cyclables qui oscillent régulièrement entre isolation et retour soudain sur le trafic des voitures.

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    2. Avatar de Jiplouf
      Jiplouf

      Ah, mais le fait que la ville soit encombrée de voitures, tant pour circuler que pour stationner, est la meilleure incitation à prendre son vélo.
      Quand à risquer sa vie… c’est bien moins le cas en vélo qu’en scooter!

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      1. Avatar de Michel
        Michel

        Je ne trouve pas. Et le risque est aussi constitué du fait qu’en faisant un effort physique, on absorbe plus de particules fines. 1) Réduire les voitures d’au moins la moitié. 2) Penser aux vélos.

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      2. Avatar de Bertrand
        Bertrand

        Concernant la pollution, les études menées jusqu’à présent indique que malgré une activé physique supérieure, les cyclistes subissent une pollution inférieure à celle des automobilistes. Le cycliste respire à plus d’1m de hauteur, l’automobiliste à 30 cm (hauteur de la prise d’air des voitures).

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    3. Avatar de Ender
      Ender

      Pousser les gens à faire du vélo, normalement cela veut dire mettre en place des infrastructures dédiées (pistes cyclables nettement séparées des routes) et ensuite cela incitera les gens à utiliser ces infrastructures.

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      1. Avatar de Michel
        Michel

        Dans le 99% des cas, on ne peut pas aller de son domicile au travail seulement en passant par des pistes cyclables.

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  13. Avatar de Pas Ta Caisse
    Pas Ta Caisse

    Les pouvoir publics on le devoir de faire respecter les espaces cyclistes s’ils veulent promouvoir ce type de transport.
    Actuellement, ce n’est pas du tout le cas, les pistes cyclables servant la plupart du temps de route à scooters.

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    1. Avatar de Didier Kilkenny
      Didier Kilkenny

      …Ou de parking à bagnoles.

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    2. Avatar de vellave
      vellave

      Je crois que c’est un peu à nous de faire le ménage. La police et les pouvoirs publics ne peuvent pas tout contrôler et tout réprimer. Un « Monsieur/ Madame, vous n’êtes pas à votre place . Ceci est une piste cyclable! » ou « Pourriez-vous vous stationner un peu plus loin s’il vous plaît ! » si répété fait souvent plus que force ni que rage. C’est souvent parce que les contrevenants pensent qu’on s’en moque qu’ils se croient autorisés à violer le code de la route.

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  14. Avatar de Max
    Max

    Le constat est clair ….on a 20 ans de retard par rapport à nos amis belges …
    Me Pecresse qui habite Versailles est fervente du velo….je lui propose un defi !!!!….faire Versailles Paris centre (2e) avec moi en vélo un jour de semaine …elle pourra se rendre compte de l’expérience……hbbmax@hotmail.fr

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  15. Avatar de Alexandre Faulx-Briole

    Hélas, il faut être suicidaire pour circuler à vélo à Paris et en banlieue : pas ou peu de pistes cyclables, et quand elles existent, trop étroites, souvent partagées avec les piétons comme à Cergy, et squattées par les voitures.
    Comparer la région parisienne avec les villes allemandes ne veut rien dire, il faudrait refaire tout l’urbanisme parisien, ouvrir de très larges voies avec pistes et trottoirs séparés des chaussées à voitures, …
    Et que dire des mentalités ? Bd de Sébastopol à Paris, il n’est plus possible de marcher tranquillement sur les trottoirs, on est obligé de faire attention aux vélos, trottinettes, skates, 2RM, … Et surtout, il ne faut rien dire, de crainte de se faire engueuler ou même taper dessus.
    Une seule solution, fuir Paris, fuir Paris, fuir Paris ; mais pour aller où, à vélo ?

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    1. Avatar de Myf
      Myf

      Bonjour Alexandre,

      Permettez-moi de décrire ma courte expérience de cycliste parisien uniquement urbain sans ressentir les craintes que vous exprimez. Au moment de poster ce commentaire, je constate qu’il rejoint d’autres expériences de cyclistes utilitaires (cf. ci-dessous…)

      Dernièrement j’ai pédalé pour la première fois dans l’ouest de Paris, et ai trouvé les conducteurs de voitures a peu près respectueux des cyclistes, au contraire de la croyance majoritaire. Globalement le parisien en voiture a compris à quelle allure avance un vélo, et laisse symboliquement la place pour le doubler, même si le mètre imposé par le code de la route n’est pas généralement possible dans une circulation dense. Au cycliste d’imposer sa zone de circulation en ne longeant pas le trottoir ni ne roulant pas dans les caniveaux, quitte a se pousser le moment venu pour permettre le passage d’un bus (en général placide) ou d’un (plus énervé) taxi. Pédaler sur les voies de bus autorisées aux vélos est presque reposant.

      Le danger essentiel provient de la différence de vitesse entre la voiture et le vélo et, est, dans les simili embouteillages faible. A l’arrêt une voiture ne peut renverser personne !

      Par exemple rue de Rivoli, où la piste cyclable à droite de la rue est étroite et séparée des voitures par un muret, il est certes nécessaire de garder un oeil en arrière pour vérifier l’attention des véhicules tournant à droite. Comme en voiture il est dangereux de déboîter sans prévenir vers la gauche pour continuer tout droit, et plus prudent de laisser passer la voiture de devant qui tourne à droite. En tout cas le flot de voitures a ralenti à chaque fois quand j’ai tendu le le bras pour indiquer que je cherchais à déboîter de ma file. Ce flot, certes impersonnel et de masse imposante, comprenait mon signe et me laissait passer.

      En revanche de nombreux piétons-touristes ne savent pas comment s’y prendre pour traverser cette rue de Rivoli, donc ils avancent jusqu’au milieu de la piste cyclable, quitte à surprendre le cycliste qui arrive guère moins vite qu’une voiture dans ce couloir bien étroit. Ils sursautent alors lorsqu’ils entendent la gueulante courroucée « j’arrive… ».

      Dans l’autre sens à partir de la place de la Concorde le bord de Seine est réservé aux piétons, rollers, vélos et autres déplacements doux. Dans ce sens le vélo est le véhicule « le plus gros » et le plus rapide, à lui de s’écarter suffisamment et de faire attention aux autres!

      Bien cordialement à tous.

      F.

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  16. Avatar de Emilie
    Emilie

    Et à quand un vrai développement de l’intermodalité train vélo ?
    En embarquant mon vélo dans le train le matin dans un espace dédié, je pourrais terminer mon trajet à vélo plutôt qu’en métro et ainsi :
    – raccourcir significativement mon temps de trajet
    – éviter d’engorger la ligne 13 qui en aurait bien besoin.
    Mais les vélos sont persona non grata après 6h30 et avant 19h30

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    1. Avatar de Vincent
      Vincent

      Pas la place : comme un RER plein (heures de pointe) transporte environ 2.000 personnes, 10% de vélos : 200 vélos ! Infaisable.

      Aux Pays-Bas, les gens ont soit deux vélos (un dans chaque gare), soit en louent un à la gare d’arrivée.

      Il faut dire que les grandes gares sont équipées de parkings vélo, et que les voleurs n’en sont pas à couper les U au vu et su de tous comme c’est le cas à Paris.

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      1. Avatar de Tartine
        Tartine

        Je vis aux Pays-Bas et le vol de velo est un sport national hein 🙂

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  17. Avatar de François FATOUX

    Ces plans « vélo » (national, régionaux, départementaux, municipaux) vont, en gros, dans le bon sens. Ils oublient cependant à peu près tous un aspect essentiel : une très grande majorité de celles et ceux qui pourraient faire leur déplacement à vélo du fait de la faible distance à parcourir, n’ont pas l’adresse suffisante ni la connaissance des dangers potentiels pour rouler en sécurité. Il existe maintenant quelques vélo-écoles mais ces plans n’en parlent pas ou de façon trop approximative. François. Vélo-école de VVV Montreuil, fondée en 1999. 3700 adultes formés. 100 000 heures/élève de cours délivrés. 25 moniteurs bénévoles en activité. veloecoledemontreuil.com

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  18. Avatar de CAZIER
    CAZIER

    Je fais pas de vélo car je dois souvent prendre l’autoroute

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    1. Avatar de Mat B
      Mat B

      L’autoroute est la voie la plus directe vers le cimetière, mais gare aux embouteillages

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      1. Avatar de Vincent
        Vincent

        Statistiquement, non : ce sont sur les départementales que se produisent de loin le plus d’accidents.

        https://www.liberation.fr/france/2015/10/23/le-reseau-routier-secondaire-premier-pour-les-accidents_1408521

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      2. Avatar de Mat B
        Mat B

        Il y avait un peu de poésie à saisir dans mon commentaire. Bon, dommage.
        Sinon, je suis plus ou moins au courant de cette statistique et je ne la nie pas, mais je préfèrerais toujours avoir un accident à 90 heu 80 qu’à 130. A part un face à face, je pense avoir plus de chance de m’en sortir mieux

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  19. Avatar de Eric
    Eric

    Bonjour,

    Et comment se déplace tous ces politiciens ?

    Cochez la case que vous pensez être juste :

    en voiture
    en RER
    en bus
    à pied
    en vélo
    avec voiture + chauffeur ?

    Une petite aide : il y la signe + dans la bonne réponse.

    Alors avant d’imposer aux autres leur mode de déplacement, qu’ils se l’appliquent à eux même.

    Eric

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    1. Avatar de Mat B
      Mat B

      Vous vous fourvoyez complètement, je les ai vu faire, ils prennent l’helicoptère. Le chauffeur, c’est pour aller à l’héliport

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  20. Avatar de Denis
    Denis

    J’ai fait beaucoup de vélo de route, tout seul, pour aller travailler ou pour le plaisir ; j’ai arrêté à cause du comportement criminel des automobilistes. Sans infrastructures adaptées et, surtout, sans changement de mentalité, je suis, pour une fois, d’accord avec M.Balkany, c’est trop dangereux !

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  21. Avatar de Jean G.
    Jean G.

    Dommage que des voies de circulation douce ne soient pas aménagées le long des autoroutes urbaines. J’habite et travaille à proximité de l’A10 et de la N118 aux portes de Paris. Avec une voie dédiée, je pourrais sans problème faire 10 km en trottinette électrique ou en vélo sans assistance. Le trajet équivalent en passant par la ville est juste hors de question tant c’est long et dangereux…

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  22. Avatar de Geoffroy
    Geoffroy

    Le seul vrai potentiel de la Région Parisienne, c’est de se vider inexorablement de ses habitants. Tellement de raisons font que l’IdF est invivable qu’il serait vain de toutes les lister.

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    1. Avatar de ElGringo
      ElGringo

      La principale étant la sur-concentration humaine qui entraine tout le reste. Donc avec un peu de chance et une fois la moitié de ses habitants partis, Paris redeviendra sympa à vivre

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    2. Avatar de ade
      ade

      « Tellement de raisons font que l’IdF est invivable qu’il serait vain de toutes les lister » : oui, mais une seule suffit à faire rester les gens : c’est là qu’il y a du travail ! (sans beaucoup d’alternative possible pour beaucoup de corps de métier). Pour la majorité des gens, l’IDF n’est pas un choix…

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    3. Avatar de red2
      red2

      Démographie de l’Île-de-France :

      1990 : 10 660 554 habitants

      2015 : 12 082 144 habitants

      Soit 1 400 000 habitants de plus… la Région Parisienne ne pourra dégonfler que quand on arrêtera de tout y concentrer, pour l’instant c’est loin d’être le cas.

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  23. Avatar de oustsider
    oustsider

    J’utilise mon vélo tous les jours pour aller au travail (7kms) ou aller chercher les enfants à la crèche (3kms) été comme hiver, soleil ou tempête. Je prends de belles pistes cyclables bien séparées de la route et sûres. J’utilise des vélos hauts de gamme (2000 et 3000 euros) et on ne me les a jamais touché. Je ne vis pas en France.

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  24. Avatar de jk
    jk

    Personnellement je suis en train de renoncer au vélo et à mes 30 km journaliers (Nantes) car l’air y est trop infame. Je commence à avoir des problèmes d’irritation des voies respiratoires un peu trop récurrents à mon goût…L’air brûle! c’est dégueulasse là dehors.. si vous voulez conservez vos cyclistes soyez intransigeants avec les automobilistes, qu’ils abandonnent leur véhicule à l’entrée des métropoles, les diesels au premier chef…

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    1. Avatar de Michel
      Michel

      La science indique que la pollution est plus sensible à l’intérieur de l’habitacle des voitures que sur son vélo.

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      1. Avatar de l'étienne
        l’étienne

        @Michel : vous semblez oublier qu’à vélo, on est nettement plus essoufflé qu’en voiture, et donc qu’on respire plus profondément et plus fréquemment.
        Je vous recommande de tester par vous-même si vous ne me croyez pas…

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      2. Avatar de marmotte27
        marmotte27

        @l’étienne : vous semblez oublier que les concepteurs des études scientifiques ne sont pas cons.

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      3. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        Si jk dit qu’il commence à avoir des problèmes respiratoires depuis qu’il fait du vélo, on peut lui accorder le bénéfice du doute. Reste à savoir si c’est vraiment lié à sa pratique du vélo dans le trafic auto. Est-ce que ça disparaît s’il arrête le vélo ?

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      4. Avatar de red2
        red2

        Sauf que vos études scientifiques parlent qualité de l’air, pas du fait de faire du un effort physique quotidien dans un air pollué…

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      5. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        Oui et de plus la science ici convoquée repose sur des statistiques moyennes. Elle ne parle pas de cette route en particulier ni de jk ni de l’effort à vélo sur cette route. Elle ne dit pas : « jamais personne n’a de problème respiratoire en faisant du vélo à côté de voitures ».

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    2. Avatar de red2
      red2

      J’ai eu le même problème à Rouen après 2 ans à 15km par jour… J’avais du arrêter le vélo les bronches « à vif » selon mon médecin.
      Faut-dire que dans sa cuvette et avec sa politique pro-voiture et ses reste d’industrie lourde Rouen question qualité de l’air ce n’est pas terrible… tout en sachant que pour la qualité de l’air les moyennes ne veulent pas dire grand chose, elle reste extrêmement mauvaise sur les grand axes routiers, ou l’on retrouve aussi les cyclistes…
      Donc je confirme, oui la pollution de l’air est un réel problème pour les cyclistes!

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  25. Avatar de Professeur Gaston
    Professeur Gaston

    Je propose que chaque rue en région parisienne soit divisée en 15 couloirs :

    1) 2 couloirs double-sens pour les bus (mode de transport propre et pratique)
    2) 2 couloirs double-sens pour les voitures (jusqu’à la fin programmée de la voiture en l’an 2300)
    3) 2 couloirs double sens pour les chauffards et les 2 roues (pour éviter un accident),
    4) 2 couloirs pour se garer en voiture (toujours nécessaire quoiqu’on en dise),
    5) 2 couloirs pour les livraisons ou se garer brièvement en double file (pour davantage de souplesse et éviter les bouchons et klaxons),
    6) un couloir pour les marchés et kiosques (essentiel à la vie de quartier et la croissance),
    7) un couloir pour les vélos (car on est très en retard),
    8) un couloir pour les trottinettes (nouveau mode de transport qui doit avoir sa place)
    9) un couloir pour les piétons (appelé aussi trottoir, essentiel).
    10) un couloir pour la végétation (qui oserait dire que ce n’est pas important?)

    Et si la rue n’est pas assez large, je propose de ressusciter Haussmann, de raser des immeubles et de reloger tous les vieux dans les villes sinistrées de l’est de la France.

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    1. Avatar de T33b
      T33b

      Vous savez, il y a plus simple : trottoir/piste/bande multifonctionnelle*/chaussée modulable
      A minima 23m (sans couloir bus, 1+1 voies), a maxima 50m (trottoirs très larges, site propre bus, 2×2 voies)…
      Et pour les chauffards eh bien il suffit de mitrailler avec des prunes…

      Mais mieux encore, 80 à 90% des rues n’ont pas vocation à assurer une fonction d’égout automobile, il n’y a alors pas besoin de piste cyclable, voire pas de trottoir…puisqu’il y a alors peu de bagnoles.

      *bande multifonctionnelle : stationnement (vélo/2RM/voitures), arbres, quais bus, aire de livraison, etc.

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  26. Avatar de Guillaume
    Guillaume

    Velotafeur depuis un mois, j’habite à st Ouen et travaille dans le 8e. Voici ce que je peux en dire :
    – moins dangereux que ce que je craignais, beaucoup de voies cyclables (non séparées dans 90% des cas), des zones 30 à sens unique (double sens vélo) et une circulation automobile globalement très lente…
    – très bon pour la ligne (près d’une Taille de perdue)
    – beaucoup plus agréable, même Sous le vent et la pluie, que la ligne 13
    – mais : pistes cyclables squattées par les voitures garées et les camions de livraisons (souvent alors qu’une place de livraison vide est juste à côté…)
    – des sas vélos absolument pas respectés
    – des scooters qui se croient tout permis (roulent sur la PC, squattent les sas vélo)
    Dernier détail : je mets le même temps pour faire ce trajet que si je prends le métro (hors pannes, métro complets, Retards etc)

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    1. Avatar de vellave
      vellave

      « moins dangereux que ce que je craignais,  » Exactement Guillaume, il suffit de surmonter une appréhension qui est rarement justifiée. Merci.

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      1. Avatar de Mat B
        Mat B

        Du calme les amis. Si c’est bien de tenter de décomplexer certaines personnes, c’est beaucoup moins bien de déclarer le chemin comme sécurisé. La sécurité implique que des enfants ou autres adultes moins attentifs que la moyenne puisse circuler librement et je ne pense pas que ce soit le cas.
        Vous me direz que c’est la même chose à pied, pour le coup, je conteste encore, en tous cas avec des enfants. La disparités des vitesses et le contact au plus proche de la route peut creer des accidents dans les endroits les plus simples si les priorités ne sont pas clairement établies

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  27. Avatar de Moa
    Moa

    Bonjour,

    Merci pour cet article. Effectivement ça bouge et c’est bien !
    Je vais travailler en vélo depuis plusieurs années.
    En province et maintenant de banlieue Est vers Paris. 13 km… Largement faisable en vélo électrique.

    Mon constat

    c’est le mode de transport le plus rapide
    50 mn en vélo porte à porte. 1h via le RER. Impossible en voiture (4 euros de l’heure au parking. 1 heure de trajet, au mieux)
    On est toujours à l’heure. C’est agréable. C’est efficace. Au delà de toute considération écologique.
    l’Idf est très en retard par rapport aux métropoles françaises, comme Nantes par exemple.

    -Les infrastructures sont néanmoins en nettes amélioration. Notamment à Paris Compter désormais 15 mn pour traverser Paris d’Est en Ouest par les quais de Seine (sans voitures :)). De nombreux chantiers sont encours (Bastille par ex, République…). Ça avance dans le bon sens.

    Il manque encore de nombreuses infrastructures pour connecter la banlieues à Paris. Le passage du périphérique peut devenir un casse tête. Par ailleurs très pollué.
    Très peu ou pas de parking sécurisé. Point crucial pour ceux qui n’ont pas de garage.
    Certaines voies vélos sont très mal conçues (ceux qui les pensent font-ils du vélo ???). Surtout les anciennes (par exemple les voies le long des maréchaux au sud de Paris)
    Circuler à Paris en vélo est de plus en plus sûre.
    Ik faudrait maintenant penser à programmer les feux de signalisation sur la vitesse du vélo. Un test sur certains axes montrerai que cela améliore grandement la fluidité. Y compris pour les voitures…

    Bonne journée !

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    1. Avatar de Vincent
      Vincent

      « Certaines voies vélos sont très mal conçues (ceux qui les pensent font-ils du vélo ???). Surtout les anciennes (par exemple les voies le long des maréchaux au sud de Paris) »

      Elles datent de… 2006.

      Son concepteur en est très fier.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_3a_du_tramway_d%27%C3%8Ele-de-France

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      1. Avatar de Moa
        Moa

        Ah oui 2006. C’est récent. J’ai pourtant l’impression d’un gros progrès sur les nouvelles lignes vélo. Séparation voie voiture. Ligne droite. Asphalte non glissante quand il pleut….

        C’est tous le contraire sur celle là (ça coupe les voies pietonnes et voitures tous les 200m. Le revêtement est ULTRA glissant en cas de pluie. ).
        Je trouve qu’elle fait plus décoration que voie de vélo….mais bon ce n’est que mon avis

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      2. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        De mémoire, la piste cyclable des boulevards maréchaux sud côté intérieure est très bien. Sur le trottoir, à l’écart de la chaussée, pas d’interférence piéton car trottoir très large, route directe.
        En revanche, la piste de l’autre côté du boulevard (côté extérieur) est une horreur : chicanes à chaque croisement de rue, impossible d’aller d’une traite !

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      3. Avatar de Grichnouk
        Grichnouk

        Côté intérieur, la piste n’est pas constamment isolée de la circulation automobile, c’est très dangereux au niveau du parc Montsouris et de l’Institut mutualiste Montsouris. Par ailleurs, rouler sur le trottoir, outre le conflit d’usage avec les piétons, est insupportable en raison des innombrables bateaux qui procurent au cycliste un mal de mer bien saugrenu.

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      4. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        Je ne connais pas la portion près de Montsouris. Je connais la portion de la porte de Vanves à la porte de Versailles, qui est très agréable côté intérieur.

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      5. Avatar de vellave
        vellave

        Tout à fait d’accord avec vous. Je partage votre avis sur les pistes cyclables mal conçues et je tempère votre avis sur le rythme des feux rouges par le fait qu’il existe une signalisation spécifique qui, si elle n’est pas recouverte d’une affichette ou d’un coup de peinture, facilite bien les choses.

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  28. Avatar de Durand Victoria
    Durand Victoria

    J’invite Madame Pecresse à faire le même trajet que moi pour aller au boulot (6km). Elle découvrira que non seulement c’est extrêmement dangereux mais qu’en plus comme moi elle aura la chance de bénéficier de tout un tas de petits mots doux du type « grosse pute », « petasse », « va te faire enc**** » et j’en passe. Tous les jours, camions et voitures son garés sur le peu de pistes cyclables existantes et si jamais elles sont libres, on se retrouvent avec tous les scooters… Voilà mon quotidien à vélo qui était censé me permettre d’arriver plus détendue au boulot qu’en prenant les transports en commun bondés la matin ! Que nos politiciens viennent découvrir la réalité sur le terrain plutôt que de nous faire des show-off sur le dernier vélo bientôt disponible en IDF !

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    1. Avatar de Vincent
      Vincent

      En fait, la Région finance un Plan vélo, mais encore faut-il que les agglos lui soumettent des dossiers pour obtenir ces financements.

      Le problème, c’est que les agglos sont justement réticentes à développer les pistes cyclables parce que ça veut souvent dire prendre de la place aux voitures.

      https://www.iledefrance.fr/aides-services/plan-velo-regional-0

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    2. Avatar de Marc
      Marc

      Vous n’avez pas de chance, je fais 6 km pour aller au travail en vélo tous les jours depuis 1 an, je ne me fais jamais insulter (ni n’insulte jamais personne d’ailleurs), les camions de livraison garés sur les pistes cyclables se contournent (un peu de bienveillance pour se souvenir qu’il faut bien qu’ils travaillent eux aussi), et quand un scooter prend la piste derrière moi, j’éprouve un malin plaisir à pédaler tout doucement bien au milieu. Restent quelques piétons étourdis à éviter de temps en temps.

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      1. Avatar de vellave
        vellave

        Je partage la même philosophie que vous, sauf que, de temps en temps, je me permet de faire remarquer au scooter ou à la voiture garée qu’il ou elle n’est pas à sa place. Je ne reçoit pas que des compliments, mais je pense qu’avec une certaine accumulation de remarques acerbes, on arrivera à les faire sortir des pistes cyclables.

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  29. Avatar de hubertjanvier

    expérience personnelle : cycliste dans Paris depuis 1991 , je n’utilise plus les transports depuis cette date sauf occasionnellement 20 tickets annuels , 4000 km annuels . Je roule en vélo électrique depuis 2009 .

    A quand , un forfait vélo payé par l’employeur POUR le déplacement professionnel?

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  30. Avatar de Bob
    Bob

    Je comprends que l’auteur cherche à voir le bon côté des choses. Mais là on parle de 20 millions comme si c’était beaucoup d’argent. 20 millions ! C’est que dalle, c’est du foutage de gueule. Pour comparaison, le prolongement du T3 sur 4km, ca coûte 260 millions, 13 fois plus. Pour une seule ligne, pour 4km.

    Et pour toute l’Ile de France, on propose 20 millions seulement pour les vélos, alors que ces côuts sont très largement remboursés par les nombreux bénéfices à moyen et long terme (sécurité des cyclistes, réduction de la pollution, désencombrement des chaussées – à condition d’atteindre une masse critique de cyclistes, amélioration de la santé/lutte contre l’obésité, etc. etc).

    Pour avoir vécu aux Pays-Bas, je ne m’autorise pas à faire du vélo à Paris, en partie car les automobilistes ne respectent pas le code, parce que les autres cyclistes ne respectent pas le code (en partie parcequ’ils prennent de mauvaises habitudes en cherchant à éviter des endroits où rester dans la légalité est suicidaire), à cause de la pollution (elle-même due aux voitures), etc. Tous ces problèmes peuvent être résolus par des aménagements cyclables dignent de ce nom.

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    1. Avatar de vellave
      vellave

      Et bien, pour faire du vélo à Paris depuis plus de trente ans, je peux vous dire que vos préventions ne sont pas justifiées. Je ne peux vous inviter qu’à le reprendre et à parcourir la ville en respectant le code de la route et en respectant la place qui vous est attribuée, ça suffit pour assurer sa sécurité. Quant à la pollution, elle n’est pas supérieure à celle d’Amsterdam et je crois volontiers ces études qui disent que l’air est beaucoup plus pollué dans les habitacles de voitures et surtout dans le métro qu’à l’air libre sur un vélo. Bon courage !

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    2. Avatar de Tilleul
      Tilleul

      Sans comparer aux milliards du GPE, du CDG Express, des JO…
      Je réclame que les présidents d’interco soient élus au suffrage universel et que toutes les décisions d’infrastructures lourdes soient soumises à référendum obligatoire !

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  31. Avatar de Un jeune
    Un jeune

    Je suis pour le vélo. Mais en attendant, mon trajet domicile-travail ca restera … en moto ! 60 km aller retour pour environ 1h30 en voiture, 1h30 en transport et 35 min en moto. Et ne me dites pas que je pourrais habiter plus près jai été muté quelques semaines après m’être rapproché de mon ancien lieux de travail… A quand une vrai bonne moto hybride/électrique ? 🙂

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    1. Avatar de pika
      pika

      J’espère que vos temps de trajet sont pour un aller simple, sinon avec une moyenne de 102 km/h, vous devez battre des records dans les bouchons!

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      1. Avatar de Un jeune
        Un jeune

        Je confirme c’est pour un aller ! Motard mais pas casse cou quand même 🙂

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    2. Avatar de jeanpierre
      jeanpierre

      pourquoi habiter aussi loin de votre travail ? faire 3000km/mois cela me semble fou : fatigue, coût, danger.

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  32. Avatar de Marie
    Marie

    Moi j’attends avec impatience qu’on autorisé les vélos dans le métro et le reste pour pouvoir enfin mixer les deux moyens de transport sur un seul trajet !

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  33. Avatar de Allard
    Allard

    Savez-vous pourquoi les déplacements à vélo sont si populaires aux Pays-Bas … Les infrastructures ? La mentalité ? … Non, rien de tout cela. Les Pays-Bas sont un pays PLAT ! Dès lors qu’un peu de vent souffle sur notre beau pays, nos vélos sont remisés et nous utilisons un moyen de transport hyper original: La voiture !
    Venez donc visiter notre beau pays hors des périodes estivales (bref dès qu’il caille un peu ou qu’il y a du vent) Là, plus grand monde sur les deux roues que pourtant nous chérissons.

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    1. Avatar de Mat B
      Mat B

      Montauban est une cité très plate, il y fait un temps correct 10 mois par an et seul le vent d’autan est gênant. On peut même dire qu’il y a pas si peux de vélos que ça mais la mentalité reste à l’encontre de ce moyen

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    2. Avatar de marmotte27
      marmotte27

      N’importe quoi, la Suisse, l’Autriche, beaucoup de villes italiennes, donc des pays absolument pas plats, ont de part modales du vélo bien plus élevés que la France. Et justement aux Pays Bas il y a souvent du vent, c’est bien plus démoralisant que des montés, mais les Néerlandais continuent à pédaler.
      C’est uniquement l’infrastructure, la priorité qui y est donné aux vélos, qui fait la différence: fermeture des rues résidentielles au trafic de passage, fermeture des centres villes aux voitures, donner les chemins les plus directs aux vélos, réduction de vitesse des voitures et puis pistes cyclables, ponts cyclables, souterrains cyclables ronds points sécurisées.
      Informez-vous. Voici le meilleur endroit, l’excellent blog de David Hembrow sur le vélo aux Pays-Bas: http://www.aviewfromthecyclepath.com/

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    3. Avatar de franckM
      franckM

      N’importe quoi…vous êtes sur que vous y vivez dans ce pays ?

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    4. Avatar de grek
      grek

      N’importe quoi.

      A paris les arrondissements à un chiffre (le centre quoi) ont a peine quelque faux plats. Il n’y a presque pas de vent, il neige 2 jours par an et la température est entre 10 et 20° la plupart du temps.

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  34. Avatar de Arnold à vélo
    Arnold à vélo

    Quand on parle d’infrastructures il me semble qu’un simple coup de peinture peut déjà suffire à changer les mentalités ; je prends l’exemple de la D328, route de Saint-Leu dans le Val d’Oise. A Villetaneuse qui n’est pourtant pas un temple du vélotaf en France, des bandes cyclables ont été peintes sur la chaussée il y a deux ans. Et bien il se trouve qu’a part quelques GCUMs les automobilistes les respectent et on peut maintenant remonter à vélo cet axe très embouteillé avec une certaine sérénité.
    Ça me parait un bon début car ça n’a pas du coûter très cher et le partage de cette partie de la chaussée qui est entretenue (ou pas!) avec elle rentre dans les moeurs.

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    1. Avatar de Tilleul
      Tilleul

      bien d’accord avec vous. Je trouve que les politiques pourraient déjà décider de mettre un coup de peinture sur toutes les voies. Coût très minime et forte efficacité.
      La mairie de Paris passe 10 ans à attendre des autorisations de la préfecture ou de la région pour transformer la moitié d’une chaussée en piste cyclable bidirectionnelle. Pendant ce temps, les cyclistes ne sont pas servis. Un bon coup de peinture sur tous les grands axes ferait déjà un bon boulot (d’autant que les cyclistes préfèrent les pistes unidirectionnelles de chaque côté, enquête réalisée par la MP !).

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      1. Avatar de Vincent
        Vincent

        La Préfecture a encore un droit de véto sur quelques grands axes, cf. Porte d’Orléans
        Coup de peinture : refus des Architectes des bâtiments de France (ABF).

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      2. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        Donnez-moi la source svp car il y a déjà des coups de peinture dans toutes les petites rues + un certain nombre de grandes.

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      3. Avatar de franckM
        franckM

        Une piste cyclable bidirectionnel est fortement déconseillé…ceux qui font cela devraient finir en prison.
        J’exagère mais quand elles ne sont pas reliés entre elles (ce qui est souvent le cas), ce genre de piste est très accidentogène, c’est envoyer les cyclistes au casse pipe.
        Et le pire les initiateurs de ce genre de chose son fière de leur truc.

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  35. Avatar de Modica
    Modica

    20 millions ce n’est rien du tout pour la région Ile-de-France, région qui finance les feux d’artifices du 14 juillet de la ville de Meaux pour des dizaines de milliers d’euros et autres joyeusetés. La vérité est que Madame Pécresse voit surtout l’énorme potentiel électoral du vélo, mais elle le voit avec un train de retard par rapport à Delanoé et même Anne Hidalgo.

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  36. Avatar de marmotte27
    marmotte27

    20 Millions c’est peanuts, 2€ par habitant, quand une ville comme Assen aux Pays-Bas dépense 27€ (après avoir déjà investi dans le vélo depuis 40 ans!)
    D’ailleurs pas besoin de réinventer la roue, les Néerlandais proposent même de nous aider désormais. Transmettez la brochure ci dessous et le formulaire de contact à Mme Pécresse

    Cliquer pour accéder à Dutch_Cycling_Vision_FR.pdf

    https://www.dutchcycling.nl/contact

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    1. Avatar de Tilleul
      Tilleul

      Excellent, merci

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      1. Avatar de franckM
        franckM

        Un truc que je n’arrive pas à comprendre quand je vois des aménagements cyclables mal fait en France (la plupart…), pourquoi ne pas copier ce qui se fait une fois pour toute aux Pays-Bas. Il ne faut ps inventer là dessus, l’excellence existe déjà et elle juste à côté de chez nous.

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      2. Avatar de JMB
        JMB

        Justement, le problème est là : cela n’a pas été inventé ici.
        Et on retrouve des concepts totalement foireux ici en France, chaque commune essayant de faire pire que sa voisine sous prétexte de réalisations disruptives.
        Triste…

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      3. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        J’ai envoyé le dépliant de la dutch embassy par mail à mes élus. Je vous invite à faire pareil 😉

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  37. Avatar de mp.mac
    mp.mac

    Vu les réactions, cette histoire de vélos rend créatif – non sans un certain humour, la palme revient quand même à Marie qui « attend avec impatience qu’on autorisé les vélos dans le métro… » Monter dans le métro avec son vélo sous le bras aux heures de pointe, j’attends de voir, passer les portillons automatiques aussi.. que du bonheur !

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    1. Avatar de grek
      grek

      Dans le RER c’est autorisé à des horaires précis. On pourrait faire la meme chose sur le metro. On pourrait aussi prevoir un wagon par rame sans siège pour faciliter la chose. Pour les portillons il y a dejà une porte spéciale pour les poussettes dans la plupart des stations.

      On pourrait déjà autorisé le vélo dans les tram (comme c’est déjà le cas dans pas mal de villes).

      Bref, on pourrait essayer de trouver des solutions plutôt que de se considérer « cette histoire de vélo » comme une lubie bobo ecolo.

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      1. Avatar de Mat B
        Mat B

        Les poussettes dans le métro sont un sujet autant sensible pour ceux qui en ont que pour ceux qui subissent. Mon avis est que le vélo n’a rien à faire dans un métro, à moins d’être plié. Ce ne serait qu’un facteur de danger en plus sur les quais, de gêne dans les escaliers et puis, dans certaines stations, des cyclistes dans les couloirs…

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      2. Avatar de grek
        grek

        J’avoue qu’il y a débat…
        Mais dans les tram on pourrait non ?

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      3. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        Le vélo est autorisé dans les RER en dehors des heures de pointe (soit entre 9h et 16h et après 21h30 en semaine, possible tout le temps le week-end). Ce qui est du simple bon sens.
        Le métro est tout le temps en heure de pointe, impossible d’y mettre un quelconque vélo sauf à prétendre qu’un objet individuel est prioritaire sur des dizaines de personnes ! En plus, comme dit Mat B, ce serait dangereux.
        Les trams parisiens sont dans la même situation que les métros, en général bondés.
        J’ai entendu parler de plates-formes accrochés à l’arrière de bus. Ca pourrait être une solution pour y déposer des vélos (un peu comme à l’extérieur des télécabines pour les skis). Mais j’ai du mal à imaginer le temps nécessaire à chaque arrêt pour aller déposer/attacher/détacher/reprendre les vélos et le risque de vol si non attaché. De quoi couler la vitesse des bus…
        Pour un transport inter-modal, la trottinette est plus appropriée.

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  38. Avatar de Sébastien BOURDON

    Il y a quelques mois, j’avais écrit ça : http://www.soundsmag.org/La-Complainte-du-Cycliste
    Cela me semble plutôt bien se marier avec cet article.

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  39. Avatar de Tilleul
    Tilleul

    Renseignement pris, la super promotion du vélo de Valérie Pécresse, c’est 15% de budget en plus en 2019 et 40 km de pistes en plus. A ce compte là on y est encore en 2050.
    Va falloir faire plus d’effort madame.

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  40. Avatar de David Dornbusch

    On le voit bien avec le nouveau Velib, le bon mix c’est velo « normal » et vélo « electrique ». Au dela du noyau dur des sportifs, le vélo electrique est l’arme absolue pour conquerir une part significative (dizaine de pourcent) des usagers.
    A ce stade la reflexion peut aussi intégrer les bornes de recharges, eventuellement alimentée en solaire (rien ne se marie mieux que solaire et mobilité)

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    1. Avatar de Jeanne à vélo

      Vélo ou VAE, ce qui est déterminant ce sont les aménagements cyclables (comme le prouve le cas des pays qui n’ont pas attendu la vogue des VAE pour atteindre des parts modales du vélo à 2 chiffres).

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      1. Avatar de Graphisto
        Graphisto

        «  »Loin de tout « saupoudrage », «  », si, bien sûr, il n’y a même que ça, du saupoudrage, et par-dessus le marché, de l’absurdité… Un morceau de piste vélo de 250 à 500 mètres, puis plus rien !! Un autre morceau, bien séparé de la voie Auto, soudain étranglé car rejeté, injecté à nouveau dans la voie Auto à la hauteur d’un passage piétons, une absurdité complète. Je redis bien : il n’y a que saupoudrage et absurdité. J’ai des exemples à la pelle.

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  41. Avatar de Thomas Tours

    Pour aider les aménageurs à faire des infrastructures compatibles avec les vélos, et tous les vélos, une personne dévouée a mis sur Github en Licence CC BY 4.0 et LO 2.0 une compilation de l’encombrement des vélos. Ca peut aider à vérifier que les aménagements permettront effectivement le passage des vélos.
    Présentation de la démarche: http://velorizontal.1fr1.net/t24465-encombrement-des-velos
    Lien vers la page Github: https://github.com/PRouzeau/Cycles-footprint
    Fichier pdf des dimensions: https://github.com/PRouzeau/Cycles-footprint/blob/master/French/Encombrement_velos.pdf
    Fichier dxf des dimensions: https://github.com/PRouzeau/Cycles-footprint/blob/master/Encombrement_Velos.dxf
    Le fichier tableur compilant les vélos utilisés (Libre Office): https://github.com/PRouzeau/Cycles-footprint/blob/master/Dimensions_Velos.ods

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