Depuis quelques semaines, les voyageurs débarquant à la gare de Strasbourg sont accueillis en alsacien, a rapporté la Gazette des communes en juillet. Après une annonce en français et en anglais, le haut-parleur leur souhaite la bienvenue en langue régionale et leur indique où se trouve le bureau d’information (sur le même sujet, l’article du quotidien L’Alsace). Curieusement, il n’est pas prévu de diffuser l’annonce en allemand, une langue pourtant parlée à quelques kilomètres de là. Sans doute parce que l’alsacien et l’allemand se ressemblent énormément, mais ne le répétez pas. Bientôt, d’autres villes de la région, Sélestat, Colmar ou Mulhouse, proposeront des annonces sonores équivalentes. Équivalentes, mais pas identiques, car le dialecte germanique, en Alsace, varie sensiblement du nord au sud de la région. Par ailleurs, les stations du tramway de Strasbourg sont d’ailleurs déjà articulées en alsacien et en français.

L’Alsace n’a rien inventé. Dans les bus d’Ajaccio, les arrêts sont annoncés en deux langues, français et corse. Le train corse ne parle que français, mais certaines inscriptions sont bilingues, comme celle présentant le marteau brise-vitre (« Schiappavetru »). Dans le métro de Toulouse, on parle occitan (« languedocien », précise Seb, un lecteur)depuis 2011. Et dans celui de Rennes, les stations sont curieusement traduites en breton, alors que personne n’a jamais parlé breton dans la capitale de la région, sauf quelques commerçants et des prisonniers. La limite linguistique séparant la langue bretonne du gallo (une langue d’oïl, proche du français) passe une petite centaine de kilomètres plus à l’ouest, entre Vannes et Paimpol. Annoncer les stations du métro rennais en breton, c’est comme si on indiquait la place Stanislas en allemand à Nancy. La compagnie Star, en charge des transports rennais, justifie ainsi son choix : « comme ça, les gens vont apprendre le breton ». Mais dans ce cas, pourquoi ne pas diffuser des annonces dans d’autres langues parlées en France, l’arabe, le chinois, le turc, le tamoul ou le ouolof ? Nul doute que ce pourrait être utile à de nombreux passagers.

Coquetteries. Au-delà de cette incongruité bretonne, on peut se demander à quoi servent ces coquetteries régionales lorsque les locuteurs des langues en question sont peu nombreux et que tous les voyageurs comprennent de toute façon le français. Raymond Bitsch, président de l’association « E Friehjohr fer unseri Sproch » (« Un printemps pour notre langue »), livre sa réponse dans l’article de La Gazette des communes : « l’alsacien sert à autre chose qu’à faire des pièces de théâtre en dialecte régional », affirme-t-il. Et puis après tout, si les fantaisies permettent d’apprendre les langues, de se familiariser avec d’autres sons, voire de passer le temps, pourquoi pas.

Uniformité. Toutefois, pour la SNCF, les gares alsaciennes sont une exception. Partout en France, dans les gares comme dans les TGV, toutes les annonces, préenregistrées, sont parfaitement identiques. Ça donne à peu près la chose suivante, à prononcer avec une voix féminine légèrement sucrée : « le train Intercités en provenance de [léger blanc] Marseille Saint-Charles et à destination de [nouveau blanc] Lyon-Perrache, départ initialement prévu à [blanc] 14h10, est annoncé avec un retard de [suspense insoutenable] 35 minutes ». Voilà qui appauvrit le voyage mais a le mérite de la clarté. Et en entendant « le train dessert », suivi d’un {blanc}, les bouches sucrées espèrent toujours que la voix annoncera « Chantilly ! », comme la crème fouettée.

Alors, que les annonces soient diffusées en langues régionales, ou qu’elles prennent une texture congelée et aseptisée, au fond, peu importe. Peut-être pourrait-on rêver que les transporteurs portent une attention aussi soutenue aux paroles diffusées en cas d’incident, de retard ou de défaut de signalisation. Ah oui, pour cela, il y a Twitter (précisions ici), et dans toutes les langues.

A voir, à Toulouse, une expérience menée pendant un mois en 2009. Stéphane Coppey, alors président de Tisseo, y regrette que les annonces soient prononcées avec un accent « pointu » :

 

352 responses to “Faut-il vraiment parler breton dans le métro de Rennes et alsacien à la gare de Strasbourg?”

  1. Avatar de Seb
    Seb

    A Toulouse la voix occitane (languedocienne car il y a plein d’occitans !!!) a été changée avec un accent plus « sud ouest » mais une prononciation des stations parfois complètement différente !!! Après pourquoi pas, ca fait un peu folklore mais ca permet de ne pas oublier une langue encore courante il y a 2 générations et d’ailleurs certaines personnes agées aiment beaucoup entendre l’occitan dans le métro !

    Par contre la voix SNCF avec son accent pointu et qui déforme complètement les noms des lieux c’est vraiment pas une réussite… Et avec ce petit défaut sur Toulouse Matabiau avec le « i » très fortement accentué !!!
    On est dans le sud ouest à Toulouse, putain con !!!

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  2. Avatar de Nico
    Nico

    Je pense que l’anglais serait plus approprié mais bon… C’est la France hein…

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    1. Avatar de blouck
      blouck

      +1, j’allai poster le même commentaire 😉

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      1. Avatar de Xavax
        Xavax

        As far as I am aware, l’anglais est présent dans les transports de beaucoup de villes, et même si généralement, les Français trainent des pieds pour le parler, force est de constater qu’ils s’y mettent, petit a petit. Donc critiquer pour dire de critiquer, mais bon… C’est la France hein… 😉

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    2. Avatar de Le Bret
      Le Bret

      Il se trouve que l’annonce (comme l’indique l’article) est aussi faite en anglais.

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    3. Avatar de Vincent L.
      Vincent L.

      En quoi l’anglais serait-il approprié ? Autant le débat sur les langues régionales est légitime, autant celui qui consiste à nous faire avaler une langue étrangère (et pas n’importe-laquelle) ne l’est pas. On ne s’est pas battu des siècles contre ces foutus anglais pour parler leur sale langue.
      Font-ils des annonces en français dans leur pays, eux ?!

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      1. Avatar de PorteurDeau
        PorteurDeau

        Il y aurait donc une gradation dans les langues : le breton serait supérieur à l’anglais dans votre version?

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  3. Avatar de Paul
    Paul

    Pourquoi faire parler le Breton aux Rennais et plus généralement aux habitants de l’Ille et vilaine? Ce n’est absolument pas notre langue régionale.

    Il est vrai que notre langue, le Gallo, a davantage les sonorités d’un patois un peu rustique, mais au moins on le comprend, du moins en partie.

    Alors arrêtez de nous mettre du Breizh à toutes les sauces! On serait tenter de croire que ce n’est que pour le folklore touristique que tous ces panneaux sont implantés. Pour ma part, je n’en trouve aucune vertu prétendue identitaire. Vive la Bertaèyn!

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    1. Avatar de Byzance
      Byzance

      Le roman national bretonnant…

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    2. Avatar de PMB

      Ce n’est pas moi qui dirai du mal du gallo, vantyé ben.

      Mais il y a autant de gallos que de communes !

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  4. Avatar de deldongo

    Avant que la Sncf ne stérilise ses annonces en gare avec une voix uniformément exaspérante, avant cela, lorsque je rentrais au pays (les Charentes), je retrouvais l’accent local avec bonheur. Le chef de gare de Châteauneuf annonçait « hatauneu », comme il se doit et Cognac restait « Cougnâ ». C’était avant l’ère du marketing susurrant des idées érotiques à l’oreille du voyageur pris pour un crétin.

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    1. Avatar de Rom
      Rom

      Je ne vois pas ce que l’uniformisation des annonces vocales ont d’exaspérantes.
      Elles ont un caractère informatif, elles ne sont pas là pour faire jolies. C’est comme si on imprimait les notices de médicament avec une police de caractère gothique, ce ne serait simplement pas lisible !
      Nul besoin d’embrouiller encore plus les voyageurs dans des halls de gare souvent bruyant avec des annonces dans le patois local…

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    2. Avatar de Didier
      Didier

      Dans les gares, il faut peut-être songer… aux voyageurs et à leur besoin d’être informé.

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  5. Avatar de Julius
    Julius

    Votre article est légèrement condescendant envers les langues régionales.
    Rappelons que la France n’a guère de leçon à donner en termes de respect de ces langues que vous raillez puisqu’elle est chaque année dénoncée au niveau Européen pour écraser les langues de minorités. « Ne pas cracher par terre ni parler Breton », voilà ce que l’on pouvait lire dans les cours de récréation en Bretagne il y a encore pas si longtemps.
    Je ne suis pas « Bretonnant » mais j’attache beaucoup de valeurs et de poids à la culture locale et à mes racines. Le Breton est de retour: c’est un retour de bâton.
    Enfin, je souligne que les panneaux indicateurs de direction sont aussi bilingues, et cela depuis des décennies. Nous nous sommes battus pour cela aussi.

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    1. Avatar de Oodini
      Oodini

      Et pour les touristes en goguette, ça complique la lecture des ces panneaux trop chargés.

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      1. Avatar de djakk
        djakk

        C’est mieux qu’une seule indication, style Lille côté français et Rijsel côté Belgique 😦

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      2. Avatar de Vincent L.
        Vincent L.

        Bah, en France Lille est Lille, et en Néerlandais c’est Rijsel.
        On n’aurait pas idée de mettre des panneau « Torino » ou « Antwerp » en France.

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      3. Avatar de djakk
        djakk

        Ouais, sauf que dans la vraie vie les français traversent la frontière et se retrouvent perdus, et inversement.

        Heureusement la raison l’emporte, et le bilinguisme fait son apparition sur les panneaux routiers : https://maps.google.fr/?ll=43.796924,7.481216&spn=0.002679,0.007194&t=m&z=18&layer=c&cbll=43.796924,7.481216&panoid=QNCEnUxDnquE3LRmRZQWwA&cbp=12,77.66,,0,0 (sur l’A8 en France, il est écrit : Gênes (Genova) ).

        C’est mieux que la seule direction « confine di stato » qu’il y avait côté Italie ^^

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  6. Avatar de Byzance
    Byzance

    N’en déplaise aux ultra nationalistes bretons, la Bretagne n’a jamais parlé breton tout comme Nantes… Elles ont toujours été en zone romane…

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    1. Avatar de Stach
      Stach

      c’est faux regarde le village d’Astérix

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      1. Avatar de renecoty
        renecoty

        Ca ne change rien, puisque le gallo comme le breton fait partie de de l’identité et de l’histoire bretonne. Mais c’est vrai que c’est débile de mettre du breton partout dans Rennes (cf les panneaux Roazhon…)
        Quant à Nantes, ça fait quelques siècles qu’ils ont quitté, administrativement, économiquement et symboliquement la Bretagne…

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      2. Avatar de Matthieu
        Matthieu

        « Quant à Nantes, ça fait quelques siècles qu’ils ont quitté, administrativement, économiquement et symboliquement la Bretagne… »
        J’en doute.
        Administrativement, milieu du 20ème siècle.
        Economiquement, idem
        Symboliquement, le débat est toujours ouvert…

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    2. Avatar de Benoit
      Benoit

      Ah?
      Je ne peux plus le dire à ma grand-mère qui n’est plus de ce monde.
      Je lui aurait dit qu’elle ne parle pas Breton…
      Je peux vous demander ce qu’elle parlait alors? Parce que ce n’était ni du Français, ni du Gallo.
      A moins que vous n’ayez voulu écrire « Le Breton n’a jamais été parlé dans toute la Bretagne », ce qui est exact.

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      1. Avatar de Byzance
        Byzance

        Au temps pour moi Rennes et Nantes…

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      2. Avatar de Erwan
        Erwan

        Encore heureux que vous avez corrigé cette grossière erreur.

        Kenavo

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      3. Avatar de Byzance
        Byzance

        Je corrige si je veux…. Mais compte tenu de la discussion on peut laisser le lecteur corriger…

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    3. Avatar de Corto
      Corto

      Je me doutais un peu que cet article engendrerait des polémiques: entre les « ultra nationalistes » (ouf!!) et ceux qui sont systématiquement contre sans savoir pourquoi et sans vraiment savoir de quoi ils parlent…
      J’aimerait juste savoir un truc: ou avez vous vu que  » la Bretagne n’a JAMAIS parlé Breton »??? Juste pour votre information: mon père qui est né dans le Morbihan ne parlait pas un mot de Francais quand il est allé a l’école. Sa première langue étrangère a été le Francais: et croyez moi il n’était pas le seul. Maintenant que le Breton soit une langue qui meure est hélas une réalité, mais ca n’est peut etre pas la peine de l’achever????

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      1. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Le breton n’a jamais été la langue de Rennes. Rennes, pas la Bretagne.
        OR

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    4. Avatar de Pourquoi
      Pourquoi

      « La Bretagne n’a jamais parlé breton »!!!! Renseignez vous ou relisez vous mais cessez d’affirmer n’importe quoi! Que Rennes n’ait jamais parlé breton oui, que Nantes aussi oui mais la Bretagne!!!!

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      1. Avatar de Byzance
        Byzance

        Corrigé plus haut les enfants…

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    5. Avatar de thomas
      thomas

      La Bretagne n’a jamais parlé Breton, c’est le nouveau « ceci n’est pas une Pipe »? 😀

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  7. Avatar de Fourvin
    Fourvin

    Une fois respectée l’obligation constitutionnelle du français, c’est a priori les aspects pratiques qui doivent présider au choix des langues, dans les limites de l’efficacité (on se souvient de l’expérience limité des jeux de Barcelone et ses annonces en 4 langues : français, anglais, espagnol et catalan). L’alsacien est encore bien plus parlé que le breton, mais il n’y a guère d’Alsaciens qui ne connaissent pas le français (bizarrement, il y a moins de traces d’allemand à Strasbourg que de traces de français à Kehl de l’autre côté du Rhin, mais c’est un autre sujet). Je suis donc assez d’accord pour trouver qu’il s’agit de coquetterie, d’autant que la prononciation de noms de lieux ne peut prétendre à l’apprentissage d’une langue. Il faut des annonces en plusieurs langues, mais à destination de ceux qui, selon le contexte, ne comprennent pas nécessairement le français.

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  8. Avatar de roger
    roger

    le breton n’est pas un « dialecte local » , c’est pourtant cela qui figure sur la page du monde renvoyant à cet article. « langue régionale », à la rigueur….
    sinon, effectivement, à rennes on parlait gallo… d’où l’incongruité du truc.
    et je ne vois pas du tout le rapport avec le ourdou ou le wolof ou le chinois: ça , c’est de la mauvaise foi intellectuelle.

    excellent « blog » sinon, bien que cette pratique du « blog » soit pénible: le monde sous-traite-t-il son travail ? possible, ils ont apparemment déjà viré les correcteurs/relecteurs…

    merci , salut

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  9. Avatar de Yannick
    Yannick

    Non, mettre du breton à Rennes, ce n’est pas comme mettre de l’allemand à Strasbourg. Il y a fort à parier que dans une Bretagne qui n’aurait pas été rattaché au royaume de France en 1532, et qui serait indépendante aujourd’hui, deux langues officielles existeraient : le français (peut-être dans sa « version » gallo), et le breton. Et logiquement, à Rennes, comme à Nantes, ou à Brest ou n’importe où en Bretagne, toutes les inscriptions seraient bilingues. Rennes est bretonne (quand bien même elle est aussi française), alors que Strasbourg n’est plus allemande (mais française). Nuance. Cela dit, vive l’Europe et toutes ses langues !

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Attention, vous confondez Strasbourg et Nancy. L’allemand à Strasbourg serait légitime. A Nancy, aucunement. Un peu comme le breton à Brest ou à Rennes.
      OR

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    2. Avatar de Vincent L.
      Vincent L.

      C’est se voiler la face que de penser à une Bretagne indépendante.
      Depuis la migration des Bretons, la Bretagne a toujours été fort dépendante de la France (ou du royaume des Francs et de sa part Neustrienne, dans des temps plus anciens). Le sommet de sa politique étrangère a été de faire monter les tentions entre l’Angleterre et la France.
      Même sans la guerre de succession de Bretagne, sans la duchesse Anne etc., la Bretagne serait de toute façon devenue française ou un protectorat (dans le genre de ce qu’est devenue l’Écosse pour l’Angleterre).

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  10. Avatar de Joan
    Joan

    La réflexion de ce bloggeur ne va pas très loin, il pourrait se poser la question du pourquoi essayer de sauver une culture qui disparait, pourquoi s’intéresser à des choses qui ne rapportent pas de fric, pourquoi parler une langue régionale alors que tout le monde comprend le français, pourquoi parler français si tout le monde comprend l’anglais, pourquoi parler anglais si le chinois…

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    1. Avatar de Le Bret
      Le Bret

      Tout à fait. Et ce n’est pas que théorique : dans la société (française) où je travaille, les documents sont tous en anglais. Quand j’ai demandé pourquoi, on m’a regardé comme un fou. La première explication a été « mais tous le monde comprend l’anglais ! » En désespoir de cause, on m’a expliqué que c’était pour faciliter l’intégration des employés étrangers (moins de 5% des effectifs)… sauf que les postulants qui ne parlent pas suffisamment bien le français sont écartés ! Donc tous les employés comprennent le français et pour 95% d’entre eux, c’est leur langue maternelle.

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  11. Avatar de Jonas
    Jonas

    Votre dernière photographie représente une indication que l’on trouve dans les trains suisses : la traduction n’a ici rien d’une « coquetterie » puisque ces wagons circulent sur l’ensemble du territoire helvétique, dont bon nombre de citoyens ne parlent qu’une des langues nationales.

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    1. Avatar de Byzance
      Byzance

      Et encore manque-t-il le romanche…

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  12. Avatar de Fourvin
    Fourvin

    Pour l’anecdote « la voix féminine sucrée » de la SNCF est Simone Héraut, qui fut une des premières animatrices de FIP.
    @Deldongo, le choix d’avoir une voix unique sur l’ensemble du réseau me paraît une bonne chose à une époque où les gens voyagent beaucoup plus qu’il y a 30 ans, la réception des messages en est facilitée, dans un environnement souvent anxiogène. Quitte à demander à Simone d’améliorer certaines pronociations !

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  13. Avatar de Fred
    Fred

    Je trouve qu’être régionaliste, aimer son terroir, ne doit pas pousser à l’excès et devenir régionaliste en toute circonstance.
    Comme dit par une autre personne, que la voix mécanique des annonces soit remplacée par des vrais personnels n’ayant pas un accent robotique, ce serait une bonne avancée. Par contre, bien qu’étant originaire et habitant en languedoc, j’ai ai marre de subir un lobbyismes des occitanistes de plus en plus fort, au point où cela influe sur certaines écoles (les classes bilingues en langue régionales ayant des moyens accrues, absence d’initiation des autres langues, pressions pour intégrer ses classes), voir les panneaux des entrées de village est parfois juste comique tant le nom local ne diffère en rien au nom réel, inutile et dispendieux, etc

    Bref, j’aime voyager, et j’aime, au moins en France, me sentir chez moi et pas dans la peau d’un étranger en Bretagne, en Corse, en Languedoc ou ailleurs, très peu pour moi!

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    1. Avatar de Joan
      Joan

      Je pense qu’être nationaliste en toute circonstance et ce sans se l’avouer, ne doit pas nous permettre de dénigrer ceux qui ne pense pas que ce soit naturel.
      En tant qu’occitan j’en ai marre de subir de toute part des attaques sur ce que j’ai choisi d’être. On demande 1% d’enseignement bilingue pour nos enfants et on nous accuse d’être un lobby illuminati. On cherche à redonner la dignité à notre région en lui redonnant ses toponymes historiques et en finir avec l’ignorance de ses propres habitants qui ne s’intéresse qu’aux conneries qu’on leur raconte à la télévision.

      Bref j’aime voyager en me disant que j’ai quelque chose à raconter, que j’ai une identité à faire découvrir et j’ai des amis dans toutes les régions de France et d’Europe, qui non plus ne se sont pas soumis à l’uniformisation.
      Etre un touriste qui se sent chez lui partout, très peu pour moi, mais je veux découvrir les autres dans leurs différences !

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      1. Avatar de Vincent L.
        Vincent L.

        Toutes les localités du sud ont leurs toponymes historiques.
        Il ne s’agit pas de traductions mais des noms qu’on a toujours utilisés en français. Toulouse n’est pas plus la traduction de Tolosa (qui se prononcent de manière strictement identiques, accentuation tonale à part) que Londres n’est la traduction de London.

        Ce que vous appelez « toponymie historique » n’est rien d’autre que de donner à des lieux un nom dans l’ancienne langue locale que par ailleurs les locaux ne parlent plus (étant moi-même un provençal avec des racines au fin fond du Limousin, je suis bien placé pour en parler).

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    2. Avatar de Alexandre
      Alexandre

      Et le nationalisme français dans lequel vous vous complaisez, c’est mieux que le régionalisme?

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      1. Avatar de WaterBoy
        WaterBoy

        Ca a au moins le mérite de permettre de communiquer dans un espace plus vaste.

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      2. Avatar de Joan
        Joan

        Avec l’occitan je peux communiquer avec l’ensemble de l’espace latin, et avec l’alsacien avec le germanique, etc… Bon je reconnais que le basque aide à rien d’autre qu’à parler à des basques et des navarrais. Mais à nouveau avec ce genre de réflexion, pourquoi tu parles pas anglais ou mandarin?

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  14. Avatar de Hervé G.

    Passons votre sous entendu douteux sur la ressemblance entre l’alsacien et l’allemand (le parisiens et le dénigrement de l’histoire de leur province , décidément…), mais sachez que les annonces en gare de Strasbourg sont faites en allemand d’expérience au moins pour les trains en provenance d’Allemagne et les TGV de Paris.

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    1. Avatar de aleske
      aleske

      Sous-entendu douteux ? Ces deux langues sont issues du groupe germanique occidental, l’alsacien est lui-même rassemblé parmi le groupe des bas-allemands. Dire que l’allemand ne ressemble pas à l’alsacien serait aussi ridicule que dire que le catalan ne ressemble pas à l’occitan. Mettez de la pommade sur vos susceptibilités.

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      1. Avatar de Fred
        Fred

        En fait, plus exactement, l’Alsacien fait partie des langues germaniques occidentales, groupe germano-néérlandais, et ensuite se situe au sein du Haut-Allemand, dans la sous-groupe de l’allemand supérieur. La subtilité est que, dans ce sous-groupe, l’Alsacien se scinde en deux langues distinctes, qui sont le Haut-Francique (qui se rapproche de la langue que parlaient les Francs, du Saxon et du Thuringien, et dont les variantes se parlent entre autres dans le Nord de l’Alsace et en Moselle) et l’Alémanique (auquel se rattachent le Suisse-Alémanique, les parlers autrichiens de l’Ouest, les parlers germaniques d’Italie du Nord, et les variantes de l’Alsacien parlées dans le sud de l’Alsace, caractérisées par des formes grammaticales archaïques). La ressemblance phonétique peut paraître évidente pour les latinophones, mais la prononciation est assez différente de l’Allemand standard, par contre, grammaticalement, le Haut-Francique et l’Allemand sont effectivement très proches, et les locuteurs peuvent se comprendre sans effort. L’Alémanique est grammaticalement plus archaïque et peut paraître plus complexe à comprendre pour les locuteurs du Haut-Francique et de l’Allemand standard (un peu comme la différence entre le Français et, par exemple, certains parlers languedociens, qui ne sont pas nécessairement intuitifs à l’oreille, mais qui peuvent prendre du sens à l’écrit, moyennant quelques notions de grammaire). Les différences s’arrêtent là. On pourrait relever le même genre de différences « locales » sur tout un tas d’autres langues. Il n’y a qu’à voir les différences entre les patois de langue d’oïl entre eux, et les différences entre les patois de langue d’oc (si on peut parler de patois) entre eux. Bref, j’ai vécu en Alsace très longtemps, et aussi ailleurs, et les langues régionales ne devraient pas servir au nationalisme, mais plutôt à éduquer. Qui parle plusieurs langues (patois, ou « vraies » langues, peu importe) assez différentes (comme le Français et l’Alsacien ou le Français et le Breton), apprend plus facilement d’autres langues. Sur ce, à plus !

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      2. Avatar de aleske
        aleske

        Merci pour ce bout de culture ! 🙂

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    2. Avatar de Nelflyn
      Nelflyn

      @Hervé G. Eh bien voilà, le dire comme ça avec un peu moins de condescendance pour « ces alsaciens qui sont persuadés qu’ils ne sont pas allemands, alors que nous savons bien mieux qu’eux qu’à l’est des Vosges c’est l’Allemagne… » ça serait mieux passé. A bonne entendeur 😉

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  15. Avatar de Armand
    Armand

    Je prends le tram à Strasbourg tous les jours, et je n’ai jamais rien entendu en alsacien. Certes un artiste bobo a autrefois proposé/imposé que le nom des stations soit enregistré auprès de voyageurs rigolards, ça donne des annonces de stations parfois incompréhensibles et souvent avec des accents étrangers ; mais en alsacien ? Ah non, je ne crois pas…. Autant dire que votre affirmation, manifestement non vérifiée, est probablement fausse.

    Quant à la charmante dame de la SNCF, si elle parle en alsacien ce ne doit pas être bien souvent, car je ne l’ai jamais entendue (mais je ne prends pas le train tous les jours…).

    Et à part ça : oui, pourquoi pas ? Bien que n’étant absolument pas dialectophone (je baragouine le yiddish et je comprends un peu le berbère et le kurde, en revanche), je trouve à la fois charmant et indispensable que les langues régionales, quelles qu’elles soient, se rappellent aussi souvent que possible à notre bon souvenir.

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    1. Avatar de Michel K
      Michel K

      « Grand’rue, langstross » c’est du mandarin ? Tous les panneaux de rue sont doublés en alsacien…

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  16. Avatar de aleske
    aleske

    Du breton à Rennes, quelle idée. Bientôt on croira qu’on a parlé breton à Nantes… Enfin bon.

    Quoi qu’il en soit, cette (bonne) mode d’en revenir aux langues locales pour l’annonce des stations est intéressante, et elle ne gêne en rien l’internationalisation de la ville. Le touriste sait (généralement) lire, et se débrouillera sans souci pour faire le lien entre le nom d’une station sur le plan, et sa prononciation dans la/les langues diffusée(s) dans la rame. Il n’a pas besoin qu’on lui traduise « prochaine station » en « next station » ou « nächte Station » : il l’aura compris très vite… L’internationalisation se fait plutôt sur les autres annonces (situation perturbée, annonce du terminus, etc.) et sur la signalisation d’orientation. C’est là qu’il y a des efforts à faire, même en IdF, où une entrée de station sans distributeurs n’est signalée qu’en Fr, En et De, et où les flyers de travaux lourds ne sont qu’en Fr/En/Es… Du russe, du chinois, du portugais, du japonais et de l’arabe ne seraient pas perdus dans la première ville touristique du monde…

    Vivement l’arrivée des lignes de BHNS de l’agglo basque ! Avec un peu de chance, on aura des bus qui utiliseront l’Eukal pour annoncer la hurrendo geltokia 🙂

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    1. Avatar de Toullec René
      Toullec René

      « Du breton à Rennes, quelle idée. Bientôt on croira qu’on a parlé breton à Nantes… Enfin bon ».
      Ah bon !!! Le breton est ma langue maternelle, ainsi que celle de mon épouse. Nous avons souvent le plaisir d’échanger en breton avec bon nombre de personnes de notre connaissance habitant comme nous dans Rennes-Métropole. Alors considérer que le breton n’a pas sa place dans la capitale administrative actuelle de la Bretagne (Rennes) ou dans sa capitale historique (Nantes) me laisse pour le moins perplexe quant à l’esprit d’ouverture d’alekse. Considère-t-il que si tous les citoyens sont égaux certains sont plus égaux que les autres ?

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      1. Avatar de WaterBoy
        WaterBoy

        Nier les faits historiques pour des raisons politiques ne fera pas disparaître la réalité de ces faits : le breton n’était pas parlé à Nantes.

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    2. Avatar de PRIGENT Alain
      PRIGENT Alain

      On a parlé breton à Nantes jusqu’au 15ème siècle.
      Nantes a été la capitale de la Bretagne depuis le 9ème siècle jusqu’au 18ème siècle.
      Elle a été détachée administrativement de la Bretagne par le gouvernement de Vichy.

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      1. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Non, jamais.
        Les seules personnes qui parlaient breton étaient des Bretons qui venaient travailler à Nantes.
        OR

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  17. Avatar de Vincent
    Vincent

    Le breton un dialecte ? Pourquoi pas un patois pendant que vous y êtes.
    Si le breton dispose de plusieurs dialectes (Trégorrois, Cornouaillais, Léonais et le Vannetais plus éloigné des 3 autres), il s’agit bien d’une langue à part entière qui se meurt comme la plupart des langues régionales.
    Sinon, le breton a quand même été parlé avant le 11è siècle à Rennes (il s’agit là en fait du vieux-breton, difficilement compréhensible par les locuteurs actuels) et plus tard seulement par les classes populaires venues de la campagne. En banlieue rennaise, de nombreuses localités se termine en « ac », preuve de la présence de la langue à cette époque.

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    1. Avatar de Vincent l.
      Vincent l.

      C’est un suffixe toponymique pré-romain (-ac, -ec, -esque-, -asque, -asc etc.) courant dans toute la France.

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  18. Avatar de oomu
    oomu

    comme pour ce qui se passe en Corse, dont je suis de très près concerné, je pense que toutes ces initiatives ne visent qu’à détruire la cohésion de la nation et à prendre la tête aux gens (les distraire des vrais soucis tel que le logement ou la santé).

    Dans tout ce qui est administratif, de la fonction publique jusqu’à toute communication d’entreprise, une seule langue devrait exister pour communiquer aux français : le français.

    Le reste ne doit être que convenance pour des étrangers en passage en France.


    Langue ou patois, ce ne sont que des distinctions politiques qui masquent toujours des buts idéologiques.

    En Corse, la langue est clairement utilisée comme outil pour discriminer les « continentaux » et forcer à terme une séparation culturelle et linguistique avec « les autres ».

    Dans les écoles primaires, les classes parlant Corse sont privilégiées (voyages, etc) au détriment des autres.


    Cela devrait être inacceptable pour un gouvernement visant la continuité d’une nation.

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    1. Avatar de Alexandre
      Alexandre

      C’est certain, il vaut mieux une France morte mais indivisible qu’une France vivante mais diverse.

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  19. Avatar de Claude de Mayo
    Claude de Mayo

    Il y avait encore en 1940 des fermes en Bretagne ou seuls les enfants parlaient le française. Le breton était interdit à l.ecole communale quand j.etais petite et c’est à ainsi que l’on a fini par parler français en Bretagne. Actuellement je n’aime pas que le français commence à utiliser sans cesse des mots anglais mais il est certain qu.on finira par utiliser une même langue sur la planète si on veut s.entendre . Histoire de la tour de Babel .

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  20. Avatar de Voltzenlogel
    Voltzenlogel

    C’est quoi ce titre ?
    L’alsacien n’est pas un « dialecte local », mais une langue, qui s’écrit, à sa propre orthographe et grammaire.

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    1. Avatar de Michael
      Michael

      Au sens strict, l’alsacien est un dialecte. C’est une langue parlée non codifiée. Il y a un effort relativement récent de codification de l’alsacien mais sa fonction identitaire et expressive restent prépondérantes. La langue normalisée de l’alsacien est l’allemand. Ceci ne hiérarchise en rien l’alsacien par rapport à l’allemand.

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      1. Avatar de James
        James

        La vrai signification de dialecte est plutôt « parler régionale d’une langue » donc une langage non-codifié qui n’est pas proche à aucune autre langage ne peut pas techniquement être considéré comme un dialecte.

        Ceci étant le cas, le breton, qui est lui aussi conçu comme un dialecte dans le titre, est forcément une langue et pas un dialecte.

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    2. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Le titre de présentation n’est pas de moi. Je n’ai pas utilisé le mot « dialecte » pour parler du breton ou de l’alsacien.
      OR

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  21. Avatar de Alcibiade
    Alcibiade

    Titre volontairement racoleur pour finalement pas grand chose : Après les annonces / inscriptions usuelles en français et en anglais, on a une annonce ou une inscription dans la langue de la région. Whao. C’est comme violer le cadavre de François 1er, se nettoyer le derrière avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts et tronçonner l’article 2 de la Constitution de 58…

    Si vous ne voulez pas entendre trop de particularisme régionaux, OR, restez-donc confiné à Paris… Là, vous n’entendez que du bon français (avec l’accent parisien, mais si vous voulez un accent neutre, faut descendre à Tours paraît-il. A priori il n’y aura pas d’annonce en langue régionale à la gare SNCF donc vos sensibles tympans jacobins ne devraient pas trop être agressés). Et encore, à Paris, si vous voulez du wolof, vous allez être servis.

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  22. Avatar de ydb
    ydb

    Rennes ne représente pas plus la Bretagne que Nantes, de même que le breton n’est pas représentatif de l’histoire rennaise…
    les contre coup de la décentralisation créant des petits chefs, qui, entendant les grognements de leur administrés de l’Ouest, revendiquent à leur tour une certaine identité bretonne ou bretonnante…
    la partie de la région Bretagne actuelle à l’est de la ligne St Brieuc-Vannes (voire Lorient) ne devrait pas se revendiquer d’une telle bretonnitude.
    Rennes (et Nantes) fait(font) tous ce qu’elle(s) peut(vent) pour shunter l’ouest de la péninsule, d’autant plus facile que les instances régionales sont dans ces capitales « autoproclamée », et encore plus proche de la « capitale » nationale…les investissement se partagent entre Rennes et Nantes, (TGV, ND des Landes…etc.) et isolent totalement l’ouest de la région….

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    1. Avatar de renecoty
      renecoty

      Sauf que la langue bretonne ne suffit pas à caractériser l’identité bretonne. Rennes et la zone parlant historiquement le gallo sont tout aussi bretonnes que l’Ouest de la péninsule, non mais !
      Quant à Nantes, elle a choisi il y a 5 siècles le grand large et l’esclavage à la Bretagne. Il faut assumer ses conneries.

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    2. Avatar de Jacques C
      Jacques C

      Ce type de sectarisme micro-régional est affligeant. Je suis originaire de Bretagne bretonnante, et j’habite en Bretagne gallèse : je suis heureux de cette double culture constitutive de la Bretagne. Prétendre que le pays gallo ne devrait pas se revendiquer de la Bretagne (et de sa langue spécifique qu’est le breton — alors que le gallo est un dialecte roman moins spécifique bien que parfaitement intéressant et légitime), c’est inventer une « fracture » absurde.

      Elle est d’autant plus absurde qu’il y a, en réalité, bien plus de continuités culturelles et humaines entre régions bretonnantes et gallèses de la côte nord (ou de la côte sud) de la Bretagne… qu’entre régions bretonnantes nord et sud ou entre régions gallèses nord et sud. Les habitants de la côte de Penthièvre (gallo) et de la côte du Goëlo (bretonnants) sont bien plus proches que les habitants du Léon et de Cornouaille (pourtant bretonnants tous les deux).

      Ce n’est pas parce que Rennes et Nantes sont en pays gallo qu’elles ne sont pas bretonnes ! Et, étant bretonnes, il n’y a rien d’absurde à ce qu’elles contribuent à l’un des éléments-clefs de la culture bretonne : sa langue (quand bien même elle n’est pas directement celle du lieu précis qu’est Rennes).

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      1. Avatar de ydb
        ydb

        pas de soucis les cocos,
        je profitais juste de cet aparté sur le breton de Rennes pour souligner la centralisation régionale autour de l’axe rennes-nantes, au détriment du reste de la région, axe, très à l’est tout de même.
        la fracture si elle existe n’est surement pas linguistique ou culturelle, mais bien sur l’investissement de la région dans les infrastructures, et mine de rien c’est l’ouest qui est shunté…
        il ne faudrait pas négliger plus souvent les quelques 260 km jusqu’à la pointe…
        quant au nord et au sud…ben oui
        quant à la basse et la haute, ben oui
        après c’est un question de point de vue

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  23. Avatar de Jaquinou
    Jaquinou

    bonjour,
    je suis strasbourgeois et je trouve cela plutôt sympa. d’ailleurs un micro-trottoir réalisé par F3 Alsace a confirmé qu’au pire les gens ne le remarque pas, au mieux qu’ils s’en amusent.
    les annonces des station dans le tram strasbourgeois ont été enregistrés par des anonymes (hommes, femmes et enfants). parfois, l’annonce de la station Baggersee (le Baggersee est un étang) est faite en alsacien : « prochaine station : Baggersee » puis en chantonnant « oh die schene zitte am strand vom Baggersee » c’est à dire « oh le bon temps passé au bord du Baggersee ». à chaque fois que j’entends cette annonce, cela me fait sourire !

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  24. Avatar de Bouvier

    Merci pour ce sujet déjà maintes fois abordé et régulièrement prescrit dans les media ( surtout nationaux…), par les  » Écoles de pensées » farouchement jacobines ( et dieu sait si nous en avons à l’intérieur du Périphérique parisien…et ailleurs)
    Et bien sachez, Mr Razemon, qu’il existe a Rennes des gens qui parlent breton, et ils sont prés de 25% de la population rennaise, car Rennes à toujours été la capitale administrative de la Bretagne et à donc, tout naturellement ,accueilli des habitants de culture bretonne ( Administration, universités, activités de services…), qui aiment et prétendent défendre leur culture, garante de paix sociale, d’organisation collective, et même d’emploi.( figurez-vous que l’on recherche aujourd’hui,.. 1000 personnes parlant breton..!!),etc
    Alors quoi de + naturel d’avoir du  » bilinguisme » sur les indications à caractère administratif et commercial…La Bretagne a plusieurs langues, et vu de Paris, bien sur ,cela est inconcevable…Quand, dans ce pays de la Liberté, Égalité, Fraternité…aurons nous le droit à la différence…??
    Et puis entre nous, votre argument … »on a jamais parlé breton à Rennes »…et Alors , on a jamais non plus, bu de Whisky et manger de pizza…faut-il donc arrêter ces habitudes de consommation..! Peut-on aussi un jour, dans ce pays changer les habitudes et les comportements.?
    Ouvrir sur les cultures ( même régionales), est source de richesse et de réussites commerciales et industrielles ( voir Produit en Bretagne)…regarder les autres Pays Européens et leurs organisations régionales…svp, tirez en les conséquences..?…
    Venez nous voir, nous vous attendons…et vous montrerons , preuves a l’appui, le contraire de vos certitudes…Merci de votre attention.
    Amicalement
    M.Bouvier

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  25. Avatar de julien
    julien

    Personne n’apprendra jamais le breton avec quelques noms de stations, les locuteurs du gallo ne savent même pas comment se prononce le breton !! La société Star, en croyant faire le jeu de l’épuration linguistique breizh, se couvre de ridicule !

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    1. Avatar de lorant21
      lorant21

      Je suis breton. je peux donc me permettre de trouver cela ridicule (surtout à Rennes) sans me faire huer.

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  26. Avatar de baptsk
    baptsk

    Je suis partagé, je trouve que ça peut être sympa quand on se promène en tant que touriste dans la région : ça fait couleur local. Par contre quand on est en stress à cause d’un retard (voire d’un sommeil potentiellement trop long), qu’on veut être sûr d’être à la bonne gare ou soucis du genre et qu’on entrave que dalle à l’annonce ça doit être passablement énervant.

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    1. Avatar de Herve Goudoume
      Herve Goudoume

      3615 ta vie.

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  27. Avatar de thomas
    thomas

    Quelle condescendance ahurissante dans cet article……….

    « Mais dans ce cas, pourquoi ne pas diffuser des annonces dans d’autres langues parlées en France, l’arabe, le chinois, le turc, le tamoul ou le ouolof ? Nul doute que ce pourrait être utile à de nombreux passagers. »

    Mais vous considérez vraiment les Bretons comme des immigrés chez eux? Si vous en êtes à ce genre de délire racialiste, sachez que les Bretons sont arrivés sur ce territoire bien avant que la France n’existe en tant que telle…

    La réponse à toutes vos questions est simple : mais qu’est ce que ça peut bien vous fichtre??? Ca nous fait plaisir, ça ne vous fait rien, OU est le problème?

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    1. Avatar de toto
      toto

      « Ca nous fait plaisir »
      => LOL. Cela fait surtout plaisir à une infime minorité d’identitaires !

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      1. Avatar de Xavax
        Xavax

        « Une infime minorité d’identitaires »
        Quel mépris. On aime sa région et la culture qui l’accompagne, on devient « identitaire ». Voyez-vous, le problème de la France actuelle est qu’elle a perdu son identité et qu’elle se cherche. Peut être que la destruction des langues régionales par (si j’ose le dire) l’impérialisme parisien (attention, je vais en outrer plus d’un! :D) y est pour quelque chose? Cela expliquerait par ailleurs tant du comportement général des Français d’aujourd’hui et de leur intolérance vis a vis de la diversité. Tout ne doit être que « intégration ». Ou comment faire rentrer tout le monde dans le même moule, pas seulement les personnes immigrées, mais aussi les Bretons et les Alsaciens, les Ch’tis et les Basques, les Catalans et les Normandes, etc… Je dis cela et pourtant je suis Français, parle le français (et l’anglais) mais aucune langue régionale. En revanche, je connais l’histoire de mon pays et j’ai la prétention de comprendre ce que nous avons perdu au cours des dernières décennies.

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    2. Avatar de Vincent L.
      Vincent L.

      Les Bretons sont arrivés en même temps que les Francs. Si les seconds ont accepté la langue romane des locaux (langue que l’on nomma plus tard le français) ainsi que leur religion, les premiers ont gardé leurs traditions et langue barbares.
      À cette époque où l’on ne parle que d’assimilation et d’intégration…

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      1. Avatar de Xavax
        Xavax

        En quoi les Bretons méritent l’adjectif « barbare » et non les Francs?

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  28. Avatar de jj l'amoroso
    jj l’amoroso

    Le pb des langues régionales, c’est que trop souvent elles ne font que péniblement survivre.
    Un grand prix Nobel de littérature a écrit en provençal; mais l’édition de Mirèio en provençal classique est discrète, et pour tout dire confidentielle.
    Le provençal est le seul a avoir « produit » un écrivain de portée universelle, les autres sont restée’s discrètes, sauf bien sûr si on les assimile à leurs langues parentes (le flamand, l’allemand, l’italien, le catalan, le basque etc.)
    Cela dit, me rendant souvent à la gare du Creusot TGV, j’attends de la SNCF des annonces en patois morvandiaux, cela ne manquera pas de saveur !

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    1. Avatar de Didier
      Didier

      Un autre problème, c’est qu’elles sont souvent des reconstitutions artificielles.

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  29. Avatar de Johan
    Johan

    Pourquoi tant de méfiance, monsieur le journaliste? D’où vient cette haine française de la diversité? Quelle est cette république totalitaire qui s’offusque de la moindre évocation du vrai patrimoine culturel de la France?

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  30. Avatar de Jacques C
    Jacques C

    Il y a quelques années, je m’amusais de ces inscriptions en breton à Rennes, alors que cette ville est dans le pays gallo (et pas bretonnant).

    Puis j’ai voyagé à travers le Canada.

    Et j’ai constaté que les annonces des trains canadiens, les inscriptions administratives, tous les emballages de tous les produits vendus (qu’ils soient alimentaires, vêtements, loisirs…) sont systématiquement bilingues anglais-français. Je parle ici de zones du Canada où personne ne parle français !, mais où le français est pourtant systématique (régions inuit de l’Ouest, Colombie-Britannique, Alberta…).

    Et j’ai compris à quel point une telle mesure et une telle pratique est indispensable pour faire vivre le bilinguisme et pour affirmer, dans tous le Canada, qu’une partie de ce pays parle français.

    Il en est de même en Bretagne : cette région a une histoire, une culture (des cultures, mais qui ont en commun de construire ensemble la Bretagne), des langues. Il est tout-à-fait normal que la langue spécifique qu’est le breton soit utilisée y compris en pays gallo, c’est le B-A-BA de la reconnaissance collective.

    Reste, bien sûr, qu’il serait important de ne pas oublier les spécificités de la culture gallèse, et de ne pas laisser disparaître cette langue qui appartient aussi à l’histoire de la Bretagne et au vécu des Bretons.

    NB : L’article de wiki que vous citez est très largement spécieux et manipulateur. C’est le problème avec wiki : il suffit d’un ou deux internautes obstinés pour manipuler certains articles (ou tout simplement pour imposer en rouleau-compresseur un point de vue très discutable).
    Cet article utilise un artifice fumeux (considérer que le vieux-breton n’est pas du breton : dans ce cas, on ne parlait pas français à Paris au moyen-âge !) pour prétendre que l’on n’a jamais parlé breton à Rennes. Or, de nombreux linguistes et historiens infirment totalement cette affirmation : deux points de vue s’opposent sur la signification de la « ligne de partage » médiévale. Le point de vue le plus sérieux conclut des textes historique que le breton (vieux-breton certes, mais bien la langue de la Bretagne qui a ensuite donné le breton !, donc l’argument du l’article cité est profondément RIDICULE) a bel et bien été parlé pendant un siècle ou deux à Rennes.

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    1. Avatar de sototh
      sototh

      Je suis d’accord avec vous et l’exemple du Canada est bien.
      Mais appliquez cette logique en France et bientôt les gares seront affichées partout en français, occitan, breton, alsacien, corse… Ce sera long à lire…

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  31. Avatar de arf
    arf

    « On peut se demander à quoi servent ces coquetteries régionales lorsque les locuteurs des langues en question sont peu nombreux et que tous les voyageurs comprennent de toute façon le français. »

    Pour une fois, je suis d’accord avec OR :), bien que je le trouve toujours aussi naif :p

    L’europe conduit une politique dite de « l’europe des régions ». Celà revient à encourager les transferts de responsabilités aux régions. Il y a donc deux transferts de responsabilités, d’une part en direction du pouvoir européen, d’autre part aux régions.

    Dans ce contexte, que reste-t-il au pouvoir « français »? En fait une coquille de plus en plus vide… Depuis 2007 la région Alsace n’en réfère plus à Paris pour l’utilisation des subventions européennes, mais directement à Bruxelles. Et le pire, c’est que Paris paye, pour que Bruxelles redistribue ensuite l’argent français XD.

    On pourrait certes être d’accord, mais celà est fait à l’insu des peuples, et présenté comme inévitable. C’est profondément antidémocratique, voilà pourquoi je ne suis pas d’accord.

    Tout ça est en fait un problème géopolitique vieux comme le monde: pour attaquer un pays on soutient divers groupes indépendantistes qui vont affaiblir le pouvoir de l’Etat. C’est une stratégie coloniale.

    Les anglais sont bien plus clairvoyants, et le lemonde.fr dit lui même qu’ils on peur de perdre l’Ecosse. Arrêtons d’être naifs et de faire comme si la géopolotique n’existait plus!

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    1. Avatar de aleske
      aleske

      À l’insu « des peuples », mais bien sur. Le mouvement de décentralisation ne se fait pas plus à l’insu des peuples que s’est faite l’écrasante centralisation de notre pays qui s’est façonnée cours des siècles. Peut-être même moins…

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      1. Avatar de arf
        arf

        Quel est l’intérêt, à l’heure des télécomunication, et alors que Marseille est à trois heures de Paris d’effectuer la décentralisation?

        Aucun. Si ce n’est celui que je viens de vous expliquer.

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      2. Avatar de aleske
        aleske

        L’intérêt ? Séparer l’intérêt national de l’intérêt local lors des élections. Rien que ça… Raccourcir le manche du marteau, ça permet d’atteindre celui qui le porte !
        Vous regrettez vraiment l’époque où c’était la préfecture qui validait les permis de construire ? Où il fallait dialoguer avec la SNCF pour les transports régionaux ? Où la carte scolaire était gérée uniquement avec un critère de rationalisation de l’immobilier ? Pas moi.

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      3. Avatar de arf
        arf

        Eh bien je vais vous donner raison. La carte scolaire est mal gérée. Voilà de quoi on s’occupe en France. De problèmes qui ne sont même pas de niveau tactique.

        Plus personne n’a de reflexion stratégique. Et on se demande pourquoi la france décline. C’est les fonctionnaires, les chomeurs…

        Donc déroulez vos problèmes de SNCF, c’est totalement mineur.

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    2. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Ah oui, ça va loin, votre truc.
      OR

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  32. Avatar de Géraud
    Géraud

    Faut-il vraiment parler français à l’aéroport d’Orly ou dans les transports en commun parisiens ?

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  33. Avatar de Clyde
    Clyde

    Deux petites choses par rapport à certaines affirmations de votre article que je ne peux laisser passer.

    Vous dîtes que l’alsacien ressemble fortement à l’allemand (ce qui n’est pas faux) mais ensuite vous affirmez que les dialectes de l’alsacien divergent « sensiblement » entre eux, laissant entendre qu’ils ne se ressemblent même pas. Cela me semble un peu contradictoire tout de même de dire qu’un alsacien et un allemand parlent presque la même langue mais que les alsaciens entre eux parlent des langues « sensiblement » différentes.

    Deuxièmement, vous affirmez lors de vôtre passage sur le métro de Rennes (soit dit en passant, il n’y a que la station gare dont les panneaux sont bilingues français-breton, la station Charles de Gaulle étant bilingue français-gallo et les autres monolingues) que le breton n’a jamais été parlé à Rennes.
    C’est vrai et faux en même temps. Certes la frontière linguistique entre Haute et Basse-Bretagne s’est établie depuis un siècle ou deux entre Saint-Brieuc et Vannes (à une vache près) mais (outre le fait qu’elle ait reculée depuis le IXème siècle où elle était entre Dol et Nantes) elle a toujours été poreuse, des îlots romanophones se trouvant en Basse-Bretagne et des îlots brittophones en Haute-Bretagne. De plus la ville a toujours attiré une population diverse ce qui fait qu’il y a toujours eu une population bretonnante, comme vous le soulignez.

    Mais aujourd’hui, la frontière linguistique n’est plus aussi pertinente qu’autrefois. La majorité de la population brittophone « jeune » (je dirais moins de 50 ans) se trouve dans les villes, et il y a à Rennes une vie en breton qui s’articule en majorité autour de l’Université mais aussi dans tout Rennes qui montre bien l’évolution de la langue qui quitte les campagnes pour s’installer en ville, ce qui justifie l’expérience de la Star (pas assez entreprenante à mon goût), plus que les atermoiements historiques sur la place du breton à Rennes.

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  34. Avatar de theodoric
    theodoric

    Strasbourgeois vivant dans le Morbihan depuis des années, je peux sans conteste croiser quelques locuteurs de breton ici, et profiter de l’extraordinaire vitalité de la Bretagne, mais il faut remarquer qu’en Alsace, la langue alsacienne se parle dès l’enfance dans beaucoup de familles pour qui elle va de soi. Je ne sais pas , en dehors des familles militantes et autour de l’enseignement du breton (qu’on trouve beaucoup ici en primaire), si le breton est si vivace au quotidien. Sinon, on se sent d’abord citoyen de la république, avant de se sentir  » local », qui n’est qu’une de nos appartenances. Je parle allemand, j’ai fait l’effort de lire beaucoup sur la Bretagne et d’apprendre quelques mots, et je me sens autant attiré par les matins de Pâques en Alsace que par les paysages du Golfe du Morbihan. La langue n’est qu’un des aspects de l’identité. Quant à une Europe des régions, non (vieux réflexe jacobin).

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    1. Avatar de Yarrick
      Yarrick

      La langue alsacienne ne se renouvelle que peu notamment dans le haut rhin. Seul Colmar et Strasbourg parmi les villes font figure d’exception. Dans les campagnes profondes, on en trouve encore. Mais les jeunes de ma génération (30 ans) qui parlent alsacien ne sont pas légion et encore moins qui peuvent le pratiquer en dehors de leur sphère familiale.

      D’ici 2-3 générations, la langue sera bien menacée en Alsace et en voie de disparition à mon avis.

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      1. Avatar de theodoric
        theodoric

        Vous avez sûrement raison, j’ai remarqué que le dialecte est bien plus parlé au quotidien dans l’outre Forêt, dont je viens, que du côté de Colmar (d’où je viens aussi…).

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  35. Avatar de sagna
    sagna

    pourquoi pas en wolof? Parce que le wolof est une langue d’immigrants et pas une langue locale. Je suis d’origine sénégalaise, je ne m’attends pas à entendre parler wolof dans un tram en Alsace mais alsacien oui, c’est une langue de France qui ne doit pas disparaître ça fait partie du patrimoine. Ainsi au Sénégal, on peut des émissions dans plusieurs langues nationales pour empêcher que le wolof « domine » les autres langues.

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    1. Avatar de liseur
      liseur

      +1, pour moi c’est plus pour aller avec le décor qu’autre chose. On va en bretagne, on est content de voir les villes écrites en breton, et de lire « ker … » sur les maisons.
      On va en corse, on est content d’entendre des champs polyphoniques en langue corse.
      On va en alsace, on est content de lire de l’alsacien.

      Pour moi, ça n’a rien « d’utile », c’est juste de l’agréable.

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  36. Avatar de Gérard
    Gérard

    Brest est devenue une ville à livre ouvert, tous ses panneaux y sont bilingues, du plus petit au plus grand. C’est un plaisir que d’apprendre une langue tout en flânant. Le tram de Brest est trilingue avec l’anglais en plus. Il ne reste plus qu’à employer la langue, d’y aller franchement, c’est fait pour ça une langue. Bien-sûr, le mépris ou alors la condescendance, les moqueries et la mauvaise foi sont toujours là dès lors qu’il est question d’identité. On monte sur ses grands chevaux, on sort les grands mots, ceux qui blessent, de préférence, c’est plus facile. On oublie alors tous ces gens de bonne volonté qui, par amour pour une langue, une culture, un souvenir, une amitié, œuvrent pour un idéal et pas forcément pour une idéologie. Le plaisir de parler breton avec un ancien (ou même un jeune!), de parler français avec des Italiens alors qu’on est Néerlandais, de parler catalan avec un Espagnol ou allemand avec un Américain, et ce, sans se prendre la tête, juste goûter la langue de l’autre et partager sa culture ou ‘une’ culture. Il faut le faire pour le croire. Allez, vive la culture, kenavo, ma’a salama i adéu.

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    1. Avatar de Xavax
      Xavax

      Très beau commentaire, merci Gérard. Ça change de ce qu’on peut lire dans la plupart des autres commentaires.

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    2. Avatar de Briardounet
      Briardounet

      Merci Gérard. J’ai enseigné la littérature anglaise pendant plus de 30 ans. Mais entendre un Bon Français jacter le « looser, » de « news », de « talk show », de « look »; constater que nombre de films ont des noms américains qu’on ne traduit pas (« The closer ») et que peu de gens comprennent, encourage la paresse intellectuelle donc la fausse culture: celle qui affiche la « langue de Shakespeare ou de Goethe »…Ou, pire, « de Molière »…à laquelle beaucoup de nos contemporains n’entravent que dalle : un semblant, un vernis de culture. La République, qui a établi l’égalité, a fait la chasse aux parlers régionaux: retrouvons une partie de nos racines linguistiques et spirituelles et chassons les lambeaux de fausse érudition

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      1. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Le pire étant je crois tous ces films dont on « traduit » le titre en anglais… par un autre titre en anglais.

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  37. Avatar de Washboardsam
    Washboardsam

    Tout le monde doit être capable de parler deux langues au moins.

    Personnellement je préfère apprendre des langues qui me permettent de parler au plus de monde possible, par exemple le Mandarin (1 310 000 000 de locuteurs), l’Anglais (maîtrisé par 500 millions d’individus, baragouiné par presque 2 milliards), l’Espagnol (500 M)…

    Je ne vois pas l’intérêt d’apprendre des langues comme l’Alsacien (700 000), le Breton (210 000) ou le Corse (165 000), à part comme code pour ne pas se faire comprendre des autres ce qui a tendance à renfermer la communauté sur elle-même.

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    1. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
      Mathieu (@slasherfun)

      Culture de l’uniformisation ? Pourquoi parler plusieurs langues tant qu’à faire, autant que toutes les langues disparaîssent sauf une avec cette théorie, non ?

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      1. Avatar de Washboardsam
        Washboardsam

        A quoi servent les langues? A communiquer. Si possible avec le plus grand nombre. Le latin était la langue commune de l’empire romain, le mandarin est la langue commune de l’empire chinois (pour beaucoup, ce n’est pas la langue maternelle), l’anglais est la langue commune du commerce international. Une langue commune internationale, c’est l’idéal de l’espéranto, qui n’a jamais vraiment pris.

        Tout le monde est capable de parler plusieurs langues! Une langue maternelle et une langue de communication à minima. Pourquoi présupposer que les gens ne peuvent parler qu’une langue?

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      2. Avatar de aleske
        aleske

        Oui enfin bon, il ne faut pas oublier les langues font système. C’est pas qu’une question d’une, deux, ou trois langues. Une fois que tu sais l’occitan, l’espagnol est moins un problème tout comme le catalan (et de fil en aiguille, le portuguais). Une fois que tu sais l’alsacien, l’allemand est moins un problème (et p’tet même l’anglais). Une fois que tu sais le breton, le gallois est moins un problème (je suppose). Bref, faire ressortir les langues régionales, c’est pas se priver de l’international, ça peut être aussi un tremplin. Restent le langues non-indo européennes (chinois, japonais, arabe, coréen, etc.) pour lesquelles les langues régionales ne servent à rien. Ah si : à aiguiser la curiosité linguistique, et c’est toujours ça de pris !

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      3. Avatar de sototh
        sototh

        La langue ne sert pas qu’à communiquer. C’est aussi un outil de culture et une vision du monde. Penser « le ciel est bleu » ou « ciel bleu est » est différent.
        Je me souviens d’un Alsacien, parlant français, allemand et alsacien. Il expliquait que le simple objet « escalier », selon qu’il le pensait en français, allemand ou alsacien, il n’imaginait pas le même « escalier ». Du grandiose au petit, du marbre au bois, du droit au colimaçon (dans le désordre).
        Mes enfants sont bilingues français/coréen. Suivant le contexte, ils pensent parfois en français, parfois en coréen, parfois mélangé.

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      4. Avatar de benêtdebase
        benêtdebase

        « Penser « le ciel est bleu » ou « ciel bleu est » est différent. »

        Je ne suis pas vraiment sûr. Il y a des langues pour lesquelles l’ordre des mots dans la phrase n’a pas d’importance.
        Mais cela dit je vous suis sur le fait que la langue utilisée influe sur la façon de penser.

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      5. Avatar de James
        James

        Il y a plein de gens qui ne savent que parler une langue. La plupart du monde anglophone par exemple. C’est pour cela que ce sont souvent les gens les plus refermés d’esprit.

        Aussi, les langues ne sont pas que des moyens de communications mais aussi des vecteurs de culture et de pensée.

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      6. Avatar de benêtdebase
        benêtdebase

        « Il y a plein de gens qui ne savent que parler une langue. La plupart du monde anglophone par exemple. C’est pour cela que ce sont souvent les gens les plus refermés d’esprit. »

        Oh, la belle affirmation péremptoire 🙂 Elle est vraiment jolie celle-là.

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      7. Avatar de Washboardsam
        Washboardsam

        On peut dire la même chose des français, qui ne brillent pas par leur maîtrise des langues étrangères. Sarkozy était bien ridicule quand il parlait anglais, Chirac aussi. Hollande s’en sort un peu mieux. Pourtant la France ne représente que 1% de la population mondiale et la francophonie 3,5%. Il faut avoir la capacité de s’ouvrir au reste du monde.

        Blague belge : Comment appelle-t-on quelqu’un qui parle trois langues? Un trilingue. Comment appelle-t-on quelqu’un qui parle deux langues? Un bilingue. Comment appelle-t-on quelqu’un qui parle une seule langue? Un français!

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      8. Avatar de Didier
        Didier

        Les Français intellectuels du temps de Voltaire ne parlaient que leur langue et ne me semblent pas « fermés ». Au contraire, pouvoir se promener dans le monde entier (ou au moins en Europe) en utilisant sa propre langue facilite voyages et échanges.

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      9. Avatar de Amélie
        Amélie

        @ Didier
        Oui, mais les intellectuels au temps de Voltaire avaient la « chance » d’avoir pour langue maternelle la langue de culture de l’époque, parlée à travers toute l’Europe ou quasiment.
        « pouvoir se promener dans le monde entier en utilisant sa propre langue facilite voyages et échanges », certes, voilà un beau truisme, et donc, votre conclusion?.. Que pensez-vous de « pouvoir se promener dans toute l’Europe en parlant la langue des peuples visités »?

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      10. Avatar de James
        James

        @benêtdebase: Je dis cela en tant qu’anglophone, par contre. J’ai l’expérience de l’anglais des français et je peux dire que, bien que pas parfait, c’est beaucoup mieux que le français de la plupart des anglophones.

        @Didier:C’est faux : Voltaire savait bien parler anglais, allemand et espagnol et savait lire et écrire le latin et le grec ancien.

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      11. Avatar de olivier
        olivier

        l’empire romain était de fait bilingue latin-grec, et pourvu d’une foultitude de langues régionales (gaulois, punique, araméen, thrace, illyrien, arabe même puisqu’il eut un empereur arabe !)), ce n’est pas de ça qu’il est mort !

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      12. Avatar de Vincent L.
        Vincent L.

        Le Gaulois a complètement disparu en quelques générations. D’ailleurs à l’époque de l’invasion franque, tout le monde dans ce pays se faisait appeler « Romain » (comme dans toute les province de l’empire, d’ailleurs).

        La plupart des langues parlées dans l’Empire ont eu tellement peu d’importance qu’elles ne sont attestées que par la toponymie.

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  38. Avatar de perceval78
    perceval78

    ca ne gene pas les journalistes qu’on cree des universites en langue anglaise pour des chinois en france , mais ca les gene qu’on mette des panneaux en breton en bretagne … bizarre … isn’t it

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    1. Avatar de Vincent L.
      Vincent L.

      Les universités française en anglais, ça dérange tout le monde (du moins ceux qui ont encore un peu d’honneur), mais il est vrai que c’est plutôt bien vu à gauche parce que ça fait « moderne ».

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      1. Avatar de denys
        denys

        Parce que vous pensez que ça ne dérange personne à droite ? et que à droite il n’y a pas aussi des gens pour penser qu’utiliser un mot anglais par phrase, ça fait bien. La politique n’a rien à faire dans ce débat. De gauche ou de droite nous pouvons être à même de refuser que les universités soient en langue anglaise. De vouloir que les langues régionales se maintiennent au nom de la diversité, que les élèves apprennent d’autres langues que seulement l’anglais etc. et que plutôt que de se la péter avec l’anglais, que nous créons d’autres mots au lieu de les prendre chez le voisin. Ce sera ainsi signe que les Français cherchent à inventer, créer, réfléchir au lieu de jouer les moutons.

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      2. Avatar de Acaila
        Acaila

        En tant qu’étudiant dans une université française, je n’aurais aucun problème à voir les cours dispensés en anglais, au contraire, il ne s’agit en aucun cas, comme on peut l’entendre souvent, d’une prise de pouvoir sadique d’une langue diabolique sur notre bon français.
        Ça ne peut être qu’un plus pour les étudiants, autant dans le cadre de leur future carrière que dans une optique plus générale, un peu plus de culture n’est pas nocif …
        Et suivre des cours en anglais n’empêche absolument pas de continuer à utiliser très majoritairement le français le reste du temps, l’intellect n’est pas une cassette réenregistrable …

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  39. Avatar de Rémy
    Rémy

    Les langues régionales sont une force, n’en déplaise aux zélateurs de la langue immortelle du grand molière. Le français est un très belle langue, mais dans ce pays, on oublie souvent que ce n’est pas la seule langue du monde…c’est un défaut, car les français ne maitrisent pas les langues étrangères et décrochent de ce fait dans la concurence internationale…cf la balance commerciale de la France, qui doit entre autre aussi aux forces de vente françaises si polyglottes 😉
    La maitrise d’une langue régionale donne une ouverture d’esprit qui facilite l’apprentissage des langues étrangères…
    Pour prendre l’exemple de l’alsacien: les entreprises allemandes embauchent, contrairement aux entreprises françaises (alsaciennes) qui ont plutôt tendance à licencier en ces temps de crise. Celui qui a eu la chance d’apprendre l’alsacien passe pour un paysan, mais trouve du travail très bien payé en Allemagne, qui génère des impôts sur le revenu pour l’état français (bizerrement ça ne dérange personne quand sur un euro est inscrit « Bundesrepublik Deutschland »)…Les autres, habités d’un snobisme linguistique condescendant (Molièèèèère) vont garnir les rangs du pôle emploi et génèrent des dépenses pour l’état français. C’est peut être un peu simpliste comme explication et je vais me prendre une tempête de caca (aux anglicistes de traduire) mais c’est la triste vérité!

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    1. Avatar de L'étienne
      L’étienne

      « C’est peut être un peu simpliste comme explication »
      Peut-être…

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  40. Avatar de guedin
    guedin

    « Wesh & tout, t’as arrivé ziva, descend fils de **** »

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    1. Avatar de voyageur X
      voyageur X

      heureusement que vous êtes là : c’est très très marrant (sérieusement) ! Merci pour ce moment de rigolade.

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    2. Avatar de sototh
      sototh

      Trèèèès cheeeers. Nous atteignons Auteuil, c’est soooo bat!

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  41. Avatar de Naodann
    Naodann

    Que les trains soient plus propres, plus sécurisés, moins en retard, moins cher… ça, c’est inutile. Mais l’accueil en patois, ça c’est une putain de bonne idée !

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    1. Avatar de Acinonyx
      Acinonyx

      Nous n’avons pas la même définition de « patois »…

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  42. Avatar de Bob
    Bob

    Faut faire gaffe à ce genre de liberté, c’est bien, mais faut garder une certaine uniformité dans le pays. En Belgique on a pas assez francisé les flamands, les laissant parler leur dialecte local et c’est devenu vraiment la m*rde avec eux au fil du temps. Une véritable communauté qui se ferme sur elle-même! Vous vous rendez compte qu’il est interdit par la loi de parler français dans les places publiques en Flandre? Si un employé communal vous répond en français, il est viré, si pas tabassé par des extrémistes flamingant. Ils vous est interdit d’acheter une maison si vous ne parler pas la flamand et il existe encore d’autres lois aussi stupides et discriminatoires condamnés par la Conseil de L’Europe.

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    1. Avatar de L'étienne
      L’étienne

      Ou bien ce sont les flamands qui n’ont pas assez flamandisé les wallons ?

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    2. Avatar de Ph. Magnabosco
      Ph. Magnabosco

      La Belgique a d’abord essayé de marginaliser le fait néerlandophone (vous regrettez même qu’elle n’y soit pas parvenue), puis à la suite d’un combat politique de longue haleine des néerlandophones pour leurs droits (accès à l’éducation, à la justice dans leur propre langue) a organisé une séparation linguistique exclusive des territoires.

      Les annonces de train sont uniquement en néerlandais en Flandre, mais en Wallonie elles sont uniquement en français, et ne sont bilingues qu’à Bruxelles. Le recensement linguistique est prohibé, de sorte qu’on n’a pas d’outil officiel pour voir comment se porte, par exemple, la minorité néerlandophone à Bruxelles.

      Tout ça n’a absolument rien à voir avec la proposition de langues régionales à côté du français, qui reste langue commune.

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    3. Avatar de europeforpeople
      europeforpeople

      N’importe quoi ! Je suis Français, je vis en Belgique, et j’ai évidemment le droit de parler français partout dans le pays, y compris en Flandres. Les Flamands, que votre propos insulte, veulent que leur langue soit traitée à l’égal du français, ce qui est bien la moindre des choses. On peut certes s’indigner de certains dérapages et, plus fréquemment, de certaines crispations, mais c’est ne pas connaître le b.a.ba des réalités belges que de résumer la situation tel que vous l’avez fait.

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  43. Avatar de Laurent Perez
    Laurent Perez

    Comme le signale déjà un internaute, et comme vous l’ignorez peut-être, l’alsacien reste de loin la langue régionale la plus parlée en France. C’est, dans toutes ses variantes locales, la langue maternelle d’une bonne partie (parfois de la majorité) de la population dans le Bas-Rhin en-dehors de la commune de Strasbourg. C’est la langue quotidienne des ouvriers, des artisans, des commerçants, y compris parmi les jeunes générations.
    Qu’y a-t-il de choquant à ce qu’on tente de valoriser, de n’importe quelle manière, un élément de culture locale – qui a par ailleurs été largement stigmatisé depuis 1945 ? Cette initiative un peu kitsch peut au pire être considérée comme anodine, elle n’a rien de bien critiquable.

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  44. Avatar de Chiça Tira
    Chiça Tira

    Les pères fondateurs de la III ème République doivent se retourner dans leur tombe ! Bientôt le Français ne sera plus qu’un dialecte régional parlé par quelques pygmées lettrés.

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    1. Avatar de alpha
      alpha

      Les Pères fondateurs de la IIIe République ? Il faudra m’expliquer de qui il s’agit : Mac Mahon ? Le duc de Broglie ? Ou les Gambetta, Crémieux, Arago ? La IIIe République a une histoire un peu plus compliquée que celle dont on se souvient aujourd’hui avec de jolies images d’Epinal de « Pères fondateurs ».

      Si c’est Jules Ferry que vous convoquez dans votre argumentaire, et c’est forcément lui en matière d’instruction du français à l’école publique, ne vous inquiétez pas, il se retourne déjà dans sa tombe depuis l’indépendance des Etats de l’Empire colonial puisqu’il était un ardent partisan de la colonisation et quand on voit ce que produit le système éducatif français de nos jours, il a des raisons supplémentaires de ne pas reposer en paix.

      Enfin, sur la question linguistique qui nous occupe, le choix a été fait par Ferry d’une éducation entièrement en français, ce qui est louable, je suis d’accord avec vous, pour avoir une population qui se comprend et comprend les lois et règlements en vigueur mais cela ne passait pas nécessairement par « l’anéantissement des patois » pour reprendre les termes de l’Abbé Grégoire, car la politique de Jules Ferry vis-à-vis de ce qu’on appelle aujourd’hui les langues régionales n’était ni plus ni moins que l’aboutissement de la pensée de ce cher abbé et de son disciple du Comité de salut public, Barère, pour qui tout ce qui ne parlait pas français portait la contre-révolution.
      N’y avait-il donc pas d’autre système d’éducation possible, moins méprisant des parlers populaires des petites gens de l’époque ? Non, il fallait les « civiliser » ! Pourtant dans bien des pays l’Ecole (avec une majuscule) a instruit et éduqué la population sans mépriser sa culture et sa langue.

      Comme vous j’ai de l’admiration pour l’oeuvre de la IIIe République. Mais tout dans ce régime n’est pas à idéaliser, même l’oeuvre scolaire.

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  45. Avatar de Colonel olnell
    Colonel olnell

    Les bobologues sont de sortie
    Comme tout bobologue du boulevard Saint Germain il s’ agit de dénoncer les tares du système français. Tout doit être fait pour imposer l’ anglais au détriment de la langue de Molière jugée ringarde. Par petites touches on ramène le français à une langue régionale. Détruire le modèle français pour imposer l’ idéologie américaine. Cela commence à Strasbourg, puis cela ira crescendo vers l’ assaut final du grand soir troskystes, c’est à dire spéculateurs de tous poils déclareront le français langue morte.

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    1. Avatar de La mouche du coche
      La mouche du coche

      100% d’accord. Il s’agit d’un travail de sape pernicieux, sur le long terme.

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    2. Avatar de championologue
      championologue

      merci pour la marrade.

      mes amitiés à la buvettes du FN.

      (mieux vaut lire ça que d’être aveugle!)

      PS: la plupart des mouvements indéppendantistes ou oeuvrant pour le régionalisme… sont de gauche: au pays baque et en Bretagne surtout.

      Bref. un beau champion.

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      1. Avatar de nathan drake
        nathan drake

        Je doute que les mouvements indépendantistes Corse ou Alsacien soient de gauche. Mon avis ils sont plutot de droite, même bien à droite.

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      2. Avatar de alpha
        alpha

        Votre avis, votre avis… Un avis ça se construit avec des éléments probants, pas avec des préjugés.

        En Corse il y a deux coalitions de partis autonomistes ou indépendantistes à l’Assemblée de Corse :
        – Femu a Corsica, autonomiste, avec 11 conseillers (sur 51). La majorité est issue du Parti de la Nation corse qui appelle à voter Verts aux élections nationales et qui a un eurodéputé qui siège dans le groupe écolo. Pas vraiment un parti « bien à droite »
        – Corsica libera, indépendantiste, 4 conseillers. Idéologiquement à part l’indépendance pas sûr qu’ils aient un programme.

        En Alsace, le seul parti qui a eu un mandat régional ou général ces dernières années est Unser Land (autonomiste) avec un conseiller général dans le Bas-Rhin. Ils se situent au centre-gauche et font alliance avec les Verts comme aux dernières régionales. Là aussi, pas de parti bien à droite.
        L’autre parti alsacien qui a un peu de poids mais aucun élu régional ou général est Alsace d’abord qui a des connexions importantes avec le Front national et des partis là bien à droite.

        Au final, j’ai pris les deux coalitions/partis les plus importants et les plus représentatifs dans les deux régions citées et il me semble que le propos est plus nuancé que vos déclarations à l’emporte-pièce.

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    3. Avatar de Didier
      Didier

      Entièrement d’accord, sous couvert de « diversité », on veut imposer l’anglais partout, avec les mêmes banlieues américaines partout.

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    4. Avatar de Yarrick
      Yarrick

      Strasbourg et Colmar ne sont pas forcément représentatives de l’ensemble des villes Alsaciennes. Mulhouse, Sélestat, Saint Louis, etc. ont beaucoup perdu de leur identité alsacienne.

      Les jeunes générations n’apprenant que peu ou pas du tout l’alsacien, le renouvellement se fait très mal.

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    5. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Vous en avez des ennemis. Parlez-en autour de vous, ça ira mieux.
      OR

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  46. Avatar de Santi
    Santi

    Je ne comprendrai jamais la relation si conflictuelle qu’a la France avec ses cultures, ses langues et ses patois.
    Je sais qu’elle découle historiquement de l’idée d’une République unie par une langue commune, mais la perte de ses richesses me paraît tellement triste.
    La Suisse est un exemple réussi de pays où les langues se côtoient en bonne intelligence et ne mènent pas à une perte d’ »identité nationale ». La Belgique serait un contre-exemple en ce moment, mais j’aime à croire à une agitation temporaire.
    Dans ce contexte-là j’aimerais qu’on m’explique le pourquoi de cette résistance, cette peur presque, aux autres langues, aux dialectes et aux patois en France.

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    1. Avatar de Exekias
      Exekias

      Je ne suis pas sûr que la Suisse soit un bon exemple. Effectivement, les langues, comme la religion par exemple, participent à la diversité culturelle des cantons. Il la règle veut d’ailleurs qu’on respecte cette diversité linguistique dans les documents officiels.
      Dans la pratique, de nombreux secteurs, notamment l’économie et la politique à l’échelon fédéral, sont dominés par les élites alémaniques, qui sortent des mêmes écoles (Zurich, Bâle…). Il est très difficile pour un Suisse romand de parvenir aux plus hautes fonctions. Et je ne parle pas de la langue italienne, peu répandue en fait.

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    2. Avatar de Didier
      Didier

      Vu de l’extérieur, le grand vainqueur du respect des « dialectes » alémaniques dans leur diversité me semble être en Suisse l’anglais. Les Romands ont du mal avec l’allemand, ils ne veulent pas en plus apprendre des dialectes. Résultat aberrant, on voit en Suisses des Suisses échanger entre eux… en anglais.

      Plus jeune, je comprenais le patois poitevin… parlé dans le village, mais absolument pas celui de Poitiers.

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    3. Avatar de John Eliot
      John Eliot

      L’exemple de la Suisse est bien mal choisi. Les 3 langues affichées sont les langues officielles du pays (à la différence du breton, de l’alsacien, etc.)… mais il en manque une (le romanche). Ajoutons que dans la partie alémanique, on y parle peu le « bon allemand (hochdeutsch) » mais de nombreux dialectes (pour le coup plus proche de l’alsacien que de l’allemand), l’usage de l’allemand se restreignant essentiellement aux communications officielles (ou en tout cas formelles).
      On pourrait encore développer sur les rivalités entre régions linguistiques (en politique au niveau fédéral notamment….) mais cela a déjà été abordé dans un autre commentaire (et ce serait long :)…

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    4. Avatar de Babar
      Babar

      En fait c’est amusant mais l’exemple suisse est à la fois mal choisi et bien choisi.

      Il est mal choisi comme vous le dites tous les trois parce qu’effectivement la Suisse a quatre langues officielles, là où en France seule le Français l’est. Vous parlez aussi des tensions linguistiques de part et d’autre du Röstigraben notamment et il ne faut effectivement pas les ignorer sans non plus les dramatiser.

      En revanche je pense que la Suisse est un bon élément de comparaison aussi avec la France et ce pour deux raisons :

      la première est en effet le romanche : c’est certes une langue officielle au niveau fédéral (mais pas à égalité avec l’allemand, le français et l’italien, tous les actes administratifs ne sont à ma connaissance ainsi pas traduits en romanche) mais elle est de moins en moins parlée (35000 locuteurs maternels en 2000) et sa codification (le Rumantsch Grischun) n’est pas reconnue par tous les locuteurs. Dans les faits il s’agit donc de cinq dialectes, dont certains sont moribonds et soutenus par la puissance publique helvétique pour éviter leur disparition.
      On voit donc qu’en Suisse aussi il faut un soutien public pour préserver le patrimoine linguistique y compris avec des panneaux et annonces bilingues, ça n’arrive pas qu’en France !
      la seconde raison tient aux dialectes alémaniques parlés par la vaste majorité des « Suisses allemands » (une appellation que personnellement je n’aime pas parce que nous ne sommes pas des Allemands, mais qui a le mérite d’être claire) en plus du Hochdeutsch officiel. En Suisse alémanique tout le monde parle ainsi l’allemand standard et son dialecte local, qui sert oralement dans toutes les sphères de la vie !
      On peut donc très bien maîtriser une langue formelle et un dialecte pour la vie quotidienne et c’est pour cela que je pense que la Suisse est un bon exemple de cohabitation des langues en bonne intelligence et peut être une source d’inspiration pour la France.

      Alors lorsqu’on lit les commentaires de ceux qui pensent que la maîtrise d’une langue régionale ou son affichage dans l’espace public sont le signe de la fin du Français ou de l’unité républicaine, on croit rêver… Il existe quand même une manie dans ce pays à brandir des références à la IIIe République, à la Révolution, à la sacro-sainte Constitution pour interdire toute initiative culturelle qui d’ailleurs en l’espèce ne vient ni contredire les lois de la République ni affaiblir l’usage du Français comme langue officielle. Il faudrait que certains redescendent sur Terre et s’ouvrent un peu l’esprit.

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      1. Avatar de charles
        charles

        L’ouverture d’esprit en France ne concerne pas les langues, c’est connu depuis belle lurette. Pour trouver l’ouverture vaut mieux aller voir chez ses voisins,

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    5. Avatar de denys
      denys

      Probablement parce que la France est dirigée depuis longtemps par de nombreux Parisiens qui n’ont pas eu souvent l’habitude de quitter leur périphérie. Et cette périphérie est bien ce qui les confine dans un cercle étroit duquel ils ont du mal à sortir. Ils sont « périphériés ». Alors ils ne voient rien d’autre que le français de Paris et les anglicismes à tout va. Car pour beaucoup de Parisiens, à part New York il n’y a pas beaucoup d’autres villes dans le monde. Du reste dite leur que New York n’existe plus, ils seront perdus, ils n’auront plus d’endroit où acheter leur iPhone, sans lequel ils ne sauraient traverser la rue. Bon allez j’exagère un peu sur les Parisiens mais….

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  47. Avatar de MKC
    MKC

    Le blog comme les commentaires sont des montagnes d’ignorance et de désinformation en tout cas en ce qui concerne le breton. Les panneaux routiers ne sont pas bilingues mais phonétiques; les noms de lieu en Bretagne n’ont jamais été traduits en français. Le breton enseigné aujourd’hui est une langue artificielle (breton unifié) créée dans les années trente que les vieux locuteurs ne comprennent pas; enfin le « gallo » est un dialecte normanno-picard qui était parlé avec des nuances (prononciation, vocabulaire …) dans un grand quart nord-ouest de la France (Normandie, Picardie..).

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    1. Avatar de Didier
      Didier

      Le gallo était majoritaire en « Haute-Bretagne ».

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      1. Avatar de RESMOND David
        RESMOND David

        Ca depend a quelle epoque et a quelle endroit: a l’est d’une ligne joignant saint malo à saint nazaire effectivement, meme s’il y eu des ilots bretonnants qui n’ont pas subsisté longtemps à l’ouest c’est une autre histoire: le breton y etait majoritaire avec des ilots romans par ci par la qui furent assimilé par le breton puis redevinrent roman s par la suite du fait de l’expension du francais (dans sa forme dialectale) vers l’ouest

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    2. Avatar de Ph. Magnabosco
      Ph. Magnabosco

      « Le breton enseigné aujourd’hui est une langue artificielle (…) que les vieux locuteurs ne comprennent pas »
      Toute langue qui est enseignée fait l’objet d’une normalisation (grammaire, orthographe) par essence artificielle. C’est vrai aussi pour le vocabulaire, la forme de certains mots. C’est plus visible dans certains cas

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    3. Avatar de Ivi
      Ivi

      A vous qui parlez d’ignorance, je me permets de signaler que je parle breton (que j’ai appris à l’école) avec les anciens et que nous nous comprenons très bien. Renseignez-vous au lieu de colporter de telles fadaises – qui en tout cas ont le mérite de faire apparaître que vous ne connaissez rien à la langue bretonne.

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    4. Avatar de Ph. Magnabosco
      Ph. Magnabosco

      « Le breton enseigné aujourd’hui est une langue artificielle (…) que les vieux locuteurs ne comprennent pas ».

      1/ Aucune langue enseignée n’échappe à une normalisation de l’orthographe, de la grammaire, voire du vocabulaire. Elles sont toutes peu ou prou artificielles. C’est simplement plus évident pour certaines que pour d’autres. Il y a en Europe des langues (et non des moindres) qui ont été très influencées, voire créées, par l’effort conscient et réfléchi d’un petit groupe d’individu qui voulaient en assurer le rayonnement. Martin Luther, par exemple, pour que sa Bible soit comprise le plus largement possible, a sciemment fait des choix qui ont influencé l’allemand moderne.

      2/ Si les vieux locuteurs ne comprennent pas le breton parlé par leurs descendants, ils doivent éventuellement s’en prendre à la politique jacobine de la République… et à eux-mêmes, qui y ont cédé (pour ma part je ne les jugerai pas, tant la pression était forte). Il serait injuste de le reprocher à leurs (arrières) petits-enfants ou à ceux qui se décarcassent pour maintenir vivant le breton.

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  48. Avatar de Le Homard enchaîné
    Le Homard enchaîné

    On a bien sûr parlé très longtemps le breton à Rennes.
    Pendant des siècles – la toponymie régionale contemporaine en témoigne encore – le breton était parlé jusqu’à la frontière avec la Normandie. Du Ve au XIIIe siècle en effet, le breton et le roman ont été parlés, côte à côte, dans une zone mixte romano-bretonne s’étalant de Dol-de-Bretagne au nord, et incluant largement Rennes et Nantes au sud. Cette zone romano-bretonne s’étendait jusqu’à Châtelaudren à l’ouest. Alors qu’à l’ouest de Châtelaudren, bien entendu, seul le breton était parlé, « à part quelques minuscules îlots romans ».
    Par la suite, « au XIIe siècle, la limite entre le breton et les parlers romans joignait Dinan (nord ouest de Rennes) à la Brière. Elle dut s’y maintenir jusqu’au début du XIVe siècle ». (« Toute l’Histoire de la Bretagne ». Œuvre collective de 22 enseignants des universités de Bretagne. Ed. Skol Vreizh. 1997). Les auteurs rappellent que la langue utilisée du Ve au Xe siècle en Bretagne, était le « henvrezhoneg » (le vieux breton). (Voir également la carte de l’extension des langues de Bretagne dans « L’origine de la Bretagne ». Pr Léon Fleuriot, professeur à la Sorbonne et à l’université de Rennes, spécialiste des langues celtiques et de l’histoire de la Bretagne).
    Rappelons enfin que le nombre de locuteurs bretons est passé sous la barre des 200 000 personnes en 2009 (Sur une population bretonne totale de 3 200 000 habitants). L’espoir peut venir de l’enseignement en Breton, le pourcentage de jeunes de 15 à 19 ans parlant breton est passé de 1% à 4% en 10 ans.
    Sans tomber dans le régionalisme, la sensiblerie ou la nostalgie, on peut simplement regretter, en assistant au lent déclin de la langue bretonne, de devoir abandonner une part de notre identité.
    On peut vivre à l’époque de l’union des peuples européens, sans pour autant perdre son âme et sa culture régionales.
    Voilà pourquoi il n’est pas iconoclaste, mais au contraire parfaitement pertinent, de donner des noms bretons aux stations du métro de Rennes.

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  49. Avatar de Fab Trab
    Fab Trab

    Beaucoup d’imprécisions dans cet article !!!

    les annonces en alsacien sont toutes les 20 min environ et décorellées des annonces des trains.
    les annonces des trains se font dans les langues habituelles pour la région: en plus du français, très souvent: anglais ET allemand.
    pour le tram, c’est faux également: toutes les stations sont annoncées en français, seules certaines ont en plus le nom en alsacien (personnellement je n’en connais qu’une sur la ligne que j’emprunte habituellement !)

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    1. Avatar de bacchus
      bacchus

      Ah voilà, j’allais faire le même commentaire : l’Allemand est bien évidemment au menu des annonces en gare de Strasbourg.
      Il y a pas mal de stations de tram ayant un nom alsacien. Normal, ce sont des noms propres, en l’occurrence des lieux. Mais les annonces sont faites en français exclusivement ; « prochaine station : Schluthfeld ».

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      1. Avatar de Yarrick
        Yarrick

        Certaines annonces sont faites en alsacien sur le nom de la station exemple place Broglie qui devient place broeg, truc du genre.

        Déstabilisant pour un touriste ou même pour un haut rhinois ! 🙂

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      2. Avatar de Jim
        Jim

        « De Broglie » se prononce « De Breuil »

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      3. Avatar de A-Sir
        A-Sir

        Et le fait de prononcer « Breuil » pour « Broglie » n’a rien à voir avec l’alsacien.
        Certaines stations ont effectivement des noms alsaciens mais elles sont prononcés sans aucun accent. Il y en a même une où la personne prononçant le nom de la station fait semblant de buter dessus (Altwinmärik).

        En tout cas, l’article est assez catastrophique. Étant strasbourgeois, quand je vois le nombre d’erreurs concernant ma ville, je suppose qu’il en est de même concernant le reste de l’article.

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      4. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Ah bon, quelles erreurs? Détaillez, je corrigerais si besoin avec plaisir.
        OR

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  50. Avatar de Michel K
    Michel K

    L’alsace, la Corse, la Bretagne et le Pays Basque (transfrontalier) sont trois « régions » dont l’identité et donc la culture sont très présentes, encore aujourd’hui. Seulement, il faut bien considérer que si cette culture persiste, c’est largement grâce à la survie de la langue. Si l’Alsace a doublé rapidement les annonces de transport en alsacien (tram de Strasbourg notamment), c’est parce que les dialectes alsaciens sont encore parlés et transmis aux nouvelles générations.
    Pour le breton, c’est moins « vivace ». La langue se meurt et la culture, encore présente, se meurt aussi. Il faut donc inévitablement la faire revivre, en dynamisant la langue. Et pour cela, il faut redonner goût aux jeunes générations (le top), ou au moins la faire vivre dans l’espace public (le minimum).
    Enfin, on ne peut pas vraiment dire que cela gène qui que ce soit…

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