Depuis quelques semaines, les voyageurs débarquant à la gare de Strasbourg sont accueillis en alsacien, a rapporté la Gazette des communes en juillet. Après une annonce en français et en anglais, le haut-parleur leur souhaite la bienvenue en langue régionale et leur indique où se trouve le bureau d’information (sur le même sujet, l’article du quotidien L’Alsace). Curieusement, il n’est pas prévu de diffuser l’annonce en allemand, une langue pourtant parlée à quelques kilomètres de là. Sans doute parce que l’alsacien et l’allemand se ressemblent énormément, mais ne le répétez pas. Bientôt, d’autres villes de la région, Sélestat, Colmar ou Mulhouse, proposeront des annonces sonores équivalentes. Équivalentes, mais pas identiques, car le dialecte germanique, en Alsace, varie sensiblement du nord au sud de la région. Par ailleurs, les stations du tramway de Strasbourg sont d’ailleurs déjà articulées en alsacien et en français.

L’Alsace n’a rien inventé. Dans les bus d’Ajaccio, les arrêts sont annoncés en deux langues, français et corse. Le train corse ne parle que français, mais certaines inscriptions sont bilingues, comme celle présentant le marteau brise-vitre (« Schiappavetru »). Dans le métro de Toulouse, on parle occitan (« languedocien », précise Seb, un lecteur)depuis 2011. Et dans celui de Rennes, les stations sont curieusement traduites en breton, alors que personne n’a jamais parlé breton dans la capitale de la région, sauf quelques commerçants et des prisonniers. La limite linguistique séparant la langue bretonne du gallo (une langue d’oïl, proche du français) passe une petite centaine de kilomètres plus à l’ouest, entre Vannes et Paimpol. Annoncer les stations du métro rennais en breton, c’est comme si on indiquait la place Stanislas en allemand à Nancy. La compagnie Star, en charge des transports rennais, justifie ainsi son choix : « comme ça, les gens vont apprendre le breton ». Mais dans ce cas, pourquoi ne pas diffuser des annonces dans d’autres langues parlées en France, l’arabe, le chinois, le turc, le tamoul ou le ouolof ? Nul doute que ce pourrait être utile à de nombreux passagers.

Coquetteries. Au-delà de cette incongruité bretonne, on peut se demander à quoi servent ces coquetteries régionales lorsque les locuteurs des langues en question sont peu nombreux et que tous les voyageurs comprennent de toute façon le français. Raymond Bitsch, président de l’association « E Friehjohr fer unseri Sproch » (« Un printemps pour notre langue »), livre sa réponse dans l’article de La Gazette des communes : « l’alsacien sert à autre chose qu’à faire des pièces de théâtre en dialecte régional », affirme-t-il. Et puis après tout, si les fantaisies permettent d’apprendre les langues, de se familiariser avec d’autres sons, voire de passer le temps, pourquoi pas.

Uniformité. Toutefois, pour la SNCF, les gares alsaciennes sont une exception. Partout en France, dans les gares comme dans les TGV, toutes les annonces, préenregistrées, sont parfaitement identiques. Ça donne à peu près la chose suivante, à prononcer avec une voix féminine légèrement sucrée : « le train Intercités en provenance de [léger blanc] Marseille Saint-Charles et à destination de [nouveau blanc] Lyon-Perrache, départ initialement prévu à [blanc] 14h10, est annoncé avec un retard de [suspense insoutenable] 35 minutes ». Voilà qui appauvrit le voyage mais a le mérite de la clarté. Et en entendant « le train dessert », suivi d’un {blanc}, les bouches sucrées espèrent toujours que la voix annoncera « Chantilly ! », comme la crème fouettée.

Alors, que les annonces soient diffusées en langues régionales, ou qu’elles prennent une texture congelée et aseptisée, au fond, peu importe. Peut-être pourrait-on rêver que les transporteurs portent une attention aussi soutenue aux paroles diffusées en cas d’incident, de retard ou de défaut de signalisation. Ah oui, pour cela, il y a Twitter (précisions ici), et dans toutes les langues.

A voir, à Toulouse, une expérience menée pendant un mois en 2009. Stéphane Coppey, alors président de Tisseo, y regrette que les annonces soient prononcées avec un accent « pointu » :

 

352 réponses à « Faut-il vraiment parler breton dans le métro de Rennes et alsacien à la gare de Strasbourg? »

  1. Avatar de labas
    labas

    moi, je propose de mettre une autre langue régionale : le portugais, notamment dans les gares d’Argenteuil, Sartrouville, Houilles, Champigny, Cormeilles en P. Pontaut Combault, Petit Quevilly, Digoin, Gentilly, Saint Maur, etc..

    et de mettre aussi le ch’ti, notamment à l’arrivée dans la gare de Lens, ça ferait tellement classieux..

    🙂

    Pour être plus sérieux, en tant que Normand, descendant de fiers vikings portugais ;p et vivant dans le Nord, je ne vois pas trop le problème de mettre en avant des langues régionales dans des gares, qui sont au final, pour certains la « première porte » que l’on ouvre quand on arrive dans une nouvelle ville.

    Par contre, l’apport de cette action comme ciment / liant pour faire vivre une langue régionale, ou lui donner une plus grande visibilité me laisse un peu dubitatif.

    Bonne journée

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    1. Avatar de charles
      charles

      A Rennes « où on n’a jamais parlé breton  » (sic) je parle breton, à mes enfants et mes amis tous les jours. Le breton y est enseigné , de la maternelle à l’université. Faut se renseigner.

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      1. Avatar de zoro
        zoro

        c’est vrai que le breton a toujours été parlé à rennes mais il n’y a jamais été majoritaire ! faut s’ renseigner…

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      2. Avatar de Froome
        Froome

        Et parce que vous parlez breton tous les jours il faut que tout le monde entende du breton ? Vive l’ouverture d’esprit…

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      3. Avatar de Gast
        Gast

        Et parce que vous ne parlez pas breton, il est interdit de le parler ?
        Le jacobinisme en France semble avoir encore de beaux jours devant lui…

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  2. Avatar de Robert Marty
    Robert Marty

    Comme toujours, pour les habitants de la Francilie, il y a eu de l’Histoire (l’histoire de l’hégémonie de la Francilie sur l’hexagone) mais désormais il n’y en a plus …

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    1. Avatar de Fourvin
      Fourvin

      Alors pourquoi plus de 50% des Parisiens, de ceux qui font ce parisianisme honni, n’y sont pas nés mais sont originaires de province ? 🙂

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  3. Avatar de sototh
    sototh

    Il est interdit de cracher par terre et de parler breton!

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  4. Avatar de salas
    salas

    et pourquoi ne pa mettre en arabe les annonces dans le metro de Marseille?

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    1. Avatar de djakk
      djakk

      Quel arabe ? Le dardja algérien, le darija marocain ?
      Faut pas oublier le corse et le shikomor (comorien).

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  5. Avatar de Gaspard
    Gaspard

    La république,
    l’unité de la république,
    uniquement la république,
    article 2 de la constitution: » La langue de la République est le français »

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    1. Avatar de djakk
      djakk

      Oui mais là on parle du train et du métro, pas de la République 😉

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      1. Avatar de MAX

        Mmm République, c’est bien une station de métro, non?

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      2. Avatar de qvr
        qvr

        @ djakk
        le train et le métro circulent en république française ou sur mars ?

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      3. Avatar de djakk
        djakk

        Il s’agit de la voix de la République Française, comme la communication de l’État, pas. Par exemple quand on prend EasyJet pour faire Paris-Nice, les annonces obligatoires pour la sécurité sont en anglais.

        Sinon MAX a la bonne réponse 😀

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      4. Avatar de malin
        malin

        sous la 3eme république, 9 Bretons sur 10, parlaient que Breton.

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    2. Avatar de Alcibiade
      Alcibiade

      Lisez donc l’article, tous autant que vous êtes : L’annonce est faite en français, puis en anglais, puis en langue régionale. Il n’y a pas de cas où le Français soit REMPLACE.

      Il semblerait que les plus ardents défenseurs du Français soient incapables de le lire…

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      1. Avatar de Zobinou
        Zobinou

        Merci de le souligner 😉
        Remplacer le français par les langues régionales n’aurait pas été correct, mais permettre que les deux cultures s’expriment – même s’il s’agit de stations de transports en commun et pas d’art ni de textes officiels … – est un plus pour l’ensemble des citoyens. Et je ne suis pas convaincu que cela coûte énormément à la collectivité, en tout cas par rapport aux frais dispendieux qui sont engagés pour trouver des « marques de pays » ou autres conneries communicationnelles du genre (qui pourraient d’ailleurs faire l’objet de procédures pour détournement de fonds publics si les associations dites de « contribuables » respectaient réellement leurs objectifs et n’étaient pas là que pour demander une baisse des impôts, mais bon, je dévie …).

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    3. Avatar de Babar
      Babar

      Article 75-1 de la Constitution : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. »
      Je ne vous ferai pas un laïus sur le fait que l’article 2 n’a aucune supériorité sur l’article 75-1 parce qu’il se trouve avant dans la Constitution, il suffit de lire les articles 76 et 77 C relatifs au statut de la Nouvelle-Calédonie qui prennent une grande liberté avec l’article 1er et l’unité de la République pour avoir confirmation que ce n’est pas le cas.
      Les articles 2 et 75-1 C doivent être conciliés, ce qui ne fait nullement obstacle à l’utilisation auxiliaire de l’alsacien (qui au passage est évidemment un dialecte de l’allemand, ce n’est une nouvelle pour personne, sauf apparemment pour l’auteur de l’article…) pour des annonces en gare, y compris dans le cadre de l’exercice d’une mission de service public.

      Quant au grand principe d’unité de la République auquel vous faites référence, j’espère que vous savez quand même qu’il s’accomode très facilement de nombreux aménagements, du statut spécial des Outre-mer (Nouvelle-Calédonie avec un statut plus que dérogatoire à la Constitution, Polynésie française et ses lois de pays, absence d’application de la loi de 1905 en Guyane, et j’en passe et des meilleures, on pourrait parler de l’octroi de mer, du statut personnel dérogatoire à Mayotte, etc.) à celui de la Corse, des villes de Paris, Lyon et Marseille ou, enfin, de l’Alsace-Moselle.
      Désolé donc de vous décevoir, mais l’unité de la République, elle n’a jamais existé.

      Moralité : l’unité de la République, c’est beau, c’est grand, c’est français, oui, on adore les grands principes, mais les grands principes ça n’existe que sur le papier, surtout dans un pays de 65 millions d’habitants sur lequel le soleil ne se couche presque jamais et avec une diversité culturelle qu’il nous appartient, à mon avis, de préserver.

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      1. Avatar de Ph. Magnabosco
        Ph. Magnabosco

        Je ne dirais pas mieux que Babar, je souscris à tous ses arguments.

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      2. Avatar de simnus
        simnus

        Bravo Babar !
        J’ajouterai juste un coup de cuiller :
        L’unité de la république c’est l’union des français et des résidents en France, pas l’uniformité de ceux ci.

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    4. Avatar de VITANI
      VITANI

      article 75-1 de la constitution : « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France »

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    5. Avatar de RESMOND David
      RESMOND David

      c’est pas une bonne loi

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  6. Avatar de djakk
    djakk

    Ça m’est arrivé une fois que le contrôleur du TGV Paris->Rennes fasse une annonce en Breton !

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    1. Avatar de WaterBoy
      WaterBoy

      J’ai bien un contrôleur qui a annoncé « un homme à la mer sur tribord, l’armement et l’équipe de mise à l’eau du zodiac à son poste ! ».

      Pour autant, je n’en fais pas une généralité.

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      1. Avatar de djakk
        djakk

        J’ai vu sur youtube une annonce d’un contrôleur bourré sur un TER limoges – tulle – uzerches – rodez – aurillac – brive par autocar, mais pour autant je n’en ai pas fait une généralité.

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  7. Avatar de Initialement prévue
    Initialement prévue

    Moi je voudrais bien qu’il soit interdit de cracher par terre dans tous les endroits de la République, gare ou pas gare, surtout à Paris où cette pratique est devenue une mode, apparemment. C’est vraiment dégueu.

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    1. Avatar de blancdeblancs
      blancdeblancs

      Quel rapport ?

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      1. Avatar de Eric
        Eric

        Le rapport c’est « Interdit de cracher par terre et de parler breton ». Encore un article plein de cette médiocrité condescendante jacobine… La Parisie ne sort pas bien vite de son anachronisme.

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      2. Avatar de poly-tics
        poly-tics

        Sauf que l’affirmation comme quoi il y aurait eu des panneaux dans certaines écoles mentionnant ensemble l’interdiction de cracher par terre et de parler breton, cette affirmation est fausse. Nulle part, on n’a retrouvé trace de cela.

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    2. Avatar de simnus
      simnus

      A ce propos … il est interdit de cracher par terre et de traverser en dehors des passage cloutés autant qu’il est interdit de fumer dans un endroit « public » ce sont des lois qui ne sont pas forcément appliquées ni respectées.

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  8. Avatar de Jules Le Merdy
    Jules Le Merdy

    Bien sur qu’il est plaisant à un touriste d’entendre de l’alsacien a Strasbourg, même si il ne le comprend pas. Les langues régionales font partis de notre culture, nous ne pouvons pas nous permettre de les perdre ! Comment un journaliste peut comparer du breton et de l’alsacien avec du turc et de l’arabe ?
    Les deux premières font partis de notre patrimoine, nous nous devons de les préserver et de les respecter !

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    1. Avatar de trk
      trk

      Jules Le Merdy
      La langue française trouve essentiellement son origine dans le latin!…. Cela ne vous dérange pourtant pas qu’on ne le parle plus aujourd’hui que je sache. Alors pourquoi du breton serait-il plus culturel?…. D’autant plus que, sans vouloir être insultant, on ne peut pas comparer la portée culturelle du breton à celle latin!

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      1. Avatar de RESMOND David
        RESMOND David

        comparer une langue nationale a une langue etrangere est assimiler les corses et les bretons a des etrangers: je suis d’accord

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      2. Avatar de Acaila
        Acaila

        « La langue française trouve essentiellement son origine dans le latin »

        Et à ce titre, le latin est enseigné dans un très grand nombre de collèges et de lycées d’ailleurs …

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      3. Avatar de WaterBoy
        WaterBoy

        Mais le nombre d’élèves n’est pas énorme. Et rares sont ceux qui vont au delà de deux à trois ans de cours, tout juste suffisant pour déchiffrer les textes sur les monuments antiques.

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  9. Avatar de Rolland Patrice
    Rolland Patrice

    Je trouve cet article très arrogant et manquant de respect aux régions françaises. Le fait de parler Breton, Alsacien, Corse… est un droit. Paris n’est pas le centre du monde, ni de la France d’ailleurs.

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    1. Avatar de lamvache
      lamvache

      Arrogant, arrogant, vous y allez un peu fort..

      Et vous citez Paris, mais je ne sais si vous le savez mais il existe de nombreuses villes de France où on s’en fout de ces problèmes de patois ..

      Allez citons en quelques unes .. Rouen, Le Havre, Caen, Orléans, Tours, Reims, Lille (et oui et ne venez pas me parler du ch’ti), Metz (qui se moque du mosellan), Lyon, Grenoble, Bourges, Clermont, Bordeaux.. etc etc..

      que l’on donne un espace à ces langues (même si j’ai toujours un peu de mal avec le mot langue, que je n’appliquerai qu’aux Basques..) soit ; mais que l’on accuse quelqu’un qui propose un article titillant leur utilisation d’irrespect et d’arrogance, c’est un peu fort.. et puis rappelez vous que ces langues/patois sont au final beaucoup moins utilisées et parlées que d’autres plus présentes dans notre pays : arabe(s), portugais, espagnol..etc..

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      1. Avatar de simnus
        simnus

        Et pourquoi ne faut il pas vous parler du Chti Ou plus à proprement parler des parlé picards dont le ch’ti et le wallon font parti ? Ne sont ce point de « vraies » langues de votre point de vue centralisateur ? Sachez que ces langues régionales ont des constructions grammaticales et des vocables qui ne se retrouvent pas en français les définissants donc comme des idiomes distinct à part entière.

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  10. Avatar de KOCH Marc-Henri
    KOCH Marc-Henri

    Je rappelle que la France n’a toujours pas ratifié la convention européenne des langues régionales, alors que cette ratification faisait partie des promesses électorales, aussi bien du candidat Mitterand que du candidat Hollande… Je constate, au vu du nombre d’intervenants et de certains propos ici échangés, que ce droit élémentaire (parler « sa » langue) n’est toujours pas reconnu dans notre république, volontiers donneuse de leçons: il reste des bastilles à prendre…
    Marc(o)

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  11. Avatar de steve hewitt
    steve hewitt

    Quelle tristesse de voir Le Monde (si prompt, par ailleurs, à livrer les batailles o combien nécessaires contre les abus de pouvoir – PRISMA, etc.) laisser passer ce morceau désolant d’ethno-républicanisme suranné. Il n’y guère qu’en France que les langues locales gênent les élites à ce point. Voire, si la France était aujourd’hui candidat à l’Union européenne, elle ne pourrait y être admise à cause de sa politique très dure contre les langues régionales.

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  12. Avatar de FERMIN TROCHA

    A Tolosa comme dans toute l’Occitanie il est aussi normal de parler occitan que français, c’est la langue propre et historique de ce territoire, elle est en plein renouveau, enseignée à près de 90000 élèves et a donc besoin d’être socialisée pour une bonne transmission. Visca la lenga, visca la tèrra !

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    1. Avatar de nathan drake
      nathan drake

      Sauf que moi qui vient à peu pré de l’opposé de la France, votre petit dialecte local qui fleure bon le folklore, je ne le parle pas, ne l’écrit pas et ne le comprend pas.
      Alors si ça vous amuse de vous chercher une autre identité que l’identité française, pourquoi pas, mais n’allez pas croire que ça arrange tout le monde.

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      1. Avatar de RESMOND David
        RESMOND David

        Que de respect et que d’ouverture dans vos paroles. Pous me semblez humain et tres cultivé

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      2. Avatar de nathan drake
        nathan drake

        En même temps, je ne suis ni là pour être humain, ni là pour étaler ma culture.
        A la rigueur peu tolérant sur ce sujet je veux bien.

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      3. Avatar de Hervé Goudoume
        Hervé Goudoume

        « Ecrit » s’écrit avec un S et non avec un T. Vous faites dans l’ « A peu pré… » orthographiquement parlant.

        Je comprends d’autant mieux votre réticence au bilinguisme.

        Chacun fait avec ses moyens intellectuels, contentez vous du minimum et de votre petit coin de France au milieu de vos semblables.

        Toulouse vise plus grand et plus brillant et fera très bien sans vous.

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    2. Avatar de trk
      trk

      à FERMIN TROCHA:
      Vraiment?…. j’habite la région, et je ne m’étais jamais aperçu que l’occitan était une langue prépondérante ici! Assez de masturbation régionale. Lorsque je suis en France, je parle français, et lorsque je vais à l’étranger, je parle anglais, la seule langue internationale à ce jour. Le régionalisme fait perdre beaucoup de temps au détriment des sujets utiles comme les sciences ou l’économie.

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      1. Avatar de JM
        JM

        En Allemagne je parle allemand, et en Italie italien. Parler la langue du pays m’a ouvert bien des portes, m’a permis d’être facilement accepté et intégré.
        Et (Nathan), ce n’est pas du « folklore », un terme qui traduit un mépris insupportable.

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      2. Avatar de nathan drake
        nathan drake

        Un peu c’est vrai.

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      3. Avatar de Jacques C
        Jacques C

        Le régionalisme fait perdre beaucoup de temps au détriment des sujets utiles comme les sciences ou l’économie

        Vous plaisantez et vous trollez, j’espère ?

        Parce que cela fait quand même un paquet d’années que les linguistes et les philologues ont démontré, sur la base de centaines d’études impliquant des millions d’humains, que le fait de ne parler qu’une seule langue dans l’enfance est un profond handicap pour apprendre les langues étrangères.

        Plus un enfant est multilingue, plus il apprend facilement l’anglais, le chinois, le swahili, le kazakh, etc.

        Plus un enfant est centré sur une langue unique (comme en France ou dans la partie anglaise de la Grande-Bretagne), plus il est mauvais en langues… et plus il « perd de temps » à apprendre laborieusement les langues étrangères.

        S’il y a une pratique qui fait « perdre du temps » aux Français dans la perspective de carrières internationales et d’une économie mondialisée, c’est bien l’usage unique du français.

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    3. Avatar de Vincent L.
      Vincent L.

      L’Occitanie n’existe pas, c’est un fantasme des autonomistes sauce rad’-soc’ des années 70. Ça ne trouve d’ailleurs que peu d’écho en dehors du Sud-Ouest (étant moi-même provençal).
      Et la langue d’Oc enseignée est fort médiocre, et ses formes naturelles ne sont plus parlées que dans des cercles ruraux très restreints.

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      1. Avatar de FERMIN TROCHA
        FERMIN TROCHA

        Nier l’Occitanie c’est du négationnisme, elle existe depuis plus de 1000 ans avec les troubadors, avec un prix nobel Frederic Mistral qui écrivait en occitan de Provence au début du xx siècle avec aujourd’hui des dizaines de milliers d’élèves qui apprennent cette langue

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      2. Avatar de WaterBoy
        WaterBoy

        Jamais entendu parler occitant ni à Toulon, ni à Marseilles, ni à Avignon, ni à Nice.

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      3. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Négationnisme! Wow le joli Godwin
        OR

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      4. Avatar de Jacques C
        Jacques C

        Heu, non, là vous exagérez !

        Le négationnisme est une pratique (et une notion !) courante en histoire. Il n’y a pas d’approfondissement des démarches historiques sans révisionnisme, et il n’y a pas de controverses historiques sans (hélas) une part de négationnisme.

        Cette notion n’est absolument pas « réservée » à des allusions à la barbarie nazie, et l’employer ne relève pas du tout du « point Godwin » si elle n’est pas reliée à des comparaisons fumeuses avec le nazisme ou le fascisme pour discréditer l’adversaire. Or, ici, il n’y a AUCUN RAPPORT avec de tels commentaires.

        Les mots ont un sens, au-delà des effets de mode politiciens. Nier un fait historique, c’est du négationnisme. Rien de manipulatoire ni d’outrancier dans cet usage précis et contextualisé.

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  13. Avatar de Briand
    Briand

    Bien joué Olivier, un bon petit débat sur l’identité régional c’est quand même plus porteur que des statistiques sur le rail ou une enquête sur le moteur hybride.

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    1. Avatar de djakk
      djakk

      J’espère qu’il est payé au nombre de réactions à l’article 😉

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    2. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Voilà. 🙂
      OR

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  14. Avatar de Alpha
    Alpha

    Curieusement, il n’est pas prévu de diffuser l’annonce en allemand, une langue pourtant parlée à quelques kilomètres de là. Sans doute parce que l’alsacien et l’allemand se ressemblent énormément, mais ne le répétez pas.

    J’habite Strasbourg, prends très régulièrement le train à Strasbourg et j’entends les annonces en allemand. Suis-je fou ?

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    1. Avatar de Jojo
      Jojo

      Les TGV et trains internationaux* sont annoncés aussi en anglais et en allemand, mais pas les autres. L’annonce en alsacien mentionnée ici sert juste à accueillir les touristes, apparemment…

      Les TER pour Offenbourg sont annoncées en allemand, mais pas ceux pour Bâle…

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  15. Avatar de Lison
    Lison

    Ils sont fous ces français ! Etape suivante : examen linguistique pour les postulants à un emploi et ensuite régionalisation de cet emploi ! (Comme en Belgïe- Belgique-Belgien … Belgium)

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  16. Avatar de Mikael
    Mikael

    Rennes à preuve du contraire est en Bretagne. Donc le breton y a sa place. On parle bien français à Brest, à Bastia, à Pergignan ou à Bayonne alors que les langues naturelles et historiques y sont le breton, le corse, le catalan et le basque. Si les francophones veulent qu’on les respecte (eux qui crient au crime quand l’anglais mange peu à peu le français), qu’ils respectent ceux qui ne parlent pas leur langue… Ils montreraient un peu de bonne intelligence. Mais avec une propagande jacobine qu’on vit au quotidien en France, on est loin d’arriver au modèle de diversité et de respect du Royaume-Uni ou de l’Allemagne, pays décentralisés et respectueux de leur différence linguistique…

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    1. Avatar de Rennes
      Rennes

      La Bretagne n’a jamais été complètement « bretonnante », même à l’époque de l’invasion des Bretons (~Vème s.). Vouloir arraisonner tous les gens de Bretagne au breton (qui d’ailleurs n’est qu’un breton normalisé il y a peu, même pas la langue naturelle du pays) est surtout l’affaire des régio-natio-autonomistes de tous poils qui n’hésitent pas à rejeter tous leurs malheurs sur de mythiques « jacobins ».

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      1. Avatar de RiBoulard
        RiBoulard

        A bon, êtes-vous sûr de vos sources en matière historique ? Brezhoneg ne veze ket komzet e Breizh ? Le breton n’était pas parlé dans toute la Bretagne ? Jetez un petit oeil sur le lien suivant, vous risquez d’être très surpris…
        http://www.google.fr/imgres?sa=X&biw=1440&bih=781&tbm=isch&tbnid=3hscjA0qA5HNLM:&imgrefurl=http://www.geobreizh.com/breizh/fra/carte-langue.asp&docid=9f9OK7o-QFFAuM&imgurl=http://www.geobreizh.com/breizh/images/cartes/carte-bretagne-langue-2011-fr.jpg&w=799&h=634&ei=y6ATUonWBMuZ0AWAuIDICw&zoom=1&iact=hc&vpx=159&vpy=400&dur=2682&hovh=200&hovw=252&tx=171&ty=59&page=2&tbnh=145&tbnw=195&start=32&ndsp=41&ved=1t:429,r:33,s:0,i:187

        Quand à la normalisation du breton, je crois que toutes les langues passent un jour ou l’autre par une normalisation y compris votre très cher français… Sinon à quoi servirait (entre autre) l’Académie française ?? Vous estimez que l’on parle français comme au XVIIIème siècle ??? Que l’on a les mêmes règles de grammaire ??

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      2. Avatar de Marie
        Marie

        Pourquoi « votre très cher français » ? On dirait bien que c’est aussi le vôtre. C’est bien en français que vous vous exprimez ici ? Non ?
        On a la chance d’avoir une langue commune, le français, nous permettant de nous parler, d’échanger, et que faites-vous de ça ? Vous vous insultez les uns les autres sous les prétextes les plus futiles !

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      3. Avatar de Jacques C
        Jacques C

        Ho, du calme.

        Il n’insulte personne, il répond sur le même ton à quelqu’un qui a aligné des poncifs méprisants.

        Le commentaire de RiBoulard est contextualisé et s’adresse à UN interlocuteur précis. Vous n’êtes pas fondée à l’interpréter autrement et à le prendre pour vous. À moins, bien sûr ;-), que vous ne soyez la même personne que « Rennes » et que vous vous amusiez à commenter sous plusieurs pseudonymes pour manipuler la discussion (technique qui pourrit souvent les forums)…

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      4. Avatar de RESMOND David
        RESMOND David

        Le breton n’a pas été la langue de toute la Bretagne mais de presque toute la Bretagne. De plus il etait parlé dans les grandes villes le long de la Loire et de l’Erdre( Nantes, Blois, Nort-sur erdre) car des soldat bretons y avaient été placé par l’empire romain. De la meme maniere qu’il y avait des ilots romans en basse bretagne de l’epoque ( le faouet, pommerit danouet) il y avait egalement des ilots en haute bretagne ( Cogles lanpean etc…) le roman et le breton se sont melangé completement en bretagne. Il est egalement interessant de noter que toutes les grandes villes aprlaient les deux langues et que le breon a reculé face au roman d’au moins 50 km.

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  17. Avatar de Fourvin
    Fourvin

    Mais qu’ont donc ces maudits Français (dont je suis) à chercher par tous les moyens à se diviser plutôt qu’à se rAssembler ? (Je n’ai pas écrit « se rEssembler » !). Gloire à Goscinny et Uderzo 🙂

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    1. Avatar de djakk
      djakk

      « à chercher par tous les moyens à se diviser plutôt qu’à se rAssembler » bah voilà t’as capté l’identité française 😀

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  18. Avatar de Athéna
    Athéna

    Les Canadiens francophones doivent se battre constamment contre ce genre d’argument que les anglophones leur servent lorsqu’ils veulent supprimer la traduction de documents gouvernementaux ou l’exigence de bilinguisme de certains postes élevés, notamment les juges de la Cour suprême. « Ça coûte trop cher », « tout le monde devrait parler anglais de toute façon »… Franchement, merci cousin.
    Avant de faire la morale sur les langues régionales, Monsieur Ramezon, commencez donc pas nettoyer votre propre français. Dans la section « A propos de ce blog » (qui s’écrit « blogue » en bon français), il est mentionné que vous êtes « journaliste free-lance ». Vous n’auriez pas pu écrire « journaliste à la pige »? Chaque jour, au Canada, nous nous battons pour conserver un français cohérent et fonctionnel en utilisant des mots français. Chaque jour, nos efforts sont sabotés par des exemples de l’Hexagone témoignant d’une idolâtrie crétine pour l’anglais ( bizness plan! challenge! mail!) plutôt que d’un véritable respect pour les langues de Shakespeare et de Molière, respect qui consisterait à parler et à écrire les deux langues correctement.

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    1. Avatar de djakk
      djakk

      Si tu étais vraiment canadienne francophone, tu saurais que tu utilises beaucoup de mots anglais …

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      1. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        Oh, ça dépend vraiment. Et j’admire sur ce point les canadiens francophones pour la défense du français, quand les français (de France) sont eux ridicules à essayer de mettre des mots en anglais partout pour faire « branché ».

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      2. Avatar de alain
        alain

        Si tu avais été au moins une fois au Québec, tu te rendrais compte qu’ils parlent avec nettement moins de mots anglais que nous, ici.
        Je soutiens totalement Athéna.

        Ici, en France, il n’y a aucun respect de la langue française. C’est des anglicismes à tour de bras et les journalistes en sont hautement responsables.

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      3. Avatar de vendredi

        Il est prudent de ne pas exposer un dictionnaire anglais français dans certaines vitrines… alors que tout le monde parle anglais et a une culture américaine : New York est la banlieue de Montréal ! Un saintongeais qui ne parle pas anglais et qui a tous les noms de sa famille dans le bottin de la Belle Province, se fait critiquer parce qu’il emploie rockingchair pour balanceur… Les maoris ont sauvé leur langue et absolument tout traduit… sans oublier l’anglais.
        Ce n’est pas le même niveau, pas pour vendre des fromages sur les marchés.

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    2. Avatar de denys
      denys

      Bien sûr, il aurait pu tout simplement écrire « journaliste indépendant » au lieu de « free-lance». Il ne s’agit pas d’être contre l’usage d’anglicisme, mais que cet usage soit logique et intelligent. Si un mot existe dans une langue, pourquoi le remplacer par un autre qui n’a aucun sens dans la première langue. Quand les gens disent qu’un tel fait son « come back » par exemple, que veut-on prouver par là ? pourquoi ne pas dire tout simplement qu’il fait son retour. Je crois que ces Français ont bien du mal à rester simple.
      Quant au langue régional, je ne vois pas quel est le problème. Qu’on laisse les gens parler leur langue, leur dialecte, la planète n’en sera que plus riche.

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    3. Avatar de henry
      henry

      J’ai vécu au Québec et il faut avouer que l’anglais est moins présent qu’en France à la télé, radio, presse, nom des magasins, MAIS par contre BEAUCOUP plus présent dés que les gens parlent.

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      1. Avatar de djakk
        djakk

        Voilà, tout l’inverse de la France, où les noms techniques ou marketing sont en anglais, comme « freelance », par contre pour exprimer les sentiments on utilise jamais l’anglais, alors qu’au québec on dit « avoir du fun ».

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    4. Avatar de Marie
      Marie

      Il est vrai que les Québecois traduisent tout. Le problème, c’est que cela donne lieu à une multitude de calques, des expressions traduites littéralement de l’anglais, ce qui ne fait pas une grande différence.

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      1. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Non au Québec on ne traduit pas tout. Pour dire « grille-pain », à Montréal, on utilise « toaster ». Et il y a plein d’autres exemples.
        OR

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      2. Avatar de Mathieu (@slasherfun)
        Mathieu (@slasherfun)

        On dit bien « grille-pain ». http://www.futureshop.ca/fr-CA/category/grille-pain/10842.aspx

        On dit aussi « ordinateur portatif », « réfrigérateur à portes françaises » (que nous appelons en France… frigo américain !), « téléphone intelligent » (smartphone), « cinéma maison » (home cinéma), etc.

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      3. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Mouais. Mes amis Montréalais disent « toaster » et se moquent des braves Français et de leur manie de tout traduire…
        OR

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    5. Avatar de Washboardsam
      Washboardsam

      Je vous rejoins complètement. Autant je soutiens le devoir de chacun de s’exercer à parler plusieurs langues, autant la soumission du français de France à l’anglais me révolte. L’exemple des titres de films me fait particulièrement rougir (de honte ou de colère, je ne sais pas) :

      Titre anglais : The hangover
      Titre français : Very bad trip
      Titre canadien : Lendemain de veille
      Pourquoi la personne chargée de trouver le titre français a décidé d’en mettre un en (mauvais) anglais à la place de l’original en anglais aussi?

      Un film chinois, Ren shan ren hai, a été traduit en France « People Mountain people sea », ce qui est l’exacte traduction du titre chinois, mais pourquoi en Anglais?
      Titre original :

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      1. Avatar de Vincent
        Vincent

        Parce que les Français
        1. sont snobs
        2. parlent assez mal anglais
        ?

        On pourrait faire un sondage dans la rue : combien de Français savent ce que signifie « Hangover »?

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      2. Avatar de Washboardsam
        Washboardsam

        Justement très peu. Alors que « lendemain de veille », tout le monde comprend.

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  19. Avatar de jimili
    jimili

    les annonces en langues régionales est une chose qui aurait depuis toujours être, et rester naturelles. Surtout en Alsace, région dite libérée!
    Il n’y a pas de liberté sans respect, et la république française n’ayant jamais été le pays de la pratique des dites libertés (garanties dans les textes des Droits élémentaires de l’Homme), la France ne peut pas prouver qu’il est le pays de la liberté!
    C’est peut être triste, mais il n’y a pas de quoi non plus à en éprouver une quelconque fierté.
    Cette réalité, la nôtre, correspond hélas encore aux conséquences qu’avaient aussi connue l’Espagne …. sous Franco.

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  20. Avatar de JM
    JM

    J’ai de la famille en Italie, nous parlons italien avec eux même si, entre eux, ils parlent le dialecte. Ils sont simplement bilingues. Ils ne sont pas plus crétins que les autres, ils ne sont pas arriérés. J’ai comme tout le monde appris que le patois était à proscrire, avant de comprendre la richesse que cela impliquait. En Italie, je trouve cela rafraîchissant. Je parle l’italien courant, et je me délecte du bergamasque, du napolitain etc…
    Jordi Savall, que j’admire, est catalan. Sa fille a composé des chansons extraordinaires sur des poèmes catalans, ce qui ne l’empêche pas de chanter aussi en espagnol, en français ou en occitan. La langue utilisée joue un rôle essentiel dans le chant.
    Faut-il avoir l’esprit étroit pour vouloir « le français » et rien d’autre! Lequel? A Grenoble, il arrive que le fleuriste « plie » le bouquet (l’emballe). Dans la campagne dijonnaise, le « vent » c’est forcément du sud: quand c’est le nord, c’est la bise!
    Quand, en Suisse alémanique, on vous dit « sorrrrrrry », c’est un Suisse, quii continuera par « mârci bôcoup » ou « Dankre vielma » (sans le « L » allemand).

    Il n’y a vraiment que la franchouillerie jacobine, bobo et parisienne pour se poser tout ces problèmes!

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  21. Avatar de nathan drake
    nathan drake

    ça me gavait déjà d’apprendre une deuxiéme langue vivante comme l’anglais durant ma scolarité alors que celle-ci sert sur quasiment toute la planéte. Alors une langue régionale…
    Je plaint les petits Breton/Alsaciens obligés d’apprendre une langue qui ne sert que… bah… pour parler à leurs voisins. Pour peu que le reste de la famille soit aller vivre ailleurs en France, cela ne servira même pas pour s’amuser lors des cousinades.
    Tu m’étonnes qu’ils revendiquent l’existence de leur langue, ça fait des années qu’ils s’en bouffe pour assoir leur identité de Breton/Alsacien!!!

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    1. Avatar de JM
      JM

      Quand je lis votre « français », j’ai l’impression de découvrir un drôle d’idiome, et vous nous donnez des leçons?
      Pourquoi ne pas tout faire en anglais, et jeter Les Misérables au feu au prétexte que c’est du langage folklorique (pour reprendre un de vos termes méprisants dans une de vos interventions)?
      Vous avez gagné le grand prix de la compréhension de ce qu’est une et la culture.

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      1. Avatar de nathan drake
        nathan drake

        Je ne donne aucune leçon, je plaints.
        Mon Français au passage n’est pas si mal que ça. Bien meilleur que mon anglais qui lui est largement meilleur que mon alsacos.

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      2. Avatar de alain
        alain

        Ton français? De quel français parles-tu? celui qu’on entend à longueur de journée bourré d’anglais. Parce que mettre des mots d’anglais à foison dans notre langue, çà en jette. Ca donne l’impression d’être intelligent…
        C’est pour çà que nombre de québécois vivant ou visitant la France trouvent que la France est colonisé par les américains. Tu parles sans doute tellement bien français que tu manges des macnuggets alors qu’au Québec, on mange des MacCroquettes. (pour ne prendre qu’un exemple).

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      3. Avatar de denys
        denys

        @ Alain, merci, je vois que je ne suis pas le seul à être fatigué de cette invasion d’anglicismes. Et croyez-moi à Paris, beaucoup de Parisiens se la « pète » si j’puis dire. Certains ne sont plus capables ne dire une phrase sans 3 mots anglais et si on leur fait une remarque, ils nous répondent que c’est ça l’évolution de la langue. Je trouve plutôt que c’est sinon une régression, du moins une stupidité surtout. Dure de faire comprendre à certains Parisiens, qui pensent tout comprendre, que l’évolution d’une langue ne se fait pas en copiant l’autre langue, mais en inventant aussi des termes. Panurge rirait bien d’eux. Mais en Province ce n’est pas mieux. Au point où même les enseignes de magasins sont en anglais. À croire que sans l’anglais les Français se sentent démunis. J’ai vécu à Londres, les diplomates anglais se moquaient de cette attitude très française, même si dans d’autres pays du monde ils font la même chose, mais loin derrière nous. Il y a quelque chose de pathétique à constater que dans son propre pays la langue est ainsi déniée. Aucune invention ni créativité dans tout ça, mais du copiage, et pour faire « bien » sans doute, ou par bêtise tout simplement. Ou pour flatter peut-être.

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    2. Avatar de Bzh e roazhon
      Bzh e roazhon

      Je plains les gens obtus, renfermés dans la seule et unique langue qu’ils parlent, et qu’ils ne maitrisent même pas tout à fait! Qui moutonnent à l’école en croyant vraiment à ce que le gouvernement français veulent leur faire croire: La France, Francophone! Plus on parle de langues différentes et plus nous sommes ouvert aux autres cultures. Les langues qu’elles soient régionales, minoritaires ou bien majoritaires font partie de notre richesse culturelle et intellectuelle.
      La France n’a jamais été uniquement francophone ! Ouvrez les yeux et reconnaissez le! Etre Breton n’a jamais été une punition; être Français Oui!

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      1. Avatar de nathan drake
        nathan drake

        Parce que être Breton ce n’est pas être Français? Ou alors c’est être moins Français qu’un Bourguignon par exemple?
        La bonne blague…
        Je n’ai jamais aimé apprendre des langues, c’est tout.
        Je suis plutôt intéressé par toutes les cultures du monde, ne vous en faites pas. C’est aussi pour ça que je me remets dans la douleur à l’anglais.

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    3. Avatar de RESMOND David
      RESMOND David

      vous sembler vraiment ouvert d’esprit

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  22. Avatar de Marc

    Sur ce sujet, il faut lire le remarquable livre d’Amin Maalouf, de l’Académie française : Les identités meurtrières.

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    1. Avatar de charles
      charles

      A ma connaissance, l’identité française a tué plus de gens sur tous les continents que l’identité alsatienne ou bretonne.

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  23. Avatar de Alain
    Alain

    Si certains connaissaient mieux l’histoire de leur beau pays, ils sauraient que le français s’est imposé très tard. Je dis bien IMPOSE. car le français est devenu la langue nationale parce qu’on a INTERDIT les autres langues. On a donc ASSIMILE des peuples régionaux pour en faire un PAYS. Car tout le monde (vraiment TOUT le monde?) que derrière la langue, il y a toujours une culture et qu’on tue une culture en tuant la langue. Car ne plus penser dans sa langue, c’est penser dans la langue du dominateurs avec les idées du dominateurs (les USA ont très bien compris çà pour imposer leur mode économique). Ainsi donc, à une époque, les bretons n’étaient finalement pas mieux que les indiens d’amérique à qui on interdisait de parler leur langue. Il fallait IMPOSER un territoire national uni, avec une langue, une monnaie, une idée de démocratie.

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    1. Avatar de Rico
      Rico

      De bons points Alain. L’assimilation linguistique est subtile et sournoise.
      Célébrons les langues régionales mais avec bon sens quand-même.
      Du Breton à Rennes? C’est un peu fort de café. Ils diffusent l’hymne breton au Stade de la route de Lorient… ou pas un péquin ne pige un mot de cette belle langue.

      Il faut en revanche souligner que la ‘domination’ américaine est un mythe d’une autre époque. Pour y être allé assez souvent, beaucoup d’Américains moyens (monsieur-madame tout le monde) vivent dans leur bulle et sont bien loin des ambitions dominatrices qu’on leur prête.
      Comme beaucoup de Français, ils ne voyagent pas, sortent peu du pays et se font une idée d’un pays grâce à la télé, internet et les médias sociaux. Fatalement c’est biaisé mais pas complètement faux non plus.

      D’ailleurs, pour en revenir aux langues, l’Espagnol gagne du terrain a une vitesse fulgurante. Le modèle se craquèle un peu.

      Are you a cunning linguist?

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      1. Avatar de RESMOND David
        RESMOND David

        Votre réponse révèle que vous considérez que le français est une langue supérieure au breton alors que j’imagine que vous ne connaissez meme pas la langue bretonne. Si la bretagne était indépendante, on n’aurait plus a subir votre mepris envers notre culture. je pense que ca vient de votre education et de l’impossibilité que vous avez a vous remettre en question….

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      2. Avatar de Rico
        Rico

        David Resmond,
        j’ai clairement dit qu’il fallait célébrer les langues régionales et que l’assimilation linguistique est subtile et ‘sournoise’. (il faut bien entendre que quand le français s’impose aux autres langues c’est au détriment de celles-ci)
        Je suis pour les langues régionales et ne pense pas que le Français soit supérieur.
        Mes parents ne le parlaient pas d’ailleurs.
        J’ai également qualifié le breton de ‘belle langue’ car j’ai eu le plaisir de l’entendre et, en tant que linguiste polyglotte, j’apprécie la richesse linguistique-dialectale quand j’ai la chance de la rencontrer.

        Je n’ai aucun mépris pour la culture bretonne, bien au contraire. Mon grand-père maternel était basque et j’ai vois beaucoup de similitudes (pas la langue bien entendu) dans le lien de la langue-culture régionale avec le français.

        Pas de jacobinisme linguistique, ni de condescendance dialectale. Juste un constat que le breton ne me semble pas vraiment pertinent à Rennes alors que l’Alsacien à Strasbourg est l’évidence même. (Si vous pouvez éclairer ma lanterne et me diriger vers des publications prouvant le lien fort entre la langue bretonne et la ville de Rennes, je suis preneur)

        Quant à mon éducation, bien que j’aie grandi dans une famille modeste, j’ai appris les valeurs de respect de la différence, qu’elle soit linguistique, religieuse ou culturelle.
        Dommage que voua ayez raté le jeu de mot en anglais.

        Les jeux de mots laids sont faits pour les gens bêtes. (je ne parle de vous, c’est un jeu de mots)

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  24. Avatar de RESMOND David
    RESMOND David

    Dire qu’on a jamais parle breton a Rennes ou a Nantes est aussi crétin que dire qu’on a jamais parlé francais a Vannes ou a Brest. Des villes comme Saint-Brieuc, Saint Nazaire ou Guerande ont la particularité d’avoir été tour à tour des villes bilingues en zone bretonnate puis en zone romane. La langue vivante la plus anciennement parlé a Rennes ou à Nantes meme si c’etait par tres peu de gens est le breton. Car le francais, melange de langue romane et de francique, est arrivé apres ( entre 500 et 658 selon les historiens) et a remplace la langue romane (proche de l’occitan) parlé auparavant. Le fait qu’il y ait de moins en moins de breton est une injustice qui decoule de la politique diglosique de la France, cas unique en Europe. Comparer les langues nationales aux langues etrangeres est un mepris total et fascisant qui releve directement de la manipulation. Donc les Bretons et les alsaciens sont des etrangers? Et bien alors laissez nous partir? Quel monde voulons nous pour nos enfants: un monde insipide, sans racine: un monde fonctionnel? Ou alors un monde humain reliant le passé le present et le futur? Nos enfants sont ils trop stupides pour connaitre plusieurs langues ?A la gare de rennes il y a des panneaux en anglais et en allemand… pourquoi pas en breton ? Il

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  25. Avatar de Gerard Cambon
    Gerard Cambon

    J’avais un ami Marocain qui disait en Francais:  » Moi je l’aime bien zelui qui suce.. » Il voulait dire qu’il aimait la fellation dans un franco-marocain assez sympa… Donc il y a bonne chose a ce que des non-natifs puissant parler une autre langue en utilisant des constructions linguistiques etrangeres…
    Pour moi ce serait plutot « moi je l’aime tres tres bien celle qui suce!

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Il est 21h59 et je découvre les commentaires du jour en commençant par celui-ci. C’est un boulot.
      OR

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  26. Avatar de Lou
    Lou

    J’habite et vis à Nantes depuis mon enfance, tout comme famille. Quand je constate la construction et l’apparition de panneaux (nom de lieux par exemple) écris à la fois en breton et en français, cela me laisse perplexe. Je pense qu’il y a beaucoup plus de Nantais n’éprouvant aucun lien culturel avec la Bretagne, que le contraire. Mais comme d’habitude en ce qui concerne les identités régionales, ce sont ces minorités qui font le plus parler d’elles.

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    1. Avatar de charles
      charles

      On enseigne le breton à Nantes de la maternelle au collège. Et des écrivains et chanteurs de langue bretonne habitent Nantes. Faut se renseigner.

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      1. Avatar de ilm
        ilm

        Effectivement, je suis d’origine bretonne mais toutes ma belle-famille est de Nantes et aucun d’entre eux ne se sent breton (comme la grande majorité des nantais). D’ailleurs quand je vais les voir j’ai pas du tout l’impression d’etre en Bretagne. Ca n’empeche pas Nantes d’etre une ville tres sympa et tres agreable à vivre.

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  27. Avatar de jc
    jc

    Pourquoi ne pas remettre l’Ardecho comme notre hymne officiel https://www.youtube.com/watch?v=mc9Rd_iGi0s

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  28. Avatar de Pej
    Pej

    Toujours dans les bons coups le français de l’intérieur quand il s’agit de prôner l’identité nationale et la langue française.
    Pour votre gouverne, la majorité des alsaciens parlent cette langue (dialecte) et le français, et ne sont pas ces gens s’exprimant uniquement dans un machin à consonance germanique pour ne pas se faire comprendre des habitants du reste du pays.
    Jolie polémique en mousse qui ne chance pas des canons sur la laïcité de ces dernières années au final.
    Concernant les annonces en gare de Strasbourg, oui, elles sont également en alsacien dans le texte.
    Si elles l’étaient uniquement, effectivement cela pourrait étonner/choquer.
    Mais au final, n’est-il pas plus choquant en allant dans ce sens que les annonces dans les gares du reste de la France ne soient pas toutes traduites en ANGLAIS pour les étrangers, puisqu’il est d’usage courant pour communiquer? Quid de l’espagnol, de l’allemand?
    L’on me souffle dans l’oreillette que c’est le cas dans les zones frontalières.
    Et pour information enfin, les annonces sont également faites en allemand à Strasbourg. Le modèle va peut-être changé si l’alsacien est instauré, pour l’instant, ce n’est pas le cas.

    Bref, divisons les gens en parlant de leur culture locale, puisque parler de religion est devenu banal.

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    1. Avatar de avogadro
      avogadro

      il y a a minima 5 allemands locaux parlés en Alsace, du bas allemanique aux francisques, sachant que les Strasbourgeois disent ne pas comprennent les mulhousiens ( mais pas l’inverse) ceci promettrait de belles bataille pour savoir à partir de quelle gare passer du bas au moyen puis au haut allemanique, bref on retrouvera les querelles de village et l’exaspération de la xénophobie ambiante, aussi bien par rapport aux français ( selon l’expression locale) qu’aux alsaciens entre eux.

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  29. Avatar de avogadro
    avogadro

    il y a 40 ans lorsque j’allais aux pays bas, les annonces en gare étaient faites en néerlandais, en allemand en anglais et en français. Ceci était plus intelligent que de s’amuser à diffuser les parlers locaux de l’allemand, l’occitan ( dont je suis un locuteur) le basque ou le breton, les variétés locales d’une langue étrangère, le breton ou le basque ne vivent pas sur les panneaux routiers mais si et seulement si on les parle, les lit et (autant faire se peux) les écrit

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  30. Avatar de Laurent
    Laurent

    Tout ceci n’est qu’une mascarade pathétique destinée à ajouter une plus value « régionaliste » au touriste ou à la personne de passage. Mais il faut sortir de ses illusions ! Rares sont aujourd’hui les personnes parlant couramment la langue régionale car la France d’aujourd’hui est unifiée, uniforme et par conséquent insipide. La télévision et les mass médias ont imposé leurs normes et nous parlons tous la même langue, meublons nos intérieurs de la même façon dans des enseignes nationales voire internationales, portons les mêmes fringues, mangeons la même bouffe, habitons des logements répondant aux nouveaux canons de l’architecture (le fameux design) et la conséquence de ces différents aspects nous entraîne dans un monde insipide et sans saveur, ayant gommé toutes les différences liées au lieu géographique et à son histoire.
    Cette volonté ressusciter des cultures régionales moribondes est pathétique et ressemble d’avantage à une volonté du pouvoir politique de muséïfier ces cultures tuées par la société de consommation.
    Quel est l’intérêt de mettre des pancartes en langue bretonne, occitane ou alsacienne dans une station de métro ou de train dessinée par un Norman Foster ?

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  31. Avatar de marabbeh
    marabbeh

    Les langues régionales ont été écrasées par Paris. Il me semble que c’est justice de leur rendre vie dans la vie de tous les jours. Car la mort d’une langue régionale est la mort d’une culture. Je pense aussi aux langues amérindiennes de Guyane. Les ethnologues, les linguistes se pressent au chevet des derniers locuteurs, de peur de voir disparaître une culture. Il en sera de même un jour pour le français, écrasé par la suprématie de l’anglais.
    Contrairement à ce que pensent les gens, parler une langue régionale d’empêche pas de parler une langue étrangère, comme l’anglais, l’allemand ou l’espagnol. Au contraire ça aide. Les africains vivant en France, maghrébins ou subsahariens, parlent bien plusieurs langues n’ayant aucun rapport avec le français.

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  32. Avatar de VIARD

    En Région PACA, Ligne Marseille-Toulon des essais de prouvenço : SANARY ESSSSSE MER par voix synthétique et depuis plusieurs mois . Entendre Sanary sur mer( / mer!!!), dans les voitures et le quai dela dite gare.

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  33. Avatar de J
    J

    Thanks to the enlightened people commenting on this article I’ve learned that language is only useful as a means of communication, therefore I propose we abandon the vulgar Latin patois we call French and speak only English from now on.

    French is rapidly becoming useless as a global language of communication and thus clearly has no further use whatsoever. Teaching our children this archaic gibberish takes time away from more important subjects like maths, science and economics.

    Frankly, I think can only hurt my children for them to speak a language that’s only useful for speaking to people in our little Hexagon,a few small neighbors and a few African countries that are rapidly and sensibly abandoning it for English.

    It will take some time to make this transition but France has more than enough experience in this sort of thing and I don’t see why we couldn’t abandon our provincial argot within a couple of generations.

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    1. Avatar de Steph
      Steph

      Bravo Reun !!!!!

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  34. Avatar de Reun
    Reun

    J’ai lu que c’est un « peu fort de café » d’afficher le breton à Rennes alors qu’on n’a « jamais » parlé breton à Rennes. ça veut dire quoi cette assertion ? A ce titre on ne devrait jamais afficher le français à Brest, Lorient, Vannes, Guérande etc puisque c’était autrefois des zones exclusivement de langue bretonne.

    Le terme « jamais » s’il avait force de loi, on pourrait l’appliquer à différentes époques de nos civilisations et pourquoi pas définir une règle pour le français dans les mêmes termes !

    Le breton a été parlé avant le français. Dans le domaine de l’écrit, le premier dictionnaire trilingue (breton-latin-français) fut le Catholicon (1464) de Jehan Lagadeuc alors qu’il n’existait pas de dictionnaire de français qui l’avait précédé. Appliquons donc la règle du « jamais » partout où le breton précédait le français. Certains seraient surpris.

    Il y a sans doute autant de brittophones enseignés à Rennes qu’à Brest et une langue pour qu’elle existe doit être affichée à défaut d’être pratiquée par une majorité. Dans le cas du français pourquoi est-il affiché dans certains lieux de transit international alors que seule une minorité le comprend.

    La situation est exactement la même, ce n’est qu’une question d’échelle de proportions.

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    1. Avatar de Rico
      Rico

      J’aime les commentaires pertinents comme le vôtre. Ils m’encouragent à en apprendre plus.

      J’aimerais néanmoins savoir si à une époque, le breton était la langue dominante dans la ville de Rennes.

      Les échos que j’ai toujours eus jusqu’alors, c’était que la langue bretonne était très peu voire pas parlée à Rennes. Et ce depuis fort longtemps.
      Ce qui pique ma curiosité sur le fait breton car une culture est souvent définie par sa langue.
      Comment rennes peut-elle être bretonne sans parler le breton?
      Y a t-il 2 identités bretonnes qui se valent sans pour autant partager la même langue?
      Ce sont de vraies questions d’un néophyte vraiment intéressé.

      Et ce schisme linguistique a t-il été ourdi par des conspirateurs parisiens ou bien fut-il le résultat d’une scission nette au sein même des Bretons sans intervention tierce?

      Je suis pour la préservation, l’encouragement et la célébration des langues régionales mais avec du bon sens.
      Si c’est bien dans le patrimoine rennais et qu’il y a un désir de la remettre au goût du jour alors pourquoi pas après tout.

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      1. Avatar de Reun
        Reun

        Bonjour Rico
        Merci à mon tour pour votre commentaire. Je ne saurais évidemment que vous encourager à en apprendre plus sur le breton si c’est bien à cette langue que vous pensez. Quoi qu’il en soit toute curiosité dans le domaine linguistique est un signe d’ouverture et d’intelligence, peu importe la langue à la limite.

        En ce qui concerne l’affichage public la question se pose pour définir lesquelles sont les plus légitimes. Je ne connais pas suffisamment l’histoire de Rennes pour dire quelles furent les langues successivement dominantes dans l’histoire de la cité mais il est probable que le gallo-roman qui est un dialecte français ait eu une part importante. Chronologiquement le breton était cependant bien présent avant le français dans la péninsule armoricaine si on date officiellement l’acte de naissance du français par le « Sermon de Strasbourg » en 843.

        L’installation massive des Bretons en Armorique datant de la fin de l’empire Romain au Vème siècle, la langue parlée par ces populations était ce qu’on appelle le « vieux breton » proche du gallois de la même époque. Donc de toutes façons un langue bien antérieure à un idiome désigné comme étant du français. Ces langues parlées à ces époques plus que millénaires nous aurions bien du mal à les comprendre avec nos seules connaissances des langues modernes actuelles. Le breton comme les autres langues a beaucoup évolué, il s’est structuré, modelé en fonction des besoins de la société dans laquelle il a évolué et a acquis un véritable statut de langue littéraire notamment dans la première moitié du XXème siècle.

        Au-delà de l’histoire, Rennes est une ville administrative importante et universitaire regroupant des services communs à tous les Bretons et j’ose dire aussi aux habitants du pays nantais qui fait partie de la Bretagne historique en dépit des charcutages administratifs initiés par la gouvernement de Vichy. Cette place enviable lui donne aussi des devoir vis-à-vis de la langue bretonne qui a toute légitimité dans la vie publique de la ville.

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      2. Avatar de Jacques C
        Jacques C

        Les frontières de la Bretagne historique ont fluctué au cours de ses 1000 ans d’existence indépendante (grosso modo du VIe siècle jusqu’à 1532).

        Comme toujours dans le cas de territoires évolutifs, plusieurs langues y étaient parlées (c’était aussi le cas… de la France, dont beaucoup d’habitants ne parlaient pas un mot de français). Mais la langue principale était bien sûr le breton, et c’était la langue de ses élites et de ses nobles (et pas seulement de ses paysans). Pour l’écrit, c’était comme dans toute l’Europe médiévale : la langue utilisée était le latin.

        Il y a controverse sur Rennes et Nantes, car aucun document fiable ne permet de connaître la langue (les langues ?) qui y étaient parlées. Mais la toponymie et la datation des termes toponymiques permet de démontrer de façon certaine que, vers le milieu du moyen-âge, le breton était parlé à l’est de Rennes et au sud-est de Nantes.

        Donc, au milieu du moyen-âge, Rennes et Nantes étaient entourées de territoires dont la langue d’usage était le breton. Ensuite vient la querelle d’historiens : est-ce que les grandes villes étaient des îlots conservateurs face à l’avancée du breton vers l’est, ou étaient-elles au contraire des postes avancés (ou, mais l’hypothèse est rarement envisagées, suivaient-elles simplement le mouvement au même rythme) ?

        Certains historiens affirment que Rennes et Nantes étaient des îlots parlant le français (d’alors, donc le vieux-français encore très proche du bas-latin) qui n’ont pas eu le temps d’être « contaminés » par la progression de l’aire bretonnante, car le reflux a eu lieu seulement un siècle ou deux après. D’autres affirment qu’au contraire, Rennes (et peut-être Nantes) ont parlé breton AVANT les territoires qui les entouraient, car la bourgeoisie urbaine était naturellement encline à adopter la langue de son territoire administratif (je rappelle que Rennes et Nantes étaient bien indiscutablement bretonnes, et le breton était la langue de ce duché), plus vite encore que les campagnes plus conservatrices. Pour ces historiens, puisque les campagnes à l’est de Rennes et au sud-est de Nantes ont parlé breton de façon indiscutable pendant un siècle ou deux (cf. la toponymie), ces deux villes l’ont parlé encore plus longtemps.

        Le développement d’une deuxième langue en Bretagne (le gallo) est consécutif à un phénomène de « repeuplement » de l’est de la Bretagne (la Haute-Bretagne) après la guerre de cent-ans et les périodes de famines et d’épidémies qui ont suivi. La population de Haute-Bretagne restait bien sûr de souche majoritairement armoricaine et bretonne, mais le fait qu’un nombre significatif de ses habitants provenaient de régions francophones (ou plutôt romanes) et que cette partie de la Bretagne était en contact permanent avec des régions romanes, ont conduit à l’émergence de cette langue, de base romane mais avec quelques influences du breton.

        Après le rattachement de la Bretagne à la France, l’usage d’une langue romane en Haute-Bretagne était évidemment une facilité pour les échanges avec les régions françaises frontalières de la Bretagne, et plus jamais le breton n’a eu l’occasion de « regagner » les territoires alors perdus. La ligne de partage entre breton et gallo s’est figé (de façon étonnamment stable !) pendant 5 siècles sur une ligne allant grosso modo de Vannes à Plouha.

        Pour conclure, personne ne peut prouver que Rennes ou Nantes ont un jour parlé essentiellement breton. Mais… personne ne peut prouver le contraire !, et il est malhonnête de présenter une hypothèse indémontrable comme une prétendu vérité. Aucune des deux hypothèses n’est certaine.

        Quant à l’argument délirant de l’article wiki cité dans le billet, selon lequel le breton n’était pas parlé en Bretagne au moyen-âge puisqu’on y parlait « vieux-breton », c’est du grand n’importe quoi sidérant. À ce compte-là, la France ne parlait pas français… puisqu’on y parlait le « vieux-français ». Considérer les formes diachroniques successives d’une langue comme « différentes » en les mettant sur le même plan que deux dialectes synchroniques, c’est une injure à la linguistique et cela renforce la nécessité d’être toujours prudent avec les sources wiki.

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      3. Avatar de Seb
        Seb

        Aux alentours de Rennes, nombreux toponymes bretons. Pour en citer quelques-uns :
        Langouët, Gévezé, Landavran, Guichen, Goven, Guignen, La Chapelle-Bouëxic, Pléchâtel, Treffendel, Pleumeleuc, Landujan, Irodouër, Guipel, Trémeheuc, Broualan, Cuguen, Plerguer, Roz-Landrieux… Bizarre, pour un coin « ou on n’a jamais parlé breton »…

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      4. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Voici l’article de Wikipedia, très documenté, à propos de la frontière linguistique bretonne. Elle passe bien à l’ouest de Rennes.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Fronti%C3%A8re_linguistique_bretonne
        OR

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      5. Avatar de Jacques C
        Jacques C

        Cet article de Wikipédia est sans doute « bien documenté » (enfin, sans être dupe : la multiplication des références ne prouve rien, c’est désormais un « savoir-faire » de base sur Wiki, qui n’apporte aucune garantie sur la qualité et encore moins sur l’exhaustivité des sources !), mais il n’est certainement pas complet.

        Je n’ai pas le temps (ni accès à l’exhaustivité des sources) pour reprendre tous les oublis, mais un article qui présente la frontière au IXe siècle comme une certitude (alors qu’elle fait l’objet d’une grande controverse d’experts), et qui n’aborde même pas les apports de la toponymie (seule preuve incontestable quant aux « parlers » et usages de telle ou telle époque)… ne peut certainement pas être bien sérieux.

        Il présente un point de vue en « oubliant » l’existence de l’autre (démarche assez scandaleuse sur le plan scientifique et historique), il omet la source la plus sérieuse pour aborder ce sujet (la toponymie). Bof, très très bof.

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      6. Avatar de Le Guellec Hervé
        Le Guellec Hervé

        Surtout que « le vieux-français » n’a jamais existé en tant langue à part entière : ce concept linguistique forgé par des linguistes recouvre en réalité une multitude de parlers romans.

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  35. Avatar de Podevin
    Podevin

    Ras-le-bol de la vision jacobiniste et colonisatrice de la presse parisienne. Si nous avons envie de parler nos langues régionales qui font partie de notre identité, ce n’est pas par folklorisme déplacé, mais parce que nous sommes attachés à notre culture, nos traditions, notre passé, notre présent et notre avenir.
    L’Etat français est l’un des derniers en Europe à ne pas avoir compris que la diversité de nos régions, de nos langues, de nos cultures, est une richesse. Il a tout fait pour les détruire. Un jour ou l’autre, il s’en mordra les doigts. Car à force de vouloir humilier et détruire une vision autre que la vision parisienne, on en arrive à réveiller des nationalismes malsains.
    Curieux que nos « intellectuels » de gauche comme de droite ne soient pas suffisamment intelligents pour le comprendre.

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    1. Avatar de FERMIN TROCHA
      FERMIN TROCHA

      Bravo / Òsca ! Entièrement d’accord et j’ajouterai même que c’est notre droit tout simplement et que nous le prendrons totalement, la récupération de nos langues bretonne, basque, corse ou occitane est maintenant irréversible car tous nos peuples ont retrouvés leur mémoire ou en sont sur le chemin, « caminèm » nous avançons, n’en déplaise aux nationalistes français !

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    2. Avatar de Seghux
      Seghux

      Le centralisme et le jacobinisme n’ont pas grand chose à voir dans l’extinction des langues et cultures régionales.
      Robespierre, la figure tutélaire du jacobinisme est décédé en 1794 et malgré tout, les langues régionales ont continué a être utilisée couramment jusqu’en 1980-1990 dans nos régions.
      Certes, les enfants recevaient des punitions dès lors qu’ils parlaient leur langues régionales à l’école mais ils recevaient également des punitions s’ils ne connaissaient pas leurs leçons de mathématique, de géographie, d’histoire ou s’ils étaient indisciplinés.

      Par contre, il y atout lieu de s’interroger sur le rôle de la société de consommation et l’uniformisation des individus qui est faite à l’échelle mondiale.

      La télé et ses programmes crétins, le cinéma, l’ascension des firmes multinationales, les grandes surfaces ont sans doute fait plus de mal aux cultures régionales et même nationales à travers le monde qu’une vision jacobine.

      Ne pas se tromper d’ennemi est la première des sagesse.

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    3. Avatar de Garland
      Garland

      Tout à fait ! Des annonces en langue régionale, au côté du français et de l’anglais, c’est un plus. Encore une belle preuve de ce qui est une des richesses de notre pays, la diversité. On peut être d’une région, avoir un accent, parler une langue régionale et se sentir français, rien n’empêche l’autre.
      Cette initiative, suivie ou non par d’autres gares, a le mérite de présenter une bonne idée et de faire sourire certains usagers !

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  36. Avatar de cl de mayo
    cl de mayo

    La tour de Babel. (Génèse && Bible). Extrait de LA VOIX DU PERROQUET (contes de Luciole pour les enfants)
    . »Voici ! ils ont tous la même langue et c’est là ce qu’il ont ont entrepris. Maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu’ils ont projeté.

    La tour de Babel risquait d’atteindre le ciel et les hommes allaient deviner les secret de Dieu.
    « Allons , dit Jéhova, Confondons leur langage afin qu’ils n’entendent plus la langue les uns des autres…………et ils cessèrent de bâtir la Tour. »

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  37. Avatar de Girard

    Je viens de lire votre texte et il est vraiment à la sauce jacobine. Comme aujourd’hui on parle différente langue à Rennes. Après guerre encore on parlait breton dans certain quartier de Rennes grâce aux bas bretons qui venait travailler dans une des capitales de la Bretagne. Avant de dire des choses fausses renseignez vous cela fait parti de votre travail.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Evidemment, on parle plusieurs langues dans les villes en général. Les « bas bretons » étaient d’ailleurs venus à Rennes pour travailler, commercer ou aller en prison. Comme dit dans l’article. Mais Rennes est située bien à l’ouest de la zone de langue bretonne.
      OR

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      1. Avatar de Jacques C
        Jacques C

        Vous voulez dire « bien à l’est » :-). Parce qu’à l’ouest de la zone bretonnante, le premier territoire habité que l’on trouve se situe en Amérique du Nord…

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      2. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Oui, bien sûr. A l’est.
        OR

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  38. Avatar de ANP
    ANP

    Les « cultures régionales », c’est grand ça. Un bon plan pour sortir de l’histoire.

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  39. Avatar de younkozh
    younkozh

    Ce qui me surprend quand même, c’est de me rendre compte que dans un pays qui se dit démocratique , on puisse entendre toutes ces inepties :
    l’utilisation et l’enseignement d’une langue quelle qu’elle soit, est un droit fondamental , accepté par l’ensemble de la communauté internationale;
    aujourd’hui il est bien surprenant d’entendre des Français soutenir le combat des Tibétains pour leur indépendance et leur langue (alors que malgré tout cette langue a un statut officiel en Chine) et critiquer les peuples minoritaires de l’hexagone qui se battent pour une simple reconnaissance !

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    1. Avatar de charles
      charles

      C’est ça la France du XXIè siècle ! au point de vue linguistique, toujours à la pointe du retard.

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    2. Avatar de LR
      LR

      « Ce qui me surprend quand même, c’est de me rendre compte que dans un pays qui se dit démocratique , on puisse entendre toutes ces inepties »
      C’est le principe même d’une démocratie ; chacun y est libre de penser ce qu’il veut !
      Votre commentaire est donc tout sauf démocratique et tolérant !

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  40. Avatar de Olivier SCHNEIDER
    Olivier SCHNEIDER

    Sans parler du tout (ou presque) breton, j’adore néanmoins l’ambiance sonore due à l’annonce de certaines infos en breton dans le tram de Brest (le très bon design sonore y est aussi pour quelques chose : http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=MolurfiKFVs#t=69)

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  41. Avatar de Q.
    Q.

    Bon aller je me lance dans un commentaire, quitte à faire enrager quelques défenseurs des langues régionales.

    La France est un pays unifié, avec une langue (une des plus belles au monde d’ailleurs) et une histoire plus ou moins commune. Bien qu’imposée dans certaines régions, la langue française a permit la construction d’une nation, d’un peuple, et cela me plait de pouvoir me déplacer partout en France en me sentant chez moi, dans mon pays. Bien que toutes différentes et avec leurs spécificités -architecturales, gastronomiques, naturelles- nos régions françaises sont l’étendard de notre pays et de sa richesse.

    Pourquoi vouloir se complaire et se renfermer dans un identité locale, avec des relents d’indépendantisme parfois, alors que nous vivons dans un magnifique pays dont toutes les régions sont une part ?

    Les langues régionales devraient être conservées dans un devoir de connaissance historique, pour perpétuer l’histoire de la région et la connaissance de ses spécificités. Mais rester au stade de tradition folklorique et en aucun cas pour être parlées.

    Certains pourront me traiter de « parisien » ou de « parisianiste », mais c’est au contraire en tant que provincial, fier de ma région (Franche Comté) et de mon pays que j’écris ce message.

    D’autres diront que tant qu’à faire, autant abandonner le français pour passer à l’anglais. Mais au contraire, c’est en tant que défenseur de la langue française (qui est une langue forte parlée partout dans le monde, de l’Afrique au Québec, en passant par le Liban, sans compter les nombreux locuteurs en Asie du Sud Est et partout dans le monde) que je m’exprime. Plutôt que de s’entêter à vouloir parler des langues régionales (qui, si l’on revient au temps de nos arrière grands-parents variaient d’un village à l’autre) pourquoi ne pas faire de notre langue un des combats de notre société ?
    Avec de réelles politiques de relances et de soutient de la francophonie, avec l’utilisation du français (et non de l’anglais comme c’est le cas pour notre pays) à la tribune de l’ONU et de l’OTAN (alors que pourtant notre langue y est officielle), avec le financement de productions culturelles françaises, la défense du français comme langue de recherche dans les universités, et des mesures visants à palier les manques qui pourraient s’installer dans notre langue face à l’hégémonie anglo-saxonne …

    Tant de propositions qui pourraient être nettement plus intéressantes et fédératrices que la défense de langues régionales.

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    1. Avatar de Raf
      Raf

      Permettez moi de remettre en cause votre raisonnement.

      La France est un pays unifié à la fois par la force et par les occasions trop belles pour être ratées. Je rappelle quelques tristes histoires comme le rattachement du comté de Nice en 1860 avec un vote sous les baillonnettes, la Corse qui était indépendante et qui fut envahie par les armées françaises (alors qu’elle ne fut jamais française avant).

      La Provence dans un autre sens à été intégrée au royaume de France sans que l’on ne demande rien à personne car le comte de Provence n’avait aucune descendance. Jamais la Provence de l’époque n’a voulu s’intégrer au royaume de France.

      La Bretagne n’est devenue française que par « Mariage » avec la duchesse Anne de Bretagne. Jamais les bretons de l’époque n’aurait imaginé appartenir au royaume de France (ils n’aiment pas réellement les francophones en plus).

      Bref. Comme on peut le voir, la France (sauf quelques provinces) n’a jamais été le souhait de plusieurs peuples à s’unir ensemble. Ce ne fusse que des conquêtes, des occasions prises et des tours de force.

      Alors aujourd’hui quand on voit ce jacobinisme encore ambiant qui n’a pas disparu malgré les lois de décentralisation, et qui nous dit que la France c’est UN peuple, UNE histoire etc. C’est FAUX !

      La France est un assemblage donc de plusieurs anciennes provinces ou grandes régions linguistiques. C’est la que le bas blesse. La France ne respecte pas ces anciennes traditions de ces peuples. On dit qu’il n y a qu’une seul peuple, c’est faux ça aussi. Au sein d’un peuple, les différences culturelles sont très faibles. En France, entre un breton et un provençal, ou encore un basque et un corse, les différences culturelles sont énormes (je l’ai vécu !).

      Qu’on parle la même langue et que l’histoire de nos régions furent façonnées par la France depuis leur rattachement plus ou moins tardif, c’est un fait. Mais au delà, ces différences de cultures ne font pas de nous un peuple, mais plusieurs peuples réunis sous le toit France.

      C’est un peu comme si on disait que tous les européens sont pareils parce que nous vivons en Europe. Faux et archi faux.

      Le melting pot français n’est pas un taboo, c’est une réalité et c’est quelque chose d’au fond très bien. Mais seulement au prix du respect de nos traditions locales, langues etc. Unifier, c’est rendre monotone.

      Alors pour éviter une France monotone et faire de ce pays quelque chose d’intéressant, réanimons les cultures locales, les langues, remettons des racines dans les sols. L’Etat doit respecter ce qu’il y avait avant sa création et ne pas tout balayer comme si on voulait faire table rase.

      Par ailleurs, je signale que l’Etat français au 19ème siècle imposait de lourdes sanctions pécunières (voir la prison) pour ceux qui parlaient une langue autre que le français. C’est ça la GRANDEUR de la France ?

      Il n’est jamais trop tard pour rattraper l’histoire. Mais seulement, ce n’est pas demain la veille que l’on verra ça.

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      1. Avatar de Garland
        Garland

        Parfaitement. La présence des langues régionales en France est encore une fois la preuve de la diversité de la

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      2. Avatar de Q.
        Q.

        En effet l’unification de la France relève plus de la force que de la volonté de notre peuple de former un conglomérat. C’est un fait. Cependant ces « tristes » événements (ou « heureux » selon la vision que l’on en a) relèvent de l’époque Moyenne-Ageuse ou de l’époque Moderne, n’est-ce donc pas déjà plusieurs siècles qui nous lient et nous unissent ?

        Vous parlez de fortes différences culturelles en France, mais pour l’avoir vécu moi aussi, un paysan breton ressemblera plus à un paysan provençal qu’à l’urbain de la grande ville à côté de chez lui (qui lui ressemblera plus à l’urbain d’une autre ville française aussi lointaine soit-elle). De même pour les basques, les nordistes, les francs-comtois, les lorrains et autre.

        Peut-on encore parler de différents « peuples » quand les mobilités de population et les mélanges ont créés des personnes plus proches d’une « éthnicité » française que régionales ?
        Bien que certains puissent encore s’en revendiquer, à combien peut-on chiffrer les familles « purement » originaire d’une région (sans pouvoir revendiquer nombre d’ancêtres français d’autres régions) ?

        Unifier n’est pas rendre monotone bien au contraire, notre langue nationale est une des plus belles et plus complexes au monde (bien que la notion de beauté puisse être subjective), et sa déclinaison dans toutes nos régions (qui gardent tout de même leurs spécificités) est une belle manière de les faire coexister harmonieusement.

        Par ailleurs quand vous parlez des langues régionales et comme je l’ai dit précédemment, n’oubliez pas que ces dernière n’avaient le plus souvent pas de règles fixes (dans la pratique au moins) et que dans nombre de parties de la France les gens d’un village à l’autre n’étaient même pas en mesure de communiquer … C’est donc ça l’unité des cultures régionales auxquelles nous devrions revenir ? La « GRANDEUR » de cultures passées pour lesquelles nous devrions faire table rase de notre histoire (aussi jacobine soit-elle) ?

        Bien que l’émulation du sentiment national ne vous satisfasse apparemment pas, certaines de mes questions restent toujours pertinentes : « Pourquoi vouloir se complaire et se renfermer dans un identité locale, avec des relents d’indépendantisme parfois, alors que nous vivons dans un magnifique pays dont toutes les régions sont une part ? »

        Malgré votre avis divergeant du mien, ce que je respecte, il semblerait d’ailleurs que votre courant de pensée soit minoritaire dans notre pays. Et cela même dans nos magnifiques régions avec un forte identité et des langues régionales, surtout chez les plus jeunes (tels que moi) qui pensent que ce passé doit pleinement être à intégrer dans notre France unifiée. (A titre d’exemple, essayer encore de trouver de nombreux jeunes parlant des langues régionales en Bretagne, au Pays Basque, dans le Nord, et même en Alsace, vous vous rendrez compte du phénomène).

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      3. Avatar de Raf
        Raf

        Ce n’est pas parce que le monde bouge sans cesse que nous devons perdre ce qui à un fait un territoire en particulier.

        Sinon à partir de là, on peut alors considérer qu’être français en Chine ne veut plus rien dire puisque nous formons 7 milliards d’humains sur une seule planète.

        C’est ça le problème des français en règle générale. C’est que les cultures régionales, c’est de la daube, ça ne sert à rien, c’est risible, par contre la culture française ALORS LA il faut surtout pas toucher. C’est grand, c’est beau, c’est génial et c’est limite supérieur aux autres cultures du monde.

        Voilà ce que je ne supporte pas dans le raisonnement français. Le français est meilleur que tout le monde et donc sa culture pareille.

        Excusez-moi, mais je préfère rester dans ma Provence à me considérer provençal et voyager dans d’autres pays du monde à considérer les autres cultures au même niveau que la mienne, plutôt que faire comme le français moyen qui va ailleurs en regardant avec dédain la culture de l’autre.

        Prendre la différence entre un paysan et un urbain, c’est botter en touche. Evidemment qu’entre deux paysans et deux urbains, il n y a pas de photo. Il y a des ressemblances dans le style de vie et dans la tête.

        Mais les différences culturelles, les différences de langages, les différences de traditions sont bien encore là, quoi qu’on en dise. Un paysan breton n’a pas tout à fait le même mode de vie qu’un paysan provençal. C’est une certitude.

        Alors après, si je vous suis bien, les réclamations régionalistes seraient minoritaires en France ? Oui c’est certain, mais minoritaire on va dire plus du style 60/40 que 90/10.

        Cela dépend évidemment des régions. En Bretagne ou j’ai vécu deux ans, combien de fois j’ai entendu dire des jeunes bretons « Nous, en dehors de la Bretagne, on aime pas. C’est pas comme chez nous. On est pas bien. On préfère rester chez nous ». Ils ont pour la moitié été en école Diwan, ils aiment voir le bilinguisme breton-français pour que « ça rappelle aux touristes que ce n’est pas Paris ici ».

        En Provence, c’est plus faible mais on va dire que pas mal de personnes s’en foutent un peu de la France. Un marseillais se sent avant tout marseillais que français. Un niçois pareil. Un toulonnais aussi.

        Bref. La France maintient cette non reconnaissance des langues régionales et son non-apprentissage dans les écoles, collèges car elle sait très bien que si elle fait ça, la France explose dans les 50 ans à venir. Maintenir cette fausse unité semble encore faire tenir ce pays debout.

        Mais combien de fois on m’a dit, pas méchamment mais sincèrement, qu’il faudrait scinder la France en deux, entre le sud et le nord, tellement nous semblons différents dans nos cultures, nos manières d’être et de vivre.

        Je ne vais pas exagérer, mais nous sommes sur certains points une sorte de Belgique partagée en deux, voir 3 (Nord, Sud Ouest, Sud Est) qui n’explosera pas tant que cette unité nationale tient debout. Mais quand les langues régionales, les cultures et les traditions reviendront car on aura incité à revenir au local, en défi face à la mondialisation, la France va voir qu’elle n’a jamais réglé aucun problème d’appartenance territoriale.

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      4. Avatar de Q.
        Q.

        Dans cette réponse c’est surtout vous qui faites ici preuve de dédain et d’une certaines manière de rancoeur à l’égard de la culture française (prétendument fermée et intolérante) et du « français moyen » (terme que vous vous permettez car vous, grand lecteur et commentateur acerbe, êtes au dessus de cette « moyenne » ?).

        Continuez à votre guise de vous considérer comme provençal, bien qu’être provençal revient à être français, mais je vous assure que nous n’avons pas deux cultures différentes. Bien que, je vous l’accorde, vous pratiquez plus souvent que moi la tradition des treize déserts et buvez plus que moi de l’eau de vie à la farigoule, il n’y a pas de différences majeures entre nous. Peuvent en attester la partie de ma famille provençale et mes tous mes amis provençaux …

        Non, prendre la différence entre un urbain et un rural n’est pas botter en touche. Où est l’unité régionale quand je suis plus proche d’une personne habitant Avignon, Rennes ou Toulouse que d’une personne habitant à 20km de ma ville ? Que vous l’acceptiez ou non, c’est à l’échelle nationale que notre pays est construit et que l’on y retrouve les plus grandes similitudes.
        Des différences peuvent subsister certes, mais ces dernières sont mineures (voir inexistantes quand il s’agit du mode de vie urbain) et ne représentent en aucun cas une barrière traduisant une incompatibilité entre nos différentes régions.

        Sachant que le phénomène n’est ni mesuré ni mesurable, vos affirmations quand aux réclamations régionalistes sont infondées. En revanche si, selon vous, le phénomène est tant étendu, je vous invite à franchir le cap démocratique et à faire passer vos revendications par les urnes.

        Ce que vous avez entendu dire vos jeunes bretons peut se retrouver partout en France et dans n’importe quel contexte. Pour exemple, allez dans les campagnes de quelque région que ce soit pour parler à des jeunes de la grande ville à côté, ils vous répondrons qu’ils « n’aiment pas, que ce n’est pas comme chez eux, qu’ils ne sont pas bien et qu’ils préfèrent rester chez eux ».
        Par ailleurs, votre propos est erroné. La moitié des jeunes bretons ne va pas en école Diwan, en témoignent les statistiques de l’éducation nationale qui chiffrent la population des classes bilingue à 2% sur l’ensemble de l’effectif scolaire des « cinq » départements bretons.

        Par ailleurs face à la rhétorique anti-parisien du « ce n’est pas Paris ici », que l’on retrouve dans toutes les régions, il est possible de faire une analogie aussi simple(iste?). Que cela soit en Bretagne ou en Provence (ou tout autre endroit du territoire français), face au rejets de personnes immigrées ou d’origine immigrée et des actes incivils (réels ou fantasmés) qui leur sont imputés, quelle réplique se fait le plus souvent entendre ? « C’est la Provence ici, pas la Roumanie » ? « C’est la Bretagne ici, pas l’Afrique » ? Non, la réplique la plus commune sera : « C’est la France ici ».
        Quid d’une appartenance à un territoire et une culture commune ?

        « Les gens s’en foutent de la France », être français n’est pas se prosterner 3x par jour devant le drapeau et chanter la Marseillaise tous les soirs. Comme je vous l’ai déjà dit précédemment, être niçois, marseillais, ou toulonnais est à intégrer totalement dans l’identité française. Chez la majorité des gens, cela est d’ailleurs une évidence et les deux identités ne sont pas opposables. A votre plus grand regret peut-être, les « nique la France » se font plus entendre dans certains quartiers HLM chez des personnes paupérisées d’origine immigrée, que dans les centres villes, les pavillons, et les villages ruraux.

        Concernant l’enseignement des langues régionales à l’écoles vous êtes encore une fois approximatif. Les langues régionales sont enseignées du primaire à l’université, dans le public et dans le privé, en tant que langue vivante (voir dans des filières bilingues). Que cela soit pour l’alsacien, l’occitan, le breton, le corse, le basque, le catalan, le gallo, le flamand occidental et d’autres …
        Ces dernières ne concernent cependant toujours qu’une minorité des élèves, et sont moins plébiscitées que des parcours classiques.

        Eh bien ma foi, « les gens qui vous ont dit » ne représentent pas ce que « les gens me disent » et pour sûr ce que les français disent d’une manière générale. Je ne sais pas sur quels faits si énormes se sont-ils basés pour parler de nos différences de cultures et manière de vivre, mêmes si nos régions ont toutes leurs particularités bien à elles qui font leurs beautés.

        Partager la France en Sud-Ouest / Sud-Est, et laisser le Nord comme une entité distincte révèle votre méconnaissance du territoire français. Je vous invite à voyager et rencontrer les gens, qui vous-y recevront d’ailleurs la plupart du temps « comme chez vous », afin que vous puissiez constater que l’écart qui nous sépare n’est rien à côté de ce qui nous rassemble.
        En attendant continuez à vous bercez dans votre fantasme d’une France digne héritière de la Yougoslavie, mais pour le moment cette question n’est pas à l’ordre du jour, pour peu qu’elle y soit un jour …

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    2. Avatar de Babar
      Babar

      Bon allez je me lance aussi dans un commentaire tellement je trouve le vôtre rétrograde et surtout intolérant.

      Libre à vous d’aimer la France et le français (au passage vive l’objectivité quand vous parlez d’une des plus belles du monde, on se demande bien sur quoi se base ce constat…), c’est aussi mon cas.
      Mais de quel droit venez-vous dire aux locuteurs des langues régionales qu’elles doivent « rester au stade de tradition folklorique et en aucun cas […] être parlées » ? Est-ce que je viens chez vous en Franche-Comté vous reprendre sur votre accent ?
      Aux dernières nouvelles, la France dont vous nous faites le panégyrique est une démocratie libérale dans laquelle tout un chacun est libre de parler la langue qu’il souhaite, que cela vous plaise ou non.

      Quant au couplet sur les locuteurs de langues régionales qui se complairaient dans leur identité locale et se refermeraient sur eux-mêmes : mais qu’en savez-vous ? Vous êtes dans leur tête ? Vous croyez sincèrement que parler alsacien ou breton signifie ne pas parler français ? Haïr cette langue et les habitants des autres régions ? Vouloir l’indépendance ? De grâce, abandonnez votre vision simpliste des choses…
      Vous nous parlez d’identité… l’identité est le fruit d’une démarche personnelle de chacun, qui êtes-vous pour venir dire aux autres que la vôtre est supérieure ? Qui êtes-vous pour dire que les identités régionales sont illégitimes ? Vous faites preuve d’une intolérance assez exaspérante.

      De plus ce lien entre langues régionales, renfermement sur soi et « relents indépendantistes » est complètement affligeant. Faites donc quelques dizaines de kilomètres vers le nord-est et venez voir en Alsace combien de citoyens sont pour l’indépendance. Ils sont ultra-minoritaires.
      L’Allemagne en ratifiant la Charte européennes des langues régionales et minoritaires a déclaré 7 langues. Est-ce que cela affaiblit l’unité allemande ou encourage les « relents indépendantistes » des habitants de la Frise ou du Schleswig ? Soyons sérieux ! Vous allez me parler de la Flandre, de la Catalogne et de l’Ecosse ? Je vous parlerai des Samis en Norvège/Suède/Finlande, des Allemands au Danemark ou des Slovènes en Autriche qui n’ont pas de « relents indépendantistes » !

      Ensuite, à vous écouter, il serait impossible de parler plus d’une langue qui, forcément, à vous écouter, doit être le français puisque c’est la plus belle et qu’en plus elle est parlée par tellement d’êtres humains sur la planète. C’est exactement votre état d’esprit que je nomme « renfermement sur soi ».
      En quoi serait-il impossible de maîtriser une langue régionale, le français langue nationale (personne ne remet d’ailleurs cela sérieusement en cause) et une/plusieurs langues/s étrangère/s ?

      Enfin, vous vous faites le chantre de la cause du français dans le monde, qu’on parle soi-disant partout. Et encore, allez donc au Vietnam, au Cambodge et au Laos voir le nombre de personnes qui parlent encore le français… Mais soit, pourquoi pas. En quoi serait-ce plus légitime que de défendre le corse ou, a contrario, l’anglais ?

      Votre avis est purement arbitraire mais c’est votre avis, et je le respecte. Alors, de grâce respectez donc la vision des gens qui n’ont pas le même avis que vous et surtout ne venez pas leur dire ce qu’ils doivent faire et quelle langue ils doivent parler.

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      1. Avatar de Raf
        Raf

        Non mais notre cher ami « Q » représente typiquement le modèle du français de base. Il est arrogant, dédaigneux et n’hésite pas à vous pourrir quand vous n’allez pas dans son sens.

        Laissons-le dans sa soi-disant France ou tout le monde est pareil.
        Il à le droit de le croire après tout. Nous au moins, on laisse les gens s’exprimer sans les pourrir. On argumente chacun dans notre sens, mais finalement il n’a pas pu résister à pousser le bouchon un peu trop loin car à court d’argument, il veut prouver par la ridiculisation que nous avons tort.

        Bref. Si on débat de ce sujet, c’est qu’il y a un réel problème en France. Et il ne sera jamais réglé tant que l’Etat ne reconnaîtra pas qu’il s’est fondé sur un ensemble de régions au départ différentes et qui ont fondé la culture française par ce melting pot. La culture française ne vient pas du ciel comme ça tombée par la première pluie.

        Si aujourd’hui la France existe, c’est grâce aux provinces que sont la Provence, la Bretagne, l’Alsace, l’Auvergne etc. et ce sont nos cultures qui ont formé la culture française. Pas l’inverse. Alors de la reconnaissance par l’Etat ne serait pas de trop plutôt que nous balayer sous le tapis comme de la vulgaire poussière.

        Ce jour-là, on pourra mieux vivre le fait d’être français.

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  42. Avatar de Bidule
    Bidule

    A San Francisco, les informations dans les transports en commun (mais aussi les noms des rues notamment ) s’adaptent à la langue majoritaire du quartier desservi: anglais + chinois dans le quartier chinois, etc.

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    1. Avatar de charles
      charles

      Et le pays n’est pas en danger pour autant. Heureux pays où les jacobins ne dictent pas leurs idéologie.

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  43. Avatar de ilm
    ilm

    Je trouve ça tres bien que les habitants d’un meme pays parlent tous la meme langue (le francais). Ma grand-mere était bretonne et avait perdu l’usage du breton à coups de regle sur les doigts quand elle allait à l’ecole communale. (Elle en a d’ailleurs toujours voulu à l’etat Francais, pas des coups de regles mais de ne plus savoir parler breton).
    Du coup personne dans ma famille ne parle breton et on s’en fout. On n’est pas des integristes de la bretonnitude. Je suis absolument contre l’independance de la Bretagne, pour moi Nantes c’est en Loire-Atlantique, et je trouve que le son que produit la bombarde s’apparente à une arme de destruction massive 🙂
    Bref, pour en revenir aux annonces dans les trains ca fait vraiment artificiel, effectivement un truc pour touristes.

    Apprenons deja à bien parler le francais et effectivement à ne pas mettre des mots anglais partout. Quand j’entends un bachi-bouzouk de carnaval utiliser le verbe « supporter » pour dire « soutenir » ça me herisse le poil, tonnerre de Brest !!! Definition du petit Larousse, Supporter verbe transitif : Endurer avec patience, courage ce qui est pénible.

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    1. Avatar de Jacqueset D.
      Jacqueset D.

      La vrai question serait plutôt : « Faut-il vraiment parler alsacien ? ».
      Si l’on en croit les engagements internationaux de la France en matière de sauvegarde et promotion de la diversité linguistique et culturelle, la réponse doit être « oui ».
      Dans ce cas, employer l’alsacien en situation fonctionnelle est une nécessité. Toute langue en ce début de XXI° siècle à besoin d’une utilisation publique pour se transmettre. Et entendre un message de bienvenue assorti de quelques informations contribue à légitimer l’usage de l’alsacien, à donner aux locuteurs l’envie de transmettre leur langue et aux autres de s’y intéresser… s’ils le souhaitent.
      S’irriter d’entendre quelques mots d’alsacien en Alsace ne me semble pas un signe d’ouverture sur l’autre mais au contraire une forme de rejet qui laisse mal augurer de l’acceptation de la diversité et de la pluralité des hommes dans d’autres parties du monde.

      Rien à voir non plus avec le nombre de locuteurs. Si l’on se fixait comme règle de n’employer que les langues les plus comprises, dans une perspective purement informative, peut-être faudrait il passer directement à l’anglais unique. Et pourquoi dans ce cas conserverions le maltais ou le slovène comme langue officielle de l’Union européenne ?

      Bref, laissez-moi prendre plaisir à entendre les noms occitans des quartiers de Toulouse dans le métro de cette ville, à lire les noms de lieu bretons sur les panneaux du Finistère, … à entendre les annonces en espagnol dans le métro de Miami, en français dans celui de Québec …

      « Unifier, c’est nouer les diversités particulières et non les effacer par un ordre vain » écrivait Saint-Exupéry. A méditer …

      DJ

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  44. Avatar de merien anne
    merien anne

    Je trouve que cela est tout simplement une avancee énorme dans un pays jacobin et centralisateur. Les propos de votre journal le monde sont orientés. Votre vision parisienne est obstrué par l intolérance. La France est un pays qui donne des leçons au monde entier (cf intervention de J.Chirac pour « sauvegarder » les langues ds le monde… etc). La France a donc fort a faire de balayer devant sa porte.
    Je lis « Annoncer les stations du métro rennais en breton, c’est comme si on indiquait la place Stanislas en allemand à Nancy. » Mais qu est ce que ça peux vous foutre à vous parisiens? Savez vous que toutes langues au fur et a mesure du temps changent de frontières, mutent et évoluent?
    Arrêtez de voir cela comme une étrangeté ou quelque chose d inutiles car ces langues favorisent la convivialité entre les gens (et non le communautarisme comme certains le décrivent, meme si il est vrai que certaines exceptions existent…) mais surtout l’emploi!!!! et oui. Rien qu en Bretagne 1300 emplois découlent de la langue bretonne directement (enseignement, culture, journalisme, édition…).
    Alors au lieu d avoir une vision archaïque et vieillotte chers jacobins et parisiens, évoluez avec votre temps… et arrêtez de juger des thèmes que vous connaissez de loin, voire pas du tout…

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  45. Avatar de charles
    charles

    Faut-il vraiment parler breton dans le métro de Rennes?
    Ben, c’est une question qu’on se pose p’tête à Paris (de quoi j’me mêle?) mais pas à Rennes. Pas non plus aux USA, où on va se mettre au breton, comme à Rennes : http://bretagne.france3.fr/2013/08/24/le-breton-va-etre-enseigne-harvard-306463.html . Essayez donc aussi à Paris : ça ouvre l’esprit.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Je trouve curieux de dénier à un journaliste qui, selon les a priori bien partagés, se trouverait à Paris (mais en réalité, au moment de la rédaction de l’article, en Savoie, et maintenant, à Nice), le droit d’évoquer la question des langues régionales. La question est posée de savoir s’il est utile ou non pour les voyageurs de disposer de ces informations en langues régionales. De même, habitant de Rennes, vous seriez parfaitement légitime à vous demander si les annonces faites dans le RER sont efficaces ou si le ferry-boat du Vieux-Port de Marseille sert encore à quelque chose.
      OR

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  46. Avatar de Mark
    Mark

    La plupart des commentaires font douter du bon sens des lecteurs du monde. Pour le voyageur, sur les routes, dans les aéroports ou dans le métro, une annonce est une information qui est souvent importante, surtout s’il n’est pas du coin. Les annonces orales devraient donc être au bon niveau sonore et correctement articulées Ensuite, elles devraient être compréhensibles par le plus grand nombre. Avec la langue véhiculaire du pays et une seconde largement pratiquée (anglais + espagnol en Californie, Suédois + anglais en Suède, etc.) le cahier des charges me semble correctement rempli. Rouler en Bretagne est un supplice pour un étranger. Le nombre de fois où il faut s’offrir un 2ème tour de rondpoint, parce qu’au 1er on n’a pas réussi à repérer son info parmi les 6 à 9 lignes du panneau ! Certes, c’est pire au Pays de Galles, rois des panneaux illisibles, bilingues et derrrière un feuillage non taillé !

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    1. Avatar de Vince
      Vince

      Je confirme les difficultés de conduite en Bretagne, où l’on n’a pas toujours le temps de lire tous les panneaux quand on cherche sa route…

      Le risque du bilinguisme, c’est aussi qu’il expose à des erreurs de traduction quand une partie de la population ne maîtrise pas les deux langues, comme on peut le voir ici (au Pays de Galles, précisément) : http://www.presse-citron.net/au-pays-de-galles-les-traducteurs-sont-tombes-dans-le-panneau/

      Ceci étant, on peut aussi penser, comme Claude Hagège, que la langue n’est pas seulement un outil de communication, mais aussi une culture et une façon de voir le monde, donc une richesse dont la perte serait dommageable.

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    2. Avatar de Le Guellec Hervé
      Le Guellec Hervé

      Vous pouvez aussi rester chez vous, mon pauvre : quel calvaire que le vôtre !
      Pour le facteur, c’est pareil : c’est quoi tout ces noms de lieux bretons illisibles et incompréhensibles ? Allez hop : francisons donc tout ce charabia !

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  47. Avatar de Guillaume Brocker

    Prenant le train quotidiennement à Strasbourg, je voudrais signaler que les annoncent concernant les trains internationaux sont également diffusées en allemand et en anglais.

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  48. Avatar de bzhhhh
    bzhhhh

    Le régionalisme, c’est comme le nationalisme, mais en pire 🙂
    A quand les querelles de clochers entre villages ?
    Apprenons le sioux, c’est plus sympa que les langues habituelles.

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    1. Avatar de Le Guellec Hervé
      Le Guellec Hervé

      Appropriation culturelle, cher ami !

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  49. Avatar de Mikael
    Mikael

    C’est de toute façon aux Bretons de décider s’ils veulent que leur langue soit pratiquée en Bretagne, et de quelle façon.
    Un journaliste du Monde, journal PS/ république française (versus ultrajacobine c’est-à-dire la 3ème) aux accents totalitaires en matière linguistique, peut exprimer un avis, bien sûr. Toujours ces braves journaleux français promptes à s’émouvoir quand les droits humains sont menacés à l’étranger (par exemple pour la langue française au Québec) et trembloter à la moindre discordances au sein des frontières nationales.
    Mais les comparaisons qu’il fait avec l’Arabe ou le Ouolof sont particulièrement stupides, voire injurieuses. La comparaison ne tient pas plus avec Nancy et l’allemand !
    Non que j’ai quelque chose contre ces langues, mais la langue bretonne est ici depuis 1500 ans, le français n’étant jamais qu’une langue étrangère (même si c’est moins vrai pour Rennes intra-muros) qu’on nous a imposée au prix d’un massacre linguistique.
    Que la république française ait des problèmes d’intégrations de ressortissants de ses ex-colonies et que cela soit ressenti douloureusement n’est pas le problème des Bretons.

    Il est consternant d’avoir encore de tels discours en 2013, qu’ils viennent de gauche ou de droite (identiques depuis le FN jusqu’au front de gauche, via le PS ou l’UMP)

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  50. Avatar de sokolovic
    sokolovic

    C’est une très bonne initiative. Je me demande bien comment cela peut encore être sujet à débat dans la France d’aujourd’hui.

    Au passage, il me semble avoir lu un commentaire faisant référence à la Yougoslavie. Je me permets de rappeler que ce qui a désuni ce pays ce n’est pas un problème linguistique : serbes, croates, bosniaques et monténégrins parlent grosso modo la même langue qui varie dans l’espace mais pas plus (et même plutôt moins) que le français entre Marseille, Paris, Toulouse ou Strasbourg. Preuve que parler une seule et même langue sur un territoire ne garantit en aucun cas l’unité de la nation.

    Si les régions veulent se charger de préserver leur langue locale, au nom de quelle raison prétendument utilitariste il faudrait leur interdire ? Et que dirait le journaliste de ce blog si demain l’UE imposait l’usage de l’anglais dans toute la France au motif de « l’utilitarisme » e reléguait le français au rang de nostalgie désuète ?

    Peut être que si la Grande France montrait un peu plus de respect pour ces langues et ces cultures, la tentation séparatiste ne serait pas aussi forte dans certains endroits…

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