L’État accorde désormais une subvention de 20% du prix, le maximum étant fixé à 200€, pour l’achat d’un vélo à assistance électrique. Le décret instituant cette mesure, attendu depuis quelques semaines, a été publié ce samedi 18 février au Journal officiel. Tous les acheteurs pourront en bénéficier, sur présentation de leur facture, pour les achats réalisés à partir du 19 février et jusqu’au 31 janvier 2018. L’aide sera versée une fois à chaque acheteur, et non pour chaque achat. Les modalités concrètes du dispositif sont disponibles ici. Un site Internet sera créé, affirme Le Parisien.
La mesure fait partie des dispositions prises par le gouvernement pour avantager « la mobilité électrique », expression fétiche de Ségolène Royal. Les voitures électriques disposent déjà de subventions, tout comme les deux-roues motorisés. La ministre appelle régulièrement de ses vœux « la révolution du transport électrique ». Sur France 2, un matin frisquet de janvier, elle vantait même les déplacements à bicyclette, « quand il fait peut-être moins froid », précisait-elle (à 1’16’’ de cette vidéo).
« Mobilité électrique ». La Fédération des usagers de la bicyclette (FUB), qui rassemble 230 associations locales, le Réseau action climat ou la Fédération des usagers des transports (Fnaut) demandaient depuis des mois que les aides « à l’électrique » concernent également les vélos. Ces associations espèrent un report des trajets aujourd’hui effectués en véhicule polluant (voiture ou scooter) vers le mode actif qu’est le vélo, même s’il est doté en l’occurrence d’une assistance au pédalage. Le Club des villes et territoires cyclables, qui rassemble un millier d’élus locaux, avait fait de cette mesure l’une de ses principales demandes.
Effets pervers redouté. La signature du décret a pris un peu de temps. Le grand bouillon gouvernemental, dans lequel est immanquablement plongé un projet de décret, soupesait le pour et le contre. Puisque les vélos ne font l’objet d’aucune immatriculation, le ministère des finances craignait un risque de fraude. Une personne pourrait présenter, avec la complicité d’un marchand de cycle, une facture pour un vélo qu’elle n’aurait pas acheté. Un risque faible, puisque amenant le vendeur à produire une fausse facture, mais à Bercy, lorsqu’on accorde un subside, on s’intéresse au moins autant à ses effets pervers qu’à ses effets tout court.
Ni trottinette, ni hoverboard. Un autre débat agitait les ministères. Au-delà des vélos à assistance électrique (VAE, appelés « cycles à pédalage assisté » par le Journal officiel, décidément quel délicieux jargon administratif), la mesure devait-elle s’appliquer également aux autres véhicules personnels fonctionnant à l’électricité, trottinettes, hoverboards et autres gyropodes ? La formulation du décret semble ambiguë: la mesure vise aussi « les véhicules à moteur à deux ou trois roues » et les « quadricycles à moteur électrique, d’une puissance maximale nette du moteur, inférieure à 3kW ». Renseignements pris, les véhicules personnels électriques « ne sont pas concernés » par le bonus, précise Sylvie Banoun, coordonnatrice interministérielle pour le développement de la marche et du vélo. En revanche, le décret exclut les objets utilisant des batteries au plomb.
Pas de cumul des aides. En subventionnant à l’achat les VAE, l’État ne fait que donner une envergure nationale aux aides accordées depuis plusieurs années par de nombreuses villes ou agglomérations. La « subvention Royal » n’est par ailleurs pas cumulable avec une aide accordée par une collectivité. Pour rappel, le prix d’un VAE peut aller de 500€ pour les modèles les plus basiques, à 3000€ voire davantage. La différence s’explique par la qualité du moteur, mais aussi par la robustesse du vélo lui-même.
Ici un test effectué pour Le Monde de 6 modèles différents.
Assistance musculaire. La mesure sera à ranger, avec l’indemnité kilométrique facultative ou quelques modifications du code de la route, dans les quelques timides dispositions prises sous ce quinquennat pour développer la pratique du vélo. Elle ne fait toutefois pas partie de celles qui étaient le plus attendues par les associations pro-vélo.
Le simple « vélo à assistance musculaire », ne bénéficie toujours d’aucune aide concrète. « C’est dans les infrastructures qu’il faut investir ! Là, vous donnez de l’argent aux constructeurs et importateurs de vélo », s’étrangle @LembourgSimon sur Twitter. Aide ou pas, on utilise facilement le vélo pour se déplacer lorsque l’on se sent en sécurité, que la circulation est apaisée, qu’il est simple de traverser un carrefour ou un pont. Le secret d’une politique cyclable réussie s’appuie surtout sur un urbanisme bien pensé.
Pour compléter : 8 choses à savoir avant d’acheter un vélo à assistance électrique (mars 2015)
L’impact de la subvention sera difficile à évaluer. « Il se vend chaque année davantage de VAE que l’année précédente (100 000 par an ces dernières années, NDLR). C’est une mesure encourageante, qu’il faudrait étendre aux vélos pliants ou aux ‘cargos’, mais les ventes de VAE auraient progressé en 2017, avec ou sans aide à l’achat », estime Olivier Schneider, président de la FUB. Et puis, comme le souligne Presse papiers, « les aides font souvent monter les prix ». La « subvention Royal » réjouit incontestablement les marchands de « cycles à pédalage assisté ».
Olivier Razemon, sur Twitter, Facebook et Instagram.
PS, 20 février, 17h. Fait rare, pas moins de sept structures nationales (FUB, Réseau action climat, France Nature Environnement, Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, la Fédération des usagers des transports FNAUT, WWF et l’Association Respire) ont salué, par un communiqué commun, le décret instituant l’aide de 200€.
Politiques cyclables, quelques recettes:
Dépasser le stade du vélo en libre-service (septembre 2016)
Le vélo révèle la smart city (octobre 2016)
Le palmarès des villes cyclables en France (janvier 2017)
Les militants du vélo imaginent la société de l’a-voiture (avril 2016)

134 réponses à « Une aide de 200€ pour tout acheteur de vélo à assistance électrique »
Il aurait mieux valu utiliser l’argent qui va être consacré à cette aide pour créer des stationnements sécurisés. En effet, autour de moi, le principal frein à l’utilisation du vélo, c’est la sécurité de son stationnement…
Devoir faire plusieurs kilomètres à pied au milieu de la nuit ou arriver avec 30 minutes de retard au travail parce que son vélo a été volé n’est pas très appréciable surtout quand cela se produit plusieurs fois par an…
J’aimeJ’aime
Hé bé ! Entre les cyclistes purs et durs (limite intégristes non ?) qui ne jurent que par la force de leurs mollets en oubliant qu’un vélo à assistance permet d’aller plus loin ou bien de se mettre à la bicyclette avec moins d’effort (il faut toujours pédaler mais moins) ou peut devenir une voiture en moins sur la route, les anti-nucléaires qui possèdent à coup sur un ordinateur avec une alimentation de 600W sans que ça les fasse ciller, les bougons qui ne supportent pas qu’on subventionne les VAE à concurrence de 200 euros maxi mais pour qui les mêmes subventions à 6000 euros de voitures électriques ne gênent pas, les autosolistes qui considèrent qu’on en fait trop pour le vélo alors que ça ne les embête pas d’occuper 10m2 au sol, que de réactions trollesques !
C’est tout simplement pathétique…
J’aimeJ’aime
Les 600W de l’alimentation d’un ordinateur désignent la puissance théorique maximale qu’elle peut fournir sur l’ensemble de ses rails, à différentes tensions.
En vrai ce sont les composants (certaines cartes graphiques) des ordinateurs qui consomment, et seulement lorsqu’ils sont sollicités.
En pratique, les connaisseurs qui achètent de « grosses » alimentations le font surtout pour leur meilleur rendement, elles gaspillent moins d’électricité.
J’aimeJ’aime
600W me paraissent un peu surévalués en dehors des machines de « gamers » fous-furieux…..Quand j’assemblais des PC, les Rolls de 2007, 2008 étaient des boitiers ANTEC avec des alims de 450 watts.
A part ça, je me procurerais volontiers un VAE, mais ceux que j’ai vus sont plus près de 2500 euros que de 1000 !.. et j’ai bien peur que cette subvention ne fasse gentiment monter les prix, comme dans le photovoltaïque.
J’aimeJ’aime
Et quand bien même.
600W, 8h/jour, 30 jours/mois = 144.000Wh, soit 144kWh
À raison de 0,10€/kWh, la facture se monte ségolènement à… 14.4€. Bigre.
J’aimeJ’aime
Et donc pour un VAE, avec une batterie de 600Wh, utilisée pour un parcours de 70km AR / j, c’est bigre aussi 😉
J’aimeJ’aime
@JMB
Je suis bien d’accord, le principal c’est d’être sur un vélo et pas dans une auto, dès que l’on peut, le reste c’est de la littérature ou du bavardage !
En selle et que ça saute !
J’aimeJ’aime
Ceci étant dit bien évidemment je préfère voir des routes envahies de VAE que de voitures et je comprends très bien mes collègues qui cherchent à s’équiper de VAE pour parcourir une distance de 10km, même si je leur dis souvent qu’ils surestiment la difficulté de faire ce trajet avec un vélo sec, et devraient d’abord essayer sans motorisation pour se faire une idée. Je trouve dommage de partir sur une motorisation dispendieuse et source de pannes sans avoir pris le temps d’évaluer la faisabilité de faire le même trajet en s’en passant. Mais c’est peut-être bien de commencer avec un VAE pour se mettre en confiance, quitte à passer plus tard sur un vélo classique.
J’aimeJ’aime
10 km meme si c’est facile, ca fait transpirer.
Je sais que vous avez les glandes sudoripares bouchées, mais c’est pas le cas de tout le monde.
Alors une journee de boulot a puer et a empester les autres, non merci.
J’aimeJ’aime
L’Union Européenne devrait imposer une norme pour la forme des batteries et de leurs connecteurs, pour éviter l’obsolescence programmée de ces vélos.
J’aimeJ’aime
« Le mythe de l’obsolescence programmée »
http://econoclaste.org.free.fr/econoclaste/?p=7583
Répéter en boucle un mensonge n’en fait pas une vérité.
→ obsolescence technique. Différent, pas pareil.
J’aimeJ’aime
Si l’incompatibilité n’est pas justifiée par un gain de performances techniques (ou même de coûts de production), qu’elle soit le résultat d’un complot ou au contraire d’une négligence généralisée, le résultat est le même, le vélo est, pour la majorité de la population qui ne bricole pas, bon pour la poubelle.
L’uniformisation des chargeurs d’appareils électroniques en usb est une bénédiction qui nous vient de l’état chinois. Avec un peu de chance, vu la popularité de ces vélos chez eux, ils pourraient aussi imposer une standardisation…
J’aimeJ’aime
Parce que bien sur les economistes d’econoclaste, qui si ils savaient quoi que ce soit de fiable en economie seraient milliardaire, sont une ‘source’ d’information….
huhuhuhu
Certes elle n’est pas ‘volontaire’, mais rien n’est fait pour l’empecher dans les faits.
J’aimeJ’aime
http://carfree.fr/index.php/2017/02/22/la-segolenade-du-velo-a-assistance-electrique/
Je vous invite tous à visiter le site de Carfree, où est abordée en ce moment la question de la « ségolénade » à 200€…!
L’article est clair et rigolo.
Mais surtout la question du VAE et de sa subvention est abordée sous l’angle de la santé publique. Pas tellement à cause de la pollution industrielle occasionnée par les batteries, mais surtout du fait d’une pandémie mondiale d’obésité, situation à laquelle ne déroge pas la France… bien au contraire.
Dès lors les programmes de l’ENA, sans doute la version d’autrefois, n’incitent pas à la cohérence politique : offrons royalement une pré retraite non dorée à M’dame la ministre de la chose verte…
En effet on ne peut pas seriner sans arrêt un message officiel sur les ondes, au sujet des « trente minutes d’activité physique par jour », pour prévenir les pathologies dont l’obésité, et faire de l’activisme colbertiste imbécile en direction du secteur des accus…
J’aimeJ’aime
Le problème c’est que ceux qui n’ont pas d’activité physique sont totalement réticents au vélo classique. Le VAE leur offre une vraie alternative à la voiture ou au scooter.
J’aimeJ’aime
Sans doute les politiques publiques ont-elles aussi leur part de responsabilité dans cette inactivité physique, et à toutes les échelles :
du maire qui laisse les trottoirs de sa ville occupés par le stationnement automobile, au gouvernement actuel ,qui ne subventionne plus les projets de TCSP, et qui aurait pu faire bien plus pour les modes actifs, comme beaucoup de commentateurs l’ont déjà dit ici…
J’aimeJ’aime
Vaut-il mieux quelqu’un qui va faire 20 à 30 mn de pédalage avec assistance plutôt que quelqu’un qui va prendre sa voiture ou, au mieux, les transports en commun ?
Dans VAE, le ‘A’ signifie Assistance : c’est une aide au pédalage. On a donc un effort physique modéré sur une courte durée qui rentre très bien dans le cadre des recommandations de l’OMS.
D’autre part, dans le cadre de mes déplacements urbains, j’ai un vélo typé urbain avec :
– dynamo moyeu
– vitesses dans le moyeu
– porte-bagages
– panier pour le sac à dos contenant les vêtements de pluie et diverses autres bricoles
– garde-boues
– cadre acier
– cadenas étrier
– cadenas en U (1.2 kg rien qu’à lui)
– extension pour attache de caddy
Je ne dois pas être loin des 20kg. Le jour où je décide de basculer au VAE parce que c’est trop lourd, je mérite aussi le fouet ou le pal ?
Et la personne qui fait 15 bornes en agglo sur son VAE plutôt que de prendre sa voiture, elle aussi mérite-t-elle d’être exécutée en place public ?
Franchement, il faut arrêter avec cette hystérie consistant à dire que VAE = vélo de fainéant ou vélo sans effort.
Quand on voit le prix de ces vélos par rapport à un vélo classique, je doute que l’achat soit motivé par l’envie de faire 2km en assistance. Mais peut-être la 30aine de cas de conversion vers un VAE que je connais n’est pas représentatif…
J’aimeJ’aime
le poids n’est vraiment pas un problème à vélo :
sur le plat c’est faire un effort au début, pour faire face à l’inertie…,
après c’est « comme sur des roulettes », avec les seules forces de frottement
à vaincre, sauf si l’allure est vive, auquel cas l’aérodynamisme vient
contrarier l’effort du cycliste ;
avec les rampes tu as un dispositif génial qui s’appelle un « dérailleur »…
avec tout ça en tête, on peut considèrer que faire du vélo c’est
un réglage constant avec ses jambes, entre ses possibilités physiques du moment et les
ressources de la technique de la bicyclette…
J’aimeJ’aime
Excepté qu’en ville, il y a un carrefour tous les 100 mètres, des feux, des stops, des cédez-le-passage, des piétons qu’il faut laisser traverser, des priorités à droite qu’il faut respecter etc. Donc non, en ville, le poids est un vrai problème car on est bien souvent en mode relance / ralentissement / arrêt et ce même avec une bonne dose d’anticipation et une prise d’information maximale.
Et inutile de me prendre pour un andouille avec un dérailleur. Je fais du vélo (sans assistance électrique) depuis plus de 25 ans en agglo avec une moyenne autour de 5000 km/an. Je sais bien à quoi sert un dérailleur et encore plus pourquoi je l’ai troqué pour des vitesses dans le moyeu pour mon vélo urbain…
J’aimeJ’aime
non… on dit « un boudin » et « une andouille »…
donc je vois qu’on ne te la fera pas, côté technique vélo, mais ça servira sans
doute pour les automobilistes à convertir à la chose …
J’aimeJ’aime
Sauf que les automobilistes qui ne veulent pas passer sur l’utilisation d’une bicyclette standard pour tout un tas de raisons plus ou moins fausses (« on transpire », « ça fait pôvre », « c’est lent ») peuvent être plus enclins à basculer sur un VAE pour tout un tas de raisons tout aussi fausses. Le VAE est un cheval de Troie dans ce cas. Et au final, on se retrouve avec une voiture en moins.
J’aimeJ’aime
@JMB:
Dans cet article sur une ville danoise il est dit que des plus jeunes aux plus âgés (quitte pour ceux-ci à s’en servir de déambulateur), tout le monde fait du vélo:
https://www.theguardian.com/cities/2016/jan/21/odense-post-industrial-city-liveable-hi-tech-hub-cycling
Ici on voit qui fait du vélo aux Pays-Bas: https://www.youtube.com/watch?v=xSGx3HSjKDo
Le vélo électrique peut avoir son utilité, bien sur, mais ce qui le succès du vélo tout court, pour tous les sexes et tous les âges: une bonne infrastructure.
J’aimeJ’aime
Y doit pas faire beaucoup de vélo pedibus…
J’aimeJ’aime
12000 km/an jusqu’en 2009… : cyclocamping compris, sur lîle d’Oléron et dans les pyrénées, je veux dire camping sauvage…
en 2007/2008 j’ai fait une formation en M2 en alternance en entreprise : 38 km/j Ar 5j/semaine…
aujourd’hui j’avoue être en étiage à 6-7000 km/a.
Ma pratique de vélo utilitaire c’est vélo + remorque, avec fréquemment des chargements à 60-70 kg de compost, mais
sur seulement 6-7 km. Pour le domicile travail ça plafonne cependant à 8-9 km/j…
Voilà mon profil cycliste actuel. Je pense tourner à 200W sans respirer trop fort ni palpiter trop vite.
J’aimeJ’aime
Je ne crois pas que ce type de raisonnement nous éclaire. Faut-il être pédaleur pour parler du vélo, enfant pour parler de l’enfance, sourd pour parler de la surdité ? Si on raisonnait comme ça, aucun homme ne serait gynéco…
L’expérience personnelle peut certainement aider à réfléchir, je ne dirai pas le contraire, mais faut pas pousser.
J’aimeJ’aime
@emmp : oui, entièrement d’accord. Encore faut-il être :
1/ documenté, c’est le cas de pedibus apparemment
2/ ne pas voir le sujet que par le bout de sa lorgnette.
En l’occurrence, et à travers les commentaires que je peux voir ici sur ce blog mais aussi sur d’autres forums ou dans l’association que je fréquente, le cycliste est essentiellement masculin, adulte et expérimenté (je précise que je ne suis pas sexiste ni misogyne).
Cela laisse sur les carreaux :
– les enfants et adolescents,
– les femmes,
– les cyclistes débutants,
– les personnes qui commencent à prendre de l’âge ou sédentaires,
– les personnes ne sachant pas faire de vélo.
Si vous vous mettez à la place de chacune de ces catégories, est-ce que vous voyez le problème avec le même prisme en ce qui concerne les déplacements à bicyclette en ville ?
Franchement, pour ma part, je vois un tas de différences. Et là est bien l’erreur de bon nombre de commentateurs : parler des déplacements à vélo en se regardant le nombril.
J’aimeJ’aime
« Franchement, il faut arrêter avec cette hystérie consistant à dire que VAE = vélo de fainéant ou vélo sans effort. »
C’est pourtant le cas. Pour avoir hésité lors de l’achat de mon vélo cargo à l’équiper d’une motorisation, l’essai était clair : avec motorisation, même si on peut en réguler le niveau, le pédalage est plus symbolique qu’autre chose, il n’y a plus d’effort physique autre que mouliner dans le vide. Finalement j’ai pris la version musculaire, choix qu’il m’arrive de regretter quand je me retrouve face à une pente avec 50kg dans la benne soit 170kg au total à faire grimper à la force des mollets…
Ceci étant dit bien évidemment je préfère voir des routes envahies de VAE que de voitures et je comprends très bien mes collègues qui cherchent à s’équiper de VAE pour parcourir une distance de 10km, même si je leur dis souvent qu’ils surestiment la difficulté de faire ce trajet avec un vélo sec, et devraient d’abord essayer sans motorisation pour se faire une idée. Je trouve dommage de partir sur une motorisation dispendieuse et source de pannes sans avoir pris le temps d’évaluer la faisabilité de faire le même trajet en s’en passant. Mais c’est peut-être bien de commencer avec un VAE pour se mettre en confiance, quitte à passer plus tard sur un vélo classique.
J’aimeJ’aime
Voici un lien intéressant, qui replace correctement dans le contexte « santé publique » notre affaire de VAE :
http://carfree.fr/index.php/2017/02/22/la-segolenade-du-velo-a-assistance-electrique/
J’aimeJ’aime
Mise en contexte, bof, c’est un billet d’opinion, ce qui est respectable au demeurant.
Mais si l’on veut que les pouvoirs publics investissent dans les infrastructures cyclables, il faut augmenter le nombre d’électeurs qui y sont trouvent leur intérêt. Or le VAE draine clairement un nouveau public vers les pistes cyclables: le favoriser devrait accélerer ce mouvement, non?
J’aimeJ’aime
On est bien d’accord sur le fond mais c’est quoi un « vélo sec » ? Un cadre, deux roues, un dérailleur ? Certes, léger mais en rien adapté à des déplacements urbains par tout temps et qui permet de rester propre sans avoir besoin de prendre une douche et d’emporter des affaires de rechange.
Et je persiste : un VAE nécessite une activité physique (*) sinon, ça s’appelle un scooter.
(*) : activité physique n’est pas synonyme de course contre la montre avec des litres de sueur. Un piéton pratique une activité physique par exemple.
J’aimeJ’aime
@JN
Achetez un VAE, faites +3000 kms/an et on en reparle après.
C’est fou cette manie de parler de ce que l’on ne connait pas !
J’aimeJ’aime
pourquoi ne pas établir une carte de France avec des couleurs pour les villes suivant les adaptabilité aux VAE
rouge difficile
orange problèmes
vert tout vas bien
ce ci dit je travaille avec mon camion et le soir ou les jours de repos je suis trop fatigué pour faire du VAE(petite ville de province très pentue)
J’aimeJ’aime
Ceci étant dit bien évidemment je préfère voir des routes envahies de VAE que de voitures et je comprends très bien mes collègues qui cherchent à s’équiper de VAE pour parcourir une distance de 10km, même si je leur dis souvent qu’ils surestiment la difficulté de faire ce trajet avec un vélo sec, et devraient d’abord essayer sans motorisation pour se faire une idée. Je trouve dommage de partir sur une motorisation dispendieuse et source de pannes sans avoir pris le temps d’évaluer la faisabilité de faire le même trajet en s’en passant. Mais c’est peut-être bien de commencer avec un VAE pour se mettre en confiance, quitte à passer plus tard sur un vélo classique.
J’aimeJ’aime
Par contre lors du remplissage du formulaire, impossible de rentrer la marque (Stevens) de mon vélo, et donc impossible de valider ma demande.
Pourtant il n’est mentionné nulle part que seules certaines marques sont éligibles à l’aide.
J’aimeJ’aime
velo city’z idem -que faire?
J’aimeJ’aime
200 euros c’est pas suffisant la plupart des vélo E coûte plus de 2000 euros pour un modèle de bonne qualité.. y’en à même à 4000 euros c’est du n’importe quoi
J’aimeJ’aime
Merci pour l’article, c’est noté que que concernant les hoverboards la loi est ambigue. Savez vous si une aide serait éventuellement mis en place sur ces produits hoverboard, gyropode, trotinette electrique, sachant que ce sont également des moyens de déplacements électriques à 2 roues.
J’aimeJ’aime
Quelle belle aberration écologique et économique que cette prime pour les vélos polluants. Vive donc l’énergie nucléaire et vive les batteries que l’on ne sait pas recycler et qui sont si polluantes à fabriquer.
Et l’énergie des mollets, qu’en fait-on ?
Pouquoi une prime au vélo polluant et rien pour les vélos écolos?
J’aimeJ’aime