Anne Hidalgo et Vincent Bolloré, en décembre 2014.

Sièges souillés, habitacles empestant la cigarette, ailes enfoncées, et puis ce contrat mal ficelé, l’appétit d’ogre de Bolloré, la concurrence d’Uber… De nombreuses raisons ont été invoquées pour expliquer la pitoyable déconfiture d’Autolib’ à Paris et en région parisienne, confirmée le 15 juin par Catherine Baratti-Elbaz, élue PS de Paris et président du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole. Mais derrière tout cela, il y eut aussi, dès le départ, des erreurs, des croyances, et une technophilie béate.

[Ajout, 18 juin, 10h. Plusieurs commentateurs expliquent que le service leur convient, et en déduisent un peu rapidement qu’il est parfait. Mais ce service n’a pas fait preuve de son efficacité à l’échelle de la métropole, il n’a pas permis de réduire sensiblement le taux de possession automobile, un objectif qui lui était officiellement assigné, et surtout, il coûte très cher. C’est pour cela que Bolloré décide de ne plus payer. Lire la suite pour en savoir plus.]

Retour en arrière. Après sa réélection en 2008, un an après la mise en service de Vélib’, Bertrand Delanoë ne veut pas être seulement le maire du vélo. Il promet aux Parisiens un service de voitures partagées. Le maire insiste sur le fait qu’il s’agira bien de voitures, « quatre places et un coffre », et qu’elles seront impérativement électriques. Au même moment, ça tombe bien, le groupe Bolloré veut tester sa technique de batteries au lithium-métal-polymère à grande échelle. Paris parvient à convaincre plusieurs dizaines de communes de sa périphérie de participer à l’aventure. Le service est inauguré en grande pompe en décembre 2011. Seuls les écologistes, à l’époque, se positionnent contre.

A une période de son existence, Autolib’ s’est constellée de publicités pour tenter de faire baisser le déficit.

Un détail qui a son importance. Et comme on veut être certain que le service sera utilisé, son fonctionnement est calqué sur celui de Vélib’ : l’utilisateur qui emprunte une voiture à une station est libre de la remettre dans n’importe quelle autre. Cette fonction est appelée « one way » ou « trace directe » par les spécialistes. C’est un détail, mais qui explique en partie comment on en est arrivé là.

Lire aussi: « On a raté l’objectif. Autolib’ ne supprime pas de voiture » (mars 2013)

Et pour compléter, interview de Nicolas Louvet, fondateur du cabinet 6T, le 26 juin dans Le Parisien: « Le problème, c’est qu’on ne sait pas pourquoi on a fait un service comme Autolib’ ».

Car Autolib’ ne fonctionne pas comme l’autopartage classique. Pour mémoire, l’autopartage est, depuis les années 1970, une idée simple et belle, quoique totalement marginale : partager une voiture entre plusieurs familles, voisins ou amis. Chacun utilise le même véhicule à tour de rôle, quand il en a besoin, le samedi après-midi pour aller chercher un enfant, le mardi matin pour un rendez-vous professionnel dans un endroit non desservi par les transports, le vendredi soir pour aller au théâtre. Le service s’est progressivement structuré, s’organisant sous forme de coopératives.

Sur ce sujet: Partager une auto, pas (seulement) un truc de bobo (juillet 2012)

Et aussi, dans Le Monde, un article de Grégoire Allix et Philippe Jacqué, qui confirme cette analyse au sujet de la différence « en boucle »/ »trace directe » (22 juin 2018)

De nos jours, Communauto, à Paris, et le réseau Citiz, dans 90 villes en France, en sont ses héritiers. Ces voitures doivent, contrairement aux Autolibs, donc, être remisées à la même station, on appelle ça « en boucle », ou dans un même périmètre, c’est le « free floating », un système qui n’avait pas encore été testé en France en 2011.

Des voitures du réseau Citiz, à Strasbourg

Ce détail, « one way » ou « en boucle », implique qu’on n’utilise pas la voiture de la même manière. L’autopartage « en boucle » se révèle utile quand les autres moyens de transport, métro, RER, vélo, taxi, ne suffisent plus. C’est un service supplémentaire. Y adhérer permet de ne pas posséder de voiture, ou de n’en posséder qu’une seule pour le foyer, au lieu de deux.

Hors Paris: Strasbourg se passe des services de Bolloré (mai 2015)

Un taxi que l’on conduit soi-même. Être abonné à Autolib’ permet également cet usage. Mais il incite aussi à se servir d’une voiture pour toutes sortes de trajets. On prend la Bluecar pour éviter de descendre dans le métro, parce qu’il pleut, ou juste pour le plaisir de conduire. C’est un taxi que l’on conduit soi-même. Autrement dit, là où l’autopartage « en boucle » amène l’adhérent à se passer de voiture, le « one way » l’incite à l’utiliser davantage. Ce constat sera confirmé par les multiples études menées par le cabinet de conseil 6T. En outre, la voiture grise sert principalement à des trajets à l’intérieur de la capitale, et non dans les communes de banlieue, où elle aurait pourtant été plus utile.

Cet usage d’Autolib’ a pu un moment faire sa force : le service a rapidement gagné bien plus d’abonnés que l’autopartage classique, il est vrai délibérément négligé par la Ville de Paris dès l’avènement de la voiture grise. Mais cet usage a aussi constitué une faiblesse. Le taxi que l’on conduit soi-même a davantage subi la concurrence d’Uber et de ses avatars.

Publicité pour Autolib’, 2018: on voit bien que le service ne vise nullement la réduction de la circulation, au contraire.

Le mythe de la « voiture propre ». En outre, les abonnés d’Autolib’ ont affaire à un modèle unique, anonyme, la petite voiture grise, qui appartient à tout le monde et donc à personne. Une minorité d’utilisateurs a cru que l’on pouvait tout se permettre dans la bluecar, manger, dormir, fumer, faire l’amour. Autolib’ avait été vantée comme une « voiture propre ». Elle est rapidement devenue une voiture sale.

A propos de « voiture propre » justement. M. Delanoë tenait à la propulsion électrique. En 2011, ce n’était pas si commun. Sauf que recharger une voiture électrique demande du temps. Or, le partage des véhicules repose sur le principe d’une rotation rapide. Les sociétés d’autopartage classique proposent d’ailleurs des véhicules très divers, de la petite citadine à la berline, en passant par le monospace, adaptés aux demandes et aux besoins, et pour la plupart à propulsion thermique.

Utilib’, le modèle utilitaire d’Autolib’, sous une bâche.

« C’est ruineux » V. Bolloré, décembre 2014. Le désastre, enfin, était annoncé par Vincent Bolloré lui-même. « C’est ruineux », répondait-il dès décembre 2014, et en présence d’Anne Hidalgo, lorsqu’on lui demandait combien coûtait l’opération Autolib’. Le puissant patron n’a jamais caché qu’il s’était lancé dans l’aventure pour promouvoir ses batteries lithium polymère, et non pour accélérer on ne sait quelle transition écologique dans la capitale et alentours. D’ailleurs, dans cet objectif, Bolloré avait financé, à ses frais, des stations et des véhicules. C’est cette facture, plus celle de l’obsolescence du service, qui est présentée ces jours-ci à la Ville de Paris et à la centaine de communes concernées.

Lire aussi: A quoi sert vraiment une Autolib’? (décembre 2014)

Bolloré sauvera-t-il Autolib’? (décembre 2016)

Autolib’ a ainsi commis au moins deux erreurs, fatales dans le secteur des transports, et sans doute ailleurs. Le système a été pensé pour séduire des clients, sans réfléchir à son impact réel. Or, un service qui convient à quelques uns n’est pas nécessairement efficace pour la collectivité. Et il s’est basé sur une technologie rédemptrice, une nouveauté qui devait balayer le vieux monde.Un grand classique, mais rarement efficace.

Pour compléter: Plongée iconoclaste dans le monde merveilleux de la mobilité du futur (juin 2017)

L’autopartage classique, s’il avait été encouragé dès 2011, n’aurait certes jamais gagné autant d’abonnés. Il aurait en revanche, couplé à une politique de réduction de l’espace de stationnement, amené les Franciliens à user rationnellement de l’objet automobile.

Olivier Razemon (l’actu sur Twitter, des nouvelles du blog sur Facebook et d’étranges pictogrammes sur Instagram).

Suite du feuilleton, 19 juin: Marie Bolloré trouve que la décision du Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole est « absurde ». Une réaction qui rappelle celle de l’opérateur Smovengo à propos de Vélib’ et à l’encontre du même syndicat.

 

 

104 réponses à « Autolib’: chronique d’une déconfiture annoncée »

  1. Avatar de Jb schmider
    Jb schmider

    Merci Olivier pour cet article qui refait bien l historique. Je rajouterai juste que La technologie des batteries Lithium polymère a joué son rôle puisque la voiture doit être impérativement rechargée lors de la dépose car elle doit rester chaude pour ne pas se décharger . On ne peut donc même pas quitter paris pour un week end (un des usages de l autopartage) car l autolib se décharge

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    1. Avatar de JC
      JC

      Pour compléter ce point, un autre facteur de coût supplémentaire tient aussi au fait que les batteries doivent constamment être sous tension et donc la consommation file même inutilisée.

      Un autre utilisateur convaincu

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  2. Avatar de Izidor
    Izidor

    On se demande bien comment les services d’autopartage peuvent fonctionner (excepté à grand coup de subventions publiques bien sûr). Conduire à Paris est aussi agréable qu’un lavement gastrique. Le plan de circulation est extrêmement mal foutu. Les automobilistes y sont d’une agressivité inouïe, à tel point qu’il y a un feu rouge tous les 50m pour vainement tenter de les canaliser. Or période estivale, il y a des embouteillages à toute heure du jour et de la nuit. Et pour couronner le tout, rien n’est fait pour limiter l’impact des chantiers sur la voie publique. Au contraire des autres grandes villes mondiales où des ouvriers y travaillent H24 7J/7, ils trainent en longueur à Paris.

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  3. Avatar de MARTI
    MARTI

    autolib’
    Velib’

    De belles réussites : ça donne clairement envie !

    (Pour Autolib, je n’ai jamais emprunté le système mais à voir l’état de délabrement des véhicules Autolib’ quand on marche dans Paris, franchement qui aurait envie de s’asseoir dans ces poubelles roulantes…)

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    1. Avatar de Bolzano-Weierstrass
      Bolzano-Weierstrass

      Vélib’ fonctionnait très bien jusqu’au changement de prestataire…

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      1. Avatar de cd
        cd

        il me semble que velib etait quand meme aussi deficitaire

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  4. Avatar de Kalra
    Kalra

    Ce fiasco est un argument supplémentaire pour virer Hidalgo, la responsable de la gabegie des Jeux Olympiques

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    1. Avatar de Mat B
      Mat B

      Moi, je continuerai de voter pour elle, rien que pour vous embêté

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      1. Avatar de djakk

        😀 😀 😀

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  5. Avatar de K-kun
    K-kun

    A mon avis, si on voulait vraiment rendre Paris plus agréable et moins pollué, il faudrait rendre payante la circulation intra-muros (et pas un prix symbolique), tout en développant le réseau de bus électriques, voire autonomes, 24/24. Paris n’est pas si grand et ça ferait un atout touristique énorme.

    Mais actuellement, vu la façon dont est organisé Paris, en fiefs de Mairies d’arrondissements, personne n’a le capital politique pour forcer les choses. Chacun veut sont petit royaume à roulettes et surtout ne pas payer pour les autres.

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    1. Avatar de djakk

      Pas que Intra-Muros, il faut réfléchir à l’échelle de la région parisienne (on circule moins bien en petite couronne que dans Paris, le réseau routier y est bien moins dense et plus étroit).
      Malheureusement la région parisienne est comme tu décris Paris, « fiefs » de maires d’arrondissements et de petites communes.

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  6. Avatar de Gring
    Gring

    « Or, un service qui convient à quelques uns n’est pas nécessairement efficace pour la collectivité. » =>

    Exactement. Dans une agglomération dont les lignes de train ont le plus gros débit au monde, où le temps de trajet quotidien moyen est de 68 minutes (et la distribution autour, plus étalée qu’ailleurs), le seul développement du vélo, (thème principal de ce blog qui du coup porte mal son nom) est il la solution ?

    « L’autopartage classique, s’il avait été encouragé dès 2011, n’aurait certes jamais gagné autant d’abonnés. Il aurait en revanche, couplé à une politique de réduction de l’espace de stationnement, amené les Franciliens à user rationnellement de l’objet automobile. » =>

    La politique de réduction de stationnement existe, -40% à Paris depuis 2001.
    Et il faut remplacer dans votre phrase « Franciliens » par « Parisiens », les franciliens prennent massivement le train vers le centre, et utilisent rationnellement la voiture (parce qu’il n’y a pas que le travail dans la vie, et parce que tout le monde ne va pas vers le centre).

    De plus, l’autopartage n’est qu’une solution au manque d’espace de stationnement, qui n’est pas un problème en grande banlieue.

    C’est la centralisation de l’Île de France qui est irrationnelle.

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    1. Avatar de Bertrand
      Bertrand

      un temps de trajet de 68 minutes, c’est mon cas ; je fait 22 km par jour, en 60 à 70 minutes, le plus souvent 67 ou 68.
      Je fais ce trajet domicile travail (banlieue – banlieue) et retour à vélo.
      C’est très fiable, les embouteillages ne me gênent que très rarement. La différence de temps de trajet est liée à mon envie d’aller au plus vite ou au contraire de profiter de la ballade.

      Sur mon trajet, c’est plus rapide qu’en voiture et qu’en transport en commun.
      J’ai fait à certaine période presque le double, allant de banlieue à banlieue en traversant tout Paris. Avec un temps de trajet d’environ 2h00 / jour.
      J’économise sans problème l’abonnement à la salle de remise en forme et à son vélo immobile qu’affectionne nombre de mes collègues.
      A plus de 50 ans, je suis plus en forme qu’eux, sans effort.

      J’arrive au boulot bien réveillé et en pleine forme ; je rentre chez moi en ayant laissé tout les problèmes du taf sur le trajet. Bref, un très bon sas contre le stress.
      L’essayer c’est l’adopter.

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  7. Avatar de dineptus
    dineptus

    A Stockholm, Sunfleet et Drivenow fonctionnent très bien.

    La différence principale c’est que ce sont des constructeurs sérieux qui s’y sont collés (BMW et Volvo), et sans attendre le soutien de la ville. Pour les constructeurs c’est une façon de mettre en avant leurs nouveaux véhicules : c’est toujours les derniers modèles qui sont disponibles.

    Résultat : les véhicules sont toujours impeccables, disponibles partout et pratiques (CAD spacieux, pas comme les boites à sardine de Paris). A l’inverse à Paris le constructeur s’en moque un peu vu que les usagers n’iront jamais acheter ces voitures de toutes facons.

    Une autre différence c’est qu’ici quand on dégrade quelque chose ça peut faire très mal, et l’Etat vient collecter son dû très rapidement, donc il vaut mieux faire très attention parce que si on abime une voiture et qu’on ne paye pas ca va faire très très mal et très vite.

    Ah et une dernière chose : beaucoup de « spot » pour les véhicule en aprtage à Stockholm sont dans les parkings couverts, ou souterrains c’est plus pratique pour surveiller les voitures, ca ne prend pas de place sur la voirie et c’est souvent plus pratique pour se garer.

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    1. Avatar de Antoine
      Antoine

      Il faudrait comparer les chiffres, notamment les tarifs.

      Je suis sûr qu’il est possible de proposer un service viable économiquement mais réservé aux CSP+. Les constructeurs que vous mentionnez (BMW, Volvo) ne sont pas connus pour leurs petites voitures abordables. Dans le deal Autolib il y a la contrainte que le service soit proposé à un prix plutôt bas…

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  8. Avatar de Tramp
    Tramp

    Le combo clientèlisme + petits arrangements entre amis + argent du contribuable mène toujours à la catastrophe industrielle.
    Alors qu’il y a des initiatives privées qui ne coûtent pas un rond à ce dernier.

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    1. Avatar de Antoine
      Antoine

      Ben oui, parce que les initiatives privées n’ont jamais d’externalités négatives. Bienvenue chez les bisounours.

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  9. Avatar de Cost killer
    Cost killer

    Les médias portent aussi une part de responsabilité dans tout cela, car, en fin de compte, Autolib’, les iPads de Hollande ou encore certaines plateformes internet d’annonces d’emplois de certaines collectivités ne sont que de la communication. Le politique veut faire parler de lui, montrer qu’il n’est pas « ringard », qu’il vit avec son temps, et tout un tas d’inepties du même genre. Bref, l’opération est surtout pensée en terme de retour média et d’électoralisme, sans prendre le temps de réfléchir posément à ce que cela apporte à la collectivité. Si les médias, au lieu de relayer benoîtement la communication politique, faisait un travail d’analyse critique, on aurait sans doute un peu de choses comme cela. Je n’aimais pas vraiment « combien ça coûte », qui versait dans le populisme gras sur le thème qu’on paie trop d’impôts, mais c’est parfois utile.

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  10. Avatar de Jean-Marie Mignon
    Jean-Marie Mignon

    Le contribuable que je suis est ravi de contribuer à financer un truc que je ne n’utilise pas et qui n’est pas du domaine de la solidarité, du partage d’un bien commun ou de quoi que ce soit d’utile ou d’agréable. Merci Mme Hidalgo !

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    1. Avatar de kervennic

      Les politiques ont toujours ete tres corrompus. Le probleme est que maintenant on commence vraiment a crever la dalle.

      300 millions parait il…300 euros par parisien, soit plus d’un mois de RSA juste pour quelques totos en libre service.

      A vous de voir si vous voulez continuer a vous casser la sante pour ca.

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  11. Avatar de LEFÈVRE

    Auparavant(avant Autolib qui n’existait pas encore) j’utilisais les voitures « Hertz and Go  » que je prenais dans des parkings souterrain pré-visualisables grâce à une l’application Hertz and Go.
    J’utilisais la voiture et la rapportais quand je n’en n’avais plus besoin dans le même parking …C’était très bien ,des véhicules standards ,carburant compris ,avec une CB Hertz and Go (spéciale) je rajoutais du carburant .
    Au final après plusieurs années Autolib arrivant le système Hertz and Go à cessé….

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  12. Avatar de Gabriel
    Gabriel

    Quel a été le coût du Velib ancienne mouture ? Supérieur à 3.000 euros par biclou. Prix d’achat d’une Autolib ? Supérieur à 70.000 euros. Sans compter le montant demandé par Bolloré, fort de la légalité du contrat passé. Divisez 220 millions par les 3.800 véhicules, ça fait 58.000 euros à rajouter. Qui a payé, paye et paiera ?

    Dans mon cas, il n’y a même pas à réfléchir : je continuerai à rouler en deux roues. Seul moyen de faire un gros bras d’honneur aux rigolos de la Mairie. Oui, ceux là même infichus de rédiger un contrat, mais toujours disposés à em…er les ‘motorisés’.

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    1. Avatar de syfre
      syfre

      Ne vous en faite pas, les 2 roues motorisés ils ne vont pas tarder à s’en occuper…

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      1. Avatar de Nick
        Nick

        Je ne sais pas si avec tous ces succès , les électeurs laisseront à la mairie de Paris le temps d’étendre leur chasse aux automobilistes à la chasse aux deux roues.. Leur dogmatisme anti-moteurs continue à les aveugler , mais ca ne va pas durer..

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  13. Avatar de Z
    Z

    Abonné à Autolib depuis 2012, je l’utilise principalement pour remplacer les transports en commun sur des trajets où ceux-ci sont inexistants ou trop longs, donc principalement entre Paris et certaines zones de banlieue. Les avantages d’Autolib : le faible coût (moins cher que tous les taxis ou VTC), le multimodal (je peux combiner plusieurs moyens de transport à la volée dans la journée) et la fiabilité (ça marche en général correctement). L’état des véhicules est moyen mais pas catastrophique non plus. Mais si je suis représentatif de l’utilisation moyenne (2 fois par mois), je ne vois pas comment cela peut tenir financièrement… Donc désolé mais pas surpris qu’ils se prennent un mur.

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  14. Avatar de malo
    malo

    Depuis 2011 je dis que Autolib était une arnaque: place réservée sur la chaussée, batterie chaude (qui ne fonctionne qu’en Afrique). Je ne suis pas une experte de voiture électrique, mais de la même façon le vouloir imposer en France le « tout électrique » ne permettra pas de réduire les problèmes de pollution. Et en revanche j’apprécie que beaucoup de taxis parisiens (comme G7) se soient convertis à l’hybride modèle japonais, un vrai choix écologique

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    1. Avatar de Hup
      Hup

      A peine grillé le type qui bosse pour les taxis G7 et vient faire sa pub.

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    2. Avatar de Stef2
      Stef2

      Et bien ça marche très bien au contraire dans bcp de villes françaises ! …

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  15. Avatar de Filou
    Filou

    « Sièges souillés, habitacles empestant la cigarette, ailes enfoncées »… Comment un système de partage pourrait-il fonctionner en France, pays de petits individualistes ne respectant rien sauf leur petite personne ? Et ce sont évidemment les plus égoïstes qui critiqueront les plus nos politiques qui n’ont commis qu’une seule erreur : oublier qu’ils prenaient ces mesures pour des Français.

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    1. Avatar de aeblog

      Ah! Comme vous avez raison, hélas…

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  16. Avatar de ulysse
    ulysse

    C’est une expérience espérons que l’analyse de cet échec servira à quelque chose.

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  17. Avatar de urc
    urc

    En tant que simple usager des transports en commun, de vélib, d’autolib, de la SNCF et d’autres encore, il me semble que la trace directe est l’avenir de la mobilité. Prendre un vélib et revenir en métro si il pleut, faire un trajet aller en bus et retour tardif en autolib etc… Pourquoi l’auteur de ce blog est-il tellement opposé à cette modalité ?

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Je ne suis pas « opposé » à la trace directe. Mais je constate que ça ne fonctionne pas, ou alors à un cout très élevé.
      Si c’est juste pour pourvoir revenir en voiture de temps, le taxi fait l’affaire.
      Dans l’économie des transports, il y a l’intérêt particulier de chacun (« moi ça m’arrange, donc c’est bien ») et l’intérêt général (les conséquences en matière de congestion, de budget, de pollution, etc.). Les deux ne sont pas souvent parallèles.
      OR

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  18. Avatar de Thierry Keller
    Thierry Keller

    Il faut toujours des gens pour se plaindre et les réponses à cet article ne font pas exception. N’en déplaise à la majorité des commentateurs, Autolib était une idée géniale, certes peut-être adressée à une catégorie de personnes (mais n’est-ce pas de le cas de toutes les idées ?), qui permettait à des habitants d’utiliser une voiture sans la posséder, ce qui coûte cher. Je l’utilise pour ma part chaque jour, matin et soir, pour aller au boulot et revenir à mon domicile. Certes, toutes les voitures ne sont pas propres, mais c’était acceptable. Le système de notation des conducteurs sur l’état de la voiture était une bonne solution, à mon sens, mais elle n’a certainement pas été utilisée comme il se doit (peut-être pouvait-on facturer 5€ le conducteur ayant sali la voiture ?). J’y voyais un gros avantage et moi ce qui me frustre beaucoup c’est (1) que Bolloré n’y ait vu qu’un outil promotionnel sans chercher à aider son implémentation (2) que la mairie – qui a eu une excellente idée – n’ait pas embauché qqn qui puisse piloter un contrat de ce type (car visiblement il était mal ficelé). Mais par pitié, cessons les critiques contre Hidalgo ou contre le tout électrique ou contre les places de parking de plus en plus rare ou les parisiens qui paient plus d’impôts etc. Il y a là des idées géniales qui ne prennent pas (velib, Autolib’) et il me semble plus pertinent de comprendre comment faire en sorte qu’elles puissent fonctionner plutôt que d’être dans critique revancharde et partisane.

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  19. Avatar de Didier C.
    Didier C.

    J’ai toujours eu envie de faire usage d’un auto-lib, sauf que c’est trop compliqué… pour le velo c’est simple.

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  20. Avatar de hiho
    hiho

    Concernant l’état des voitures (saleté etc…) pas un mot dans cet article à charge contre la Mairie de Paris, Bolloré, etc…sur le vandalisme de beaucoup d’usagers, leur indiscipline, etc…

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  21. Avatar de Passant
    Passant

    Plus qu’une analyse rigoureuse il y a du Schadenfreude militant bobo dans cet article -:)

    Plus que de théoriser vainement sur la réduction intrinsèque du nombre de véhicules lié à la logique en boucle ou oneway (dans quels cas préférerez-vous prendre une Bluecar en partant de chez vous quand vous possédez une auto ?). La différence est certainement à la marge alors qu’en revanche les services proposés par les deux modes n’ont pas la même souplesse.

    La réalité est peut être qu’il n’y a pas vraiment besoin de service de ce type dans Paris, suffisamment desservie par les transports. Par ailleurs ces petites voitures tristes ont certainement manqué de séduction. Et un Bolloré autoritaire juste soucieux d’avoir une démonstrateur pour ces batteries, n’étaient finalement pas le bon partenaire. Mais il y a des choses dans la vie qu’on n’apprend « qu’après ».

    Dans les commentaires venimeux qu’on peut lire dans ce fil il y a la facilité de mettre en cause le politique, son incompétence, voir sa corruption (Il faudrait parfois se mettre à la place de ceux qui décident pour comprendre la complexité des dossiers et des décisions). Dans cette aigreur, il y a cet esprit si français qui rend l’esprit de collaboration hors jeu et ça se traduit aussi dans la dégradation des biens communs (Vélib par exemple). Il y a aussi cette posture impuissante face à l’action : puisque l’échec est une marque d’infamie, « je ne fais rien » sauf à cultiver en permanence ces mauvaises joies de la critique fielleuse.

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  22. Avatar de Le Cartel d'Hidalgo ma tuer (sic)
    Le Cartel d’Hidalgo ma tuer (sic)

    Autolib a rajouté de la circulation à de la circulation car il est principalement utilisé par des gens qui n’ont pas de voiture et qui normalement utiliseraient les transports en commun. On n’est pas surpris quand on constate que la pollution à Paris ne baisse pas aussi vite que le nombre de véhicules en circulation alors que les moteurs thermiques ont fait des progrès très importants quant à la la pollution.

    Dans la série des autres catastrophes du cartel Deanoe-Hidalgo, le Vélib dont le cout est de €4000/vélo/an.

    Mais le plus gros c’est le tramway (c’est 30 millions d’€ pour un km, soit probablement au moins 1,5 milliard d’€ soit 750$ pour chaque parisien ou €3000 pour chaque famille parisienne, cela fait un peu cher) qui circule à 20 mètres de l’ancienne voie de chemin de fer qui aurait pu être rénovée à moindre cout. Je suis allé voir ce matin les travaux dans le 18ème, ces fous ont détruit des ponts et des tunnels pour bloquer plus efficacement la circulation automobile, en conséquence futurs passagers du tramway sachez que dans le 18 le tramway cela va être les montagnes russes.

    Des fous furieux.

    Heureusement bientôt les élections, qu’elle dégage.

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    1. Avatar de Antoine
      Antoine

      « qui circule à 20 mètres de l’ancienne voie de chemin de fer qui aurait pu être rénovée à moindre cout. »

      À moindre coût dites-vous ? Vu qu’il aurait fallu refaire toute la voie et reconstruire des gares (y compris des gares souterraines, vu qu’une grande partie du trajet est en tunnel), j’en doute. Le tout pour une desserte assez médiocre en termes de correspondances avec le reste du réseau.

      Mais bon, c’est toujours plus gratifiant de s’imaginer qu’on a tout compris du fond de son fauteuil, et que les spécialistes qui conçoivent les infrastructures de transport sont des incompétents…

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      1. Avatar de Le Cartel d'Hidalgo ma tuer (sic)
        Le Cartel d’Hidalgo ma tuer (sic)

        « Le tout pour une desserte assez médiocre en termes de correspondances avec le reste du réseau. »

        La petite ceinture et le tramway suivent le même trajet, généralement à moins de 20 mètres. Les gares existaient et il aurait suffit de les rénover.

        Le record c’est entre la porte de Clignancourt et la porte de la Chapelle : destruction de ponts et de tunnels et construction d’une gare/station en hauteur.

        Les Verts étaient contre la solution petite ceinture uniquement pour des raisons idéologiques : empêcher la circulation automobile sur les Maréchaux. Ils ont poussé la Mairie à racheter des gares et à les transformer de façon irrémédiable afin que la solution petite ceinture ne soit plus jamais possible.

        Cf le Hasard Ludique transformé en restaurant pour bobos :

        https://www.lehasardludique.paris

        La solution c’était transformer les Maréchaux en autoroute à vélo et mettre le tramway dans la petite ceinture.

        C’est un énorme gaspillage d’argent, de notre argent.

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      2. Avatar de Antoine
        Antoine

        « Les gares existaient et il aurait suffit de les rénover. »

        Vous avez vu leur état ? Les rénover coûtait probablement aussi cher, voire plus cher, que de créer des stations de tramway en surface (c’est-à-dire un simple quai plus un auvent).

        « La petite ceinture et le tramway suivent le même trajet, généralement à moins de 20 mètres »

        Je vous conseille de regarder un peu mieux, alors. Par exemple du côté des Buttes Chaumont. Et je passe sur le fait que sur une portion de l’ancienne petite ceinture circule actuellement… le RER C.

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  23. Avatar de Benoît
    Benoît

    Je ne serais pas aussi critique.
    Le système est 7n gouffre ok mais il est génial. Bolloré n’était pas le bon partenaire mais avec d’autres je pense que ça peut marcher.

    Moi j’ai mis ma voiture à la casse crit’air l’a tué.
    Au quotidien c’est vélo plus transport mais souvent je mets mon vélo dans le coffre d’une autolib. Idem pour les courses quand j’ai des trucs lourds ou quand je dois aller chercher des gens.
    J’y ai mis mes parents des amis de passage….

    Autolib j’utilise peu mais je paye l’abonnement tous les mois….

    Actuellement je n’ai pas l’utilité de l’autopartage modèle ue j’ai découvert en son temps à Strasbourg avec auto autrement.

    L’idéal serait autolib et ponctuellement de l’autopartage lå on couvre 99% du spectre.

    Ce serait dommage de ne pas sauver ce modèle si c’est possible. L’idée de pouvoir y recharger n’importe quel véhicule électrique est super.

    Personnellement je trouve que vélib est une sonnerie sans nom mais autolib avait sa place. Après vu la facture je me dis il y a un loup… mais je regrette de le dire si autolib continue je continuerais avec c’est sûr.

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  24. Avatar de Moi
    Moi

    De la part d’un militant vélo, on n’est pas surpris que l’article occulte la principale raison de l’échec : en bouchant les artères parisiennes, Hidalgo a tué le business plan validé par Delanoé. Le traffic, au lieu d’augmenter, s’est effondré. Quand à prétendre que ça aurait mieux marché en boucle alors que ça réduit les usages, ça se passe de commentaires.

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  25. Avatar de henrykardo
    henrykardo

    « ou juste pour le plaisir de conduire. C’est un taxi que l’on conduit soi-même. »
    Oui, pour beaucoup moins cher, y compris les VTC, et non pas « juste pour le plaisir de conduire ».
    La location n’est vraiment pas chère (elle l’était encore moins jusqu’à l’année dernière), et donc probablement pas assez chère pour être rentable, mais si elle l’avait été plus, le prix serait devenu dissuasif.
    Le ver était dans le fruit depuis le début.
    Quand le service disparaitra, je vais beaucoup le regretter !

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    1. Avatar de Jiplouf
      Jiplouf

      C’est effectivement à peu près trois fois moins cher qu’une course en taxi / VTC.
      Le plaisir de conduire, lui, est inexistant! Il n’y a pas plus utilitaire comme sensation.

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  26. Avatar de Pactrix
    Pactrix

    « Contrat mal ficelé ». Non, très bien ficelé au contraire. Comme celui de l’éco taxe. C’est juste que notre administration – au sens large – est totalement incapable de bien négocier un contrat avec un boite privée !!!

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  27. Avatar de Anaximandre
    Anaximandre

    C’est un bon article. L’usager que je suis déplore. Tout ce qui est dit est exact et je crois que l’exemple de Dineptus devrait faire réfléchir. En tout cas, le problème vient surtout de l’incapacité des usagers à respecter le bien commun. C’est là où nous restons très en retard par rapport aux pays du Nord de l’Europe. Dommage.

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  28. Avatar de Fanchb
    Fanchb

    Le gros souci à Paris est le manque réel d’une vraie politique régionale de transport.

    J’entends par là qu’il y a trop d’intervenants qui chacun font leur petite « sauce » dans leur coin sans coordination.

    Entre le stif, la ratp, la sncf, Paris (arrondissements), Paris (ville), Paris (département), les villes périphériques, les départements périphériques, les régions périphériques et en plus de tout ce petit monde l’état français qui chacun ont leur propre politique et leur propre intervenant, on se retrouve avec un merdier « à la française » ou tout le monde il est responsable sans être responsable…

    La mairie de Paris veut moins de voitures dans la capitale. En soit, c’est effectivement une idée pas si idiote que cela.

    Mais le problème, c’est qu’elle se concentre uniquement sur des solutions propre à Paris…

    Vélib, pour aller d’un arrondissement à un autre arrondissement voisin, pourquoi pas. Pour traverser toute la ville, bof.

    Autolib, c’est utile si tu as un ptit déplacement à faire, mais si par exemple tu dois faire un déplacement avec pas mal de « bazar », c’est vite compliqué…

    Les métros, trams et bus, c’est cool tant que tu te situe en heure creuse, mais affreux quand tu te retrouve en heure de pointe.

    Mais tout cela pose le problème « heure creuse/heure de pointe » : les différents moyens gèrent plutôt bien l’heure creuse, mais montrent immédiatement leur limite en heure de pointe…

    A la base déjà, il manque une concertation pour libérer les places au centre de Paris. J’entends par là une offre abordable pour les propriétaires de voiture justement pour qu’ils mettent leur voiture dans un garage en périphérie de Paris.

    Il y a un véritable manque récurent aussi d’investissements dans le transport en commun : il y a des lignes hyper fréquentées qui depuis longtemps auraient du être dédoublées (voir triplées) avec du matériel performants, récent, et des voies entretenues et même remises à neuf.

    De même, il y a un manque de prise en compte concernant les incivilités : quand celles-ci sont sanctionnées -très tardivement-, c’est soit peu dissuasif, soit déconnecté des faits en question à cause du temps passé…

    Enfin, il y a le souci du « Paris central », c’est à dire que l’on doit passer par Paris pour aller d’une ville à une autre, d’un département à l’autre voir d’une région à l’autre (ceci pour la « région parisienne ») mais aussi pour aller d’un coin à l’autre de la France… S’il y avait vraiment une politique de contournement de la zone parisienne, il y aurait aussi comme corolaire de permettre un début de désengorgement de Paris…

    Enfin pour finir, il y a les travaux parisiens (et dans les communes proches) : on voit à peu près quand ces derniers commencent, mais impossible d’avoir une date de fin de travaux claire et rapide… Dans certains coins, on peut même se retrouver avec des zones de travaux qui restent en l’état pendant des mois (voir plus) sans trop d’explication mais une gêne réelle pour la vie quotidienne…

    En clair, pour le coup il faudrait vraiment qu’un seul organisme prenne enfin la main et gère sur la durée (et avec les moyens associés) la circulation sur la région parisienne sans avoir d’interférences…

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    1. Avatar de JV95
      JV95

      +10

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    2. Avatar de Antoine
      Antoine

      « S’il y avait vraiment une politique de contournement de la zone parisienne, il y aurait aussi comme corolaire de permettre un début de désengorgement de Paris… »

      Oui, il pourrait même y avoir une ligne de métro quasi-circulaire en petite et moyenne couronne, avec du matériel automatique et rapide à grand gabarit. On pourrait appeler ça le Grand Paris Express.

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  29. Avatar de Vivien
    Vivien

    À côté du toit qui fuit à un milliard d’euros de Châtelet-les-Halles Autolib fait figure de succès incroyable
    Au moins il a servi à quelque chose pendant plusieurs années on ne pouvait pas vraiment prévoir l’arrivée en masse de uber qui à fait divisé par trois le prix réel des taxis, les métros se sont mis à rouler jusqu’à très tard le weekend et le passe navigo permet d’aller maintenant partout

    Peut-être que après 15 ans il est temps de changer, l’équipe municipale en place qui n’est plus constitué que de gens fatigué ou incompétent si ce n’est malhonnête à l’image de l’adjoint à la maire de Paris qui n’a jamais travaillé de sa vie et qui ferait passer la maire actuelle pour une bête de travail avisée

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  30. Avatar de Nick
    Nick

    Evidemment, un service de voiture disponible pour tous a tout instant, sans contraintes, à mille lieux de l’ecologie punitive qui veut vous voir pédaler sous la flotte, ou partager une voiture à 3 familles que chacune veut pour partir en WE, pour OR ca ne pouvait etre qu’un desastre..

    Donc bilan « mobilité » des écolos Parisiens:

    fermeture des voies sur berge, et augmentation des embouteillages et de la pollution,
    marché des contraventions confié à des sociétés véreuses, l’essentiel est que l’objectif de racketter les automobilistes soit rempli,
    autolib : RIP,
    Et , un comble pour les écolos : nouveau velib : plantage total..

    Tous mes applaudissement à Najdovski et Hidalgo.. un service de partage de calèches en vue pour se rattraper ??

    Et meme le nouveau velib, ils l’ont foiré..

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    1. Avatar de Fitz
      Fitz

      L’automobile evoque la liberte aux Etats-Unis (et souvent ailleurs). Elle ne peut donc que symboliser l’individualisme a gauche. Revons un peu: mettez au point une voiture a hydrogene, non polluante et n’utilisant pas d’eau douce, il est a peu pres certains que les ecologistes de gauche seront contre.

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      1. Avatar de Nick
        Nick

        Oui, parce que l’ecologie , ca doit impliquer un inconfort (transpirer sur un velo, attendre un TER qui ne vient pas, etc..) et une regression technologique (sinon c’est de la technophilie aveugle)

        Je vous la fait en avance sur les ecolos pour la voiture a hydrogene :

        1/ ll faut des centrales nucleaires pour produire l’hydrogene . Chez les ecolos, c’est direct le bucher pour blaspheme

        2/ les moteurs ont besoin de terres rares, va falloir les extraire. Ca pollue

        3/ Si l’hydrogene est produit par des panneaux solaires, voir 2

        4/ Pour les catalyseurs des fuels cells, voir 2/

        Donc je vous le repete : vous n’avez droit QUE au velo. Et si vous avez un certificat medical d’incapacite, duement vise par l’administration, on pourra vous conceder le droit d’utiliser un velo electrique.

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      2. Avatar de Antoine
        Antoine

        Oui, enfin, l’hydrogène de votre voiture à hydrogène, encore faut-il le produire… Et vu le rendement total de la chaîne production + combustion d’hydrogène, peut-être vaut-il mieux une voiture électrique « ordinaire » à batteries.

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      3. Avatar de Fitz
        Fitz

        Merci Nick pour ce commentaire savoureux! @Antoine: sauf erreur la production d’hydrogene par electrolyse est propre. Mais elle necessite de l’electricite (damn!) et de l’eau (damn!).

        C’est d’ailleurs assez amusant quand on suit l’evolution de l’automobile « propre »: l’avenir c’etait l’electrique… mais produire de l’electricite et des batteries c’est polluant; l’avenir c’etait les biocarburants… mais ils contribuent a la deforestation; l’avenir c’etait l’hydrogene… mais produire de l’hydrogene est sale.

        Et on s’apprete a interdire le diesel alors qu’il est desormais plus propre que l’essence. Un peu de constance ne ferait pas de mal.

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      4. Avatar de Antoine
        Antoine

        Oui, elle est propre, mais elle nécessite beaucoup d’énergie.

        Par contre, une précision : certes, la production de H2 par électrolyse nécessite de l’eau, mais cette eau est intégralement rendue à la biosphère lors de la combustion. Donc le cycle est neutre de ce point de vue.

        D’accord avec vous que la promotion de tel ou tel mode (de production) doit beaucoup trop à la mode (lubie du moment). En ce moment, c’est la grande mode des énergies « renouvelables » (qui ne sont pas plus renouvelables que les infrastructures construites pour les produire).

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      5. Avatar de Nick
        Nick

        Ca a pas l’air tres glorieux :
        « Le rendement de la centrale électrique « jusqu’aux roues » est donc au final de 10% à 15 % pour un moteur MCI alimenté par un réservoir à 700 bars (16 kWh « aux roues » / 130 kWh d’électricité produits à l’origine = 12,3%11). »

        source : https://www.contrepoints.org/

        A comparer au 80% des batteries lithium , mais la probleme de capacité.. (source https://forums.tesla.com)

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      6. Avatar de Jiplouf
        Jiplouf

        Sauf que le MCI (moteur à combustion interne) n’est pas la seule option avec l’hydrogène. Une pile à combustible a un bien meilleur rendement.

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  31. Avatar de Azureas
    Azureas

    Ancien abonné je suis d’accord avec l’auteur concernant l’absence propreté.
    Par contre je considère que le mode de fonctionnement (pouvoir laisser son véhicule partout) était une force et non une faiblesse, mais il demandait plus de personnel pour bien fonctionner.
    En effet il faudrait déplacer fréquemment les véhicules des stations pleines vers les stations vides pour assurer une disponibilité constante des voitures.
    J’ai résilié pour ces deux motifs (propreté et manque de disponibilité des voitures). Le second étant plus important car malheureusement je ne trouvais jamais de véhicule libres lorsque je voulais utiliser le service.
    Ainsi contrairement à l’auteur je trouve le concept génial (l’auto partage a très peu d’intérêt et il est à mon sens encore plus concurrencé par Uber) mais il demande plus de salariés pour nettoyer et surtout repartir les voitures dans la journée.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Le système vous convient, et cela suffit à vos yeux pour le qualifier de génial. Sauf que ce système a un coût énorme, que ses effets positifs sont limités, et que Bolloré a décidé de ne plus payer.
      OR

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      1. Avatar de Tonton Fred
        Tonton Fred

        Le système d’Autolib convient en effet à beaucoup, où , semble-t-il, à la grande majorité des utilisateurs dont je fais partie depuis cinq ans. Le modèle économique sur lequel il est fondé était-il viable? Non la preuve en est faite. Le prix horaire encadré par le marché public aurait-il été sous estimé? La publicité sur les bluecar a-t-elle été mise en place trop tardivement pour sauvé un modèle déficitaire? Le « free float » n’est pas à comparer avec de l’autopartage dont la majorité des français de ne veulent pas ( depuis 40 ans cela ce saurait…).

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  32. Avatar de birdie91
    birdie91

    Abonné a Autolib, je ne m’en sers que pour recharger mon véhicule hybride rechargeable.
    Avantages :
    – Toujours une place de stationnement libre
    – 1 euro la premiere heure pour la recharge parking compris ( l’horodateur est a environ 0.60 du 1/4 d’heure
    – Pas de risque¨d’etre verbaliser si stationnement prolongé
    – Deplacement dans Paris uniquement en electriqure
    Il existe d’autre bornes de recharge, qui la plupart du temps sont occupées par des vehicules non rechargeables et non verbalisées. Par contre la fourriere enlevait les voitures indesirables sur les places autolib’.
    J’espere pouvoir me recharger sur un nouveau systeme

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  33. Avatar de Jiplouf
    Jiplouf

    Il est peut-être un peu tôt pour vendre la peau de l’ours.

    En tout cas une des vertus du système autolib’ est d’avoir permis la création dans Paris et sa banlieue d’un réseau de bornes de rechargement pour les votures electriques, qui ne sert pas qu’aux autolib.

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  34. Avatar de Les yeux ouverts
    Les yeux ouverts

    J’ai déjà écrit mais visiblement ça ne passe pas dans ce journal que quand on veut tuer un chien on dit qu’il a la rage : c’est le procédé employé ici. Utilisant Autolib chaque semaine je peux témoigner de la très grande qualité du service et des automobiles. Le centre d’appel est disponible et compétent, les places et véhicules bien répartis. Les problèmes de saleté sont mineurs même s’ils existent et le coût (pour l’usager) est faible. Le véhicule est parfaitement adapté à des trajets de 10 à 30’ en région parisienne de place à place. Son objectif n’est pas de jouer à la voiture de location pour des ballades plus lointaines et plus longues. Enfin l’application est bien faite.

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  35. Avatar de Colloré
    Colloré

    ce n’est pas parce que le contrat prend fin qu’autolib est un échec. ce que je constate, c’est que le service a été très utilisé

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  36. Avatar de DC
    DC

    Votre article semble être rédigé à charge, mais c’est votre droit le plus total. Par contre, de la part d’un expert comme vous M. Razemon, il est surprenant que vous ne connaissiez pas mieux la technologie utilisée par Bolloré. IL s’agit d’une batterie LMP (LIthium Metal Polymère) et non LIthium ion… C’est d’ailleurs la principale faiblesse du modèle, car ces batteries nécessitent d’être chauffées, ce qui rend leur bilan écologique sensiblement moins bon que celui des véhicules de type ZOE, et ce qui empêche les bluecar de se garer durablement sur des places de parking normales. Ce problème technique joue un rôle au moins aussi important que la saleté (supposée, subjective et débattue) des véhicules dans les difficultés rencontrées par le système Autolib.
    Bien cordialement,
    DC

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Lithium polymère, dont acte. Je modifie.
      Cette batterie se recharge lentement et se décharge même lorsque la voiture ne roule pas et qu’elle n’est pas branchée.
      http://renault-zoe.forumpro.fr/t9643-puissance-de-rechargement-des-autolib-paris
      OR

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      1. Avatar de Jiplouf
        Jiplouf

        Dans la pratique, la lenteur de la charge n’a pas été un handicap des Autolib, qui ne peuvent pas aller bien loin vu la répartition des stations. J’ai du m’en servir une centaine de fois, la batterie est presque toujours chargée à 95% ou plus, et je n’ai jamais consommé plus de 20% de la charge sur un trajet.
        Je suppose que les voitures trop peu chargées sont indisponibles avec la borne en rouge, mais on n’en voit pas beaucoup…

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  37. Avatar de Kliros
    Kliros

    Bon article, mais il manque un éclairage essentiel: quelle est la structure de coûts du sytème Autolib ?

    Oui pour le dire plus simplement: pourquoi est ce que tout le monde (y compris l’ami Vincent) dit que ça coûte si cher ?

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  38. Avatar de Mohamed Aissa
    Mohamed Aissa

    Pour avoir utilisé Autolib depuis le début, j’écarte la « saleté » des autolib qui est une légende urbaine, l’autolib la plus sale l’est beaucoup moins que n’importe quelle voiture privée pourtant utilisée par un seul conducteur! C’est d’ailleurs pourquoi j’ai horreur de monter dans les voitures des autres, leur bazar ou saleté me rebutent. Ce qui m’a fait renoncé à Autolib peu à peu ce sont les dysfonctionnements du service: non raccrochage facturé, service client moins réactif, augmentation du tarif, difficulté à trouver un parking le soir en rentrant en banlieue, et surtout l’arrivée d’alternatives: avec ma trottinette je peux me passer du bus et aller directement à la gare. Autolib ne fait alors pas gagner de temps et je me suis plus tranquille dans le train à lire, plutôt que sur le périf à slalomer. La personnalité du proprio Boloré est aussi un facteur rebutant, encore plus ces derniers temps.
    Pour l’avenir faudrait savoir comment a été utilisé autolib: nbre de passagers, nbre de km pour dessiner l’alternative. S’il n’y a que le conducteur et moins de 15km alors le scooter électrique est l’avenir.

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  39. Avatar de SFX
    SFX

    Finalement la vraie question est, comme pour le Vélib, de savoir si la collectivité doit / veut / peut payer des sommes élevées pour permettre ces modes de déplacement. La question reste ouverte pour le Vélib, qui rend un vrai service. Pour les voitures, ce sont les VTC et la location de véhicules entre particuliers qui m’ont convaincu d’abandonner la voiture, et ça ne coûte rien à la ville en étant plus efficace. Mais efficacité + privé = horreur pour la mairie.

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  40. Avatar de Fitz
    Fitz

    A la fin de l’article on apprend qu’Autolib « a commis 2 erreurs » sans que la demonstration en soit faite dans l’article. L’article reconnait que le systeme de borne augmente la frequentation avant de souligner la concurrence avec les VTC… ok, mais pour quel impact au final? Ne pas avoir de place assuree a l’arrivee aurait certainement, de mon point de vue, tue le service. Vous imaginez serieusement du free floating a Paris?

    Ensuite le rechargement: cela prend du temps mais est-ce une vraie contrainte? je n’ai pas vu beaucoup d’utilisateurs s’en plaindre.

    Enfin, il aurait ete interessant de parler de « l’alea moral »: a partir du moment ou le group Bollore obtient des garanties de la part de la mairie, cela l’incite a produire un service non rentable puisqu’il n’en subira pas le cout. Le probleme ce n’est pas Bollore mais la gestion des transports de la ville de Paris: la fermeture des voies sur berge, qui n’a fait que deporter la pollution (ce que le tribunal a souligne), est symptomatique d’une volonte d’affichage sans souci de reelle efficacite.

    Au final, un article peu utile.

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    1. Avatar de Antoine
      Antoine

      « Ensuite le rechargement: cela prend du temps mais est-ce une vraie contrainte? je n’ai pas vu beaucoup d’utilisateurs s’en plaindre. »

      Non, mais c’est une contrainte pour l’exploitant puisque les véhicules sont inutilisables une partie du temps, il faut donc prévoir une flotte plus grande (avec les emplacements qui vont bien) pour compenser.

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      1. Avatar de Fitz
        Fitz

        Merci! Le probleme est que OR deroule mal son raisonnement, ce qui rend ses arguments peu clairs. Dans l’article il est indique que « le partage de vehicule repose sur une rotation rapide », ce qui laisse entendre que c’est le principe du partage qui ne peut pas se faire faute de rotation rapide.

        Il aurait du ajouter la precision que vous donnez (il faut surdimensionner la flotte) et pourquoi pas quelques chiffres concernant justement, le nombre de vehicule immobilises pour rechargement.

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      2. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Oui, je vous confirme que sans rotation rapide, le partage effectif du véhicule est limité. Si le temps de recharge est long, le véhicule n’effectue que deux ou trois trajets par jour, et non une dizaine.
        Sur ce sujet, un article assez ancien, mais qui résume les enjeux:
        http://transports.blog.lemonde.fr/2012/10/10/qui-a-vraiment-besoin-dune-voiture-electrique-pas-les-autopartageurs/
        OR

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  41. Avatar de JeanPierreGunther
    JeanPierreGunther

    Bonjour
    Merci pour l’article.
    Je ne suis pas francilien, et je n’ai jamais eu l’occasion ou l’envie d’utiliser le service (pour un navetteur comme moi les TC d’IDF font assez souvent l’affaire pour mes déplacements)..
    je souhaitais juste avoir quelques renseignements complémentaires :

    sait-on ce qui sera fait des emplacements et des bornes ? un service plus ou moins similaire, une mise à disposition pour d’autres services nouveaux ? ou pour de la recharge pour les particuliers ?
    que va devenir le parc automobile ? réutilisation ou réemploi d’une partie du parc sur d’autres zones dans le pays ?
    Au vu des technologies et/ou matériaux, recyclage possible et facilement des batteries utilisées ?

    Merci à vous

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  42. Avatar de Bonnefoy

    Encore un article à charge, comme dans toute la presse… Et comme toujours, une majorité de commentaires de personnes qui n’y connaissent rien, n’utilisent pas le service ou sont lestés d’idées préconçues. J’utilise le service autolib à Paris (et bluecity à Londres) depuis le début. En conjugaison avec le Velib (enfin, quand il marche, ce qui est un autre débat), et les transports en commun. Résultat : je n’utilise plus ma voiture dans Paris depuis des années. Le principe de pouvoir louer une voiture ET un emplacement pour la garer est excellent. Le freefloating est absurde : je n’ai que faire d’une voiture si je dois perdre une demi-heure et des kilowatts à tourner en rond pour la garer (même gratis). Et je ne parle pas de la galère de l’interruption du service, des travaux en perspective (voir Velib 2.0), du dédommagement pour le prestataire et les usagers. On marche sur la tête. Autolib doit être considéré comme un service public, et s’il est en déficit, c’est à la communauté de le combler (comme pour les transports en commun). En tant qu’usager, je suis prêt à en prendre ma part… Ce sera de toute façon plus agréable et moins cher qu’une voiture individuelle…

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    1. Avatar de Grogro
      Grogro

      Ben tiens… c’est donc à la « communauté » de combler les déficits abyssaux d’une gestion déconnectée de toute réalité économique dont l’étatisme socialiste couplé au bon vieux capitalisme de connivence (coucou Bolloré) a le secret ? Les centaines de millions que nous, travailleurs de province qui vivons dans le pays réel devront débourser pour vos lubies de parisiens hors sol ?

      A la bonne heure.

      Quant aux 100 millions que vous, parisiens, devront débourser si Bolloré obtient gain de cause j’ai envie de dire… Bien fait pour votre gueule. C’est vous qui avez voulu les Delanoé et les Hidalgogo. Certes en face c’était pas mieux, ils étaient tout autant craignos et perchés.

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      1. Avatar de Antoine
        Antoine

        Qui a dit que les provinciaux devraient payer pour Autolib ?

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  43. Avatar de Bicou
    Bicou

    Je suppute…
    Cette affaire Autolib’ ne confirme-t-elle pas exactement ce que l’on croit savoir depuis déjà longtemps, à savoir que ces socialistes qui biberonnent massivement aux idéologies « hors sol » sont incapables de comprendre le réel ?
    Vouloir faire « la révolution des transports » sans avoir aucune notion des réalités économiques (investissement, R&D, rentabilité, etc) nous conduirait-il pas droit dans le mur ?
    Car pour parler, pour vendre leurs « idées » aux électeurs, ces « politiciens professionnels » de la Ville de Paris savent faire ; mais pour agir avec intelligence, ne sont-ils pas gravement « gauchis » ?
    Un des problèmes de notre pays ne serait-il pas qu’il y en ait encore beaucoup d’autres, de ces « professionnels », qui en France exercent leurs « talents » ?

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  44. Avatar de gloubi
    gloubi

    La débâcle d’autolib n’est pas entièrement imputable à des causes structurelles.
    Un service one way sait faire du service en boucle, alors que l’inverse est impossible, il me semble donc compliqué d’attribuer l’échec à cette possibilité supplémentaire proposée par le service. Il est vrai que l’occupation des stations est plus difficile à garantir, mais pas impossible, en mettant en place une politique de régulation digne de ce nom, ce qui n’a pas été fait.
    Bolloré est en grande partie responsable de ce qui lui est arrivé. Un autre acteur aurait pu mieux s’en sortir. Le service client était déplorable et a découragé un grand nombre d’utilisateurs. Quand le service fonctionne, tout roule, mais le premier bug est souvent une expérience douloureuse, en temps et argent perdu. Les interactions avec Autolib sur le réseau social sont très vites devenues impossibles. Jamais de réponse non plus via la messagerie interne. Seul canal de communication fonctionnel : la hotline, qui ne vous aidera que sur les micro problèmes mais jamais en cas de litige. Litiges interminables, qui durent des années, avec courriers d’huissier etc…
    Autre facteur, externe celui là : le manque criant de stations aux endroits stratégiques. Notamment aux aéroports. On imagine que le lobby des taxis a joué un rôle la dessus, mais comment expliquer alors que les VTC peuvent ? Voilà une étonnante distorsion de concurrence. Des stations Autolib à Orly ou Roissy auraient permis de remplacer une partie du ballet incessant de vtc / taxi par des Autolib, générer plus de revenus pour Bolloré, d’exploiter moins de chauffeurs, d’émettre moins de CO²… une belle occasion manquée.
    Autre exemple : Ikea. Autolib avait annoncé en grande pompe l’installation de bornes à Ikea. Elles ne servaient qu’à recharger la bluecar, le compteur continuant de tourner à 12€ de l’heure pendant qu’on fait les courses, avec au final une facture exorbitante comparé aux navettes gratuites. De plus, les bluecar n’ont pas de banquette rabattable donc ne permettent pas de ramener grand chose de ce genre de magasin. C’est pourtant sur ce genre d’usage qu’une voiture se montre commode en général. Et au lieu d’étudier la possibilité d’une banquette rabattable, Bolloré s’est fendu du concept Utilib : retirer la banquette arrière dans 1 bluecar sur 10 : bon courage pour en trouver une autour de vous quand vous en avez besoin.
    Au total, un grand sentiment d’occasion manquée, à cause d’une mauvaise mise en œuvre. Espérons que les solutions de remplacement étudiées en ce moment sauront faire mieux.

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  45. Avatar de Julio81
    Julio81

    En plus ces auto lib étaient très moches.Quelle couleur deprimante que ce gris triste. ..bolllore n est quand même très avisé

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    1. Avatar de Antoine
      Antoine

      D’après Olivier Razemon : « Jusqu’à présent, les Vélibs étaient gris, couleur imposée en 2007 par le maire de Paris Bertrand Delanoë, soucieux d’accorder le mobilier urbain aux toits (et au ciel) de Paris. »

      C’est probablement la même raison pour Autolib.

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      1. Avatar de LdMouton
        LdMouton

        Il me semble que ce sont surtout les Architectes des Bâtiments de France qui imposent ce gris, pour les raisons citées par Antoine.
        On jugera de l’absurdité du pouvoir des ABF quand on voit les Ofo, Mobike et consorts avec leurs couleurs vives…

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      2. Avatar de Antoine
        Antoine

        Non, d’après Olivier Razemon, c’est bien Delanoë (ce qui explique justement que d’autres équipements soient plus colorés, car Delanoë n’avait pas de droit de regard sur leur esthétique).

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      3. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Non, je pensais aussi que c’étaient les ABF qui avaient imposé la couleur grise des premiers Vélibs, mais une personne qui était présente au moment de la décision m’avait indiqué que cela venait effectivement du maire et de son équipe.
        OR

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    2. Avatar de benoit
      benoit

      tout comme les façades en région parisienne ou le cacadoit est de rigueur surtout pas de couleur mon amis.. chez nous c’est gris et moche… c’est PARIS

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  46. Avatar de ori
    ori

    233 M€ demandé aux collectivités (+ les 60 M que Bolloré garde à sa charge cf contrat), cela fait 293 M€ de déficit, soit par an presque 60 M€, soit 15 000 €/an pour chaque Autolib en service !!!
    Le vrai déficit d’Autolib, 15 000 € par an et par voiture ?! Enorme, non ! Comment un industriel comme Bolloré a t il pu laisser dériver ce qui était censé devenir son showroom batterie international ?
    Pour avoir vu une bluecar circuler ds les rues de brazzaville, c’est à se demander si la promotion internationale de la dite batterie n’a pas été imputée aux grds parisiens ?
    Et ailleurs Londres, Bordeaux, Lyon où roulent aussi les bluecars, ça se passe mieux ?

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  47. Avatar de Grogro
    Grogro

    Un complément via la version officielle de la fille de Bolloré : http://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports/marie-bollore-mettre-fin-a-autolib-est-une-decision-aberrante-18-06-2018-7780092.php

    On voit de nombreux blocages et décisions aberrantes. Il serait intéressant d’avoir la réponde du SAVM.

    Et de savoir également si le système informatique d’Autolib a réellement été facturé 60 millions comme je l’ai lu ailleurs.

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  48. Avatar de Charlie
    Charlie

    « ce service n’a pas fait preuve de son efficacité à l’échelle de la métropole, il n’a pas permis de réduire sensiblement le taux de possession automobile, un objectif qui lui était officiellement assigné, et surtout, il coûte très cher. » Vous parlez des transports collectifs ?
    Cet article, à charge, veut jeter le bébé avec l’eau du bain. Oui, l’affaire a été mal gérée. Mais le service de voiture en libre service oneway mérite d’être développé en complément des transports collectifs là où ils ne peuvent aller justement parce qu’ils seraient trop chers pour la collectivité.

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    1. Avatar de Vincent
      Vincent

      Vu les distances parcourues en Autolib, de simples vélos feraient l’affaire – seuls ou en complément des transports en commun.

      Mais comme les Français semblent être 1) en sucre et 2) grabataires… il leur faut des bagnoles pour ça.

      « la location moyenne [d’Autolib] est de 40 minutes pour 9 km »

      Source : 6t-bureau de recherche, 2014, « L’autopartage en trace directe : Quelle alternative à la
      voiture particulière ? Le cas d’Autolib’ Paris »
      https://drive.google.com/uc?authuser=0&id=0Bxx4tY2AQSHAdnZZNVljRVNOVzA&export=download

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  49. Avatar de failliteassurée993
    failliteassurée993

    Quelque soit le bout par lequel on prenne le problème on parvient toujours au même résultat en économie néolibérale : la faillite.La servitude volontaire qui prend la forme de la « Délégation de Service Public » (D.S.P.)fonctionne toujours suivant le même principe :les intérêts privés (Bolloré and Co)se partagent les profits tandis que la collectivité (le Bien Public)se partage les dettes.Le néolibéralisme (l’Etat au service des puissants intérêts privés)n’est viable ni économiquement,ni socialement,ni écologiquement,ni internationalement (cf Bolloré and Co qui fait de substantiels profits à l’ombre des dictatures africaines dans le cadre d’un capitalisme colonial rénové).Bref c’est un échec patent.Il convient d’en tirer TOUTES les conclusions.

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    1. Avatar de Bicou
      Bicou

      C’est marrant, devant le désastre Autolib’, ma conclusion est toute différente !
      En effet, l’incompétence notoire et l’idéologie bobo qui sévissent à la Mairie de Paris sont parfaitement responsables de ce naufrage, qui sera hélas payé par les contribuables parisiens, déjà bien massacrés par l’endettement considérable de la Capitale.
      Il conviendra donc d’en tirer toutes les conclusions.
      😉

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      1. Avatar de Mat B
        Mat B

        Ah cette belle époque de la moto crotte de Chirac. C’était pas bobo, mais c’était pas jojo non plus. Tous les clébards pouvaient y aller de bon cœur, ceux qui n’avaient pas de chien payaient la note
        C’est vrai que les deux roues pouvaient rouler sur le trottoir

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      2. Avatar de Bicou
        Bicou

        Eh oui, nostalgie, nostalgie…
        Aujourd’hui, pas de moto-crottes certes, et donc pas de note à payer, mais davantage de crottes sur les trottoirs. C’est une autre note à payer !
        😦

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  50. Avatar de benoit
    benoit

    un des avantages d’autolib il acceptait les jeunes conducteur.

    Je ne sais si citiz fait pareil.

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