Un trottoir en travaux depuis de mois. Paris, février 24

 

Depuis un mois, pour des raisons médicales, je ne peux pas me déplacer à vélo. C’est un peu triste, mais pas très grave. A Paris, où je vis, le métro demeure performant, les effets du manque de conducteurs que subit le reste de l’Ile-de-France ne sont pas encore flagrants, et on peut se déplacer à pied assez facilement. Mais cette interruption temporaire de mobilité cyclable m’amène à fréquenter beaucoup plus les transports publics que je n’en avais l’habitude. Et aussi à prévoir des trajets plus longs. Tel endroit que j’atteins habituellement en 15 minutes demande 30 minutes de métro et de marche, porte à porte.

Je crains de heurter quelque chose. Ainsi, je me retrouve, momentanément, dans la situation des personnes à mobilité (légèrement) réduite. C’est un sort que subissent, en France, des millions de personnes, à tous les âges. Je dois éviter de tomber, mais je crains surtout de heurter quelque chose ou quelqu’un. Cette inquiétude permanente, certes minime, m’amène à faire attention aux endroits où je mets les pieds.

Panneaux, arbres, chaises, tables… Paris, février 24.

Comme piéton, je ne me sens pas vraiment menacé par les usagers des autres modes de transport. Contrairement à une idée reçue, sur un trottoir, à Paris en tous cas, on ne croise pas beaucoup de vélos ni de trottinettes, ni de scooters, d’ailleurs. Plus précisément, lorsqu’un cycliste ou un trottinettiste s’aventure sur un trottoir, il sait la plupart du temps qu’il n’a rien à faire là. Bref, il ne la ramène pas.

Zones de (mauvaises) rencontres. En revanche, la cohabitation avec les vélos est plus problématique dans les zones où les espaces respectifs des uns et des autres sont mal définis. Dans certaines rues, la circulation motorisée est soumise à une vitesse réduite, pas forcément respectée. Ailleurs, seuls les riverains et les taxis sont autorisés. Ces deux types de voies sont prisées par les cyclistes, car ils ont moins de risque d’y croiser des véhicules motorisés. Mais en conséquence, ils roulent vite, et se croient prioritaires. Le design même de la rue, une chaussée bordée de trottoir, leur laisse penser qu’ils sont effectivement prioritaires. Or, lorsqu’un piéton marche à un endroit où les autres usagers le jugent non prioritaire, il se fait réprimander, quel que soit le véhicule qu’il rencontre: klaxon, sonnette, mais je n’ai pas entendu d’insulte.

 

Dans cette rue, les véhicules motorisés doivent rouler au ralenti. Mais le design de la chaussée donne un aspect très routier. Certains cyclistes n’hésitent pas à actionner la sonnette pour montrer qu’ils sont prioritaires.

Eviter le mauvais trottoir. Les trottoirs ne sont pas si larges à Paris. Je finis par développer inconsciemment des stratégies pour, dans une rue donnée, emprunter le trottoir le plus confortable. Le cheminement est souvent entravé par des panneaux des restaurants, chaises, poubelles, et ces épouvantables potelets que la municipalité place partout pour dissuader le stationnement automobile. Il faut aussi composer avec les obstacles au ras du sol: bordures, grilles des arbres à demi arrachées, morceaux de bitume disjoints, travaux mal terminés.

Cela dit, à pied, je fais principalement attention aux gens. Paris est une ville très dense et très peuplée. Les gens marchent partout, à toute heure, et c’est d’ailleurs ce qui fait le charme de la ville. La plupart d’entre eux se comportent de manière prévisible, dans leur trajectoire ou leur vitesse.

Le fil invisible entre les gens. Mais il faut repérer les piétons qui ne sont pas seuls. Ces deux, trois ou quatre personnes, amies, collègues, membres d’une même famille, qui ne veulent de mal à personne mais occupent ensemble un trottoir, se déplaçant ou demeurant statiques. Lorsqu’un tiers se rapproche de ce petit groupe, ses membres semblent soudainement découvrir leur position au milieu du trottoir et se meuvent voire s’écartent brutalement les uns des autres. Et c’est là que cela devient dangereux, car un coup involontaire n’est pas impossible. Mieux vaut attendre, pour passer à proximité, que le fil invisible entre les gens soit rompu, qu’ils se soient définitivement dit au revoir et qu’ils aient tourné la tête dans une autre direction.

J’ai observé que ce fil invisible ne concerne pas seulement les piétons qui discutent entre eux sur un trottoir. C’est aussi le cas lorsque les gens sont reliés, par leur smartphone, à un véhicule en libre-service, vélo, trottinette, scooter, voire, par leurs clefs, à leur propre voiture.

Dans la ville dense, il faut faire attention à tout, surtout quand on est légèrement handicapé et que personne, de l’extérieur, ne peut deviner cette fragilité.

Olivier Razemon (l’actu sur Twitter et sur Mastodon, des nouvelles du blog sur Facebook et de surprenants pictogrammes sur Instagram).

 

 

 

 

 

 

21 réponses à « Sur les trottoirs de Paris, ces obstacles imperceptibles qui entravent la mobilité »

  1. Avatar de FiX
    FiX

    « Or, lorsqu’un piéton marche à un endroit où les autres usagers le jugent non prioritaire, il se fait réprimander, quel que soit le véhicule qu’il rencontre: klaxon, sonnette, mais je n’ai pas entendu d’insulte. »

    A vélo, quand je suis sur un espace partagé et que j’arrive (à allure réduite, je m’adapte aux autres) derrière un piéton je vais souvent signaler ma présence par un coup de sonnette. Ce n’est pas pour réprimander, ni pour commander quoi que ce soit, c’est juste pour éviter que le piéton, qui n’est pas au courant de mon approche, fasse un écart juste au moment où je passe.
    Je me fais de temps en temps insulter en mode « ces cyclistes qui se croient tout permis » mais considère malgré tout qu’il vaut mieux être mal compris que risquer un accrochage

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    1. Avatar de Abel Guggenheim
      Abel Guggenheim

      Ce qui compte n’est pas ce que TU considères mais ce que considèrent les piétons confrontés à ton coup de sonnette. Il n’y a aucun risque d’accrochage si tu roules lentement, si tu t’écartes suffisamment des piétons que tu croises ou doubles, et si tu mets pied à terre dès que la géométrie et la densité de piétons le rend indispensable. J’habite le quartier piéton Montorgueil et je réprimande les cyclistes qui utilisent la sonnette. La majorité des piétons n’ose pas le faire mais est soulagée lorsque quelqu’un·e le fait. Last but not least, l’article R416-1 du code de la route n’autorise, en agglomération, l’usage de l’avertisseur sonore qu’en cas de danger immédiat et le punit de l’amende prévue pour les contraventions de la deuxième classe.

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    2. Avatar de 00ced
      00ced

      Bah sinon, il suffit de passer à une distance et une vitesse raisonnables. La même chose que les cyclistes exigent des automobilistes, pour les mêmes raisons. Vous croyez qu’il va falloir une loi ?

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    3. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      En effet, comme Abel, je trouve la sonnette particulièrement comminatoire. Et surtout si c’est au piéton de « faire un écart » pour laisser passer le dominant. Je n’ai pas découvert cela ce mois-ci.
      Je me souviens, dans une ville où je faisais une conférence sur le vélo, en 2014, les organisateurs avaient voulu faire passer la vélo-parade à travers le marché, en actionnant la sonnette pour que les gens se poussent. J’avais trouvé cela inutile et contre-productif, et les organisateurs en avaient convenu eux-mêmes après coup.
      Je me souviens aussi de cette militante, dans une grande ville, qui sonnait tous les passants dans une rue piétonne. Quand je lui ai dit ce que j’en pensais, elle avait réagi: « mais ici, tout le monde fait ça », excuse bien connue pour ne pas penser.
      OR

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    4. Avatar de alex
      alex

      Ah les coups de sonnette, j’ai jamais besoin de faire un coup de sonnette, je maîtrise mon vélo et si j’estime que mon allure est trop rapide pour pouvoir passer à côté d’un piéton ou autre sans risque, je ralentis encore et si je dois attendre de sortir d’un passage étroit, je roule à la vitesse du piéton ou je mets pied à terre. Le coup de sonnette sympa du vélo qui arrive dans mon dos ça n’existe pas, le piéton ne voit pas le vélo dans son dos, la sonnette signal plus probablement un danger, j’imagine donc une personne arrivant trop vite et ne maîtrisant pas suffisamment son vélo qui tente de reporter la charge de faire attention au piéton qui n’y peut rien.

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  2. Avatar de Abel Guggenheim
    Abel Guggenheim

    Merci Olivier pour cet article pertinent dont la lecture serait bienfaisante pour nombre de cyclistes, qui perçoivent bien la différence de vitesse avec les véhicules motorisés et moins bien celle dans l’autre sens avec les piétons. Et je suis comme toi souvent étonné par le comportement collectif de groupes de piétons manquant un peu d’attention aux autres.
    Profites bien de cette expérience et bon rétablissement ensuite.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci Abel,
      Cette expérience est en effet enrichissante, même si j’enrage de mettre 35 minutes pour un trajet qui m’en prendrait 15…
      Mais ça se termine bientôt!
      OR

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  3. Avatar de marti
    marti

    « Sur les trottoirs de Paris, ces obstacles imperceptibles qui entravent la mobilité »

    Je ne vois pas en quoi les containers à ordures, les terrasses de café, les trous dans les trottoirs, les barrières de chantiers, les séparateurs de béton et autres encombrants laissés sur la voie publique sont « imperceptibles » ?
    Au contraire, ils sont là visibles comme le nez au milieu de la figure, comme une preuve aussi de l’incapacité des services communaux à faire respecter leurs propres arrêtés et le partage de l’espace public.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Oh lala, voici la police des mots.
      Pour une personne qui se déplace en faisant attention à tout, ces obstacles potentiels sont perceptibles. Une personne valide et agile, en revanche, ne fait aucunement attention à tout cela, ne les perçoit pas.
      Au fait, il s’agit de poubelles, pas de « containers à ordures », même s’il est tellement jouissif de parler d’ordures quand il s’agit de Paris, visiblement.
      OR

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  4. Avatar de @Matttrab
    @Matttrab

    Merci Olivier pour cet article très riche !
    J’expérimente de mon côté la mobilité réduite via la conduite de poussette en ce moment… c’est vrai que c’est totalement différent de marcher en tant que valide, on se rend bien plus compte des trottoirs en devers, des bateaux « oubliés », des rétrécissements de trottoirs (quelqu’en soit la cause), des raccords de bitume mal faits suite à des travaux…
    pour la sonnette, en tant que cycliste, je ne l’utilise en général pas en ville, je préfère donner de la voix (ce qui me parait moins agressif) quand j’en ai vraiment besoin, sachant qu’en ralentissant et en s’écartant, cela se réduit essentiellement aux piétons qui changent inopinément de direction (sans regarder d’ailleurs…). Sur voie verte à la campagne, il peut m’arriver de l’utiliser « de loin » quand un groupe de piéton prend l’intégralité de la largeur de l’aménagement, ça dépend du ressenti sur le moment… Pas évident de prévenir sans surprendre…
    En tant que piéton, mon comportement a également changé depuis que je suis cycliste du quotidien : je ne traverse plus jamais « à l’oreille », toujours un contrôle visuel direct !

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Merci Mathieu pour ton témoignage,
      C’est vrai, quand il m’est arrivé de conduire une poussette, j’ai constaté la même chose. Mais c’est toujours temporaire, donc vite oublié.
      Pour ma part, j’ai commencé à faire plus attention lorsque je circule à vélo après avoir écrit cet article, en 2020, dans lequel tu es cité, d’ailleurs:
      https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/09/15/de-marseille-a-paris-la-difficile-cohabitation-entre-pietons-et-cyclistes_6052285_3234.html
      OR

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  5. Avatar de Bertrand
    Bertrand

    Pour ma part, outre un respect absolu des espaces piétons, quand je suis sur une zone partagée, je préfère nettement utiliser ma voix pour me signaler à ceux qui ne m’aurait pas vu.
    Cela permet de faire passer dans le ton le fait qu’on ne réclame pas une priorité contraire au principe mais que l’on veut prévenir pour éviter de surprendre.

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  6. Avatar de Alcofibras Nasier
    Alcofibras Nasier

    Merci pour cet article. Ce n’est pas facile d’être piéton en ville (et aussi à la campagne ! sauter dans le fossé et les orties). Ma conjointe qui fut une cycliste pendant des décennies, a dû renoncer au vélo. Et, comme moi à vélo, elle a ses itinéraires. Pour certaines parties vu l’état des trottoirs, elle prend le bus (parfois pour peu de distance), puis reprend la marche à pied. Il faut aussi penser aux merdes de chien et ne pas se prendre une laisse dans les jambes. Nos architectes urbains marchent-ils en ville ? testent-ils eux-mêmes leurs réalisations à la c.. ?

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  7. Avatar de Mat b
    Mat b

    Handicap, léger, lourd, poussette, enfants encore jeunes, un caddy, un pack d’eau, un seau de peinture, un sac de courses, la rue n’est plus la même à la moindre contrainte, c’est d’ailleurs le pourquoi du comment de l’utilité de ce blog.
    Tout est prétexte à restreindre la voie piétonne et rien de pire que la terrasse.
    Ai je mal lu ou l’éléphant au milieu du couloir n’est pas cité? De café, de boulangerie, de caviste, la gentille terrasse qui attire piétons et cyclistes, qui anime le quartier, qui fait cache misère pour masquer la chute des commerces, qui attire le chaland depuis la loi de Sarkozy qui empêche de fumer à l’intérieur.
    Cette satanée terrasse qui empiète toujours un petit peu sur l’espace qui ne lui est pas dévolue comme un SUV qui rabote légèrement le trottoir, la pancarte du menu, tel le rétroviseur pas plié, qui finit d’indiquer que l’enseigne, est là au cas ou le passant serait complètement stupide, la troisième chaise toujours usitée par le plus gros.
    Je comprends même pas pourquoi OR n’a jamais lancé de théorie là dessus tant le sujet est en rapport avec tout ce qui est évoqué ici.

    Et oui, je me suis déjà cuité au Bar Jaune, à Montmartre, en tenant une sacré couche, hurlant à tout va dehors, pissant dans le jardin de Barbara pour ne pas faire la queue aux toilettes alors je sais de qui je parle.

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    1. Avatar de mat b
      mat b

      En direct de Montauban, ville actuellement sous les projecteurs. Non Brigitte Barège ne passe pas au tribunal pour malversation, juste elle interdit les vélos, les trottinettes électriques et les motos dans un large périmètre.

      En vue de la braderie ce week end ? Non, définitivement.

      Pour protéger les piétons ? Non, les voitures sont toujours autorisées. Les GCUM aussi, dans toute la ville et alentours.

      Mais pourquoi alors ?

      Juste une histoire de mépris, d’amalgame et de terrasse (oui, j’y tiens).

      Il est vrai que la trottinette électrique, dans l’ensemble de son œuvre n’est pas en période de grâce. Pour dire sans détour, c’est carrément un marqueur social défavorable, une facilité de déplacement accordé à des gens qui ne font pas obligatoirement l’effort de réfléchir aux conséquences du déplacement, à qui aucun permis ou formation n’est imposé et je ressens régulièrement cet état de fait lors d’infraction évidente au CDR, comme la nenette qui est rentrée dans le rond point alors que j’y était déjà. Bien sûr, ça n’a rien à faire sur un trottoir mais en centre ville, moi qui suis systématiquement au taquet avec les enfants, je n’y ai jamais rien eu à redire, jusqu’ici.
      Les motos, alors ça c’est différent, déjà, c’est aussi un marqueur défavorable, mais pas social, plutôt intellectuel. C’est surtout motorisé, bruyant, odorant et encombrant (hmmm les arceaux vélos) et dangereux. Clairement je ne les aime pas et je suis contre leur présence en centre ville pour des raisons évidentes. Au delà de sécurité routière, les rue étroites conservent et amplifient le bruit déjà excessif et tous les riverains en profitent allègrement.
      Et donc au milieu, il y a les vélos. Alors comme marqueur social, je sais pas, c’est un truc de bobos, mais les bobos sont beaux donc ce n’est pas le problème. C’est un outil populaire destiné à tout le monde, les gentils comme les méchants. Ah oui, donc comme il y a des méchants, ce n’est pas bien.
      Le vélo, c’est surtout un outil pour faire vivre le quartier, beaucoup de commerçant viennent travailler, des habitants partent pour faire la même chose et de nombreux visiteurs viennent faire vivre. Que ce soit les commerces, bars ou restaurants.
      Alors quel est le hic ?
      Le hic c’est que les rues sont systématiquement rétrécies par les terrasses et extensions de commerce (désolé de me répéter). Ainsi l’espace de mouvement resserre les gens et bien évidemment, le vélo a peu d’exigence mais il impose un mouvement pour tenir en équilibre et quelques cm de largeur supplémentaire pour le guidon.
      La perception du badaud (pas le piéton car le piéton reste en éveil) s’en trouve malmenée. Attends quoi, je suis descendu de ma voiture, c’est bon, l’espace il est pour moi, on est 5, c’est pas grave, on prend toute la largeur, on ne regarde rien à part, oh, là tient regarde dans la vitrine, t’as vu? ça pourrai plaire à Mamie ça etc…
      C’est ainsi que vient couronner la fête des lucioles, achetée très cher avec nos impôts , rapprochée aux forceps du centre ville (jardin des plantes, déjà coupé en deux pour parking, privatisé). Plus de circulation, parking rempli et des badauds à la pelle qui n’ont pas assez de place entre les terrasses et les motos garées pour promener toute la smala et qui jugent que les cyclistes usent un peu vite du dring et que les trottinettistes n’ont pas de papi et mamie en France.
      C’est la ville de droite parfaite.

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      1. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Merci Mat pour ce témoignage.
        C’est vrai que j’ai à peu cette impression quand je me balade à pied dans une ville de la taille de Montauban (enfin pas toutes, quand même).
        OR

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  8. Avatar de marmotte27
    marmotte27

    La sonnette est l’avertisseur obligatoire pour un vélo, et a donc l’énorme avantage d’être immédiatement identifiable comme émanant d’un tel véhicule. Je l’utilise donc sans aucune honte pour ce à quoi il est destiné, avertir les piétons d’un danger quand je risque de passer trop près.
    Tout le reste n’a rien avoir avec la sonnette, uniquement avec les bonnes, ou mauvaises, manières.

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    1. Avatar de mat b
      mat b

      Tout a fait marmotte. Il y a les bons sonneurs et les mauvais sonneurs. Les bons y zarrivent, y voient un pieton et y dringuent. Les mauvais y zarrivent…
      Débat de troll qui n’a rien à voir avec le sujet

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  9. Avatar de montimuse28
    montimuse28

    Pas trop d’accord avec ceux qui critiquent la sonnette. Comme le vélo est silencieux, c’est un moyen d’avertir des piétons qui seraient amenés à faire un écart sur une voie partagée (qui peut être une piste cyclable) ou de demander de laisser un passage lorsqu’ils marchent à plusieurs de front, ou lorsqu’ils discutent au milieu d’une voie de passage. Et si vous craignez de passer pour agressifs, changez de sonnette, il y en a avec de très jolis timbres

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    1. Avatar de mat b
      mat b

      Même UN (majuscule pour marquer le nombre) dring suffisamment clair à bonne distance est plus efficace que n’importe quelle intervention. Ce qui n’empêche aucune communication orale ou mimique par la suite. D’ailleurs, le dring comme le klaxon n’est qu’un instrument de communication qui transcrit, à sa manière, le sentiment de l’émetteur qui ne trompe pas.
      Si il dringue mal, en causant, il causera mal aussi

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  10. Avatar de mimi
    mimi

    Le nombre de fois où j’ai faille me faire renverser par un piéton qui déboulait sur la piste cyclable ou la route sans regarder… bien sûr qu’une sonnette se se serait mieux fait entendre qu’un cri (qui abîme les cordes vocales et irrite par dessus le marché).

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