Paris, octobre 2017. Après trois ans et demi de mandat, la maire de Paris se montre sur un vélo.

« Faire de Paris la capitale mondiale du vélo ». Rien que ça. Placer « Paris », « vélo » et surtout « capitale mondiale » dans la même phrase, c’est l’assurance d’attirer immédiatement une nuée de trolls. C’était peut-être, qui sait, l’objectif d’Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris, en lançant ce défi dans une interview au Journal du dimanche, le 7 juillet. Et elle ajoute : « je dis aux Parisiens : à la rentrée, tous à vélo! » L’objectif est en tous cas ambitieux.

Paris et ses 2,2 millions d’habitants présentent en effet de nombreux atouts pour devenir, peut-être pas « la capitale mondiale du vélo », mais en tous cas une ville où se déplacer à vélo serait une activité légitime et sûre. On en est loin. Selon les recensements de l’Insee et le Baromètre des villes cyclables, outils bien moins hasardeux que le classement Copenhagenize dont se prévaut Anne Hidalgo, Paris demeure loin derrière Strasbourg, Bordeaux, Lyon, Rennes, elles-mêmes en retard par rapport à Innsbruck, Oxford, Bâle ou Malmö… Même si, depuis quelques années, le réseau parisien de pistes cyclables se développe, si les comptages confirment une progression de la pratique, et si les riverains et les visiteurs finissent par trouver ça normal.

3,5 millions d’habitants en zone très dense. Paris, tout comme d’ailleurs la trentaine de communes qui la jouxtent immédiatement (1,3 million d’habitants cumulés), forment un ensemble dense, à la fois en population, en emplois, en commerces et en flux. Les distances parcourues sont relativement courtes, les dénivelés existent mais sont rarement insurmontables. Le métro est efficace et rapide, mais bondé et épuisant. Beaucoup de gens aimeraient, aux heures de pointe, s’en échapper.

L’espace est contraint. En surface, l’espace est très contraint. Les voitures prennent énormément de place, sans compter qu’elles polluent, font du bruit, mettent en danger les autres usagers. Et si on remplaçait les voitures par des scooters, on ne règlerait rien, sauf un peu la question de l’espace. D’ailleurs, dans cet ensemble (Paris + communes limitrophes) de 3,5 millions d’habitants, moins de la moitié des foyers possèdent une voiture.

La capitale mondiale du moteur. En d’autres termes, le vélo, le cas échéant à assistance électrique, devrait être une évidence pour la grande majorité des trajets qui ne se font ni en métro, ni en bus. Mais ce n’est pas le cas. Cette incongruité s’explique. Pendant des décennies, Paris, malgré sa densité et son métro, s’est surtout prise pour la capitale mondiale de la voiture individuelle. Les consignes de la Préfecture de police consistent, encore aujourd’hui, à « fluidifier » le trafic. Autrement dit faire passer le plus de véhicules possibles à un endroit donné.

Boulevard parisien. Pensé pour être fluide (en voiture et à moto).

En pratique, les rues, les avenues et les boulevards demeurent larges ; les feux sont synchronisés, pensés pour la vitesse. Le stationnement des automobiles est présenté comme un droit inaliénable. Les embouteillages, l’accroissement des déplacements, la saturation du métro et la réduction des espaces octroyés à la voiture ont certes amené, depuis la fin des années 1990, de nombreux habitants de Paris et des communes limitrophes à changer leur comportement.

Les scooters en roue libre. Certains se sont mis au vélo, mais beaucoup ont choisi le deux-roues motorisé, qui n’a fait l’objet d’aucun encadrement par les pouvoirs publics jusqu’à ces quelques dernières années. Le stationnement de ces engins demeure gratuit, sauf depuis avril 2018 à Vincennes et à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), l’occupation des trottoirs est encore tolérée dans bien des lieux, les dépassements de vitesse rarement contrôlés, et les conducteurs n’hésitent pas à emprunter les espaces alloués aux autres usagers pour préserver leur sacro-saint «temps de parcours».

Publicité d’Autolib’ au printemps 2018, quelques semaines avant de sombrer. Le message est clair: arrêtez le vélo, montez dans une auto.

L’obstination Autolib’. Pendant la décennie qui vient de s’écouler, Paris, « capitale mondiale », n’a que modérément songé au vélo. Autolib’ (2011-2018) était présenté comme une alternative à la voiture, mais son fonctionnement même, et ses campagnes publicitaires, avaient surtout comme objectif et comme conséquence de transformer des trajets en métro ou à vélo en trajets en auto. Le taxi, très utile pour les gens qui ne possèdent pas de voiture et ont besoin d’un trajet motorisé de temps en temps, était un service populaire dans les années 1950 et 1960. Il est aujourd’hui pensé comme un luxe.

Tout miser sur Vélib’, une erreur. Certes, le Vélib’ a remis des vélos dans la ville. Mais à quel prix ! Le système JCDecaux coûtait 4000 euros par et par vélo. Mais au moins il fonctionnait. A l’automne 2017, la municipalité d’Anne Hidalgo ne jurait que par le « Vélib’ métropolitain et électrique » censé révolutionner les transports dans la Métropole du Grand Paris. On sait ce qu’il en est advenu. La crise n’est d’ailleurs pas terminée. Anne Hidalgo se réjouit aujourd’hui des 185000 abonnés au Vélib’. Ils étaient presque deux fois plus nombreux il y a deux ans.

Anne Hidalgo et Patrick Ollier, président de la Métropole du Grand Paris, lors de la présentation du nouveau Vélib’, en octobre 2017.

Une aubaine pour les trottinettes. Le retard pris par Paris et ses voisines en matière de vélo explique aussi pourquoi les sociétés de trottinettes électriques en libre-service ont fait de cet espace leur terrain de jeu. Or, les engins disposés par ces sociétés occupent une place importante (bien moins que les scooters, toutefois) sur les chaussées et les trottoirs et génèrent un sentiment d’insécurité chez les piétons. La mairie de Paris n’a compris que tardivement qu’il fallait réguler l’usage de ces trottinettes.

Reste qu’Anne Hidalgo, en lançant le concept de « capitale mondiale du vélo », a jeté un pavé dans la mare. Tous les candidats aux élections municipales de 2020 vont être obligés de parler de vélo, qui devient une évidence dans une ville aussi dense. Deux candidats au moins, David Belliard (EELV) et Gaspard Gantzer (indépendant), se déplacent déjà ainsi tous les jours.

Le métro à Paris, heure de pointe.

Saturation annoncée du métro. A tous les arguments déjà connus (faible emprise sur la voie publique, absence de bruit et de pollution, santé publique) s’en ajoute un autre : la saturation des transports publics. Avec le prolongement des lignes de métro et la construction du Grand Paris Express, de nouveaux usagers, habitant la petite couronne, utiliseront le réseau souterrain. Les métros seront saturés tous les matins, dès les portes de Paris. Il faudra donc qu’un nombre plus important de Parisiens se déplacent autrement. A vélo évidemment.

Mais pour cela, il ne faudra pas seulement compléter le réseau cyclable, le jalonner correctement, mettre en place un stationnement sécurisé et des arceaux (ce que font Paris, mais aussi Vincennes, Montreuil ou Neuilly-sur-Seine). Il faudra aussi rendre le vélo compétitif, et donc limiter l’intérêt de conduire une voiture ou un scooter. Cesser de fluidifier, de miser sur la technologie rédemptrice, en d’autres termes, cesser de se rêver en « capitale mondiale », mais accepter d’être une grande ville comme une autre.

Olivier Razemon (l’actu sur Twitter, des nouvelles du blog sur Facebook et de surprenants pictogrammes sur Instagram).

Lire aussi: 1982-2015, la longue histoire des plans vélos de Paris (avril 2015)

105 réponses à « Paris, « capitale mondiale du vélo »? On en est loin. »

  1. Avatar de cyclAbel
    cyclAbel

    A Paris, on fait des efforts pour le vélo pendant environ 3 ans tous les 10 ans (Tiberi 1996-1998, Delanoë 2005-2008, Hidalgo 2018-2019). Il faudrait plutôt adopter le rythme de la création du monde (6 travail / 1 repos) pour devenir vraiment la capitale du vélo

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    1. Avatar de Isaduvelo
      Isaduvelo

      Au début de ce mandat Ch. Najdovski, l’adjoint aux transports, avait aussi annoncé que Paris serait la capitale du vélo. Ça avait bien fait rigoler et il avait vite remballé son slogan!

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    2. Avatar de marmotte27
      marmotte27

      Il faudra surtout y mettre les sommes qu’y consacrent les Néerlandais, 30€ par personne et par an, et pas 1 ou 2€ maxi comme actuellement.

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  2. Avatar de Mat B
    Mat B

    Quand mon fils doit se préparer pour aller à l’école, tout de suite, il met la marche arrière. Alors il est tout seul et je m’en sors mais maintenant, y a ma fille qui doit aller à la crèche et comble du comble, elle connait la même vitesse de recul et je dois redoubler d’efforts. Faut imaginer que ce n’est pas évident avec tous ces millions de zigotos qui font le contraire de ce qu’on leur demande, sans compter les picards et autres régionalistes qui viennent combler les derniers espaces.
    Ce qui est dommage en France, c’est que tout passe par Paris, qu’on écrit le mot capitale en lettres capitales alors que la masse de mentalités à modifier est vraiment trop énorme. Vaudrait sûrement mieux commencer par un hameau, puis un village, puis un ensemble de communes pour aborder une ville, une communauté de commune etc…
    Mais comme c’est plus facile d’être con que intelligent, c’est tout le contraire qui se produit

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  3. Avatar de Cadikse
    Cadikse

    Objectivement à l’échelle de l’agglomération parisienne le vélo n’est pas le bon moyen de déplacement pour aller travailler. Selon l’INSEE la distance moyenne domicile travail est de 28Km. en Ile de France. Imaginer qu’un jour va massivement remplacer les transports motorisés (communs ou non) est tout simplement un délire.
    Aller de son domicile au métro ou aller faire des courses, oui. Mais aller tous le jours au travail, en majorité non. Cela existe mais cela reste minoritaire.
    Quand je vous les aménagements de la ville de Paris pour le vélo, je me dis que si l’on faisait ne serait-ce que la moitié pour les bus (synchro des feux, couloirs partagés), on ferait beaucoup plus d’heureux . Mais la ville est prise par une sorte d’hubris moderniste qui ne lui fait voir que des moyens de déplacement « cool » totalement déconnectés de la réalité et surtout de l’échelle de l’agglomération.
    Mon seul espoir est qu’un jour on fusionne Paris et toutes les communes limitrophes pour enfin penser au niveau de l’agglomération et non plus chacun dans son coin

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      En fait, la moitié des déplacements, en Ile-de-France, font moins de 5 km. Le vélo a « un potentiel énorme » et c’est la présidente de la région Valérie Pécresse qui le dit.
      https://www.lemonde.fr/blog/transports/2019/03/13/velo-enorme-potentiel-region-parisienne/
      OR

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      1. Avatar de Phenix81
        Phenix81

        Il faudrait faire la part des boucles de déplacements, plusieurs petits déplacements de 5 km mais qui s’enchainent. En pratique je vois très peu de personnes qui n’ont que 5 km à faire pour aller au travail donc ce chiffre est étonnant. Même moi en vivant et travaillant dans Paris intramuros (on est pas si nombreux vu que toutes les grandes boites vont en périphérie et n’oublions pas qu’il y’a plus de monde en banlieue qu’à paris si on parle du sens inverse) je dois faire quasiment 6 km…je vous l’accorde c’est idéal en vélo, mais je le fais en métro et il m’ arrive ponctuellement de le faire à pied.
        Pour le dire moins empiriquement on a un effet de distribution mathématique qui rend trompeur la statistique. La nature des déplacements serait intéressante (professionnel qui fait trois clients dans le quartier mais vient de plus loin avec du matos)
        Un peu comme les CDD et les CDI, 86% (ou quelque chose approchant) des créations d’emplois en France sont des CDD mais cela ne veut pas dire que 86% des personnes recrutées sont en CDD sur une année donnée, il y’en a peut être la moitié que mais une personne en CDD ayant occupé plusieurs CDD la même année cela créé cet effet.
        Autre point qui me stupéfait dans votre lien, c’est quand je lis que les madrilènes feraient plus de vélo que les parisiens. Pour connaitre très bien cette ville, attention il me semble que c’est une vue de l’esprit. le vélo progresse là bas mais cela reste très voiture et la maire a perdu les élections en partie à cause des partisans de la voiture, la question de Madrid central a été assez centrale justement dans les élections. Et le taux de pollution y baisse moins vite que dans d’autres capitales européennes comme Paris…Madrid ce n’est pas Copenhague…

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    2. Avatar de Tilleul
      Tilleul

      Je vous soutiens sur le désir de fusionner toutes ces communes et de pouvoir enfin élire un président de métropole sur un projet d’agglo.
      Les DGS de collectivités pensent la même chose et ont fait paraître une tribune sur ce sujet dans la gazette des communes récemment.
      Pour eux, la crise de la démocratie provient essentiellement de l’absence de démocratie locale.

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    3. Avatar de Vincent
      Vincent

      « Selon l’INSEE la distance moyenne domicile travail est de 28Km. en Ile de France. »

      Attention à distinguer Paris/proche banlieue et grand banlieue, surtout qu’on observe pour le premier ensemble un écart important entre la moyenne et la médiane.

      https://ibb.co/dj12mtR
      https://www.insee.fr/fr/statistiques/1280781

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      1. Avatar de cadikse
        cadikse

        OK. Je prends la médiane banlieue et on arrive à 9,5km ce qui reste une longue distance à faire à vélo. Surtout que Paris, parole de cycliste n’est pas tout plat, surtout à l’ouest où se trouvent beaucoup d’emplois. Je ne suis pas du tout contre le vélo (je l’utilise tous les jours) mais je trouve juste que dans les aménagements actuels on passe à côté de la remise à plat de la circulation des bus et c’est dommage.

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      2. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        Grâce à une piste cyclable qui longeait l’A1 et la Marne, j’ai pu faire 13ème arrondissement-St-Maurice (10 km environ) en vélo électrique pendant 1 an.
        En TC, 2 h (c’est le temps que ça a pris à chaque fois que j’ai pris les TC). En voiture : 20 min. En vélo électrique : 35 min.
        Le potentiel pour le vélo électrique est très important pour paris/banlieue ou banlieue/banlieue, à condition d’installer des pistes cyclables.
        Nous n’irons pas en vélo sur une autoroute…
        Et ça change la vie de pouvoir aller rapidement à son lieu de travail, à l’air libre et sans dépendre des TC.

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      3. Avatar de Bertrand
        Bertrand

        9,5km c’est 1/2h

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    4. Avatar de Bertrand
      Bertrand

      Sans écart type, la moyenne est un mauvais indicateur statistique.
      J’ai un collègue qui fait Lille – Paris tous les jours. Et il n’est pas le seul dans son cas. Lui et tous les autres faussent la moyenne.
      La médiane, (50% des gens font moins et 50% font plus) donne une indication nettement plus intéressante sur la part qui peut s’effectuer avec un moyen de transport plus efficace qu’une enclume de 1 à 2t et une dizaine de m² (en déplacement c’est plus avec les distances de sécurité), se traînant à moins de 30 km/h (en moyenne) en dilapidant une énergie en voie d’épuisement et accessoirement très polluante ainsi qu’un espace non négligeable dans des villes ou celui ci est compté.

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  4. Avatar de Tilleul
    Tilleul

    Ce slogan montre que les élus se préoccupent plus de leur mégalomanie que du bien-être de « leur » population.
    Rien à secouer que Paris soit « la première ville du vélo », la « première ville de ceci », la « première ville de cela ». Je veux que l’agglo parisienne soit agréable à vivre, et les autres villes aussi !
    Quel esprit de concurrence mal placé.
    Ces élus débiles vivent dans un autre monde.

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  5. Avatar de Citoyen75
    Citoyen75

    Cet article est un fake de bout en bout. L’auteur voudrait faire croire que la circulation auto serait fluide dans Paris, ce que tout le monde sait faut, qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Exemple avec les Grands Boulevards et les feux synchronisés pour préserver la « sainte vitesse »: fake. Exemple avec la photo d’une voirie qui serait fluide avec les zigzags créés : fake. Exemple avec les innombrables pistes cyclables qui seraient empruntés par des vélos : fake. Elles sont vides, place tout simplement perdue. Exemple avec des voitures qui feraient plus de bruit que les autres véhicules : fake, ce sont les 2 roues les camions et les bus qui explosent les tympans. Cet article est un mensonge. De bout en bout. La réalité est que la circulation est devenue impossible, la ville inaccessible, à tél point que les deux roues circulent désormais sur les trottoirs. Les temps de transports sur les grands axes ont été multipliés par 2, 3 ou 4 en quelques années. Et la pollution a explosé. C’est ça la réalité.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Non, cet article ne dit pas que la circulation motorisée est fluide dans Paris. Même si elle est bien plus facile qu’on le croit généralement
      Non, les pistes cyclables ne sont pas « vides ». Les cyclistes occupent moins d’espace et roulent au moins aussi vite que les voitures, c’est la raison pour laquelle les pistes apparaissent moins encombrées.
      Non, cet article ne dit pas que les voitures font plus de bruit que les scooters, motos, camions et bus. Mais le mode de transport le moins bruyant est celui qui se passe de moteur thermique, voire de moteur tout court.
      Non, les temps de transport n’ont pas été « multipliés par 2, 3 ou 4 ». Les déplacements en voitures sont sans doute plus longs qu’auparavant, parce qu’on n’est pas seul dans une ville, surtout en voiture. Par ailleurs, seuls 13% des trajets se font en voiture, pour plus de 50% de l’espace utilisé.
      https://www.lemonde.fr/blog/transports/2016/08/23/voitures-evaporees/
      Non, la pollution n’a pas explosé. Elle a tendance à régresser sur le long terme.
      Non, la circulation n’est pas devenue « impossible ». Tout l’enjeu d’une meilleure répartition de l’espace consiste justement à ne pas privilégier les objets volumineux, lourds et polluants.
      Votre commentaire est un mensonge, de bout en bout.
      OR

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      1. Avatar de Citoyen75
        Citoyen75

        J’ai des preuves, en photos, vidéos, et par l’expérience on peut également vérifier que ce que je dis est la parfaite réalité. N’en déplaise à votre lubie de vouloir sortir la voiture de Paris, sans pour autant être capable de ne pas polluer les autres, banlieue notamment, tant pour son approvisionnement, que pour la gestion de ses déchets. Et ça c’est ce que j’appelle l’égocentrisme égoïsto bobo parisien.

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      2. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Vous êtes totalement prévisible.
        Et un gros affabulateur aussi.
        OR

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      3. Avatar de T33b
        T33b

        D’autant que plus que les Grands Boulevards sont bien synchro, tout comme 4-septembre/Réaumur, Rivoli, St-Germain, Lafayette, Sébastopol/Strasbourg, etc.
        Moins visible en journée à cause de l’excès de personnes seules en parfaite santé dans leur voiture…

        Je ne sais pas comment « Citoyen75 » peut oser un mensonge aussi éhonté.
        « Plus c’est gros, plus ça passe » ?

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      4. Avatar de Mathieu
        Mathieu

        Tiens, moi aussi j’ai des preuves : https://twitter.com/steinsky/status/996093320345645057

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  6. Avatar de Coveliers Luc
    Coveliers Luc

    Entre Vélocité 2003 à Paris et aujourd’hui, le nombre de cyclistes observés a été multiplié par 5 à Bruxelles. Et pour Paris ? Cela donne quoi comme augmentation en 15-16 ans ?

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  7. Avatar de Lance Armstrong
    Lance Armstrong

    M Razemon, combien avez vous touché de la part des lobbys pour publier votre propagande? Le vélo, c’est très bien, et il faut encourager sa pratique. Mais est-ce à ce point compliqué de comprendre que ce n’est pas la solution absolue. Tout comme les autres moyens de transport ne le sont pas non plus. Physiquement, tout le monde ne peut pas le pratiquer dans un but autre que du loisir. Socialement, quel pourcentage de la population devrait faire une croix sur un nombre hallucinant d’activité si elle n’a plus qu’un vélo pour se déplacer. Et surtout, économiquement, vous croyez vraiment qu’on peut faire tourner une capitale uniquement avec des pédales?

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Il y a deux points dans votre commentaire:
      – personne, jamais, nulle part, ne dit que le vélo est la solution pour tous, tout le temps. Personne ne dit qu’il ne faudrait avoir qu’un vélo pour se déplacer.
      https://www.lemonde.fr/blog/transports/2018/09/14/10-choses-sequence-plan-velo/
      En revanche, la part des déplacements à vélo est très faible par rapport à ce qu’elle pourrait être. Essayez, vous verrez, ça fait du bien.
      – je ne « touche » pas pour écrire ce blog. Par ailleurs, les militants du vélo n’ont pas vraiment les moyens de financer une « propagande ». En revanche, dans chaque voiture neuve achetée, 1000€ sont dépensés par la marque en publicité.
      OR

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    2. Avatar de marmotte27
      marmotte27

      Un lobby du vélo ? Pas dans cet univers !
      De toute façon, tant que 50% des trajets en voiture font moins de 5 kms (et non, ce n’est pas à chaque fois pour acheter un frigo ou faire des courses pour une famille nombreuse ; ce ne sont pas tous des personnes à mobilité réduite non plus) , et tant que 50% des trajets en voiture se font pour des loisirs, votre commentaire est nul et non avenu.

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    3. Avatar de M. B
      M. B

      Faut sortir de Paris de temps en temps 😉 Faites un tour à Freiburg, Bâle, Zurich: des vélos partout, des pistes cyclables très bien pensées et surtout du civisme partout !

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      1. Avatar de Phenix81
        Phenix81

        Pas sur qu’on puisse copier. Les points communs entre ces villes et Paris sont très faibles voire inexistants. Et pas seulement pour le civisme

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    4. Avatar de Laurent
      Laurent

      C’est vrai ça…

      On connait tous la puissance du grand lobby des cyclistes français. La grande multinationale cyclomachin, ses milliards cachés en Suisse et les millions dépensés dans les pubs anti-voiture.

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  8. Avatar de suzy Wong
    suzy Wong

    c’est vrai que c’est beaucoup mieux qu’il y a 10 ans mais on est très loin, à des milliers de kilomètres par rapport à par exemple Amsterdam ou Rotterdam aux Pays-Bas. Et pourtant cela fait environ 20 ans que je me déplace à vélo à Paris.

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  9. Avatar de Minato
    Minato

    Paris est surtout la capital de la marche si on regarde les chiffres. Sa taille et sa forte densité encourage la marche et les transports en commun.
    C’est pour cela que nous n’attendrons jamais les chiffres de Amsterdam ou Copenhague en utilisation vélo.

    Il est d’ailleurs peut être temps que Paris se comporte comme une grande ville normale et donc d’arrêter de voir en sacro-saint exemple des villes dix fois plus petites comme Amsterdam.

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    1. Avatar de marmotte27
      marmotte27

      L’étendue de la ville de Paris est de 13 km d’ouest en est et 10km du nord au sud. Aucun trajet direct n’excèdera donc ces distances parfaitement faisables à vélo.

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      1. Avatar de Minato
        Minato

        C’est vrai Paris s’arrête au Périphérique, il n’y a rien après juste la campagne et non des milliers de km2 urbanisés que l’on appelle banlieue (pour ceux qui ne s’en douteraient pas, c’est ironique comme remarque).

        Commencer à réfléchir correctement c’est commencer à arrêter d’avoir une vision basée sur des limites administratives complément ridicules, obsolètes et ne correspondant plus à aucune réalités.
        N’importe quel plan ne prenant pas en compte cela sera voué à l’échec.

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    2. Avatar de Mathieu
      Mathieu

      En Île-de-France, selon la dernière enquête globale transport, réalisée en 2010, 65% des déplacements effectués aujourd’hui en voiture servent à couvrir une distance de moins de 5 km, soit moins de 15-20 minutes à vélo (ce chiffre était de 62% lors de la précédente enquête en 2001).
      Certes, pour diverses raisons, 100% de ces trajets relativement courts ne sont pas faisables à vélo. Mais une bonne partie l’est sur le papier, sans aucun problème.
      La chose qui manque surtout ? Des infrastructures de qualité, pour que ceux qui se déplacent à vélo puissent le faire en sécurité. Après 8 ans, il est interdit de se déplacer à vélo sur un trottoir. Eh bien si on ne laisserait pas un enfant de 8-10 ans se déplacée sur une aménagement cyclable donné, c’est qu’il est raté.

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      1. Avatar de Marco
        Marco

        @Mathieu: l’article parle de Paris intra-muros.
        Prendre des chiffres niveau IdF n’est pas vraiment pertinent, on ne peut pas comparer Paris très dense et aussi hyper maillé niveau transport en commun, à des zones quasi-rurales dans la grande couronne….

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      2. Avatar de Mat B
        Mat B

        @Marco Admettons que bon nombre de banlieusards, qu’ils viennent de Marne la Vallée, Pontoise, Saint Germain en Laye ou de la vallée de Chevreuse, viennent laborieusement à Paris en voiture, l’encombrement sur autoroutes confirmant vos dires, ce n’est jamais ou très rarement tous les membres de la même famille qui se rendent à la capitale. Un des deux parents travaille à proximité et les enfants font leurs vies localement. Dans une famille de deux enfants, le déplacement long concerne 25 %, il reste donc 75% pour les autres. Salut

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      3. Avatar de Bertrand
        Bertrand

        Et entre le XIème et la campagne, il n’y a rien ?
        L’eessentiel de la population habite dans un cercle de moins de 20km de diamètre.
        Une majorité n’habite pas sur un point diamétralement opposé à son lieu de travail, course, loisir… Et pour les vicieux qui tiennent à aller faire du vélo en salle à 30 km de chez eux, ou à faire leur course de la même façon au plus loin de chez eux, ce n’est pas à la collectivité de les conforter dans leur vice (rappelons qu’une majorité des déplacements ne sont pas lié au travail).

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      4. Avatar de Vieille râleuse
        Vieille râleuse

        A vrai dire, y en a marre des vélos sur les trottoirs ! Entre les vélos, trottinettes, skates etc le trottoir devient très dangereux pour les piétons !

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      5. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Oui, c’est vrai. C’est pour cela qu’il faut que les vélos circulent sur des pistes dédiées et sur la chaussée, où la vitesse aura été limitée.
        https://www.lemonde.fr/blog/transports/2017/07/18/a-bas-cyclistes-paris-vraiment/
        OR

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      6. Avatar de Mat B
        Mat B

        Je suis tout à fait d’accord avec la vieille râleuse, c’est horrible ce squat des trottoirs. Poids lourds, fourgonnettes, voitures, scooters. On peut plus rouler en vélo ou en trottinette tranquillement

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      7. Avatar de Ludovic
        Ludovic

        Les pires, ce sont les piétons, qui s’imaginent que le trottoir leur appartient et vous eng***lent si vous appartenez à une autre « tribu » et avez le malheur de vous aventurer sur leur « territoire » ! 😉

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      8. Avatar de Mat B
        Mat B

        Ludovic, vous ne cachez vraiment pas votre à priori positif pour la voiture. Je me permets de vous rappeler que les piétons ont le droit et même le devoir de marcher sur le trottoir. Cela n’empêche que ce trottoir n’est pas une exclusivité pour lui. Il peut la partager avec des trottinettes (mécaniques)et quelques vélos sous conditions. Par exemple, pour les enfants. Moi même, je n’ai aucune honte de rouler sur des trottoirs sur certains axes avec ma fille de 18 mois derrière et plus généralement quand mon fils de 6 ans nous accompagne. C’est une question de bon sens. Et puisque je suis bien pourvu, j’ai aussi assez de bon sens pour avertir doucement et gentiment les piétons de notre présence, car figurez vous, nous sommes régulièrement piétons nous aussi.
        D’ailleurs, il m’arrive régulièrement d’être courtois quand je suis en voiture
        Quelque soit mon mode, je suis désagréable que face aux énergumènes malpolis et méprisants qui n’ont aucun soucis du partage de la voirie. Il peut arriver que ce soit des piétons, c’est, évidemment, rare par chez moi mais régulier dans les grandes villes.
        ps: moi j’aime bien les trolls, car ils me permettent toujours de mettre ce que je n’arrivais pas à mettre auparavant, voire, souvent, ils m’inspirent

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      9. Avatar de Ludovic
        Ludovic

        Dans ces temps que les moins de soixante ans ne peuvent pas connaître, les interlocuteurs étaient attentifs au ton du propos et distinguait ainsi l’humour du sérieux.
        Dans ces temps qui appartiennent aux moins de trente ans, les smileys tels le 😉 qui ponctue mon précédent message viennent en aide à ceux qui ont besoin d’un coup de pouce pour distinguer les degrés (premier ou second).
        Enfin, dans ce triste temps qui est le nôtre, la novlangue et son troll tirent à l’artillerie lourde sur à peu près toutes les plaisanteries un tant soit peu irritantes…

        P. S. : pour répondre sérieusement à au moins une partie de votre message, c’est mon irritation devant la « guerre des transports » que je ne cache pas et la sommation implicite de choisir son camp – ainsi, puisque je fais de l’humour sur les piétons (en réponse au commentaire très réac’ à mon goût de Vieille râleuse ci-dessus), vous me cataloguez d’office dans les pro-voitures… N’est-il pas dès lors amusant que je n’en possède pas ni n’en use ?

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      10. Avatar de Mat B
        Mat B

        Votre humour étant à double sens, je vous ai répondu gentiment. A savoir qu’un autre Ludovic est moins drole juste au dessus et qu’un autre tristoune est passé récemment. N’empêche que des titillements sérieux ou rigolos offrent souvent une tribune pour pouvoir placer deux trois trucs qui semblent à priori redondant. En ça, je vous ai remercié.

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    3. Avatar de Bertrand
      Bertrand

      Le petit Paris administratif est une chose plaisante. La réalité c’est que la métropole concentre sa population dans un périmètre qui est bien plus vaste.
      Et si 4 à 5 km à pied sont tout à fait réalisable matin et soir, pour 10 à 20, c’est juste inenvisageable de manière généralisée.
      A vélo, par contre, avec des aménagements correctement conçus, 20 km c’est 1h00 de trajet. Et pour l’avoir fait pendant plusieurs années, c’est tout à fait faisable et nettement plus agréable qu’en transport en commun.

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      1. Avatar de marti
        marti

        Les mêmes élus du « Grand-Paris » qui vont empêcher l’automobiliste « hors A86 » de venir le polluer avec sa méchante voiture, sont aussi les premiers à se battre becs et ongles pour que Europa City se fasse avec au final une artificialisation de 700 ha de terres agricoles et une piste de ski artificielle.
        Pas très cohérent.
        L’écologie c’est mieux si c’est l’Autre qui la supporte.
        Alors on peut faire de la place au vélo, mais si à 20 bornes à coté on fait un immense espace « aspirateur à bagnoles », ça servira pas à grand chose.

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      2. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        très juste.
        j’aime bien vos interventions.

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      3. Avatar de Mat B
        Mat B

        Sans vouloir vous contredire, marti, l’article parle des élus de Paris et vous ramenez vos sabots boueux pour nous parler des élus du grand Paris. Sans savoir si vous avez raison, ou si certaines personnes agissent dans les deux cadres, je vous trouve malhonnête intellectuellement de biaiser toujours le débat.
        OR a déjà fait un article qui exprimait son opinion par rapport à l’artificialisation des terres et personne d’entre nous n’a élu les blaireaux qui appuient ce projet. Bien au contraire, je vous suspecte de soutenir ces gens que vous dénoncez

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  10. Avatar de Hugo
    Hugo

    Chapeau bas à Olivier Razemon, qui prend le temps de répondre à tous les rageux avec arguments et sources à l’appuis ! Bravo !

    Mettre la « sensation d’une situation » ou « l’expérience personnelle » au même pied d’égalité que des faits comptables est une tr(u)omperie intellectuelle.

    Le journalisme existe encore, ça me rassure !

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  11. Avatar de Cochonou
    Cochonou

    Cher OR,
    Vous écrivez « Avec le prolongement des lignes de métro et la construction du Grand Paris Express, de nouveaux usagers, habitant la petite couronne, utiliseront le réseau souterrain. Les métros seront saturés tous les matins, dès les portes de Paris. « .
    Cependant les études d’impact du Grand Paris Express (qui sont toujours discutables) ont au contraire conclu que le projet aurait pour effet de délester les tronçons dimensionnants d’un nombre non négligeables de lignes (notamment les A, B, C,D, E, 4, 7, 9 et 13).

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Dans le cœur de l’Ile-de-France, contrairement aux autres réseaux, les prévisions de trafic sont toujours dépassées très rapidement. Cela a notamment été le cas avec le tram T3.
      Mais vous avez raison, c’est davantage le prolongement des lignes de métro (4, 11, 12 notamment) que le Grand Paris Express qui aura comme effet de saturer le métro encore davantage.
      OR

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  12. Avatar de Marco
    Marco

    Pas de « fake » à proprement parler, mais pas mal de raccourcis quand même.
    Pourquoi est-ce que Paris aurait vocation à devenir une capitale du vélo? Dans Paris intra-muros, il relève plus du loisir que de la nécessité, vu les possibilités de marche et transports en commun (que les cyclistes ne manquent pas de souligner pour que les automobilistes les utilisent). Imaginer soulager le métro avec le vélo me semble illusoire: il faudrait des milliers de vélo supplémentaires sur la route (et garés sur les trottoirs) pour vider une seule rame de métro, soit une goutte d’eau dans l’océan…
    En fait ce blog évoque souvent les politiques de la ville de Paris, tout en évoquant des chiffres et des réalités qui se réfèrent plutôt à la banlieue voir à des villes de province…
    Signé: un usager du métro/bus, et cycliste occasionnel.

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      (Re) lisez l’article: il y est bien question de Paris et des communes limitrophes, un ensemble très dense de 3,5 millions d’habitants. Précisément, les élus parisiens parlent souvent de leur ville comme si elle était une île. Les enjeux vont au-delà, et sont assez similaires dans ces communes jouxtant Paris.
      Quant au nombre de vélos supplémentaires, oui, des vélos individuels stationnés dans des abris sécurisés. Ca prendrait bien moins de place que les voitures et scooters qui sont stationnés dans les rues. Et c’était promis par Anne Hidalgo en 2014, sans effet jusqu’à aujourd’hui.
      https://www.lemonde.fr/blog/transports/2016/09/21/velib-alternatives/
      OR

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      1. Avatar de Marco
        Marco

        @OR vous parlez du métro, avant tout parisien quand même, mettez Anne Hidalgo en couverture et la citez elle et ses politiques. Donc oui le point de vu est centré sur Paris intra-muros.

        Concernant les vélos supplémentaires, ils ne prendront pas moins de place dans des abris sécurisés, ou à peine. Et ils en prendront plus que les piétons :-).
        Dans Paris, les vélos remplacent avant tout la marche et les transports en commun. Personnellement, j’aime bien en faire, mais j’ai du mal à comprendre qu’on l’envisage comme moyen de transport de masse. A moins de raisonner à l’échelle de mon quartier, et d’imaginer que tout le monde vive comme moi.
        (Pas la peine de me citer Amsterdam ou des villes de la campagne Danoise comme argument d’autorité, je parle ici de Paris).

        Bonne journée

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      2. Avatar de Olivier Razemon
        Olivier Razemon

        Je crois vraiment que vous devriez lire l’article avant de le commenter.
        Il est aussi question de Vincennes, Charenton ou Montreuil.
        Pratiquement toutes les communes qui jouxtent Paris sont desserves par le métro.
        Un vélo occupe plus d’espace qu’un piéton, mais bien moins qu’une voiture.
        Les villes cyclables citées ici ne sont ni Amsterdam ni au Danemark.
        Je vous confirme que tout le monde ne vit pas comme vous.
        https://www.lemonde.fr/blog/transports/2012/10/19/moi-je-par-exemple-ma-mere-ne-fait-pas-de-velo/
        OR

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      3. Avatar de Marc Thevenard
        Marc Thevenard

        Pratiquement toutes les communes qui jouxtent Paris sont desserves par le métro.

        Je me suis dit que je n’allais pas prendre la peine de le préciser car vous n’alliez pas sauter sur l’occasion. Mais bon on peut rêver. Donc pour être précis: certaines villes de la petite couronne sont desservies par quelques stations de métro. J’habite à Boulogne, travaille à Puteaux, me rends régulièrement à Issy, Montrouge, Suresnes, Montreuil, Créteil. Le maillage n’a rien à voir avec Paris, tout le monde (qui s’y rend de temps en temps) le sait.
        Ceci dit on est pas à un raccourci près.

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      4. Avatar de Xmtx
        Xmtx

        @Marc Thevenard
        Vous êtes de mauvaise fois. Il se trouve que j’habite a Montrouge et travail a Issy. Même si je ne les utilises pas, ces villes sont très bien desservies par les TC (plus près pour moi que quand j’habitais a paris).

        Quand a Boulogne et Puteaux je ne connais pas bien , mais il faut peut être chercher du côté des élus (comme pour l’ouest parisien qui s’est battu contre l’arrivée du tram), qui freinent des 4 fers contre les TC.

        Pour ce qui est du vélo qui soulage la fréquentation du métro, c’est une réalité au moins pour moi.
        J’ai mis 2 ans a realiser que mon trajet domicile – travail (ancien domicile et ancien travail) qui prenait 35mn en metro (avec un seul changement), n’en prennait que 15 en vélo (11 en poussant fort).
        Le vélo est plus souvent une meilleure solution que le metro, qu’on puisse le croire.

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    2. Avatar de Vincent
      Vincent

      Le report modal devrait plutôt s’effectuer voiture->métro->vélo. En ce sens, un automobiliste en moins dans la rue et en plus dans le métro libère la place pour 5 à 10 cyclistes anciennement en TC. Donc ca pourrait effectivement avoir un impact sur le métro, impact certe difficile à quantifier réellement.

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    3. Avatar de Bertrand
      Bertrand

      Une rame de métro c’est de 500 à 800 places au total. (2500 sur le RER A).
      Donc non, ça ne fait pas des milliers de cyclistes.
      Au passage, le coût pour la collectivité entre une piste cyclable et une ligne de métro n’a juste rien à voir. Et le stationnement d’un vélo prend cinq fois moins de place que celui d’une voiture moyenne. On est bien d’accord, il n’ont rien à faire sur les trottoirs.
      Enfin, il n’y a pas Paris d’un coté et la banlieue de l’autre.
      De très nombreuses personnes habitent Paris et travaillent en banlieue ou l’inverse. Permettre à tous ces gens (et à ceux qui font banlieue – banlieue ou Paris – Paris) de se déplacer à vélo (et pas que pour le travail d’ailleurs) ferait disparaître de très nombreux véhicules motorisés des rues et avenues. Cela libérerait aussi de la place dans les transports en commun (métro, trains, RER, tramways, bus)

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      1. Avatar de Marco
        Marco

        @Bertrand: gare aux raccourcis, on parle de questions complexes. En l’occurrence, si la capacité max d’une rame est de 500/800 places, peu de personnes prennent la ligne sur toute sa longueur. Il y en a plein qui montent et descendent à chaque station. Donc oui, on a facilement plusieurs milliers de personnes par rame sur l’ensemble de son parcours.
        Je n’ai pas de chiffres bien sur, mais concernant les trajets Paris-Banlieue, j’ai toujours eu l’impression que ceux qui prennent la voiture sont ceux qui ont des trajets assez longs (vu les galères de circulation dans Paris). C’était par exemple mon cas quand je faisais Paris 11 – Roissy ou Paris 11- Cergy. L’alternative était plus le train/RER que le vélo.
        Est-ce qu’il y a beaucoup de gens qui font des trajets courts Paris-Banlieue en voiture? Et qui du coup les feraient à vélo?
        Je ne parle pas des trajets de banlieue à banlieue, qui sont assez différents.

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      2. Avatar de Bertrand
        Bertrand

        Dans la zone dense, (grosso modo l’aire couverte par les 3 anciennes zones de carte orange), la majorité des trajets font moins de 5 à 10 km. Ce sont donc des trajets courts.
        Paris, banlieue ; C’est du pareil au même, pour l’essentiel de la ville dense. Paris à l’avantage d’une meilleure desserte en TC (nombre de ligne, d’arrêts, de correspondance…), d’avoir plus d’avenues ou de rues largement dimensionnées.

        Je ne vois pas en quoi le fait que les gens montent et descendent des rames change quoi que ce soit au raisonnement. De la même manière, à vélo, en voiture, moto, scooters, les gens font un trajet correspondant à leur besoin de déplacement. Avec grosso modo des points de départ et d’arrivée identiques ou proche quelque soit le moyen de transport. Donc une personne à vélo sur un trajet fera une personne en moins dans le métro sur le trajet équivalent. C’est éventuellement une personne en moins dans deux métros si le trajet TC impose une correspondance.
        Exemple, j’ai fait 3 ans Courbevoie – Montrouge (en gros 14 à 15 km et 45′ à vélo). En TC, c’était Train pour St Lazare + M13 + M4 ou M14 + M4 ( et 1h00).

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  13. Avatar de Dalva
    Dalva

    Améliorer l’état de la chaussée est une urgence pour les vélos, qui courent de gros risques s’ils s’engagent dans les énormes et multiples trous, culbute assurée. L’écart fait pour les éviter est tout aussi dangereux car alors on risque de se faire percuter par une voiture. Sans compter les problèmes pour garer son vélo, infrastructures trop peu nombreuses et mal conçues. Les pistes cyclables ne sont pas la panacée…

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  14. Avatar de Laurent-Sébastien
    Laurent-Sébastien

    Dans 5 ans, ce sont les jeux olympiques et il me semble que cette manifestation est loin d’être gratuite. Outre les infrastructures qu’il faudra bâtir ou rénover, il faudra également dépenser des sous dans la construction/amélioration des infrastructures dédiées aux véhicules motorisés à 4 roues – les sportifs ne feront pas de vélo rallier deux sites.
    A moins de considérer les budgets comme extensibles (ce qui n’est pas la doxa du moment), les propos de Mme Hidalgo paraissent un tantinet démagogiques.

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    1. Avatar de Tilleul
      Tilleul

      Sa volonté de ne pas avoir Total dans les sponsors est tout aussi hypocrite et démagogique. Les sportifs vont-ils venir à vélo de l’autre bout du monde ? Qu’ils fassent des JO sans pétrole ! (plus simplement : pas de JO du tout)

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  15. Avatar de zouzou
    zouzou

    Je serais intéressée par un petit sondage auprès des parisiens qui ont un vélo: où rangent-ils leur vélo? à côté du frigidaire?, de la table de chevet? ou de la douche?, combien d’étages montent-ils à pied avec leur vélo? moins de 2? plus que 4?

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    1. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Question très intéressante.
      Aujourd’hui le stationnement sécurisé manque. Les cours d’immeuble accueillent une partie des vélos, d’autres dorment sur la voie publique. C’est un vrai sujet, et on attend toujours les boxes fermés à clef promis par la municipalité en 2014.
      https://www.lemonde.fr/blog/transports/2017/03/06/paris-velo-najdovski-2020/
      OR

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      1. Avatar de zouzou
        zouzou

        Le plan vélo est donc un peu improvisé et peu réaliste. Je pense que ceux qui habitent des maisons individuelles ont déjà tous un vélo, c’est tellement évident. S’il y avait des box, il faudrait que ça reste esthétique et ce serait forcément payant alors qu’on vante la gratuité par rapport au stationnement des voitures. Il reste la video-surveillance dissuasive. Pas réjouissant.

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      2. Avatar de Xmtx
        Xmtx

        Un stationnement sécurisé est bien entendu essentiel, mais c’est n’est pas la raison pour laquelle le vélo est si peu utilisé.
        Sur la 30 aine de vélos qui sont dans le local de mon immeuble (petite ceinture parisienne), environ 5 sont utilisés régulièrement (par régulièrement, j’entends, a la louche, une fois par mois, en période estivale).
        Certains, présents depuis 1-2 ans sont neufs et ont servis une ou deux fois seulement.
        Tous les locals vélo que j’ai connu souffrent du même problème.

        Il y a encore du boulot pour convaincre les parisiens et proche banlieue de s’y mettre….

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      3. Avatar de Bertrand
        Bertrand

        Vous trouvez que les enclumes qui bordent les trottoirs de toutes nos rues sont esthétiques ? Moi pas.
        J’ai d’ailleurs toujours trouvé admirable les Architectes des Bâtiments de France qui s’opposent fermement à un tramway ou à une bordure de piste cyclable qui seraient tellement anachronique sur une avenue XIXème mais qui n’ont rien contre le fait d’y laisser circuler et stationner des boites de conserve d’1 tonne et plus.

        Les box vélo que j’ai vu à Copenhague avait plutôt meilleurs aspect que les vastes parkings qui envahissent nos rues et ils y prenaient nettement moins de place.

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    2. Avatar de Fred
      Fred

      Vélo stationné dans la rue, à un emplacement vélo (uniquement) de 10 places squatté à au moins 50% par motos et scooters…
      Assez souvent je dois donc trouver un autre point fixe.
      Pas de cour intérieure accessible dans l’immeuble, et ne me vois pas le descendre à la cave.
      Au travail : parking souterrain, sans stationnement vélo ni point fixe

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      1. Avatar de zouzou
        zouzou

        Ce n’est déjà pas raisonnable pour un vélo classique encore moins pour un vélo électrique vu le prix.

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    3. Avatar de Marco
      Marco

      Dans mon cas, local à vélo de l’immeuble. Qui est effectivement plein à craquer, de vélos qui pour la majeur partie sortent très rarement.
      Mon logement précédent n’avait pas local à vélo, c’était la raison principale pour laquelle je me contentais du vélib: pas envie de me faire piquer mon vélo comme c’est arrivé à beaucoup de connaissances, et pas de place pour le ranger dans mon appartement.

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    4. Avatar de Tilleul
      Tilleul

      Dans la rue ou dans la cour en fonction des habitations.
      Toujours attacher le vélo à un objet fixe, avec le cadre attaché.

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    5. Avatar de Margot Massin
      Margot Massin

      Est ce que l’on pose cette question à ceux qui ont une voiture ? Nettement plus encombrante

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    6. Avatar de Vincent
      Vincent

      Vu 1. le nombre de voitures encore garées dans la rue et 2. une place voiture = 10 vélos, il y a déjà de quoi faire. Encore faut-il le vouloir :

      https://www.abri-plus.com/actualites/inauguration-des-box-velos-abri-plus-dans-le-4eme-arrondissement-de-paris-75004

      Il existe aussi la solution des vélos pliables (d’où le monde n’habite aux cinquième étage sans ascenseur).

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  16. Avatar de zouzou
    zouzou

    Au fait, le métro saturé, c’est peut-être une vision à mettre à jour. Il ne me semble pas que le métro ni le RER, que j’ai l’occasion de prendre à divers moments de la journée et sur des lignes différentes, soient saturés quand ils circulent à la fréquence prévue. Il n’y a que quand il y a des incidents (de voyageurs ou techniques) que soudain ça encombre. Le RER en particulier semble avoir du mal à se remettre du moindre incident. Chercher des solutions pour pouvoir rétablir rapidement la circulation normale des trains après un incident serait sûrement préférable à la recherche d’autres moyens de circulation comme le vélo qui reste plus dangereux dans Paris que les transports en commun.

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    1. Avatar de Bertrand
      Bertrand

      Les statistiques d’espérance de vie vous donnent tort. Les cyclistes ont une espérance de vie supérieure à celle des gens qui se font transporter.

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      1. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        Je pense qu’il y a un biais de sélection.
        Les gens qui font du vélo sont plus sportifs que la moyenne.

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      2. Avatar de Izotop
        Izotop

        La vous commencez a rentrer dans des détails que les personnes polarisées refusent de voir.
        Si le vélo semble être une solution indispensable a la survie de ville comme Paris dans un monde post pétrole et si la pratique quotidienne ne peut que contribuer a l’amélioration de la santé des personnes l’utilisant.
        On. Ne peut que s’interroger sur la notion même d’aménagement du territoire avec d’un côté une mégalopole surpeuplée ( la plus chere d’Europe dans le top5 mondial) ultra encombrée car ultra dense avec des TEC saturés et de l’autre des déserts quasi absolue.
        On ne parle pas d’un pays en explosion démographique. La France n’est pas le Nigeria.
        On parle d’un pays où l’aménagement du territoire a été abandonnée il y a 30 ans. Et où la croissance des uns correspond a la décroissance des autres. Et plutôt que de réduire le coût du logement ainsi que les problèmes de transport en déplaçant l’emploi de Paris a la province profonde on prefere dépenser des dizaines de milliards d’euros en nouveaux logements et nouvelles infrastructures TEC.
        On se demande si l’idée n’est pas de mettre 60 Millions de français en IDF.
        Et là dedans le vélo n’est qu’une pièce du puzzle , certes importante mais qui masque complètement les enjeux écologiques majeur du développement urbain de paris.

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      3. Avatar de Grichnouk
        Grichnouk

        Vous ne connaissez pas les régression logistique et analyse multivariée, c’est fâcheux quand on donne son avis.
        Les cyclistes ne sont pas plus sportifs de base.
        Les bagnonnards en revanche sont des ennemis du genre humain, du vivant et de la nation.

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    2. Avatar de Tilleul
      Tilleul

      Si vous allez sur les pistes cyclables, ce n’est pas dangereux. Vous pouvez définir vos itinéraires en fonction de la présence de pistes cyclables.
      Contre le risque de vol, il est toujours possible d’acheter un vélo pas cher. 200€ le premier prix Décathlon ou moins cher sur LBC + l’anti-vol. Vous n’allez pas vous le faire voler tous les ans.
      La question est surtout de savoir si vous avez envie de faire du sport ou non.

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      1. Avatar de Phenix81
        Phenix81

        Se faire voler le vélo tous les ans c’est possible. 1500 vols par jour en France et la dedans le taux par habitant est bien supérieur en Ile de France que dans la Creuse

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      2. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        C’est parfaitement possible si vous n’accrochez pas votre vélo. Les seuls vélos que je me suis faite voler n’étaient pas accrochés correctement. Si vous respectez les bonnes pratiques, il y a peu de chances que vous vous fassiez voler. A moins d’avoir un vélo alu à 2000 €.

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      3. Avatar de guillaume Martignac
        guillaume Martignac

        faire du vélo pour aller travailler, ce n’est pas du sport, c’est de l’activité physique.

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      4. Avatar de Tilleul
        Tilleul

        Au rang des chipoteurs vains, voici guillaume Martignac !

        Mais si vous y tenez vraiment :

        Le Conseil de l’Europe propose ainsi la définition suivante dans sa « Charte européenne du sport » (Article 2.1) (2001): « On entend par « sport » toutes formes d’activités physiques qui, à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l’expression ou l’amélioration de la condition physique et psychique, le développement des relations sociales ou l’obtention de résultats en compétition de tous niveaux.

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      5. Avatar de Mat B
        Mat B

        Chipotons donc pour chipoter. Un sportif peut prendre sa voiture pour aller faire du sport et un non sportif peut prendre son vélo pour aller au cinéma. Dans ce cas, qui fait du sport? Qui bouge simplement ses fesses pour une simple activité?
        Sachant que celui qui prend sa voiture pour faire du sport n’ira pas au cinéma à pied ou en vélo.

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    3. Avatar de Phenix81
      Phenix81

      « Il ne me semble pas que le métro ni le RER, que j’ai l’occasion de prendre à divers moments de la journée et sur des lignes différentes, soient saturés quand ils circulent à la fréquence prévue.  » Pardon soit vous êtes aveugles soit vous prenez un tronçon de la ligne 10 à 15h…la première fois que je vois quelqu’un contester que les transports parisiens sont saturés même sans incident. Même la RATP n’ose pas prétendre cela! On ne peut pas nier que c’est saturé pas qu’en heure de pointe (le samedi on est loin d’être tout seul). Là dessus OR a raison, les TC ne peuvent pas tout solutionner.

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      1. Avatar de zouzou
        zouzou

        Non, je maintiens ce que j’écris. Il y avait des perturbations quotidiennes pour des motifs divers durant de longs mois sur le RER A jusqu’en 2015 au point que la presse en parlait aussi. En 2015, il y a les élections régionales et bye bye Jean Paul Huchon. Depuis, le RER A s’est mis à marcher beaucoup mieux, peut-être quelques départs à la retraite depuis, d’une génération de conducteurs aussi. Depuis des dizaines d’années dans le réseau urbain, je n’ai jamais constaté que c’est saturé, j’ai bien écrit ‘à la fréquence prévue’. Mais enfin, ça dépend du nombre de mètres carrés qu’il vous faut dans les transports. Pour certains, il faudrait rétablir la 1ère classe. Ce n’est pas rare que des journalistes publient des photos trompeuses qui contribuent aux représentations qu’on se fait de Paris et de ses transports.

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    4. Avatar de marti
      marti

      vous ne devez pas utiliser la ligne 13 manifestement.
      Ni le RER A…

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  17. Avatar de Ludovic
    Ludovic

    Hormis le sarcasme, y’a-t-il un promoteur du vélo qui ait une vraie réponse à proposer à la remarque pleine de bon sens de la pub pour Autolib’ citée dans l’article ? A savoir que la qualité d’un trajet en vélo est en grande partie dépendante de la météo et que Paris, si je me base sur mes modestes connaissances géographiques, n’est pas située dans une zone au climat sec toute l’année ?

    (Pronostic : je mise cinq euros sur les mots « cape de pluie », « garde-boue » et dix euros sur la formule « se changer en arrivant au travail »)

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    1. Avatar de Grichnouk
      Grichnouk

      Hormis les imbéciles, qui écarte sérieusement un mode de transport quotidien au motif qu’il est inadapté une poignée de jours par an ?

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    2. Avatar de Mat B
      Mat B

      J’ai acheté un poncho pour mon fils pour les grosses pluies et il l’a utilisé deux fois cette année, on peut en rajouter une troisième le jour où j’ai penser à en acheter un. Comme c’est moi qui l’emmène, je me mets en short pour sécher plus vite

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    3. Avatar de Jiplouf
      Jiplouf

      réponse de la part d’un cycliste utilisant son vélo pour son trajet domicile-travail, et qui avait aussi un abonnement autolib’ :
      Oui, sous la pluie, on était un peu mieux en Autolib, à condition de se contenter d’une visibilité pourrie à cause de la buée (car pas de clim) et des temps de trajets rallongés en heure de pointe par rapport au vélo.
      La pluie, lorsqu’elle était accompagnée d’un fort vent, me faisait délaisser mon vélo pour l’autolib deux ou trois pas an.
      « cape de pluie »: perdu; berk, ça gêne les bras. remplacer par Kway (haut et bas)
      « garde-boue »: gagné.
      « se changer en arrivant au travail »: perdu.
      vous me devez dix euros.

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    4. Avatar de Xavier
      Xavier

      A Copenhague il fait grand soleil toute l’année et à Amsterdam pareil.

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    5. Avatar de Vincent
      Vincent

      Visiblement, les Néerlandais, les Danois et les Allemands survivent à une météo moins clémente qu’à Paris.

      En plus, ils sont plus riches que nous.

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    6. Avatar de Bertrand
      Bertrand

      J’ai été au travail à vélo tous les jours les dernières années.
      Ça a été délicat 3 jours à cause de la neige. Ces jours là les automobilistes n’étaient pas à la fête non plus 🙂
      D’expérience les jours ou il pleut vraiment sont rares à Paris ; et circuler en caisse ces jour là est un enfer.

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    7. Avatar de bvelo
      bvelo

      Habitant Paris, je me rends au travail depuis 12 ans en vélo quelque soit la météo.
      J’ai pendant un temps noté sur un petit carnet les intempéries… Le bilan est il y a de la pluie (sur mes horaire de trajet) entre 2 et 4 fois par mois.
      Sachant que je dis pluie, mais la pluie qui mouille vraiment, c’est 4-5 fois par AN maximum.
      Après pour ceux qui ont un peu de souplesse dans les horaires c’est encore plus simple d’éviter la pluie.
      J’ai tout de même un change au travail pour parer à toute éventualité mais je l’utilise rarement.

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    8. Avatar de Tilleul
      Tilleul

      Prendre les TC par temps de pluie n’est pas plus agréable. Vous respirez une odeur de chien mouillé et vous tombez malade.
      Durant toutes les années où j’ai fait du vélo à Paris, je ne suis tombée malade que lorsque j’étais obligée de prendre les TC (trajet trop long pour le vélo ou neige).
      Pour vous protéger de la pluie à vélo, vous prenez une cape de pluie dans votre sac. Ca pèse 200g et ça protège jusqu’aux tibias.
      Je fais du vélo autant pour éviter d’être entassée dans les TC que pour être libre de mes déplacements et faire un peu d’activité physique.

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    9. Avatar de Bertrand
      Bertrand

      Paris est situé à peu près au centre du bassin parisien ; entre la mer et Paris, les précipitations se concentrent principalement sur chaque relief collinaire marquant le rebord d’une couche géologique. On retrouve ces mêmes reliefs collinaires quasi symétriques sur l’Est.
      En pratique il pleut fort peu sur Paris même si l’air y est souvent humide. Et les journées de pluie inninterrompue sont rares.
      Ma pratique quotidienne du vélo me permet d’affirmer que la plupart du temps, on évite les averses sans difficultés. Et si on est mouillé quelques jours par an, ce n’est pas un drame, nous ne sommes pas en sucre.
      Enfin comme le disent les danois au climat largement plus défavorable : « il n’y a pas de mauvais temps mais de mauvais vêtements ». Pour ma part, j’évite la cape de pluie et son effet spinaker les jours de grand vent au profit d’une veste imperméable.
      Par ailleurs, avoir des gardes boues sur un vélo destiné à des trajets et non au vtt de loisir est juste une évidence.

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    10. Avatar de sdsdf
      sdsdf

      J’ai rien sur les garde-boue, mais je me rappelle que George Orwell vilipendait déjà les voitures en prédisant que leur usage développerait des générations entières d’égoïstes mous, incapables de supporter le moindre effort physique ou la moindre goutte de pluie.
      Le bon sens, c’est que la pluie ça n’est ni dramatique, ni anormal : ça mouille, tout simplement. A contrario, monopoliser l’espace public et nos dernières réserves de lithium parce qu’on a peur d’une averse, ça a certes tendance à provoquer des sécheresses, mais c’est tout de même très moyennement raisonnable.

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  18. Avatar de Arnold à vélo
    Arnold à vélo

    Petite remarque sur la densité de Paris trop souvent ignorée: on met en rapport une population officielle de 2 200 000 habitants et une surface de 105 km². Or, si l’on enlève les presque 20 km² du bois de Boulogne et Vincennes où les parisiens n’habitent pas, on arrive à une densité de 25 000 habitants/km². C’est sans équivalent dans les autres capitales mondiales. A ce niveau, même avec seulement des piétons, difficile de marcher sans rentrer dans quelqu’un. Alors tous à vélo, mais accrochez-vous avec de sacrés embouteillages à venir… de vélos!

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  19. Avatar de Laurent
    Laurent

    Excellent article. La mairie de Paris communique beaucoup sur le vélo et la fin de la voiture ce qui permet à tous les lobbys d’en rajouter des tonnes sur les fameux bobo-ecolo-parigot-…. Mais les actes concrets ne sont pas à la hauteur et se limitent plutot à des coups éclats (quais, champs élysées, …) qu’à la mise en place d’une politique cohérente et constante dans l’effort.

    Je reviens de Nice pourtant pas une ville d’affichage écolo et je trouve paradoxalement que les efforts pour faciliter l’usage du vélo sont plus visibles.

    Certes la situation de Paris est plus complexe avec la préfecture de police qui joue les troubles fêtes mais la encore on a cherché plus la confrontation médiatisée que le contournement.

    Beaucoup de temps de perdu pour faire enfin de Paris une ville plus agréable au quotidien.

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  20. Avatar de Avellaneda
    Avellaneda

    Sur le fond, OK. Mais j’adore la manière dont OR, as usual, excommunie un à un tous les autres modes de déplacement, de la voiture aux scooters en passant par les trottinettes et Vélib, tandis que le cycliste, lui, est blanc comme neige : pas de beaufs brûlant tous les feux rouges quelle que soit la circulation piétonne ou autre, pas d’abrutis zigzagant à coup de sonnette dans les rues piétonnes, pas de tête-à-claque roulant avec son Bose à donf et/ou en consultant ses mails. Et en plus les cyclistes sont les seuls usagers de transport à vous faire la morale en permanence (« vous êtes sur la droite, je ne peux pas passer au rouge »), d’ailleurs cet article en est une belle illustration, couplée de l’habituel complexe de persécution. Tous des saints, ces cyclistes, vous dis-je, surnageant dans cet océan de stupre que sont les autres moyens de transport urbain.

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    1. Avatar de Veledanana
      Veledanana

      Le fait de constater que plus de la moitié des ménages en région parisienne possèdent une voiture relève, selon Avellaneda, de l’excommunication. Comparer cette donnée avec la place de la voiture qui dépasse largement largement la moitié de tout (investissements, infrastructures, préoccupations des dirigeants aux dépends de la majorité dépourvue de voiture), tout cela consiste, selon Avelleneda, à traiter les automobilistes de beaufs. Rien de tout cela n’est avéré dans l’article d’Olivier Razemon.

      Il faut donc se rendre à l’évidence : Avelleneda vient de reconnaître sa qualité de beauf trollant, et réagit avec des insultes, ainsi qu’avec une apologie ouverte à violer le code de la route et à mettre la vie des cyclistes en danger (voir sa plainte : on lui a un jour — plus souvent ? — fait remarquer qu’il faut laisser un passage aux cyclistes sur la droite et ne pas les serrer contre le bord de la chaussée).

      On a blessé votre petit égo d’automobiliste minoritaire qui se croit seul au monde ? Le reproche de « faire la morale en permanence » est assez transparent, et donne une note d’espoir : ce beauf sait qu’il ou elle a tort, a quand même un reste de conscience, et son agressivité est le reflet de sa culpabilité. Peut évoluer, même s’il faudra beaucoup d’efforts de sa part…

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      1. Avatar de Avellaneda
        Avellaneda

        Veledanana, eh ben, j’ai touché un nerf, il me semble ? Je vous laisse vous noyer toute seule dans votre montée dans les tours. En tout cas, votre hystérie et votre rage ne sont pas vraiment une pub pour démontrer une éventuelle zénitude et tolérance des cyclistes. Par ailleurs, vous n’êtes pas très fortiche dans l’art de repérer le moyen de locomotion des gens, sans doute trop aveuglée par votre haine de tous ceux qui n’adoptent pas le vôtre. Je remarque enfin qu’il n’y a pas de réfutation sur le fond de l’inconscience et de la beauferie des cyclistes qui brûlent les feux sur les avenues et vous gueulent dessus parce que vous ne vous écartez pas assez vite dans les rues piétonnes. Et pour cause, puisque ce sont des situations dont n’importe quel Parisien peut témoigner plusieurs fois par jour.

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    2. Avatar de Olivier Razemon
      Olivier Razemon

      Jaloux!
      OR

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